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Offline Probe  
#1 Envoyé le : dimanche 29 avril 2018 14:21:03(UTC)
Probe
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« Terre ! Terre à l’horizon ! » La voix de Rosie avait éclaté dans le ciel limpide. Aussitôt, tout l’équipage s’était éveillé, sorti de sa léthargie, et était monté sur le pont principal.

Cela faisait maintenant deux semaines que les pirates avaient repris la mer. Le Promesse de l’Homme avait avancé sur la mer de fièvre au gré des flots et à vitesse bien moins importante que s’il s’était trouvé un équipage complet pour le manoeuvrer. Pour autant, le navire n’avait pas coulé durant leur dernier trajet. Le trou dans la coque avait menacé deux ou trois fois de céder bien sûr, mais Kwurzk avait veillé au grain. Tout comme il avait également fait le nécessaire lorsque leurs réserves en eau et en vivres avaient été totalement consommé. S’ils étaient encore tous en vie pour l’instant, c’était en grande partie grâce à lui.

C’était donc un équipage épuisé mais en vie qui arrivait en vue du port pirate qui devait leur permettre de se refaire. Sonnant le rappel des troupes, Sandara demanda la parole afin de tenir une réunion avec tout l’équipage avant de débarquer. Lorsqu’un semblant de silence se fut installé, elle commença par remercier tout un chacun pour l’abnégation dont ils avaient fait preuve durant ces dernières semaines. Puis, elle posa les questions qu’elle avait gardé pour elle jusqu’alors. « Avant de débarquer, il va nous falloir régler quelques détails et répondre à quelques questions, je le crains.

Les deux premières sont liées mais certainement assez rapide à traiter. Il nous faut un capitaine et un nom de bateau pour ceux qui resteraient à bord. Qui se sent la responsabilité d’assurer ce rôle et de mener notre barque au mieux durant aux moins les prochains jours ? Et est-ce que quelqu’un à une idée de nom ? La question suivante concerne les personnes qui voudraient s’arrêter là et tailler la route de leur côté. Qui veut se barrer ? Et qui veut rester ? »


Observant ses compagnons, la prêtresse se demandait si les leaders naturels du groupe pourraient s'approprier le moment afin d'impulser une direction voulue au reste des pirates. Quelques murmures étouffés parcouraient l'assemblée. Chacun semblait avoir son mot à dire, mais personne n'avait encore le courage de prendre la parole le premier.

Modifié par un utilisateur dimanche 6 mai 2018 21:52:54(UTC)  | Raison: Non indiquée

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#2 Envoyé le : lundi 7 mai 2018 06:59:51(UTC)
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Depuis le port des Pétards du Frêle


Fidèle à son habitude, Lyle Godwin (ou Lyle le manchot comme aimait le surnommer le reste du port) paressait au sommet de sa tour de garde. Transpirant le rhum artisanal par toutes les pores de sa peau, sa bedaine s’élevait au rythme lent de sa respiration assoupie. Adossé à son tonneau d’alcool, il n’était pas conscient du navire marchand qui se rapprochait de leur côte. Mais fallait-il lui en vouloir ? Le coin semblait désert et en mal d’activité. Eloignés de tout et caché par le cap verdoyant, le port pirate était peu visité, et il semblait peu probable qu’une armada entière vienne faire escale dans le coin. Pourtant, le Promesse de l’Homme se rapprochait inexorablement. Et ça, ça voulait dire activité et rentrée d’argent pour tout le monde. Frêle Colin, boucanier à la retraite et propriétaire du coin voudrait absolument en être averti.

En attendant, Lyle dormait à poings fermés. Il fallut que Gnôle, son fidèle perroquet, revienne au bercail et se mette à crier à tue-tête « Navire droit devant ! Navire droit devant ! » pour que le pirate se réveille et daigne bouger de son siège. Baillant à s’en décrocher la mâchoire, il vint se poster à la longue-vue et confirma ce que son piaf avait lui-même observé un peu plus tôt. Un navire approchait. « Bien amochée, la coque de noix ! » remarqua t-il assez rapidement.

Puis après avoir remercié son compagnon de garde pour l’avoir réveillé au moment opportun, il lui versa une bonne rasade de rhum ainsi qu’une importante ration de graines pour faire bonne mesure. Le manchot chercha ensuite son cor dans tout le fatras de la plateforme. Les étuis de carte se disputaient aux bouteilles renversées et aux fringues aux tâches douteuses. Pourtant, au bout de quelques instants, il trouva ce qu’il cherchait. Le cor semblait avoir été taillée dans la corne d’un boeuf et oscillait entre un blanc laiteux et le gris des mauvais jours. Soufflant dedans sans retenue, un son sourd et vrombissant se mit à résonner jusqu’en bas du port.

Satisfait, il se félicita pour cet excellent travail. « Super, on va pouvoir pioncer jusqu’au soir maint’nant. On a fait du bon boulot, Gnôle ! En plus, c’est plus à moi d’gérer le reste. Mais j’espère que Borg va me ramener une collation quand même ! Ça m’f’rait chier d’avoir bossé pour des prunes…  » lança t-il alors qu’il reprenait sa place contre le tonneau de rhum.



En bas, les artisans avaient entendu le signal de leur vigie et avaient averti leur chef, Frêle Colin.


