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Offline poulosis  
#101 Envoyé le : vendredi 5 juillet 2019 14:53:17(UTC)
poulosis
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Oradin
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Hé bien ! Voilà deux fois que Florentia me demande, pour les affaires du coffre. Ne voit-elle pas que ma silhouette a un poil changé, la bougresse ?! Pas les yeux en face des trous, pfff ! Ça doit être le froid. Fluette comme elle est… Pourtant, non, il y a sa magie… Un truc qu’elle a dû avaler, alors... non, c’est ça : ces alchimistes, avec toutes les substances bizarres qu’ils manipulent, la vapeur finit pour leur déranger la vue ! Groumph !

En digne représentant d’Abadar, le nain se redressa et expliqua tranquillement, avec diplomatie : « bien sûr que j’ai récupéré le contenu du coffre. Vous ne pensiez pas que j’avais oublié ma fidèle Durirak dans un vulgaire meuble, sans vous offenser, maître gnome. D’ailleurs, maintenant que vous le dites... » Tout en parlant, il s’appliqua alors à poser par terre les sacs et objets en tout genre que les membres du groupe avaient laissé dans le chariot magique, et qu’il portait depuis leur trajet jusqu’au comptoir. « Nous autres nains sommes robustes. Une lourde charge ne nous ralentit guère… nous sommes aussi larges que haut, en armure, ce qui fait que l’on ne remarque pas que nous portons des enclumes… mais là, je vous les restitue avec joie… c’est fou ce que des gens gras comme un piquet de vigne comme vous pouvez emporter comme affaires, tout de même ! »

Le tas de sacs se trouvaient maintenant au sol. Satisfait, il put à son tour faire ses adieux au gnome Il le félicita chaudement pour sa recette. « Tant pis pour le commerce et les gens du sud ! Au nom d’Abadar, je crois que je peux vous féliciter pour votre établissement, honnête et sûr. Vous êtes très aimable et le service est des plus complets. Éventuellement, faites un léger effort sur la concision, mais c’est un détail. » Il lui fit un clin d’œil. « Au plaisir, maître Gline ! »

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Offline nauron  
#102 Envoyé le : mercredi 24 juillet 2019 10:26:42(UTC)
nauron
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Florentia
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«  Ravie que vous avez récupéré nos effets, et merci de nous les rendre,je vais reprendre mon sac »

Elle reprit son sac et regarda à l'intérieur, vérifia que tout s'y trouvait, regarda avec minutie les sac contenant ses composants alchimiques, puis quelques minutes plus tard, l'air satisfaite mit le sac sur son dos..

«  Merci de nous les avoir porté jusqu'ici, mais maintenant que vous n'êtes plus en rouge, couleur qui vous sied à merveille d'ailleurs, je ne voudrait pas que les gens du coins vous prennent au lieu d'un vulgaire porteur pour un voleur de bas étages... Les Ulfes ont l'habitude de les traiter de manière expéditive si mes souvenir son exacts..

Allons donc voir cet Asvig. »


Et la sylphe se mit en route vers la maison du Jarl.

Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline mdadd  
#103 Envoyé le : mercredi 31 juillet 2019 14:17:43(UTC)
mdadd
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e groupe était désormais prêt à partir du comptoir. Comme l’avait suggéré le gnome, ils prirent la direction du nord le long du sentier principal du hameau de Turvik. Le chemin sinuait le long d’une pente ascendante caillouteuse et verglacée, il fallut parfois se donner la main pour ne pas glisser. Un vent froid, chargé parfois de neige, leurs cinglait le visage. Quelques minutes plus tard, ils furent en vue de la longue maison du Jarl local, Asvig Longthews, le seul endroit, selon le gnome, où les voyageurs pouvaient passer la nuit. Celle-ci était tombée, le temps était dégagé aussi, la lune et les étoiles éclairaient le ciel et se reflétaient dans la neige, ce qui permettait d’avoir une vision globale de l’endroit. Entourée d’une grande enceinte de pierre délimitant le caravansérail, la longue maison s’inscrivait au centre et semblait s’arrêter aux élévations rocheuses derrière, laissant de part et d’autre de grands espaces pour les chariots des marchands et voyageurs. D’ailleurs, une petite dizaine d’entre eux formaient un cercle côté Est, les montures de trait ayant été dételées et sans doute parquées dans un long bâtiment annexe qui devait servir d’écurie. Visiblement, l’espace autour de la maison était suffisamment grand pour accueillir plusieurs caravanes, soit une bonne cinquantaine de chariots.

