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Offline mdadd  
#121 Envoyé le : jeudi 27 décembre 2018 11:36:44(UTC)
mdadd
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Localisation : Charente Aquatique (17)

Keanou


ncore quelques échanges de mots et le groupe se mit en marche. Taërim posa une main paternelle sur la tête de Koram – « Mais oui ; mon garçon. Père Olwyn est capable de bien des miracles dont celui des soins. Dans peu de temps, ta blessure à la gorge ne sera plus qu’un mauvais souvenir. » – Quant à Keanou il poussa un soupir devant la réponse de Milesteg – « Là où nous allons, tu vas pouvoir en rencontrer des gens comme ça. Cependant, il en reste très peu, tu as beaucoup de chance. Très nombreux sont ceux qui sont morts accrochés à ce genre de comportement et de convictions. » – Enfin, le Mage de la Tour Blanche rassura Wallis. Non il n’était pas question d’abandonner Sillaw et le but était quand même bien de le remettre sur pieds et d’aplomb grâce aux miracles du père Olwyn Rafenor.

Taërim n’imposa pas une marche rapide jusqu’à ce que les premiers sons de cor, se fissent entendre. A peine une vingtaine de minutes qu’ils étaient partis de la colline vers la vallée où se trouvait le village de Bourgque la chasse était lancée. Les premiers humanoïdes avaient dû remonter la piste jusqu’à l’endroit où ils s’étaient arrêtés et avaient combattu le Gnoll et ils signalaient aux chasseurs monstrueux le point e départ pour remonter jusqu’à eux. Avec leur flair et leur instinct, ils n’allaient pas tarder à leur tomber dessus, aussi Taërim pressa le pas, enfin si on pouvait dire d’une personne qui lévitait et avançait par magie. Keanou passa devant et prit un peu d’avance, saisissant L’Pêchou au passage par l’épaule pour qu’il l’accompagne. Ils prirent une bonne distance d’avance, une vingtaine de pas lorsqu’ils étaient en forêt et que la visibilité ne leur permettait guère de voir très loin, une cinquantaine lorsqu’ils étaient dans un endroit plus découvert et que la visibilité s’étendait au-delà.

Très vite, les collines furent infestées de monstres. Gobelins Puants, Kobolds hargneux, Orcs aux crocs saillants, Gnolls en meute de chasse, patrouilles bien ordonnées Hobgobelines, bref ils cherchaient les sales petits monstres qui avaient semé le chaos dans leur campement et volé les Phylums du Maître. Dès qu’un groupe de monstres approchait des enfants, Keanou faisait soit un geste que percevait Taërim, soit imitait le cri d’un animal lorsqu’ils étaient hors de vue. Aussitôt, le Mage poussait les enfants à se cacher dans les buissons, fourrés ou tout autre endroit permettant de sortir du champs de vision des monstres et il utilisait aussi la magie sans doute pour augmenter leur camouflage, car à chaque fois, pour le moment, les monstres passaient à côté sans les trouver puis repartaient plus loin. Ce fut presque en courant, pour les enfants, qu’ils finirent par parvenir jusqu’au rempart Est de Bourg, une palissade en bois haute de près de 15 pieds, réalisée avec de pieux taillés en pointe sur le dessus, après avoir traversé un ultime champ en partie ravagé par le feu après le passage des humanoïdes.

Le village semblait s’être très vite renfermé sur lui-même, se barricadant comme il avait pu après l’attaque surprise des monstres dans la région avoisinante. Les fermes extérieures avaient clairement été victime de la horde monstrueuse et très peu avaient eu le temps de se réfugier au village. Ce dernier avait dû fermer très vite ses portes et avait sonné la cloche d’alarme pour avertir les habitants. Lorsque le groupe parvint non loin de la berge, Keanou les attendait seul. L’Pêchou avait disparu et le roublard de Port-Énigme semblait guetter quelque chose, une arbalète armée en main. Le temps de parvenir jusqu’à la berge du grand fleuve tumultueux qu’était la Grande Rivière de Velashu et une petite barcasse de pêche avançait à la seule force de sa voile latine vers eux depuis sans doute les quais du village. Le petit garçon qui se tenait debout sur le rebord de la barque tenant simplement une corde tendue depuis le sommet du mât et une autre qui était accrochée à la barre du gouvernail était bien connu du petit groupe d’enfants : L’Pêchou. Il semblait être très à l’aise à manœuvrer la barcasse de pêche. Après tout, c’était son métier et il avait fait cela toute sa vie…

Taërim
le Blanc

Mais pas le temps de s’extasier et de savoir comment Luke s’était procuré la barcasse. S’il avait suivi les directives de Keanou, il l’avait sans doute « empruntée » aux pêcheurs locaux, après s’être introduit dans le village d’une façon ou d’une autre. Déjà l’attitude du maître Roublard avait changé. Il pointait son arbalète vers les enfants avec un air féroce et il suffisait de se retourner pour voir qui il visait en fait : Un groupe de Crocs Noirs avait fini par retrouver leur piste et ils arrivaient vraiment très vite sur eux, armes et crocs au clair. Taërim s’arrêta un instant tout en ordonnant aux enfants – « Courez ! Tous au canot ! » – Un premier carreau tiré par Keanou faucha un Orc alors qu’il se trouvait encore à une grande distance. Le Mage de la Tour Blanche se concentra lui aussi et commença à psalmodier des mots dans une langue ancienne et mystérieuse. Des petites pointes magiques argentées apparurent dans sa main puis fusèrent en zigzagant vers deux cibles différentes, recevant respectivement deux projectiles pour l’un et trois pour l’autre. Deux Orcs s’écroulèrent avec fracas dans leur élan, pour ne pas se relever. Mais il en restait encore une bonne dizaine, ce qui n’était pas négligeable – « Dépêchez-vous, ils sont nombreux et d’autres vont arriver ensuite ! »

Pour courir à fond vers la barcasse de pêcheur : test d’endurance (Constitution) DD10.
- Échec supérieur à 5 : le personnage a le souffle court et est très vite épuisé. Il finit en marchant péniblement (vitesse de base x1) et devra se reposer au moins une heure pour ne plus subir les effets de la fatigue.
- Échec de 5 ou moins : le personnage ne peut tenir le sprint tout du long et finit en trottinant (Vitesse de base x2).
- Réussite : le personnage peut tenir le sprint à vitesse x4 jusqu’à la barcasse.
Tu sais ce que c'est, être réduit à l'état de pulpe ?
Offline nauron  
#122 Envoyé le : samedi 29 décembre 2018 12:28:39(UTC)
nauron
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Messages : 12

Koram
CA : 12

1 / 5


Pour Koram, la marche était longue et fatigante. Il avait conscience de la nécessité d'avancer et la possibilité d'être soigné une fois à destination lui servit de motivation. De ce fait il tenait sa position dans l'ordre de marche, il cherchait des yeux les signes de danger tout en avançant.
Lorsque les sons des cors retentirent, il sentit d'autant plus sa gorge lui faire mal, il pensa aux différents monstres qu'il avait croisé jusque la, les kobolds, les gobelins, même l'armée d'orcs qu'ils avaient croisé en étant caché alors que Saxifrag les menait à travers la forêt et évidemment le gnoll qui d'un coup, d'un seul, l'avait blessé quasiment tué...