L’homme était vieux. La petite taille, son dos voûté et ses traits burinés ne laissaient planer aucun doute dessus. Pourtant le gaillard avait encore l’oeil vif et la langue acérée. « Vous avez entendu, bandes de ramassis de chiures de mouettes ?! Bougez-vous l’fion ! Et plus vite que ça ! Puck, Crâne d’oeuf, Bergam ! Au mouillage, avec moi ! Tinma, trouve-moi Calle-botte et le Coulant. Départ dans 5 minutes et pas de retard ! C’est compris ? »

Les hommes sus-nommés se levèrent comme un seul homme et récupérèrent leurs affaires sans attendre. La journée avait déjà commencée depuis bien longtemps. Pourtant, pas un ne se plaignit malgré la moiteur des tropiques qui accompagnait chacun de leur geste, rajoutant à l’inconfort de leur propre sueur et de leurs fringues sales. En même temps, les hommes du Frêle n’avaient pas ce luxe. Si l’homme n’appliquait pas la même discipline que M. Plugg ou que le Capitaine Barnabas, tous le respectaient. Et cela avait au moins autant de poids que le coup de fouet. On sentait chez lui l’expérience des nombreuses années passées à voguer sur les flots et à croiser le fer avec qui le cherchait de trop près. Le mettre au défi, c’était courir le risque de perdre son estime et prendre le risque de se retrouver rejeté par le reste de ses hommes.

Et puis, même si la vie dans le coin était chiche, pétarader un navire pouvait rendre un homme riche pour peu que la réputation du port soit bonne et qu’elle amène nombre de navires à faire escale chez eux pour quelques menues modifications. Et de réputation, les Pétards du Frêle comptaient parmi les meilleurs en la matière de retouche de bateaux. Sans être bon marché, les prix étaient honnêtes et la manoeuvre ne prenait pas plus de quelques jours pour un résultat acceptable. A dire vrai, peu d’hommes étaient capables de reconnaître le navire qu’ils avaient amené ici une fois que le travail était terminé. Il fallait simplement être patient.

Quelques minutes plus tard, une petite embarcation comptant sept hommes à bord donc une silhouette aux épaules voutées quittait le port pirate pour se diriger vers le navire marchand qui avançait dans leur direction.

Modifié par un utilisateur lundi 7 mai 2018 07:49:51(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline Tuix  
#3 Envoyé le : lundi 7 mai 2018 21:48:02(UTC)
Tuix
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Sorio
Sort niveau 1: 4/4
Sort niveau 2: 2/2
Jugements : 2/2
Jugement renforcé : 1/1
Détermination : 2/2
Double illusoire : 5/5
CA : 17/11/16

27 / 27
Fiche rapide
Alors que le navire, rafistolé tant bien que mal tout comme le moral des rescapés qui avaient pu rallier les nouveaux maîtres à bord, voguait désormais dos à l'île maudite où beaucoup y laissèrent la vie, Sorio s'était comme à son habitude adossé au bastingage en observant la ronde des activités qui permettaient de suivre le cap. A la fois fier et heureux d'avoir pu sauver Sandara, Taqmet et Cog mais aussi et surtout d'avoir terrassé Fléau et voir comme Anne-Charlotte avait été efficace face à Plugg, il n'en avait pas moins le cœur lourd de n'avoir pu apercevoir Inga se ruer vers la plage. Il avait pourtant insisté pour attendre encore quelques minutes avant le départ, bien après qu'il ait fait sonner son cor d'alerte... mais rien. Plus personne n'avait pointé son nez et tous avaient décidé qu'il était temps de tourner la page! Inga, puisses-tu avoir trouvé la paix : ton âme ne mérite pas la tourmente...



Les quinze jours qui suivirent furent harassant pour un équipage incomplet, épuisé et en manque d'organisation! Pourtant, l'ensemble des acteurs y mirent leur possible pour maintenir un rythme suffisant à l'avancée du navire. Les réparations et les tâches quotidiennes allèrent bon train, menées par Anne-Charlotte et Kwurzk qui semblaient parfaitement maîtriser leur périmètre alors que Sandara s'occupait de maintenir la santé physique et morale de l'équipage, là où Sorio, complètement voué à la cause de ces trois grandes figures, s'attelait à conserver l'ordre et la loyauté nécessaire de chaque marin envers le reste du groupe! Finalement, l'ambiance n'était pas idéale mais le parfum de la liberté et la volonté d'aller de l'avant avaient suffi à ce qu'il restait du Promesse de l'Homme à atteindre sa destination.



Et voilà, tes organes servent désormais de trophée.
C'est ce que pensa le pirate alors qu'il venait de finaliser la confection d'un collier avec les dents d'or de Fléau!

Un peu plus tôt, faute d'avoir pu les "offrir" à Inga, il avait arboré les couilles du barbu au reste de l'équipage pour asseoir sa victoire et prouver sa détermination à ceux qui auraient pu encore en douter. Puis elles finirent à la baille, tout simplement.
D'un sourire mauvais alors qu'il enfilait la babiole autour de son cou à côté de son amulette protectrice, il entendit Rosie à la vigie, ce qui le fit bondir de son hamac. La pause avait été de courte durée mais le manque de sommeil n'affecta pas le médiogaltien : la terre était en vue. C'était donc une bonne nouvelle!

Accourant sur le pont, le gaillard arriva en même temps que la plupart des matelots pour écouter le discours de Sandara.
Les bras croisés derrière la nuque, il attendit que les uns et les autres s'expriment. Seuls quelques murmures peinèrent à émaner de la foule. Sorio prit donc la parole d'une voix forte et impressionnante :
« Franchement? Se barrer maintenant? Après tout ce qu'on a subi? Ça sera pas mon cas!
Un Capitaine? J'serai pas bon dans ce rôle... Mais si l'un de ces deux-là se présente, j'le suivrai au bout du monde! Notre renommée est prête à être écrite et j'suis sûr que ce sont les bons candidats! Comme j'l'ai toujours dit, j'serai ravi de les servir comme Maître d'Armes! »
argua-t-il en pointant du doigt Kwurzk et Anne-Charlotte qui se tenaient face à lui. Tous les regards s'étaient posés sur leurs épaules et l'ambiance était à son comble tant le suspens de la réponse se faisait attendre. Il est vrai que Sorio était désormais une forte tête qui avait su gagner le respect de ses pairs. Il avait tenu parole quant à ses convictions et nombre des membres de l'équipage n'avaient pas été indifférent à sa victoire face à Fléau, dont il arborait encore les dents sous le soleil puissant de la baie des Pétards du Frêle! Restait à voir combien le suivrait selon le prétendant au poste de Capitaine!
Thormod Grévor/Ensorceleur djinn/AU-141
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Offline Jyah  
#4 Envoyé le : mardi 8 mai 2018 22:48:33(UTC)
Jyah
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Localisation : Bretagne

Anne-Charlotte
Panache 5/5
Charmante vie 3/3

32 / 32



C'est le cœur lourd qu'Anne-Charlotte regardait l'île disparaître au loin et avec elle l'espoir de revoir Inga en vie.