La longue maison du Jarl était faite de solides poutres en bois et de rondins, à la toiture caractéristique en tuiles de bois ressemblant à une coque inversée de bateau, avec un pan droit croisé d’un côté au niveau de la grande porte d’entrée et un pan arrondi de l’autre. Sur les côtés, les pans de toiture descendaient très bas et étaient en deux niveaux vu la hauteur de la bâtisse, celle-ci étant encaissée dans le sol, la neige autour formait des congères qui venaient relier les pans bas de la toiture, ce qui formait un tunnel complètement abrité tout autour de la maison. Deux braseros brûlaient de part et d’autre de la porte d’entrée, ce qui indiquait aux visiteurs vers où se diriger. N’ayant ni montures ni chariots, le groupe se dépêcha vers la double porte ainsi éclairée et encadrée par deux guerriers ulfes en armure, emmitouflée dans d’épaisses peaux de bêtes, tenant droit leurs lances, la main posée sur leurs larges boucliers reposant dressés sur le sol. L’accès à la porte se faisait par un sentier de deux pas de large en pente descendante encadré de congères et on ne pouvait voir les deux gardiens qu’une fois en bas. A l’abri du vent, grâce aux braseros et à l’accumulation de neige autour, le froid était moins intense à ce niveau, un peu comme à l’intérieur d’un igloo, il devenait donc plus supportable une fois équipé de ces épais manteaux en peau. La lueur vacillante des flammes éclairait les visages fermés et rougis par le froid et la vie en extérieur, ainsi que la massive double porte décorée. Chaque pan était séparé en trois parties sur la hauteur, chacune d’entre elles représentant un cadre décoré parfaitement carré dans lequel s’inscrivait un symbole, sans doute caractéristique du seigneur local. En lieu et place de poignée, il y avait sur chaque battant un heurtoir en fer forgé ou plutôt en acier représentant une tête de loup tenant dans sa mâchoire un anneau ou était suspendu un marteau à deux têtes n’étant pas sans rappeler la forme des marteaux nains. D’ailleurs le marteau à deux têtes tournées vers le bas et ornés de symboles n’était-il pas le symbole de Torag ?

Malgré l’aspect peu amène des deux guerriers, à l’approche du groupe, l’un de frappa le heurtoir avec force et la porte s’ouvrit depuis l’intérieur, après avoir sans doute déplacé une lourde barre en bois derrière. Une demi-douzaine de guerriers du même acabit que les deux gardes de la porte mais sans les manteaux de fourrure, forma une haie derrière invitant le groupe à entrer dans ce qui semblerait être un hall ou une salle de garde. La pièce devait mesurer environ six pas de côté, possédant une porte normale sur mur latéral ainsi qu’une ouverture plus large au centre en face de la porte d’entrée. Une table rectangulaire en bois encadrée de deux bancs occupait la partie droite de la pièce, tandis que la partie gauche était encombrée par deux plans de travail le long du mur, laissant seulement le passage de la porte au centre de celui-ci. Les tables étaient encombrées pour l’une d’armes diverses, haches ulfes, épées longues, larges, bâtardes ou à deux mains, lances, arcs longs, mais aussi de grandes armes comme les armes d’Hast : glaive-guisarmes, coutilles, hallebardes, marteaux de Lucerne, grandes lances, vouges, des armes généralement utilisées contre les créatures de grande taille. Quant à la seconde table, il y avait de l’équipement divers comme des cordes, des couvertures, des sacs, grappins, torches, lanternes tempête, pelles, pioches, pitons et quelques outils artisanaux dont certains étaient liés à la forge comme put le constater rapidement Oradin. Des petits tonnelets étaient rangés en dessous, certains ne faisaient pas plus d’une velte de contenance, d’autres un quartaut ou encore une feuillette pour les plus gros. La transition entre l’extérieur et l’intérieur était une bouffée de chaleur qui semblait souffler sur les visages, invitant à rapidement retirer les lourds et épais manteaux de fourrure pour ceux qui en avaient pour se protéger du froid intense.