Cette pensée, la douleur le ramenèrent à la réalité et il redoubla d'effort alors que le vieil homme accélérait, l'air lui brûlait la trachée, même déglutir était douloureux, pourtant il fallait avancer, c'était leur but, leur seule chance de survit.
Le système de communication entre Keanou et Taërim était ingénieux et Koram le remarqua, ce n'était pas que deux adultes qui se disputaient comme eux pendant la bagarre, lors du ramassage de feuille en marge du Jestercap, ils agissaient ensemble, malgré leurs désaccords... c'était peut-être ça d'être un adulte...

Koram avançait toujours, suivait le mouvement, obéissait automatiquement, mais il était dans ses pensées, ses rêveries comme avant, avant tout ça...
Est ce que quelqu'un allait le remarquer? Il était tellement dans la lune qu'il ne remarqua pas le bâteau avec Luke, il reprit ses esprits vraiment quand on lui dit de courir. Ce qu'il fit à toutes jambes...

  • sprint : 1d20-1 donne [3] - 1 = 2
Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline Kali  
#123 Envoyé le : samedi 29 décembre 2018 14:15:19(UTC)
Kali
Rang : Nouveau

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Messages : 3

Otezea

5 / 5


  • endurance : 1d20-1 donne [5] - 1 = 4


Courir, encore courir,.... Otezea n'en pouvait plus.... elle mis toutes ses dernières forces dans les quelques mètres à parcourir pour atteindre la barque. Les jambes, les pieds lui brûlaient, sa cage thoracique aurait pu s'écraser dans sa poitrine tellement son souffle était court, des larmes coulaient sur ses joues, de la morve de son nez..... Vite, vite, encore plus vite.....

Modifié par un utilisateur samedi 29 décembre 2018 14:19:06(UTC)  | Raison: Non indiquée

Et sur son rêve, construire sa vie.
Offline Miilesteg  
#124 Envoyé le : samedi 5 janvier 2019 11:37:06(UTC)
Miilesteg
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Localisation : Igny 70

Milesteg
Enfant
CA : 8

6 / 6


Malgré la fatigue Miles Teg couru aussi vite qu'il peut en direction de la barque. Une fois au bout il se tourna vers ses amis et leur cria.

«  Courage les amis, nous allons bientôt pouvoir nous reposer, on se dépèche!!!!! Allez, vite
 »


Il faisait des signes vers ses compagnons

  • Endurance : 1d20-1 donne [17] - 1 = 16
  • Diplomatie : 1d20+1 donne [6] + 1 = 7

Modifié par un utilisateur samedi 5 janvier 2019 11:41:10(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline blurpy  
#125 Envoyé le : dimanche 6 janvier 2019 18:38:35(UTC)
blurpy
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Localisation : charente inférieure

Wallis
Réf : 0 | Vig : -1 | Vol : 0
CA:11 | C:11 | D:10

5 / 5


La promenade de santé se gâtait. Alors qu'ils étaient presque arrivés, que l'péchou ramenait la barque, une horde d'orc les attaquait.
  • course : 1d20-1 donne [7] - 1 = 6


Wallis regarda Sillaw sur son disque, hésita un instant, regarda le mage, puis pris ses jambes à son cou. Trop vite, il allait falloir gérer sa course. Alors qu'un point apparaissait sur son coté, il ralentit pour reprendre son souffle.

Modifié par un utilisateur dimanche 6 janvier 2019 18:43:39(UTC)  | Raison: Non indiquée

Humains : I168 Alchimiste 3 / BW116 Bretteur 4/ CC161 scalde 10/14
Tieffelin : V180 Investigatrice 6 /AJ197 Paladin 2
Homme rat : CO231 Pistolier 2
Elfe : W169 Tueur 4
Offline Djezebel  
#126 Envoyé le : lundi 14 janvier 2019 11:03:41(UTC)
Djezebel
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Localisation : Haute Saone

Orloch
Brute
CA 8
Ref -2,Vig +0,Vol -1

6 / 6



Orloch était resté silencieux, presque comme happé dans l'horreur de ce qu'il venait de vivre. Mais il fallait courir. Vite. Voyant la barque, le colosse se mit à dérouler ses longues jambes et foncer comme un forcené.




  • Course : 1d20 donne [19] = 19

Modifié par un utilisateur lundi 14 janvier 2019 11:04:58(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline mdadd  
#127 Envoyé le : dimanche 20 janvier 2019 12:00:56(UTC)
mdadd
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Localisation : Charente Aquatique (17)

es enfants coururent aussi vite qu’ils pouvaient et aussi longtemps que leur petite constitution le leur permettait. Il fallait dire que la journée n’avait pas été de tout repos et elle n’était pas terminée. Marcher, se cacher, courir, combattre pour certains tandis que d’autres se faufilaient dans le camp des monstres avec les bras chargés au retour, la tension, le danger permanent, bref autant de raisons pour que les orphelins de Khelgür soient au bord de l’évanouissement physique, mais là… Ce n’était certes pas le moment de se laisser aller. Les cors Orcs avaient résonné et on entendait déjà les cris de guerre et les hurlements barbares sauvages et parfois bestiaux des monstres à peau verte et aux crocs saillants, les corps bardés de cuir, de métal et de pointes, les bras chargés d’armes toutes plus impressionnantes les unes que les autres. La chasse était donnée et s’arrêter maintenant signifiait une mort certaine. Lorsque sa vie était en jeu, inconsciemment, on en vient à puiser dans des forces jusque-là insoupçonnées pour donner un nouvel élan, un nouveau souffle et ainsi se jeter dans la barcasse qui les attendait et qui semblerait-il était leur dernier salut…

Taërim
le Blanc

L’exercice fut extrêmement difficile pour les enfants, sauf pour les cousins qui visiblement avaient encore de la ressource. Milesteg soutenait moralement ses compagnons tout en courant et Orloch paraissait ne jamais être affecté par la fatigue. Finalement il devait y avoir du muscle et de la résistance sous cette apparente obésité qui le faisait paraître lent et lourd. Quant aux autres, c’était extrêmement difficile. Koram avait la gorge en feu du fait de sa blessure récente. Il cherchait de l’air la bouche ouverte et plus il essayait de respirer de grande goulées d’air, plus sa gorge sembler gonfler et lui boucher le passage. Cela lui sapait toutes ses forces et il commença à prendre n sérieux retard. Wallis quant lui avait toujours l’esprit préoccupé par la santé de son jumeau. Il n’était donc pas concentré sur sa propre survie et il n’avait pas l’élan qu’avaient les autres. Quant à Otezea, elle vit son salut lorsque le Mage de la Tour Blanche l’interpela – « Prends mon grimoire, chapitre XXVII, tiens-le grand ouvert devant moi que je puisse lire en même temps que je fais les gestes ! » – Le ton n’était plus à l’apprentissage, mais plus autoritaire dicté par l’urgence.