Repose en paix Inga. J’espère que tu leur a fait payer cher ton trépas.

Il était temps de se tourner vers l'avenir, et la belle flibustière s'en retourna à ses gréements afin qu'ils poussent le navire vers des flots plus gracieux.



Il est vrai que pendant ces deux semaines personne n'avait endossé le rôle de capitaine avec certitude. Sandara, Sorio et elle-même avaient fait offices de leader avec le soutient inconditionnel de Kwurzk et Bessel mais rien n'avait été officialisé d'aucune manière.
A cette question, Anne-Charlotte se tourna instinctivement vers Sorio pour voir sa réaction. S'il ne prenait pas le commandement, elle allait devoir le faire elle-même. Sandara n'en voudrait assurément pas et ce devait être un d'eux trois car Kwurzk avait l'étoffe d'un parfait second ou maître d'équipage, mais pas celle d'un capitaine.

Anne-Charlotte s'avança d'un pas au milieu de l'équipage de fortune avec un air sévère et presque colérique en brandissant bien en vue le sabre de Plugg qu'elle tenait d'une main de fer :
« J'ai tué Plugg, c'est donc moi le capitaine de ce navire !
Si quelqu'un me conteste ce droit, qu'il vienne me le prendre par la lame ! »


La lueur mauvaise qui brillait dans ses yeux ne persista guère plus de quelques instant avant qu'elle éclate de rire.

« Hahaha ! J'plaisante mes amis ! On s'est pas débarrassé de ces fils de putes pour devenir des tyrans comme eux !
Je suis prête à endosser cette responsabilité et à représenter nos intérêts si vous m'en jugez digne. Si j'ai votre confiance, je vous emmènerais là où Besmara veux, ou je mourrais en essayant. »


Attendant le verdict de ses camarades,
Elle rengaina son sabre et posa ses mains sur ses hanches en souriant à Sorio d'un air reconnaissant pour son soutient exprimé juste avant.
Offline Probe  
#5 Envoyé le : mercredi 9 mai 2018 12:02:47(UTC)
Probe
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Le soutien vint aussi de l’équipage qui ne tarda pas à se manifester sous forme de vivas. Les membres à bord semblaient être en accord avec la proposition de la bretteuse - et maintenant nouvelle capitaine -. « Pour Anne-Charlotte ! »« Vive notre capitaine ! »« Hip ! Hip ! Hip ! Hourra ! »« On va s’en mettre plein les fouilles ! » Les cris étaient lancés en vrac et venaient de tous côtés. L’équipage aurait été au complet qu’on aurait pu croire à une belle prise d’un abordage en règle.

Il fallut l’intervention de Kwurzk pour que la vigueur retrouvée de l’équipage soit d’abord canalisée puis jugulée. « Hola, hola, les gars ! Un peu de calme, s’il-vous-plait ! » Les cris retombant et les regards se posant sur lui, le nain attendit d’avoir l’attention du capitaine également pour prendre la parole. « Bravo, mon capitaine. Je crois que c’est l’ascension la plus rapide que j’ai jamais vu ! J’aurai jamais crû que notre arrivée à fond de cale nous réserverait de telles surprises ! » L’appui d’un homme reconnu et respecté par la plupart des hommes et femmes à bord assurait une assise et une légitimité au nouveau capitaine. Il en avait conscience et se plia donc à l’exercice sans tergiverser.

Puis, il bascula vers des considérations plus terre à terre. « D’ailleurs, si on en est aux promotions, je cracherai pas un petit poste non plus. Si vous avez besoin d’un bosco, je suis votre homme, mon capitaine. J’ai quelques compétences à mon arc mais je pense que je serai plus utile à bord si je roule ma bosse pour les hommes. » Une pause s’installa avant que le nain ajoute d’un air convaincu. « J’vous promets de toujours me battre pour le bien de l’équipage. Vous avez ma parole ! »

Ce fut le moment que choisit Bessel pour intervenir. « Pour Kwurzk ! Hip, hip, hip ? »« Hourra ! » Les membres à bord répondirent comme un seul homme.

Afin d’entériner la décision sans passer par de longues discussions et tractations, la cuisinière avait fait appel au soutien général de l’équipage qui ne s’était pas fait prier pour l’appuyer. De fait, au train auxquelles allèrent les choses, les postes furent rapidement distribués et chacun sembla se satisfaire des nominations faites. Anne-Charlotte au poste de capitaine, Kwurzk à celui de second et quartier-maître, Sorio à celui de maître d’armes et maître artilleur, Sandara à celui de chirurgienne. Il ne manquait plus qu’un charpentier et un mousse. Seulement à ce moment-là l’équipage serait au complet et il ne faudrait plus que recruter de la main d’oeuvre pour faire du Promesse de l’Homme la nouvelle terreur des mers. Kwurzk ramena d’ailleurs la discussion vers les règles en vigueur à bord et dans l’équipage. Ressortant le parchemin contenant la liste des règles officielles de la piraterie, il se mit à les lire une par une et s’arrêta à chaque fois afin que les pirates discutent du bien fondé de chacune.



Alors que les discussions se poursuivaient bon train, Rosie fut de nouveau la première à voir un changement s’opérer dans le décor. « Embarcation légère, droit devant ! » cria t-elle alors qu’elle était remontée à mi-hauteur dans les cordages. « Sept hommes à bord d’une navette. Ils seront sur nous dans quelques minutes. » déclara t-elle à la cantonade alors tous les yeux s’étaient levés vers elle.