Puis le regard s’éloignait vers la grande et longue salle qui s’ouvrait au-delà de la large ouverture de la salle de garde. Celle-ci était plutôt animée et enfumée. De nombreuses personnes étaient assises sur des banquettes aussi larges que des lits simples s’alignaient le long des murs latéraux sur presque toute la longueur. Des peaux, plaids et sans doute une épaisseur de paille dessous, servaient de coussins pour le confort des postérieurs. Sous les banquettes, des tiroirs servaient de rangements. Des piliers ronds en bois massif ressemblant à des troncs d’arbre soutenaient une charpente haute qui ressemblait à l’intérieur d’une coque de drakkar. Les piliers marquaient les sections de la longue pièce sur les charpentes maîtresses qui tenaient la structure. En partie centrale, une large et longue fosse à feu entourée d’une margelle de pierre de deux empans de haut réchauffait la pièce mais aussi l’enfumait lorsqu’elle était surmontée de grilles posées sur la largeur, chargées de viandes à rôtir, de pain à cuir ou encore de marmitons dans lesquels devaient mijoter quelques ragoûts dont les épices embaumaient la pièce. Entre la fosse et les banquettes latérales, le sol était couvert de longs tapis délimitant les couloirs de passage, parfois de peaux ou coussins pour asseoir les personnes de rang inférieur servant leurs maîtres assis sur la banquette. En partie haute, sur les poutres de traverse basse, des suspentes permettaient d’accrocher des râteliers de poissons entrain de sécher à la fumée, des épices, des quartiers de viande, des cordes d’ail, etc. Dans la dernière section de la longue pièce, la fosse laissait la place à deux longues tables encadrées de bancs et un siège large à haut dossier en extrémité. Le sol formait une marche pour démarquer cette section mais aussi pour placer en hauteur les personnes qui avaient le privilège de s’asseoir ici. Derrière encore, le mur présentait une ouverture que l’on pouvait fermer par des rideaux et qui devait certainement desservir les autres pièces de la demeure.

Pour ce qui était des occupants, il devait y avoir une bonne trentaine de convives sur les banquettes à se prélasser, manger, boire et parler bruyamment parfois avec force de gestes, quelques personnes assises par terre, puis les deux tables du fond occupées en partie par d’autres étrangers qui discutaient de façon assez animées avec celui qui était assis sur le fauteuil en bout. Si la majorité des convives étaient sans nul doute les marchands qui devaient posséder la dizaine de charriots restés à l’extérieur, des ulfes se mêlaient à eux et certains affichaient une certaine aisance de par les épaisses bagues serties de gemmes aux doigts, des colliers en chaînons d’or ou d’argent, des bracelets de force, des boucles d’oreille pour certains, une armure ouvragée et stylisée, des armes dont la garde ou le pommeau était travaillé ou encore des vêtements bien taillés dans des matières de qualité, ils en imposaient aussi de par leur stature, les ulfes étant généralement plus grands et plus larges d’épaules que les humains de Varisie. Ils parlaient bruyamment, trinquaient dans des cornes avec certains marchands des plus riches.
Tout au fond, sur le fauteuil, un ulfe de forte carrure et imposant était assis. Les hommes du nord étaient déjà plus grands que la moyenne des hommes en Varisie ou ailleurs, sauf peut-être dans les royaumes des seigneurs mammouths ou dans des ethnies comme les shoantis de Varisie. Mais celui-là était vraiment une force de la nature nourrie sans doute au lait de géant. Il devait mesurer entre six et demi et sept pieds de haut, une carrure marge avec des bras aussi gros que la cuisse d’un gladiateur, les pectoraux marqués malgré l’armure et les vêtements qui avaient tendance à atténuer les formes, le poing aussi large qu’une pastèque, il ne devait avoir aucune difficulté à manier les grandes armes. Les cheveux blonds mi-longs, hormis deux longues tresses de guerrier qui lui descendaient jusqu’à la taille, une barbe se terminant par trois fines tresses, sa taille était ceinte par une large bande de cuir maintenue par deux ceinturons d’armes supportant une épée large et un coutelas pour l’un et deux haches ulfes pour l’autre. Les yeux gris comme l’acier, il avait toujours l’air sévère ou en colère et pourtant il semblait trinquer volontiers avec les personnes à sa table. Asvig Longthews arrêta son regard sur les nouveaux arrivants que les guerriers enjoignaient à avancer d’un côté ou l’autre de la fosse à feu centrale pour venir se présenter au seigneur local. De la main il fit signe d’avancer.