Afin de permettre aux enfants retardataires de gagner la barcasse où Luke se tenait visiblement prêt à appareiller, Taërim s’était arrêté puis retourné dans le sens opposé. Il tenait on grand bâton et la gemme qui le coiffait semblait animée de pulsations qui le faisaient scintiller, tel un cœur qui battait. L’autre main plongée dans une sacoche accrochée à sa ceinture, il était prêt à lire une fois que la jeune fille se serait exécutée, ce qu’elle fit, la peur au ventre – comment allaient-ils s’en sortir si jamais ils restaient là pour affronter seuls la horde de monstres ? – Les mains tremblantes elle tendit le grimoire ouvert au Maître de la Tour qui aussitôt commença à réciter les mots d’une voix forte, comme s’il puisait l’énergie magique en lui. Quelques secondes plus tard, plusieurs petites sphères de feu jaillirent de la tête du bâton et filèrent vers la horde qui leur fonçait dessus. Il y en avait six qui fonçaient à une vitesse hallucinante et tombèrent au milieu des monstres chacune provoquant ne énorme explosion de terre, de pierre et de feu qui firent voler une demi-douzaine de monstres à chaque fois, provoquant des hurlements de douleur et des râles post-mortem. Cette magie-là était moins fantasmagorique que ce qu’avait pu montrer Taërim pour le moment – des illusions, des enchantements – celle-ci était très offensive. Sans attendre le Mage demanda une nouvelle page du grimoire, celle qu’il venait d’utiliser avait vu son contenu s’effacer et donc il ne pouvait plus l’utiliser. Le temps que la jeune fille trouve le bon chapitre et tende le livre ouvert, ils avaient reculé vers la rivière, sous couvert de Keanou qui se tenait à leurs côtés et tirait des carreaux d’arbalète à une vitesse incroyable. Il tirait, rechargeait, tirait, rechargeait, presque chaque carreau faisait mouche est fauchait la vie d’un monstre, mais il y en avait tant d’autres qui arrivaient…

Les cousins avaient fini par arriver à la barcasse, puis Wallis et Koram quelques instants plus tard. Otezea avait ouvert le grimoire à quatre ou cinq reprises et le Mage avait incanté des sortilèges tous différents avec des effets de masse impressionnants – un éclair qui avait formé un couloir mortel dans les rangs ennemis, une soudaine tempête de grêle et de pics de glace qui s’était abattue sur toute une zone et dont les pics de glace avaient transpercé les victimes, un nuage verdâtre pestilentiel que les monstres avaient traversé et au sortir duquel ils étaient devenus chancelants tout en se tenant le ventre et en vomissant leurs tripes, une soudaine rafale de vent qui avait renversé un bon nombre de créatures en première ligne qui n’avaient pu se relever de suite et car celles qui chargeaient derrière les avaient piétiné dans leur élan, puis aux premières volées de flèches orques, Taërim avait ordonné à Otezea de courir à la barcasse sans se retourner. Il en restait tant encore et la jeune fille ne se fit pas prier, le précieux grimoire en mains. A force de, elle n’en était plus très loin en fait et elle put parcourir la distance malgré la fatigue. Derrière, Taërim avait sans doute encore quelques ressources et Keanou continuait à vider son carquois de carreaux. Mais combien en avait-il ?

Au loin, les enfants pouvaient voir la horde d’Orcs courir vers eux. Ils étaient encore nombreux, malgré les pertes qu’ils avaient subies, entre une trentaine et une cinquantaine peut-être plus. Ils étaient impressionnants, effrayants, ils couraient vite, très vite, trop vite, ils se rapprochaient dangereusement du duo des aînés qui reculaient pas à pas entre chaque ripostes aux tirs des arcs courts orques. Parfois des petits éclairs lumineux partaient des mains du Mage et venaient faucher une vie, un carreau de Keanou en renait une autre, les flèches semblaient rebondir sur le Mage tandis que le Roublard esquivait celles qui lui étaient destinées. Ce fut alors que plusieurs cors retentirent depuis le village tout proche, depuis les remparts en fait. Plusieurs personnes se tenaient derrière la palissade en rondins de bois et tiraient à l’arbalète sur les monstres. Même s’ils n’étaient qu’une dizaine, cela changea la donne. Ce renfort salutaire apporta un léger répit à Taërim et Keanou qui en profitèrent pour gagner rapidement la barcasse. Sans attendre, L’Pêchou lâcha l’amarre qu’il maintenait avec le pied et tira sur le cordage qu’il tenait en main. La petite barcasse de pêche s’élança d’un seul coup, se dégageant de la rive et prenant le courant de la rivière qui les éloignait vers l’Est, le château du baron était à l’ouest…

Les Orcs finirent par gagner la rive eux-aussi, sous les tirs des défenseurs de Bourg qui continuaient à les attaquer. Si certains monstres avaient commencé à courir dans l’eau, sans doute dans l’idée de nager jusqu’à la barcasse, le courant les emporta très vite et leurs armures les empêchaient de refaire surface. Le danger était trop mortel pour que les monstres continuent à les poursuivre ainsi, aussi ils longèrent la berge en parallèle, cherchant sans doute un moyen d’atteindre leur cible. Ils ne lâcheraient pas comme ça… Quant à Keanou et Taërim, ils firent un geste en direction d’un défenseur de Bourg, comme un salut ou un signe de reconnaissance. Ce dernier avait un masque sur le visage et était vêtu de cuir avec une cape sombre à capuche. Il observait lui aussi les mouvements des monstres et ne cessait de motiver les défenseurs du village à continuer les tirs d’arbalète. Quant au Pêchou, il était dans son élément. Il traversait en direction de la rive opposée, s’éloignant ainsi de la menace des arcs Orcs et commençait aussi à remonter le courant vers l’ouest afin que le village serve d’obstacle aux poursuivants. Ce fut ce qui ne tarda pas à arriver. La barcasse passa au Sud de Bourg bordant la rive opposée et les Orcs ne pouvaient continuer à les suivre, exposés aux tirs des défenseurs. Ils allaient devoir contourner Bourg et reprendre la poursuite de l’autre côté du village, mais c’était un détour qui allait leur coûter beaucoup de temps et allait donner un bon répit aux enfants.