Les occupants du port de contrebandiers, de malfrats et de pirates les avaient vu arriver et ils venaient à présent à la rencontre de leur visiteur et possible client. La discussion sur les règles à bord et le nom du bateau devraient se terminer avant leur arrivée afin d’assurer un minimum de cohérence et de légitimité.

Modifié par un utilisateur mercredi 9 mai 2018 12:05:04(UTC)  | Raison: Non indiquée

CN-176 Charlatan enflammé
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#6 Envoyé le : vendredi 11 mai 2018 16:19:33(UTC)
Probe
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La discussion et la négociation sur les règles en vigueur au sein de l’équipage étaient toujours en cours de tractation à bord quand la navette arriva finalement à portée de voix. « Hé ho, du bateau ! » lança une voix où se mêlait le timbre de l’autorité et de l’expérience. « Déclinez votre identité et vos intentions. Qu’est-ce ‘vous venez foutre par chez nous ? »

En se rapprochant du bastingage, les membres à bord purent voir que la question avait été posée l’homme le plus âgé à bord de la petite embarcation. Accompagné de six compagnons aux airs rudes, le chef se tenait debout avec l’aisance de quelqu’un ayant passé sa vie en mer. Sa pique d’abordage à la main, il ne semblait pas spécialement inquiet par l’arrivée du navire d’origine marchande. Néanmoins, l’expression de son visage montrait qu’il attendait clairement une réponse à sa question et que celle-ci ne lui plaisait pas, il aurait son mot à dire.

Aux six postes de rames, ses compagnons continuaient de faire jouer les muscles de leur dos et de leurs bras dans un rythme régulier. Au jugé, on voyait tout de suite de robustes gaillards, le genre de mauvais garçon toujours prêt à chercher le premier prétexte pour lever le coude ou pour en découdre. Si Anne-Charlotte et les autres cherchaient de nouveaux compagnons de route, peut-être auraient-ils la chance de tomber sur quelques perles faisant l’affaire… ou bien sur quelques pommes pourries. Ça restait à voir.

Modifié par un utilisateur vendredi 11 mai 2018 19:23:55(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline Tuix  
#7 Envoyé le : mardi 15 mai 2018 15:45:52(UTC)
Tuix
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Sorio
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Sort niveau 2: 2/2
Jugements : 2/2
Jugement renforcé : 1/1
Détermination : 2/2
Double illusoire : 5/5
CA : 17/11/16

27 / 27
Fiche rapide
D’une seule voix, tous avaient acclamé la nouvelle Capitaine ainsi que les différents protagonistes qui étaient parvenus à sauver l’équipage et les mener à bon port. Quoique, pour ce dernier point, ça restait à prouver… L’euphorie du moment avait été coupée nette par la voix de Rosie qui annonça l’embarcation à l’approche.

« Merde, on n’a pas répondu aux questions de Sandara. Vite, faut s’mettre d’accord !
Tout le monde reste dans l’équipage, c’est sûr ? J’veux pas avoir à m’fritter avec un tir-au-flanc dans trois jours : c’est vraiment l’moment de nous le dire si y’a un truc qui va pas… Personne vous en voudra après ce qu’on a subi ! »

La voix du Médioglatien était ferme mais teintée d’une sincérité bien visible. Et une fois les choses éclaircies, il ajouta :
« Bon, ça c’est fait. Pour le bateau, vous pensez quoi du Chasseur d’Écume ? »

L’équipage s’était exprimé et accordé, dès lors il serait plus simple de passer pour un groupe soudé face aux tenanciers de ce port qui avaient dû voir débarquer tout un tas d’étrangetés !
Lorsque la voix du vieillard se fit entendre, Sorio passa la tête par-dessus le bastingage et compta rapidement les membres dans l’embarcations.
Y’sont pas trop nombreux… mais y’a des sacrés zigotos… va pas falloir faire les malins !

S’éclaircissant la gorge, il annonça d’un ton grave :
« Ici l’Chasseur d’Écume, navire marchand en provenance de Port-Péril !
On a subi un vilain grain il y a trois semaines et on souhaite réparer tout ça en prenant l'temps qu’il faut. On a des ressources qui peuvent vous intéresser !
C’est bon pour vous ? »
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Sorio/Inquisiteur d'Achaékek/U-142
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#8 Envoyé le : mercredi 16 mai 2018 07:14:40(UTC)
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« Si c'est bon pour nous ? Bah, ch'sais pas trop, mon gars... » répondit le vieil homme d'un air trainant. Quelque chose dans la réponse de Sorio sembla gêner le Frêle. Derrière lui, les gars commençaient à se jeter des regards de connivence alors que des sourires mauvais commençaient à poindre sur leur visage retord. « Laissez-nous monter, histoire qu'on puisse jauger vos avaries. J'aurai sans doute quelques conseils avisés à vous apporter après coup ! » Le ton se voulait conciliant, mais quelque chose semblait clocher malgré tout.

Derrière Sorio, sur le pont, certains compagnons arboraient une grimace d’incompréhension alors que d’autres se contentaient de lever un sourcil de surprise.

Folklore local. DD10.

Perception. DD20.

Psychologie. DD15.

Modifié par un utilisateur mercredi 16 mai 2018 07:44:16(UTC)  | Raison: Non indiquée

CN-176 Charlatan enflammé
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Offline Jyah  
#9 Envoyé le : mercredi 16 mai 2018 21:14:31(UTC)
Jyah
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Anne-Charlotte
Panache 5/5
Charmante vie 3/3

32 / 32


Lorsque Sorio mentionna le Chasseur d'écume comme un marchand, Anne-Charlotte failli d'étrangler et lui jeta un regard noir, levant les yeux aux ciel comme pour appeler la foudre, en reprenant son souffle.