Se frayant un passage au milieu du balai incessant de jeunes femmes voluptueuses qui servaient les convives en boissons et nourritures, tout en se préoccupant des cuissons sur les grilles et finissant parfois dans les bras d’un ulfe ou d’un marchand pour d’autres services plus charnels, le groupe escorté par les guerriers avança jusqu’aux tables. Ils purent noter au passage qu’à chaque pilier se tenait aussi un guerrier en armes prêt à intervenir en cas de besoin, ce qui en faisait une dizaine de plus que la demi-douzaine de l’entrée plus les deux dehors et enfin les deux derrière le fauteuil du seigneur Asvig qui semblaient à la fois escorter celui-ci ou alors encadrer le passage derrière. Si, comme l’avait annoncé le gnome de la compagnie, ils faisaient partie de l’élite de la garde du Jarl, cela en faisait déjà une vingtaine au total ici présent et sans doute quelques autres dans des pièces annexes prêts à intervenir. Une véritable petite armée. Les odeurs de viandes grillées, de poisson et de ragoût aux épices montèrent très vite aux narines de nos héros qui se rappelèrent qu’il était tard et que leurs estomacs réclamaient ardemment. Arrivés aux tables, les convives se turent au moment où le seigneur se leva pour accueillir les nouveaux arrivants. Sa voix grave et rocailleuse roulait comme le tonnerre, la langue des ulfes était rude et donnait l’impression qu’on réprimandait constamment son interlocuteur. Les étrangers prenaient souvent ça pour une engueulade en règle, mais ceux qui y étaient habitués saisissaient les subtilités d’intonations de voix, la façon de prononcer certaines syllabes ou de marquer les points importants du poing ou du doigt ou encore d’une expression faciale. Mais quand on subissait cela pour la première fois, on se demandait ce qu’on avait fait de si grave pour mériter telle colère. Dans la langue commune, l’accent ulfe claquait les phrases de façon assez sèche – « Bienvenue, étrangers, dans ma demeure ! Je suis Asvig Longthews, le Jarl de Turvik ! Soyez ici comme chez vous ! Il y a à boire et à manger ! Un bon feu pour se réchauffer ! Des femmes pour s’occuper de vous ! La bonne hospitalité est un point d’honneur chez les ulfes ! A vous de vous présenter ! Et de dire la raison de votre visite ! J’aime beaucoup les histoires ! Racontez-moi la vôtre ! » – Puis il se tût et se rassit en attendant les réponses, tandis que petit à petit les convives reprenaient leurs discussions, même si les plus proches étaient piqués de curiosité et attendaient avidement eux aussi les réponses.
Tu sais ce que c'est, être réduit à l'état de pulpe ?
Offline poulosis  
#104 Envoyé le : samedi 3 août 2019 17:27:46(UTC)
poulosis
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Oradin
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En quittant le comptoir de cette originale compagnie de transport, la délicieuse mixture du gnome diffusait toujours sa bienveillante chaleur dans son estomac. Auréolé des bienfaits d’Abadar, le froid pourtant extrême ne pouvait percer les épaisses couches de vêtements, ni même son armure de plaques métallique. Premier indice de la rudesse du climat local, à chacune de ses expirations, une fleur de vapeur éphémère se fanait aussitôt éclose. Le second se montra beaucoup plus vicieux, en la présence d'un chemin verglacé qui rendait chaque pas incertain. Heureusement, son centre de gravité très bas jouait en sa faveur. Son sens de l’équilibre, renforcé par des heures et des heures de marche sur les routes varisiennes, lui assurait en sus une stabilité toute nanique. Il avait ainsi pu pleinement assumer son rôle au sein de la travée spontanément organisée pour assurer le passage de l’équipe dans les passages difficiles, malgré un manque flagrant d’agilité par rapport à ses compagnons.