Pour le moment loin du danger et de l’agitation, les enfants étaient blottis au fond de la barcasse, cherchant à retrouver leur souffle et à reprendre des forces. Ils pouvaient voir au loin sur la rive Nord, les quais de Bourg et les maisons aux soubassements de pierre puis les murs en bois ou torchis, les toitures en tuiles ou chaume. Le village était bien plus grand que Khelgür et on pouvait voir des sentiers former des rues entre les maisons regroupées, formant des blocs ou petits quartiers. Si Khelgür devait compter une trentaine de maisons au maximum, Bourg devait en compter une centaine au moins. Taërim et Keanou regardaient eux-aussi en direction du village, cherchant sans doute quelques détails ou informations, puis le vieux Mage se tourna vers les enfants afin de leur demander si tout allait bien – « Nous sommes en sécurité pour le moment, reposez-vous. » – Quant au Pêchou, nul repos. Il courait sur le bord de la barcasse pour manœuvrer la barre et la voile en même temps tandis qu’il remontait le courant en tirant des bords. Tantôt il se rapprochait de la rive Sud, vers les Hautes Terres de Velashu, celles des Seigneurs Cavaliers, c’était là-bas que Saxifrag était parti chercher du renfort, tantôt il se rapprochait de la rive Nord sans jamais dépasser le milieu de la Grande Rivière afin de ne pas trop se rapprocher de Bourg, la voile prenant le vent de travers afin de propulser la barcasse vers l’avant et contre-courant. Heureusement que L’Pêchou était à son affaire, quelqu’un qui n’y connaissait rien n’aurait jamais pu manœuvrer et atteindre l’objectif. Petit à petit, la barcasse atteignait l’embouchure de l’Éléban, la rivière qui remontait jusqu’à Khelgür et qui séparait le campement ennemi installé dans la plaine de la colline du château du baron. Bourg ne s’étendait pas jusqu’à l’embouchure et la bande qui passait entre le village et la rivière n’était pas occupée par le campement ennemi, trop proche du rempart et donc trop exposé aux tirs des défenseurs. Cependant, on pouvait voir les vestiges de quelques combats qui s’y étaient déroulés. Les monstres avait sans doute testé les défenses du village avant d’établir un siège à une distance raisonnable. Mais Bourg était bel et bien assiégée et seul la rivière permettait de quitter le village sans risques. La silhouette du château se dessinait sur la colline. Encore quelques efforts et la barcasse allait emmener les enfants et les deux aînés à destination.
Tu sais ce que c'est, être réduit à l'état de pulpe ?
Offline nauron  
#128 Envoyé le : dimanche 27 janvier 2019 09:52:25(UTC)
nauron
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Koram
CA : 12

1 / 5


Sur la barque, Koram reprennait petit à petit son souffle, après avoir entendu plus que vu l'effet de la fameuse magie, il se dit intérieurement que beaucoup d'orcs devait y être allergique aussi vu leur réaction aux sorts de Taërim...
Le trajet en bateau fut un vrai oasis, enfin il ne bougeait plus, enfin de toute façon il était tellement fatigué...

Après quelques instants à récupérer, il se retrouva dans un dilemme: d'une part il était fatigué et ne voulais pas remarcher et d'autre part il commençait à s'ennuyer ferme, il regardait l'eau, les vagues formées par le sillage du bateau, les nuages...
Et sans s'en rendre compte, malgré ou a cause de toute la tension ressenti jusque là qui contrastait avec le calme actuel il s'endormi. Les orcs et autres ne comptèrent plus pour quelques minutes...
Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline Miilesteg  
#129 Envoyé le : dimanche 27 janvier 2019 10:58:48(UTC)
Miilesteg
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Milesteg
Enfant
CA : 8

6 / 6


Miles Teg regardait ses amis, sa famille désormais. Il était plus que frustré. Ils fuyaient tous le temps... Ca lui pesait de ne pouvoir rien faire. Il avait vu des villageois, mais ils étaient des enfants, ils n'avaient pas pu les sauver. C'était décidé il apprendra à se battre, à défendre sa famille, à faire payer à tous ceux qui font le mal sur ces terres......

Puis il revint sur la barque.

«  Je suis content que tout le monde aille bien, nous avons déjà perdu tant.... Nous faisons que courir depuis que nous sommes parti de Kelghür.... Quelqu'un veut prendre la parole?  »
Offline Djezebel  
#130 Envoyé le : dimanche 27 janvier 2019 14:37:05(UTC)
Djezebel
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Orloch
Brute
CA 8
Ref -2,Vig +0,Vol -1

6 / 6


Orloch se tenait la tête entre les genoux sur la barque. L'eau n'avait jamais été son fort. Après tout, quelqu'un dans l'eau mourait noyé ! Et là, ils étaient sur un petit machin en bois qui tanguait et gigotait ! Quelle horreur pour le monstre de Kelghür.

Il se contenta de beugler son aversion quand Milesteg demanda si quelqu'un voulait prendre la parole. Visiblement, le grand dadais était très mal à l'aise.
Offline mdadd  
#131 Envoyé le : dimanche 27 janvier 2019 16:37:08(UTC)
mdadd
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Taërim
le Blanc

andis que L’Pêchou s’agitait sur le bastingage, courant d’un bord à l’autre dans un équilibre précaire mais à priori maîtrisé pour manœuvrer la barcasse à contre-courant, le temps était au repos et à laisser ses pensées s’égarer. Taërim prit lui aussi le temps de quitter du regard la rive où les Orcs allaient réapparaître pour parler d’une voix calme et apaisante, celle d’un père qui rassure ses enfants devant tant de choses incompréhensibles qui arrivent d’un seul coup et qui peuvent parfois être effrayantes – Oui tu as raison, nous courrons après le temps, ce temps qui nous manque devant l’urgence de la situation et il en est souvent ainsi lorsque l’ennemi est à nos portes. Nous devons alors faire des choix et prendre des décisions et ce n’est pas toujours évident ni facile. C’est cela être adulte, c’est aussi assumer ses choix aussi difficiles soient-ils et vous n’étiez pas prêts pour affronter ce genre d’évènement. Vois-tu, les adultes ont aussi des difficultés à faire des choix et à prendre des décisions et pourtant ils s« ont plus aguerris et plus affirmés. Le baron, par exemple, est un homme de grande sagesse et il ne prend jamais de décision à la hâte sans avoir réfléchi aux conséquences. Parfois ses choix sont difficiles et il demande conseil à des personnes comme moi pour leur grandes connaissances, comme ce bon père Olwyn que nous allons bientôt rencontrer, pour sa grande sagesse. Nos avis et conseils pèsent alors sur la balance de ses décisions qu’il devra prendre et qui seront probablement plus avisées. Parfois même il a besoin d’une expertise dans un domaine ou un autre et il demande un avis d’un expert comme Keanou ou Saxifrag. Dans le groupe qui nous formions jadis, Waldemar était notre chef, car il faut toujours dans un groupe un porte-parole, quelqu’un qui prend la décision finale, mais il prenait souvent conseil auprès de nous et aimait aussi avoir l’aval de son plus vieil ami d’enfance, Saxifrag. Notre baron est un chef avisé et un bon meneur d’hommes, ses décisions et ses choix ne furent pas toujours faciles mais il les a assumés à chaque fois à partir du moment où cela servait sa cause, celle du Bien, celle de la lutte du Bien contre le Mal, de la Lumière contre les Ténèbres, il défendait la veuve, l’orphelin, l’opprimé, le faible, contre les bandits, les meurtriers, les violeurs, les sorciers sombres, machiavéliques et maléfiques, c’est ainsi que nous avons fini par rencontrer et affronter Morggedhon-le-Noir qui n’a cessé de fomenter des plans horribles pour dominer, tuer et envahir comme s’il en voulait à toute l’humanité et que seuls le Mal et le Chaos devaient dominer. Aujourd’hui le baron Waldemar est toujours un Paladin, mais l’âge étant, il n’a plus la vigueur d’antan et il a désormais la responsabilité de la baronnie et son premier devoir et de protéger ses citoyens. Vous en faites partie et il lui revient désormais de résoudre cette histoire. Quant aux notions de Bien, de Mal, de Loi et de Chaos, même si vous en avez pour l’heure une petite idée, ce sont des notions très complexes à comprendre et à maîtriser, vous aurez le temps pour cela. »