Reprenant contenance aussitôt, elle se pencha à son tour pour reprendre le contrôle d'une conversation qui risquait de tourner au vinaigre si le charpentier se mettait à penser qu'on se payait sa tronche édentée. Elle prit un air dur mais souriant, le genre sympa mais qu'on s'aviserait pas de contrarier pour autant.

« Hola Le Frêle ! Ici le Capitaine du Chasseur d'écume. Pardonne l'humour douteux de mon maître d'arme. Ya pas plus doué que lui pour alléger la conscience et rendre bavard les plus endurcis des bons-à-pendre, mais quand il s'agit de blaguer, y faut avouer qu'il a encore des progrès à faire !

J'aurais besoin de tes talents de charpentier pour remettre cette prise en état, et surtout de ta discrétion et ton talent plus... artistique pour lui redonner une seconde vie, si tu vois ce que je veux dire.

Laisse tes gars en bas et monte discuter de ça avec moi autour d'un rhum si le cœur t'en dit. A moins que tu préfères qu'on gère tout ça à la taverne une fois le navire en cale sèche ? On a soif et de l'or à dépenser en ville de toute façon, histoire de faire tourner le commerce. »
conclut-elle d'un sourire franc et avenant.

Elle espérait ne pas avoir froisser l'individu, réputé déjà hors de prix, mais avec une faiblesse pour les bons alcool et les femmes.

Modifié par un utilisateur mercredi 16 mai 2018 21:20:11(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline Tuix  
#10 Envoyé le : mercredi 16 mai 2018 22:00:35(UTC)
Tuix
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Sorio
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Jugement renforcé : 1/1
Détermination : 2/2
Double illusoire : 5/5
CA : 17/11/16

27 / 27
Fiche rapide




« Rhooo, t'es pas drôle... » lança Sorio nonchalamment à Ann'.
« J'ai dit "marchand", j'ai pas parlé de commerce... On peut marchander des baffes s'il faut hein! » finit-il par plaisanter.

Puis il se rapprocha d'elle et Kwurzk pour leur signifier plus bas, d'un ton grave, son sourire ayant complètement disparu :
« Au moins, ça m'a permis de percer à jour cette bande raclures : y'en a un sur deux qu'est carrément pas fiable, va falloir la jouer serrer et les garder à l’œil. J'vais déjà prévenir l'équipage que des tours de garde vont être nécessaires pour surveiller tous leurs faits et gestes autour du bateau pendant les réparations! »

Retrouvant un sérieux presque solennel, il croisa les bras et toisa la barque en regardant la troupe approcher.
Nul doute qu'en cas de désaccord il serait là pour défendre les intérêts de l'équipage! Et puisque la diplomatie serait plutôt réservée au Capitaine, lui se chargerait de la manière forte!
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Sorio/Inquisiteur d'Achaékek/U-142
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#11 Envoyé le : samedi 19 mai 2018 09:27:39(UTC)
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Frêle renifla après la relance de Sorio, gouttant peu à sa blague. Un jeune fou. pensa t-il pour lui-même.

Réalisant qu’il ne connaissait ni le nom du navire, ni le nom de la capitaine, le vieux se mit ensuite à jauger la femme au tricorne. Peut-être que ce qu’il vit lui plut car il acquiesça à son invitation. « Va pour le verre de rhum, Capitaine du Chasseur d’écume. Allons déjà voir vos avaries avant de discuter du prix. » Se hissant sur le pont grâce à l’échelle de corde, il renvoya ensuite son sourire à Anne-Charlotte. « Peut-être même qu’on pourra s’accorder sur un prix… » ajouta t-il détaillant du regard les personnes à bord, ses yeux s'attardant sur Rosie.

Le premier contact passé, les choses suivirent leur cour assez naturellement. Le vieux charpentier accompagna la Capitaine jusqu’au ventre du navire pour estimer les dégâts ainsi que le nombre de jours nécessaire pour les réparations.

Puis le duo remonta dans la cabine du capitaine. Si seul le charpentier était monté sur le navire, Kwurzk, Sandara et Sorio avaient accompagnés Anne-Charlotte dans la pièce vitale. Frêle annonça alors le prix des réparations. L’annonce tomba comme un poids sur les finances plutôt maigres du nouvel équipage. « 3500 couronnes d’or. Pas une de moins. Je ne mènerai pas votre navire en cale sèche avant d’avoir vu la couleur de ces pièces. Les dégâts sont énormes et les réparations n’ont fait qu’aggraver les dégâts sur la structure. Il va nous falloir pas loin de 2 semaines pour réparer tout ça. » Le ton était professionnel. Mais le prix n’en restait pas moins exorbitant.

Profession (Marin). DD10
Psychologie. DD12

Modifié par un utilisateur samedi 19 mai 2018 09:28:12(UTC)  | Raison: Non indiquée

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#12 Envoyé le : vendredi 25 mai 2018 19:41:21(UTC)
Tuix
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Sorio
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27 / 27
Fiche rapide

Le médiogaltien suivit silencieusement le nouvel arrivant à travers tout le bateau, prêt à réagir au moindre faux-pas. Et finalement, il resta bien droit, les bras croisés et le regard fixe sur le charpentier jusqu'à l'annonce du tarif.
« Exorbitant... » lâcha-t-il promptement, froidement et sans aucune autre forme de délicatesse.

Attendant la réaction de ses camarades, il jaugea le vieux bonhomme édenté.
Va falloir trouver autre chose, tu vas pas nous la faire à l'envers papi!
Son regard lourd et inquisiteur traduisait sa compréhension de la situation : évidemment que Frêle se payait leur tête et l'équipage n'était pas dupe!