La présence et l’organisation des carrioles sur le domaine du jarl lui avaient plu. Les marchands étaient accueillis dans de bonnes conditions, par ici, ce qui était un signe favorable pour Oradin. Qui plus est, la structure de la bâtisse était de qualité, robuste et trapue comme un nain. Forcément du bon ouvrage ! Il avait échangé quelques paroles d’encouragement avec les gardes à l’entrée, pour alléger leur garde sans doute ennuyeuse. « Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour gagner sa mousse, et une bavette pas farouche sur les genoux, hein mes gaillards ! » Puis il avait froncé les sourcils à la vue de toutes ces armes et autres équipements divers et variés qui reposaient sur les tables en bois, dans le vestibule de l’entrée. Vaguement inquiet, sa main droite s’était machinalement resserrée sur le manche de Durirak, qui reposait sur ses épaules. Il aurait du mal à abandonner ses fidèles armes, entretenues avec soin et d’une qualité remarquable, parmi tout ce fatras, même s’il en saisissait l’intérêt : la boisson pouvait exacerber les passions de ces faibles estomacs d’humains trop fragiles.

Tout le trajet jusqu’à l’estrade, il avait scruté les convives d’un œil attentif. En fait d’humains fragiles, il avait là sous les yeux les exceptions qui confirmaient la règle. Tous ou presque paraissaient gigantesques. Ils devaient avoir des ours polaires parmi leurs aïeuls. D’ailleurs, il se demanda pourquoi ce n’était pas cet animal plutôt que le loup qui ornait les heurtoirs de l’entrée. Ces derniers lui avaient inspiré des sentiments ambivalents. La bête assoupie en lui avait frémi, comme si elle avait senti la présence de congénères à portée de son flair. Malgré lui, un indicible malaise s’était installé dans les tréfonds de son âme, comme une fugace sensation de danger. Mais le marteau à double-tête qui pendait sous la gueule du prédateur l’avait ramené des années en arrière, alors qu’il apprenait à forger cette arme en compagnie de son père. Non pas une vague réminiscence de son passé, mais bien au contraire un souvenir très nette d’une période heureuse de sa vie d’adolescent.

En approchant de la tablée surélevée, il se demandait pourquoi autant de gardes traînaient dans les travées et à l'entrée. Était-ce une simple technique pour impressionner ses hôtes ? Voulait-il juste prévenir des bagarres d'ivrognes ? Les marchands d'ici avaient-ils le sang particulièrement chaud ? Le jarl était-il à ce point impopulaire, sous le coup d'une vendetta ? Ou une menace extérieure plus sérieuse rôdait-elle dans les parages ? Ils devraient en discuter avec le maître de ces lieux. Avec son assurance habituelle, le nain s'avança et prit la parole.