Comme pour parachever son discours, Taërm se leva – « Ha... Parfait... Nous sommes arrivés ! » – La Barcasse avait en effet réussi à remonter la Grand Rivière de Velashu jusqu’à l’embouchure avec l’Eleban, la rivière qui remontait jusqu’à Khelgür, puis était encore remontée à contre-courant jusqu’à passer derrière la colline où se dressait le château du baron et enfin elle finit sa course dans une petite anse abritée du courant au cœur de la forêt qui bordait la rive. Le fond de a barcasse raclant le lit de la rivière, Keanou sauta prestement à terre, pataugeant dans l’eau pour tirer la barcasse et l’empêcher de repartir, le temps de laisser tout le monde descendre, ce qui fut une aubaine pour Orloch qui visiblement n’aimait pas vraiment prendre le bateau et fut peut-être l’un des premiers à sauter sur la rive et à s’éloigner du bord pour se cacher derrière un buisson, car s’il ne voyait plus la rivière alors elle ne lui ferait plus peur, à moins que ce ne soit le dernier à quitter la barcasse une fois qu’il fut convaincu qu’il ne risquait plus rien à bouger et qu’il n’allait pas passer à travers la coquille de noix pour se noyer dans la rivière. A présent tout le groupe se retrouvait sur la berge tandis que L’Pêchou amarrait la barcasse à un tronc d’arbre. Mais pas le temps de flâner que Keanou avançait déjà vers la forêt – « Suivez-moi en silence » – Et voilà le groupe reparti avec cette le Roublard de Port-Énigme en tête, les enfants derrière et Taërim et son disque magique flottant en queue de peloton.

La forêt en elle-même était bien différente de celle qui entourait Khelgür. Les arbres avaient l’air d’être plus hauts et plus gros, le sous-bois plus dense, comme si l’homme n’y avait jamais pénétré et qu’elle était restée l’état naturel et sauvage depuis tout le temps. On était en fin d’automne, à l’approche de l’hiver et pourtant la canopée était encore très feuillue et ne laissait guère passer la lumière, plongeant le bois dans une obscurité silencieuse et inquiétante. Au loin des bruits d’animaux n’étaient pas toujours familiers. Il y avait certes quelques oiseaux, des rapaces sans doute, mais d’autres devaient être des ours ou des bêtes sauvages au moins toutes aussi impressionnantes et dangereuses. Bref, hormis le sentiment d’éternité qui régnait ici, il y avait aussi ce sentiment de danger mortel qui dominait par-dessus tout et faisait de cette forêt un endroit fort inquiétant. La marche ne dura pas longtemps, fort heureusement. Un petit quart d’heure plus tard, Keanou rentra et disparut dans un taillis. Les enfants s’étaient arrêtés juste avant, les yeux écarquillés exorbités s’attendant à voir le roublard ressortir mais il n’en fut rien du tout. Sur l’invitation de Taërim, les enfants rentrèrent tour à tour dans le taillis, fermant les yeux parfois, s’attendant au pire, à tomber dans un trou, à se faire happer par le haricot magique, à rester enchevêtré dans le taillis, etc… Mais il n’en fut rien. Ils passèrent à travers le feuillage et les branchages, écartant ceux-ci de la main afin d’éviter qu’une brindille ne vienne les égratigner ou leur percer l’œil puis tout à coup tout fut sombre et dégagé, le sol dur et les pas résonnant en écho… Une caverne ! Une main ferme les écartait du passage au fur et à mesure afin de laisser le suivant arriver, ils n’y voyaient goutte et attendaient patiemment que tout ceci soit fini.

Keanou

Et tout ceci finit par s’arrêter. Un à un les enfants entrèrent dans la caverne secrète et lorsque ce fut au tour de Taërim, celui-ci fit briller la pierre de son bâton pour générer de la lumière sur une bonne quinzaine de pas aux alentours. Les enfants et leurs deux guides se trouvaient dans une caverne naturelle toute en longueur. Un ruisselet serpentait entre les stalagmites et les irrégularités du sol depuis le fond, quelque part au loin hors de vue étant donné que la caverne s’étirait vers la gauche et que du coup la roche empêchait de voir ce qu’il y avait après ce virage. Keanou prit la parole et avait visiblement l’air extrêmement sérieux, lui qui d’ordinaire avait un ton toujours jovial et moqueur – « Cette caverne permet d’accéder aux oubliettes sur château du baron. C’est un secret qui ne doit jamais être révélé. Il en va de la sécurité du baron et de la baronnie. Vous allez devoir jurer sur tout ce que vous avez de plus cher pour ne jamais révéler ce secret. Si vous manquez à votre parole, alors je le saurai et même si vous partez loin, très loin, que vous changez de nom et de visage, rien ne pourra m’empêcher de vous retrouver et de vous faire payer cette trahison. Si vous pensez ne pas pouvoir tenir parole, alors je vous banderai les yeux jusqu’à ce que nous soyons arrivés. Alors qui un bandeau ou qui peut jurer cracher et garder à vie et même sous la torture un secret ? »
Tu sais ce que c'est, être réduit à l'état de pulpe ?
Offline Djezebel  
#132 Envoyé le : dimanche 27 janvier 2019 17:35:14(UTC)
Djezebel
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Orloch
Brute
CA 8
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6 / 6


Orloch n'était pas malin, mais il savait ce qu'était un secret. Il savait que c'était quelque chose à ne pas dire...