Interpellant le vieux d'un haussement de menton, il ajouta :
« Pour s'accorder, y'a des efforts à faire... Parce qu'au double du prix, personne ne va faire de transaction et les pièces resteront invisibles. Tout le monde y perd! » La dureté du ton de Sorio dénotait avec son flegme : le son de sa voix était déterminé et la négociation devait s'engager pour que les choses avancent. Sinon, aucun des partis n'obtiendrait quoi que ce soit de cette opportunité.
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#13 Envoyé le : lundi 28 mai 2018 11:06:02(UTC)
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Frêle Colin tourna une nouvelle fois la tête vers l’impertinent. Mais à la différence de la première fois, son regard s’était fait plus acéré et moins amène. Sans doute jugeait-il l’inquisiteur comme un trouble-fête, un empêcheur de tourner en rond, car après deux bonnes secondes de pause, il tourna cette fois la tête vers le capitaine du navire, faisant mine d’ignorer l’intervention de Sorio. « Comme je le disais juste avant, les réparations vont prendre du temps en plus de nous coûter un bras. Et j’reconnais que 3 500 couronnes d’or, ça fait une petite somme. Mais sans moi, vous risquez pas d’aller bien loin. Au mieux, vous coulerez à pic une fois que je serai redescendu sur ma navette. Au pire, vous coulez en pleine mer et vous mourrez noyés parce que vous êtes trop loin pour revenir à la nage. ‘Voyez l’problème ? J'dois être le seul larron dans le cas qui soit susceptible de pouvoir vous aider. Et donc, c'est normal que j'fixe les prix, 'voyez ?

Et pis, bon. 'Faut pas oublier qu'vous êtes des uluberlus sortis de nulle part. J’vous connais pas et j’ai jamais entendu parlé d’vous. Encore, vous feriez partis de la flotte du Roi de l’Ouragan ou vous auriez brisé le Rocher ou accompli un autre fait d’armes marquant, j’dis pas. Mais là, j’peux pas m’risquer à aider des gusses qui vont se faire croquer au premier abordage venu. Non, foi de Frêle, ça, j’peux pas. C'est ma réputation qu'est en jeu quelqu'part ! »


Le ton paraissait ferme, mais pas définitif car bien vite, le vieux chauve rajouta : « Après… J’ai vu une p’tite halfeline sur votre pont principal qui pourrait nous mettre d’accord… » Coulant un rapide regard en direction du reste des officiers devant lui, il termina ensuite d’une voix complaisante. « Bien sûr, un esclave ne vaut pas bien lourd dans le coin. Mais pour elle, j’pourrai vous faire un bon prix. Un prix d’ami. 800 couronnes d’or, plus l'halfeline en guise de compensation et on s'ra quitte sur le prix des réparations. »

Après une nouvelle pause et un rapide silence, il lança : « ’Voyez, c’est un prix honnête par les temps qui courent. » Un sourire avide commençait à se peindre sur son visage.

folklore local. Pas de DD.
Profession (marin), DD10. Ou bien si vous avez réussi le test précédent.
Uniquement si vous avez réussi ce jet de psychologie ET ce jet de connaissance (folklore local).

Modifié par un utilisateur lundi 28 mai 2018 18:03:53(UTC)  | Raison: spoilers

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Offline Jyah  
#14 Envoyé le : mardi 29 mai 2018 21:40:16(UTC)
Jyah
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Anne-Charlotte
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Charmante vie 3/3

32 / 32

Le double seulement ?!

Anne-Charlotte était au fait de ce genre de pratiques et de nombreuses autres concernant la piraterie, "noblesse" oblige, mais coté comptes de finances, elle avait loupé les détails. Elle avait bien compris que ce vieux renard en demandait bien plus que le prix mais elle s'attendait en fait à pire... Ce qui voulait dire que le prix réel était plus cher que ce qu'elle pensait.

Merci Sorio de m'éviter de l'accuser de nous demander 5 fois le tarif et de passer pour une bécasse !

Se tournant vers le Frêle qui terminait sa proposition douteuse, Anne-Charlotte fit mine de réfléchir quelques instants avant de répondre d'un ton neutre mais ferme.

« Désolé l'ami, mais ici on est plutôt de l'école Burie concernant l'esclavage. On ira pas nécessairement chercher des embrouilles à qui le pratique, mais on fait pas dedans non plus. A mon bord, tout le monde est libre. »

Rosie en sac-à-foutre de ce vieux dégueux ? C'est mort ! Plutôt crever que de laisser faire ça, même pour tout l'or des Chaînes !
Et puis Kwurzk me tuerait à mains nues....
se dit-elle en souriant intérieurement sur la fin de sa pensée.

Prenant un ton plus conciliant tout en conservant son ton assuré, elle continua les négociations : « Il est clair que ton prix est largement gonflé. Mais on sait tous qu'en négociation on demande toujours plus que ce qu'on veux réellement n'est-ce pas ? Si le travail est bien fait ET qu'on peut compter sur une réelle discrétion de ta part, je suis prête à te lâcher 2750 pièces, soit 1000 de plus que le prix courant.
Tu te fais 1000 pièces de rab', et nous on démarre sur de bonnes bases. En prime on t'en devra une si tu tiens parole coté discrétion, et si on est a moitié aussi bon que ce qu'on espère, tu pourras plus tard clamer que t'as été notre premier charpentier, et si c'est pas le cas, personne ne reliera ton nom au notre et tu te seras fait un beau pactole sur notre dos.
Tout le monde est gagnant non ? »
acheva-t-elle de son plus beau sourire.

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Modifié par un utilisateur mardi 29 mai 2018 21:41:02(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline Tuix  
#15 Envoyé le : mercredi 30 mai 2018 11:41:38(UTC)
Tuix
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Sorio était resté droit comme un piquet, les bras croisés derrière Ann'. La dernière proposition du vieil homme lui fit crisser les dents et tendre toute sa musculature noueuse. Il sentit la même réaction chez le nain unijambiste qui trônait à ses côtés sans avoir eu besoin de lui jeter un œil.
Là tu rêves papi! Tes burnes frippées finiront à la baille avant même que tu remettes un pied à terre!
Mais sans piper mot, il patienta pour entendre la réponse d'Anne-Charlotte sans craindre de l'issue de cette proposition.