« Bien le bonsoir, Jarl Asvig Longthews. Si j’en crois les bonnes odeurs qui me caressent les narines et tiraillent mon estomac trop vide, les louanges sur votre hospitalité seront chantées sur les routes jusqu’en Varisie ! Oradin, paladin d’Abadar, pour vous servir. » Il inclina la tête en guise de salut. « Mes compagnons et moi-même sommes venus de très loin pourchasser un démon dans vos contrées. C’est une histoire digne d’une saga qui traversera les âges ! Peut-être votre illustre nom s’y inscrira en lettres de noblesse, si vous le décidez, qui sait ? Pour ma part, j’ai rejoint ce groupe », fit-il en désignant d’un large geste ses voisins, « il n’y a que peu de temps. Missionné par mon église, je cherchais la source d’un mal qui entravait le commerce dans le golfe de Varisie. J’ai rejoint une caravane de marchands dirigée par l’un de vos compatriotes. Vous le connaissez peut-être ? Il s’agissait d’Hakeen Mac Hadam. Un bon meneur d’hommes doublé d'un professionnel sérieux et compétent. Nous avons traversé ensemble moult épreuves. Les morts ont hélas jalonné notre parcours. Mais toujours nous avons progressé. J’ai dû le quitter à regret pour rejoindre Gruankus. Là, dans des grottes à flanc de falaise, des suppôts de la Grande Pâlotte, que ses adorateurs aussi serviles que dégénérés nomment Urgathoa, nourrissaient de sombres projets pour la région. Hélas, l’une de ces âmes damnées a pu nous échapper en s’enfonçant dans les eaux traîtresses où seules des créatures au sang froid comme elle peuvent se sentir à leur aise. Après avoir prévenu les autorités sur place, j’ai choisi de rejoindre mes nouveaux camarades rencontrés sur place pour occire un démon qui a ravagé leur contrée. Notre chasse nous a mené jusqu’ici. Nous désirons rencontrer une connaissance à vous, un certain Asger, lequel pourrait nous guider vers notre prochaine étape. Et... » Il marqua une pause. Son discours n’avait que trop duré. Ses amis devaient se présenter à leur tour et leurs nouvelles n'étaient peut-être pas à partager aussi publiquement. « ... en récompense pour les délicieux mets exposés derrière moi, qui mettent au supplice notre appétit et nos bonnes manières, nous pourrons vous raconter bien plus, noble seigneur ! » Il sourit au chef imposant qui trônait en bout de table, l’air un peu penaud.

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Offline nauron  
#105 Envoyé le : lundi 5 août 2019 09:50:27(UTC)
nauron
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Florentia
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Florentia embrassa la pièce du regard et y vit une activité débordante dans cette pièce, cela lui rappela son apprentissage, alors qu'elle apprenait son art avec un alchimiste employé par une riche famille de port énigme, il arrivait parfois qu'elle due prêter main forte au servantes lors des réceptions importantes de la famille. Mais s'était la différence d'ambiance entre les deux cultures qui marquait le plus la jeune sylphe, à port énigme, les classes sociales étaient vraiment marqués, et tout semblait réglé comme sur du papier à musique tandis qu'ici , le tout ressemblait plus à un joyeux foutoir où les servantes improvisaient leur déplacements en fonctions de leurs convives. Seul le Jarl dominait les lieux, comme il sied au chef de village.

Alors qu'ils s'avançaient vers le Jarl escorté par les gardes, elle se remémora et tenta de mettre en forme une explication à la fois simple et la plus exhaustive possible sur la raison de leur présence ici et le prochain objectif du groupe, elle chercha dans ses souvenirs les connaissances qu'elle avait sur les coutumes des ulfes quand à la place des femmes et fut rassurée de se remémorer qu'elles étaient considérées et écoutées dans cette contrée. Elle continua donc de chercher un discours concis et précis tout en cheminant dans le sillage d'Oradin qui avait l'avantage de créer un espace dans la foule tout en laissant la vue dégagée pour ceux derrière...

Alors qu'elle pensait enfin tenir le discours parfait, le paladin commença le sien qui était.... tout aussi bon que le sien.
Elle le laissa finir avant de se présenter à son tour. Comme toujours, calme et l'air grave, elle parla

«  Je me nomme Florentia, je suis une alchimiste et j'apporte mes compétences à ce groupe dans cette chasse qui est, il me semble important de l'ajouter, une course contre la montre face à ce démon qui cherche à détruire ce qui nous permettrait de le vaincre. C'est pourquoi nous n'avons que peu de temps et un grand besoin d'Asger pour nous guider au delà de votre territoire. »
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Offline Uktar  
#106 Envoyé le : vendredi 16 août 2019 13:19:29(UTC)
Uktar
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Sorts niv 3 : 5/5
Sorts niv 4 : 4/4
Forme animal: 4/4
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Ferrèol se plaisait de plus en plus renfermé dans un corps charnelle qui n'était pas le sien, était ce un souvenir d'enfance ou beaucoup se moquait de sa corpulence, était ce le fait qu'il n'avait pas assez étudié, à son gout, la faune que lui présentait Saxifrag, ou encore les nombreuses possibilités que pouvaient lui permettre la nature??
Mais tout ce ci avait un inconvénient, le regard des autres lorsqu'il s’exprimait sous une forme qui n’était pas la sienne, autant ses compagnons avaient du en prendre l'habitude, mais probablement pas la communauté qu'ils allaient rencontrer.