« Comme quand maman elle cache des pièces d'or sous la pierre, là, près de la porte, c'est ça ?  » demanda-t-il à son cousin qui ne comprit sans doute pas pourquoi il parlait de ça maintenant.

Manifestement, garder un secret n'était pas à sa porté intellectuelle.

« Moi j'veux pas m'faire tortuer... » conclut-il à l'adresse de Keanou.
Offline Miilesteg  
#133 Envoyé le : dimanche 27 janvier 2019 18:49:29(UTC)
Miilesteg
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Milesteg
Enfant
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6 / 6


Miles Teg regarda Keanou.

«  Je n'ai qu'une parole messire Keanou. Juré, craché.  »


Il cracha sur les bottes de Keanou.

Offline nauron  
#134 Envoyé le : mardi 29 janvier 2019 11:42:53(UTC)
nauron
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Koram
CA : 12

1 / 5


Koram se retrouva face à Keanou et regarda les deux cousins avoir des réactions complètement opposées, il sourit lorsque
le crachat de Miilesteg atteignit la chausse du roublard. Pour sa part au moment de juré, il se contenta de poser sa main sur le cœur et de dire de sa voix brisée

«  je le jure »

puis il crachat à son tour.
Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline mdadd  
#135 Envoyé le : dimanche 3 février 2019 21:30:57(UTC)
mdadd
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Depuis les évènements tragiques qui avaient vu leur village rasé par les monstres, le petit groupe d’enfants survivants et volontaires n’avaient eu de cesse que de courir et de traverser moult épreuves pour rencontrer des adultes parfois peu loquaces et commodes, comme ce vieil ermite ronchon dans la forêt qui avait plus d’empathie avec la nature et les animaux qu’avec le genre humain ou encore le vieux Mage de la Tour Blanche et sa magie étrange qui lui permettait à la fois de compenser son handicap physique pour se déplacer, mais aussi de, leurrer et combattre ses ennemis et qui semblait-il adoptait plutôt un ton protecteur et paternel ou enfin le Roublard de Port-Énigme capable des pires acrobaties à la fois physiques que verbales avec son petit air condescendant et jovial qui paraissait ne jamais pouvoir effacer cet air enjoué quelle que soit la situation.

Les enfants ne pouvaient s’empêcher de ressentir beaucoup de fatigue doublé d’un sentiment d’urgence mêlé à de la peur et de l’incompréhension. Pourquoi courir en tous sens ? Les adultes semblaient continuellement éprouver leurs capacités, qu’elles soient physiques, force, agilité, résistance ou mentales, connaissances, volonté, présence, alors que la situation était pour le moins alarmante. Leur village était détruit, leurs parents, proches et autres adultes avaient été tués ou enlevés par les monstres, le fief auquel ils appartenaient était pour l’heure, la proie de créatures monstrueuses et maléfiques qui étaient toutes plus horribles les unes que les autres et qui semblaient vouloir faire d’eux leur quatre heures, avec quel espoir ? Ces adultes qui avaient sans doute des plans bien trop compliqués mais qui les trimbalaient d’un bout à l’autre de la baronnie…

Alors, après toutes ces péripéties et choses terribles qu’ils avaient vécues et qui les marqueront à jamais dans leur mémoire, était-ce la dernière ligne droite pour trouver enfin un abri et le repos et peut-être quelqu’un capable d’entendre leurs requêtes ? Pouvait-il sauver les parents, proches, adultes qui étaient encore en vie dans ce camp de prisonniers ? Qu’allaient-ils devenir, les orphelins de Khelgür qui avaient tout perdu ? Tout ceci, ce cauchemar allait-il s’arrêter un jour ? Il y avait urgence pour Sillaw et Koram qui tous deux étaient sévèrement mal en point. Si Koram n’était pas inconscient à l’instar du jumeau de Wallis, il n’en demeurait pas moins grièvement blessé par la poigne griffue du monstre à tête d’hyène qui lui avait presque broyé la gorge. Il respirait mal et l’irritation ne faisait que croître, sans compter les risques d’infection malgré les bons soins prodigués.

Lorsque fut venu le moment de jurer sur tout ce qu’ils avaient de plus cher, était-ce encore une farce du Joueur invétéré qu’était Keanou ou alors était-ce vraiment d’une grande importance capitale ? Quoi qu’il en soit, la réponse fut immédiate de la part des cousins. Orloch, le monstre de Khelgür comme le surnommaient souvent les enfants, semblait ne pas être en mesure de bien comprendre l’importance et l’enjeu de ce qu’il se passait, quant à Milesteg qui depuis le début ne portait guère le Roublard en grande estime, jura et cracha. Bien-sûr, le crachat n’atteignit jamais la botte ciblée, son propriétaire étant bien trop prompt pour le jeune garçon et sa réaction fut assez vive.

Keanou

Pour une fois son sourire s’effaça et aussitôt Milesteg sentit qu’il avait peut-être fait le mauvais choix. Il aperçut le vieux Mage de la Tour Blanche faire un - non - de la tête après avoir fermé les yeux puis rouvert dans un soupir. La voix de Keanou se fit sans appel et menaçante – « Très bien, puisque vous le prenez comme ça et étant donné les enjeux… Tout le monde les yeux bandés et si j’en vois un qui essaie de regarder par en-dessous, au-dessus, à travers ou qui enlève son bandeau de quelques façon que ce soit, alors il n’aura plus jamais l’occasion de raconter ce qu’il a vu à qui que ce soit à part devant la Dame des Tombes ! » – Taërim intervint d’une voix sonnante et impressionnante – « Keanou ! » – Ce qui fit taire le Roublard qui aussitôt pris à partie le vieux mage dans un coin de la caverne. Le - « je le jure » - de Koram passa bien inaperçu devant la tempête qui venait de se déclencher…

Une discussion houleuse, plus encore que celle qu’ils avaient eu là-haut sur la colline lorsque Taërim reprochait à Keanou ses frasques explosives pour semer la pagaille dans le campement des monstres, attisant ainsi leur colère. Mais cette fois, le Roublard ne se répandait pas en pitreries et grimaces, il semblait prêt à mettre à exécution ses menaces sur le champ. On entendit bien des mots plus mesurés du Mage Blanc – « Ce ne sont que des enfants pas des ennemis » – et bien d’autres mots et phrases encore en vue d’apaiser, d’amenuiser la sentence et de plaider en faveur des enfants. Ce à quoi, Keanou répondait d’un ton sec qu’à Port-Énigme des enfants du même âge étaient loin d’êtres des innocents et avaient déjà commis moult crimes, que ce soit du simple chapardage au meurtre et ce en toute conscience. Les enfants pouvaient former un réseau d’espions efficaces et ils savaient se regrouper en bandes pour être plus efficients. On ne pouvait compter les crimes qu’ils commettaient, même s’ils n’arrivaient pas à la cheville des adultes. Alors non, il était hors de question de revenir sur sa décision. Seul lui connaissait ces grottes, souterrains et oubliettes, seul lui pouvait mener le groupe à destination ou les perdre dans quelques pièges destinés à empêcher toute intrusion. Alors étant donné qu’il était question de sécurité intérieure et qu’il en était le garant pour le Baron, hors de question de faire confiance à des petits morveux de culs terreux qu’il n’avait pas lui-même formé depuis leur plus jeune âge. Sa décision était sans appel et il était prêt à repartir sur le champ en abandonnant tout le monde sur place.