En revanche, il haussa un sourcil lorsque la belle annonça un tarif...
Lui adressant un regard interrogateur, il redirigea bien vite son attention sur le charpentier et la soutint :
« Le Cap'taine a parlé. Est-ce qu'on est en phase Frêle ? »

Et une fois les oreilles indiscrètes à l'écart, le médiogaltien s'adressa rapidement à Ann' :
« Tu lui fais confiance? Il la fermera?... Et le prix, on va devoir trouver tout cet or? »
Espérant un début de plan, il était près à agir mais pour l'heure le gaillard n'avait pas d'idée pour débusquer une telle somme.
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#16 Envoyé le : mercredi 30 mai 2018 21:52:47(UTC)
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Le vieux eut un réflexe de grimace mécontente lorsqu’il entendit Anne-Charlotte lui refuser sa prime et Sorio le défier du regard, au contraire de Kwurzk qui se détendit visiblement. On aurait dit que le visage du nain s’était assombri en même qu’il s’apprêtait à doubler de taille. Néanmoins, aussitôt après, Frêle eut comme une sorte de sourire appréciateur. La jeune femme nommée tout fraîchement au poste de Capitaine savait négocier et semblait savoir de quoi elle parlait également, bien plus que son fameux maître d’armes. Si la petite menait bien sa barque, elle pourrait même se faire un nom dans les Chaînes d'ici quelques temps.
 
Et puis, l’or était toujours une valeur sûre pour Frêle Colin. Ici et maintenant, Anne-Charlotte lui en offrait un joli montant en échange de ses services. Même s'il n'obtenait pas la propriété de Rosie, il pourrait toujours s'en accommoder... pour l'instant ! En attendant, trop content de tirer un si bon prix pour ses services sans avoir à batailler plus, le maître des Pétards renifla un bon coup, cracha dans sa main et la tendit à Anne-Charlotte afin de sceller l’accord. Cette dernière la serra après un instant d’hésitation. A la réflexion, le Capitaine était bien content d’avoir revêtit ses gants pour l’occasion. 
 
« Parfait ! A c’prix là, on pourrait même mettre un petit coup de fouet pour finir un peu plus vite. » lança le chauve d’une voix assurée.

« En tout cas, on va pouvoir revenir à terre maint’nant que les choses sont claires. Là, vous pourrez m’suivre jusqu’au réfectoire pour signer quelques papelards. C’est qui faut qu’j’fasse mes comptes et tienne mes contrats à jour… Mais vous avez d’la chance, Capitaine ! Notre dernier pétard a quitté notre hangar pas plus tard que la semaine dernière. Vous allez pouvoir profiter d’la confidentialité que vous recherchez tant. Vous inquiétez pas, mon silence est d’or et mes gars savent qu’on a intérêt à fermer l’bec si on veut garder du boulot, foi d’Frêle. 
 
Bref, j’retourne à bord de ma navette afin de vous guider. Dites bien à votre pilote de faire gaffe. On a un ou deux bancs de sable au niveau du cap, et quelques épaves présentes également. »




Carte des Pétards du Frêle


Finalement, suite à l’accord conclu avec le maître des lieux, nos amis purent enfin guider leur navire vers la cale sèche, lieu où auraient lieu les pétarades du Chasseur d’Ecume. Et pour les quelques rares membres oisifs sur le pont, ceux-là prirent le temps d’observer leur port d’arrivée. 
 
Si en arrivant, les membres de l’équipage avaient pu observer le sommet de la tour de garde (A1) qui dépassait de la végétation environnante, le reste du port leur était tout d’abord resté caché à cause du cap protégeant les lieux. L’obstacle naturel, enserré par son foisonnant manteau vert, avait accompli son office en masquant une large partie du port clandestin façonné par la main humaine. Ce n’est qu’en dépassant ce cap qu’il purent découvrir ce lieu qui constituerait leur point d’attache durant les prochains jours à venir. 
 
A la manière d’un fauve creusant sa place dans un lieu sauvage et indompté, trois éléments solitaires juraient avec le reste du paysage à terre. Le plus imposant (A4) était un large bâtiment ayant visiblement souffert des affres du temps. Epaulé par ses deux ailes qui le maintenait debout, il semblait retenir avec difficulté la végétation envahissante comme si celle-ci gagnait ce combat titanesque et le poussait doucement jusqu’à la berge. Et à en juger par le nombre d’abris plus modestes et d’appentis fais de bois flotté adossés à la bâtisse, celle-ci devait servir de lieu de vie et de repos à la populations du coin. 
 
A deux pas de là, il y avait également deux quais (A2) qui s’avançaient dans les eaux boueuses de l’estuaire. En plus de la vedette maintenant rentrée au port, trois petits canots étaient ancrés là, sous une canopée faite de piquets de bois et de feuilles de palmiers séchées. 
 
Mais ce qui intéressait le plus le Chasseur d’Ecume et son équipage à l’heure actuelle était surtout le long bâtiment le plus reculé. De celui-ci, deux quais proprement entretenus depuis ce hangar à bateaux (A3) constitué de planches non rabotées muni de larges ouvertures. Tout en suivant les instructions des gars du Frêle, la gréeuse et le reste de l’équipage sur le pont principal pouvaient voir à l’intérieur, ici des cordes, là des poulies, et partout d’autres éléments caractéristiques d’une bâtisse de ce type. Au jugé, si le port paraissait miteux, cette bâtisse montrait clairement ce qui faisait la réputation de Frêle Colin, ancien pirate à la retraite.