A l'approche de la demeure du Jarl, Ferrèol se posa tout en retrouvant sa forme humaine, entouré de ses compagnons, il avait franchi les divers gardes pour se retrouver également devant le barbare. C'est là qu'il comprit que peut être sous une autre forme, aurait il moins subit les regards de l'assemblée. Seulement vêtu de ses sandales, de son pagne et d'une espèce de chasuble en corde qui lui barrait le thorax, il répondait également par un regard appuyé.

Il avait laissé ses compagnons s'exprimer en premier, puis enfin s'annonça. « Férrèol du village de Kelghür, fervent défenseur de la nature suivant les préceptes de la foie verte, mais également descendant spirituel des héros de la Main Blanche!  » Il inclina également la tête en guise de salut, puis reprit « Comme ont pu vous dire mes compagnons, nous avons entamé une course contre la montre contre un démon, un prédateur des ombres!! » Il marqua une nouvelle fois une pause.
« Le premier qui arrivera, aura un rôle déterminant dans la balance du bien et du mal!! »

Pour le moment, il n'y avait plus rien à rajouter, il espérait que ses paroles déclencheraient suffisamment de questions, pour qu'il y a matière à parler!
Il n'en doutait pas!


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Offline Silenttimo  
#107 Envoyé le : mardi 20 août 2019 16:05:01(UTC)
Silenttimo
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Fredrigo s’avança à son tour.

« Pour ma part, je m’appelle Fredrigo Tampoli et je suis également du village de Khelgür.

Quant à mon histoire, avant cette quête, eh bien tout a réellement commencé dans les jupons de la voisine qui faisait office de nourrice. J’avais alors deux ans à peine, et j’ai alors réalisé que la femme est l’avenir de l’homme !

J’ai pu me conforter à cette idée à l’école, avec cette enseignante que tu as peut-être connue, Ferrèol, Magdalena, celle dont le parfum enivrant me faisait rêvasser en classe, et dont les décolletés vertigineux m’ont donné envie de devenir alpiniste, avant ce chaste baiser échangé avec Suzy derrière la grange du vieux Pantaléone, l’éleveur de brebis.

J’ai par la suite quitté le village pour aller parfaire mes études, et surtout mon éducation amoureuse dans la grande cité de Magnimar. Je n’étais pas le plus assidu en cours, mais mes cours étaient des plus assidues, du moment que la femme était souriante et pour autant qu’elle semble s’ennuyer…

Artistes, roturières, catins, nobles, vestales, bourgeoises, j’ai goûté à tous les conforts en matière de literie, j’ai affûté mon bagout, j’ai appris à me rhabiller rapidement, à courir très vite, et à escalader tout ce qui était à même de supporter mon poids : liserons, lierres, arbres, corniches, gouttières, murets et autres barrières pour atteindre la félicité.

Je pourrais vous conter quelque mésaventure l’estomac plein et le gosier rafraîchi, si vous le souhaitez !? »



Puis, après réflexion, il ajouta :

« Je peux enfin constater que les racontars colportés sur le peuple Ulfe sont en-deçà de la réalité : vous êtes encore plus costauds que je ne l'aurais imaginé, surtout comparés à un gringalet comme moi, mais, Jarl Asvig Longthews, il est fort possible que je batte le meilleur de vos hommes qui courra contre mon débit de parole, à condition que je sois en forme et que je sois repu avec ma soif étanchée !

Allons, j'ai hâte d'entendre les meilleurs récits Ulfe en faisant bonne chère, afin de pouvoir apprendre une nouvelle langue avec laquelle je n'ai aucune familiarité tout en découvrant davantage l'histoire de votre peuple. »

Modifié par un utilisateur mercredi 21 août 2019 09:39:02(UTC)  | Raison: idée ultérieure de RP ajoutée

JE SUIS CHARLIE

Fan de Greyhawk, paladin de Mayaheine

- Paladin/marshal niv 19 (PF) dans "savage tide".

Fan de cinéma muet
"Lubitsch trône au firmament de mon panthéon du cinéma"

Une partie de ma collection Ici
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