Taërim
le Blanc

Taërim baissa les bras. Il revint vers les enfants avec cet air rassurant et paternel – « Bon pas de panique. Il va falloir malheureusement vous bander les yeux. Vous marcherez en une file les uns derrière les autres en vous tenant par les épaules et vous aurez les yeux bandés. Nous vous guiderons en toute sécurité jusqu’au baron, ne vous inquiétez pas. » – Il se tourna vers Milesteg en lui mettant la main sur l’épaule – « Mon garçon, je t’avais parlé des choix et des décisions qu’il fallait prendre. En tout cas un petit conseil amical : ce n’est jamais bon de se mettre à dos une personne comme Keanou. Il peut avoir la rancune tenace et te mettre des bâtons dans les roues constamment. Sans compter que c’est un allié important, son réseau de connaissances est très utile et permet d’acquérir des services et des renseignements qu’il serait difficile d’obtenir sinon. Crois moi, il vaut mieux l'avoir comme ami et allié, que comme ennemi. » - Il se redressa ensuite en tapotant amicalement l'épaule du garçon et s'adressa cette fois aux enfants - « Allez tout le monde, je vais vous bander les yeux, n’ayez crainte. Vous me faites confiance, hein ? » – En attendant la réponse des enfants, Keanou semblait s’être volatilisé quelque part dans la caverne. Impossible de le voir, l’entendre ou de sentir sa présence. Un courant d’air froid semblait plutôt se propager et les enfants commençaient à le ressentir…
Tu sais ce que c'est, être réduit à l'état de pulpe ?
Offline Miilesteg  
#136 Envoyé le : lundi 4 février 2019 20:25:18(UTC)
Miilesteg
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Milesteg
Enfant
CA : 8

6 / 6


Miles Teg se posta devant le mage.

«  Ma foi allons y je suis prêt.  »


Il haussa les épaules en pensant à Keanou.
Offline nauron  
#137 Envoyé le : mercredi 6 février 2019 21:10:53(UTC)
nauron
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Koram
CA : 12

1 / 5


Comme tout enfant puni, Koram tenta de négocier la punition, seulement avec sa voix cassée, cela devenait risible...

«  C'est pas juste, on est tous punit à cause de lui! En plus il faut pas nous bander les yeux face à Keanou, il regarde Otezea trop bizarrement, on peut pas la protéger si on voit rien... »

Regardant le vieux mage l'air implorant, il finit par se soumettre au choix de ce dernier.

«  Je l'aime pas ce type... »
Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline blurpy  
#138 Envoyé le : mercredi 6 février 2019 21:45:04(UTC)
blurpy
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Wallis
Réf : 0 | Vig : -1 | Vol : 0
CA:11 | C:11 | D:10

5 / 5


Wallis n'eut pas le temps de réagir, tellement la réaction de keanou fut rapide. Alors que ce dernier entrait en fureur, des larmes se mirent à couler et ses membres à trembler. Il se laissa tomber

« J'en peux plus. Laissait moi là avec mon frère. Nous ne nous en sortirons jamais. Vous avez vu combien ils sont. Plus que les arbres de la forêt de keldur. Et même si on en abat un, d'autres repoussent derrière.. Je ne veux pas qu'on me bande les yeux. Je veux mon papa et ma maman. Et que Sillaw se réveille aussi. On a les pierres de puissance. utilisons les. »

Il regarda tristement le mage blanc

« Vous saurez les utiliser vous. Hein que vous pourrez !  »

Humains : I168 Alchimiste 3 / BW116 Bretteur 4/ CC161 scalde 10/14
Tieffelin : V180 Investigatrice 6 /AJ197 Paladin 2
Homme rat : CO231 Pistolier 2
Elfe : W169 Tueur 4
Offline Kali  
#139 Envoyé le : mardi 12 février 2019 20:12:33(UTC)
Kali
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Otezea

5 / 5


Grrhh! Pas possible ces garçons, même pas fichu de jurer correctement! Otezea en avait marre de leur histoire de crachats!
C'est d'un air fier et avec un regard vers ses compagnons un peu hautain qu'elle se dirigea vers Keanou. Elle ne l'aimait pas trop mais il les avait jusque là protégés et puis.... il y avait le maître.

« Vous pouvez me bander les yeux mais sachez que moi, je l'aurai gardé votre secret!Les filles on est les spécialistes pour garder les secrets, tout le monde le sait. »

Et sur son rêve, construire sa vie.
Offline mdadd  
#140 Envoyé le : mardi 12 février 2019 23:05:40(UTC)
mdadd
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out naturellement, la décision du Roublard de Port-Énigme n’allait pas attirer les vivats de joie. Les uns se résignèrent, d’autres, comme Wallis, se laissèrent aller au désespoir, Otezea était résolue elle aussi mais à priori rien ne ferait changer d’avis Keanou qui n’avait toujours pas réapparu depuis quelque part dans les ténèbres de la caverne. C’était comme s’il n’était plus là, qu’il avait disparu ou était parti, laissant les enfants et le vieil infirme à l’abandon.

Taërim
le Blanc

Taërim, le Mage de la Tour Blanche, se pencha vers le jumeau et posa sa main sur son épaule. Sa voix était chaude et réconfortante, rassurante même – « Allons mon garçon. Encore un petit effort et bientôt vous pourrez vous reposer autant que vous voudrez dans une pièce confortable, chauffée et avec de quoi bien vous restaurer. Dame Rina, la chef des cuisines, fait de succulentes pâtisseries, sais-tu ? Le père Olwyn vous soignera tous et trouvera un remède pour Sillaw. J’en suis persuadé. Quant à ces maudites tablettes… Tu n’y penses pas ! Elles sont très puissantes et maléfiques. Si je tente de les utiliser, je serai envahi par un immense pouvoir qui me submergerait et détruirait toute trace de bonté en moi, ce qui me ferait devenir un être maléfique pire que Morggedhon lui-même. Non ! Il faut les détruire, ce qui affaiblira notre ennemi et nous permettra de le vaincre. Et pour ça, j’ai ma petite idée de comment il faut procéder. Mais ceci ne peut se faire ici, mais au château. Allez hâtons-nous et trouvons la sécurité derrière les remparts. »

Keanou

Ce fut à cet instant là que Keanou réapparut de quelque part des ténèbres de la caverne. Il avait dans ses mains des cagoules sans yeux mais avec un orifice pour le nez et la bouche afin de permettre une respiration aisée. Il plaça une cagoule sur la tête de chaque enfant, resserrant le lacet au niveau du cou sans le serrer pour ne pas étrangler bien-sûr. – « Allez tous les uns derrière les autres et vous vous tenez des deux mains sur les épaules de celui qui vous précède. Je guiderai le premier, Taërim, tu fermes la marche. Quand je vous dis d’avancer, vous avancez, quand je vous dis de vous arrêter vous vous arrêtez, quand je vous dis de lever les pieds, vous levez les pieds, vous suivez mes instructions à la lettre et le premier qui resquille je l’abandonne seul dans les oubliettes au milieu des rats et peut-être pire encore, allez savoir quel monstre se terre dans ces souterrains pour empêcher toute intrusion. Un lion ? Un dragon ? Je pense que vous ne voulez pas le savoir pour le moment. Allez en avant ! »

Et la longue marche prudente commença. Les enfants ne voyaient rien du tout, devant faire confiance à leurs autres sens. Les bruits, les odeurs, ce que leurs pieds touchaient, ou encore leurs coudes lorsqu’ils passaient près d’une paroi, c’était très déstabilisant. Par ailleurs, on aurait dit que Keanou et Taërim n’utilisaient pas de lumière ou alors les cagoules étaient vraiment opaques. Des gouttes d’eau, des petits cris aigus qui s’éloignaient, des grattements parfois, des fils de fine toile d’araignée qui venaient se coller sur la peau, des craquements sous les pieds, peut-être une brindille sèche ou… Un os ? Parfois quelques courants d’airs glacés puis des endroits fermés ou hermétiques, la procession tournait, virait, montait des escaliers naturels ou des colimaçons, descendait, s’arrêtait parfois le temps d’actionner un mécanisme. On entendait des déclencheurs qui débloquaient quelque chose dans un claquement sec comme lorsqu’on tire à l’arbalète, de la pierre qui raclait, parfois des rouages qui n’avaient pas fonctionné depuis longtemps. Il fallait marcher droit, puis se mettre dos à une paroi et avancer en pas chassés, puis se remettre droit, tourner, monter, tourner encore, un autre passage, un courant d’air, etc. Dans le noir, les enfants perdirent très vite la notion du temps et étaient complètement désorientés. Ils ne pouvaient se raccrocher qu’à la voix de Keanou, tel un navire au milieu des ténèbres et de la tempête qui se raccrocherait à un phare, une voix qui d’un seul coup devint presque salutaire même pour ceux qui avaient de profondes réticences envers lui. Parfois des mains venaient les remettre en place ou sur le droit chemin, était-ce le Roublard de Port-Énigme ou le Mage de la Tour Blanche ? Quand est-ce que tout ceci allait s’arrêter ?

Taërim
le Blanc


Puis dans un ultime grincement de mécanisme, encore une fois de la pierre qui frottait contre de la pierre, ils passèrent un ultime passage qui se referma derrière eux avant de marcher encore quelques pas droit devant puis tourner à gauche, monter un escalier et parvenir à une porte. Là Keanou sans doute frappa à la porte et héla. D’autres voix se firent entendre, des pas précipités, des bruits métalliques, des cliquetis, des frottements de métal dans des fourreaux, et enfin la voix de Taërim qui se fit entendre – « Tout doux Gardien ! Je suis Taërim le Blanc, Mage de la Tour Blanche et Conseiller du Baron Waldemar de Hildebras ! Emmenez-nous immédiatement devant le baron ! » – Une voix rude répondit instantanément – « A vos ordres monseigneur ! »

Le groupe était arrêté. On sentait l’air froid extérieur ainsi qu’une odeur de charbon brûlé. Keanou enleva les cagoules aux enfants qui durent plisser les yeux le temps de s’habituer à la luminosité soudaine. Il y avait deux braseros qui brûlaient non loin de là, une chaleur salutaire par ce temps post hivernal dans la basse-cour d’un château. Le sol était de terre devenue boueuse, sans doute par les nombreux piétinements des soldats, de hauts murs de pierre grise flanqués d’échauguettes s’élevaient autour d’eux, certains possédaient des tours : deux grosses tours rondes massives et non couvertes au niveau de l’entrée, tournée vers l’Est, une entrée immense fermée par une herse épaisse en acier et une double porte renforcée de métal clouté, une autre tour massive, carrée et non couverte dans l’angle Sud-Est permettait de surveiller la Grande Rivière de Velashu, un bâtiment fortifié adossé au rempart à l’Ouest avec une tour couverte d’un dôme de verre, coincée dans le coin Sud-Ouest entre le bâtiment et le rempart, formant ainsi l’angle. Au Nord, le rempart formait une pointe terminée par une tour très haute, coiffée comme un chapeau pointu en ardoise qui devait offrir un panorama grandiose dans toutes les directions autour du château. Entre la tour d’entrée et la haute tour, un long bâtiment était construit, flanqué contre le rempart Est, sans doute des écuries. Il possédait un étage pour entreposer le foin.

Les enfants se trouvaient près de la grosse tour carrée dans l’angle Sud-Est. Ils pouvaient voir le grand bâtiment en face d’eux, comme une grosse maison fortifiée à étage avec un grand escalier devant qui longeait la façade et permettait d’accéder directement au premier étage par une grande porte renforcée, comme si ceci représentait l’entrée principale et deux portes plus petites au rez, une de chaque côté de l’escalier, qu’on pouvait emprunter un descendant deux-trois marches, des portes simples, basses, , étroites, le haut arrondit. Dans la cour et sur les remparts, partout les stigmates de combats récents et des traces de brulé par endroit. Il devait y avoir eu une tentative d’assaut mais le château avait tenu bon, ce qui était plutôt bon signe. Deux soldats se tenaient initialement non loin du groupe. L’un d’eux se précipita vers l’escalier du gros bâtiment après avoir salué Taërim, tandis que l’autre restait à côté d’eux. Ils étaient vêtus d’armures de cuir et renforcé de maille au niveau du torse et des bras, des tabars vert feuille serrés à la taille, sur lequel on pouvait voir un blason : un cheval noir cabré sur fond sable. Le soldat portait une lance, un écu et un ceinturon d’armes supportant une épée dans son fourreau sur un côté et une dague elle aussi dans son fourreau, de l’autre. Sur les remparts, quelques soldats étaient aussi visibles. Quantité de munitions étaient entassées par endroits, des gros cailloux, des petites marmites, des braseros, des tas de flèches avec des arcs, des grandes piques et gaffes, bref tout indiquait que le château était prêt à se défendre. Par contre il semblait ne pas y avoir énormément de soldats, les enfants n’en voyaient actuellement d’une dizaine tout au plus. Visiblement on attendait le soldat qui était parti vers le gros bâtiment…
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