Finalement, lorsque tout le beau monde eut fini de rentrer le bateau dans ses quartiers, tout le monde se dirigea naturellement vers le réfectoire (A4). En y pénétrant, Anne-Charlotte et ses officiers suivirent Frêle jusqu’à son bureau mais non sans avoir pu noter que tous les hommes du coin ou presque étaient attablés à la taverne, avalant à petites lampées une bière oscillant entre le tiède et le chaud à cette heure de la journée. 
 
Le reste de l’équipage chercha lui une large table à laquelle s’asseoir en attendant leur capitaine. Finalement, les hommes durent se scinder en plusieurs petits groupes car aucune table n’était assez grande pour les accueillir tous d’un coup. De manière ostentatoire, seul Conchobar faisait mine d’attendre. Planté sur ses deux pieds, poings fermés sur les hanches, le volubile gnome décortiquait l’endroit qu’il considérait comme son prochain lieu de représentation. Ce ne fut qu’un long moment plus tard qu’il rejoignit les siens, une expression mi-figue mi-raisin collée sur le visage.

Pendant ce temps-là, le monde autour d’eux avait petit à petit reprit ses discussions là il l’avait laissé. La principale figure du bâtiment, Bertrand le barman, un grand gaillard aux joues creusées et au regard fatigué, avait aussi recommencé à servir des verres. Bien sûr, être manchot l’handicapait et n’augmentait en rien la qualité du service. Mais au moins, quelqu’un dans ce boui-boui perdu se dévouait à cette tâche vitale quand tous les autres préféraient soit pioncer pour éviter de subir activement la chaleur du coin, soit bosser au hangar à bateaux. Et avec le temps, Colin Frêle avait aussi fait en sorte de recruter deux halfelines qui venaient compléter le service du Tonneau Percé
 
Ursula, la première, était toute en chairs et en rondeurs. Pas farouche pour deux sous, elle s’occupait le plus généralement du besoin reproducteur des clients du coin. Ses cheveux bouclés, généralement ébouriffés après une séance à l’occasion plus mouvementée que les autres, lui donnait un air déphasé et son corsage largement échancré laissait voir à qui voulait bien deux belle pommes ayant dépassées le temps béni de la cueillette. M’enfin, dans ce coin isolé et pour le moins peu desservi, les gars ne s’embarrassaient pas trop de ce type de détails, bien contents qu’ils étaient de pouvoir vider leurs bourses à un coût raisonnable. 
 
La seconde halfeline en revanche, Mickaela ou Mimi de son petit nom, était l’exact opposé de la première aussi bien mentalement que physiquement. Maigre comme un clou, elle avant les joues creusées, les lèvres fines et le regard allumé d’une sorte de ferveur qui dissuadait la plupart des hommes de lui mettre une main aux fesses. Et quand bien même, quelque nouveau venu ou vieil ivrogne aux vaisseaux sanguins trop remplis d’alcool finissait par risquer sa main sur un postérieur des plus fermes, il se retrouvait bien vite à regretter son geste. L’halfeline dégainait illico sa dague coup-de-poing et tranchait l’une des mains de l’impertinent. 
 
Une fois, Guilford, un vieux toqué qui n’avait pas ses mains dans sa poche avait bu plus que de raison après avoir reçu sa paye - une véritable fortune en comparaison des périodes de disette qu’on pouvait connaître aux Pétards du Frêle - et avait commis l’irréparable. Les yeux brillants, il avait fait pour pari de réussir à peloter la farouche Mimi. Ni une, ni deux, il avait profité que la belle finissait de servir la table voisine pour arriver par derrière et lui passer les deux main dans le futard. Ivre de rage de se retrouver ainsi avec non pas une, mais carrément deux mains sur le cul, elle saisit sa lame et tenta de larder le bougre. Manque de pot, Guilford avait prévu le coup et avait esquivé prestement. La voix éraillée par la boisson et la vie dure, il moqua la demi-portion. « Hahaha ! Alors, ma p’tite Mimi ? T’es p’tête pas b’en grande mais t’as quand même assez d’formes pour contenter ton homme ! T’es sûr qu’tu voudrais pas passer à un autre type de services ? » Puis, sans attendre la réaction de l’intéressée, il ficha le camp pour le reste de la soirée. 
 
Ce n’est que lorsque la nuit fut venue, que les railleries cessèrent, et que les hommes s’assoupirent que Mimi frappa. Et frappa fort, à la mesure de l’affront qui lui avait été fait. Equipée de son arme fétiche, elle était allée retrouver le vieux couillon au détour de la bâtisse et avait attendu qu’il s’endorme pour l’émasculer proprement. Ou plutôt salement à la vérité… La voix d’habitude si grave du vieil homme avait grimpé dans les aigus crescendo à mesure que la petite le fouraillait de son acier. Si Tinma le tannais avait eu des poils, chacun d’eux se seraient dressés bien droit en entendant les cris d’orfrai du pauvre homme. Finalement, Mimi rentra peu de temps après au réfectoire, totalement recouverte d’une substance visqueuse mais facilement reconnaissable malgré le faible éclairage de la nuit. Et d’une manière désinvolte, en allant se coucher, elle jeta quelque chose sur la table la plus proche. Il fallut attendre le lendemain pour découvrir que ce quelque chose était en fait la paire de couille de Guilford et que le pauvre homme avait finalement connu un sort peu enviable. Depuis ce jour, peu d’hommes au port continuent de faire chier Mimi. L’épisode du vieux Guilford avait été suffisant pour la quasi-totalité d’entre eux. 
 
Bien sûr, tout cela, les hommes du Chasseur d’écume n’en avaient pas conscience. Ils ne virent que son air revêche et sa voix mordante lorsqu’elle vint prendre les commandes de l’équipage. C’était surtout la table voisine qui accaparait leur attention. Un duo pour le moins inhabituel la partageait. D’un côté, un homme-félin au poil noir et à l’oeil vif communiquait silencieusement du regard avec son compagnon, un halfelin aux airs bravaches et dont les yeux était fixé sur l’arrière train de Mimi. Les gars sentaient d’ici la connerie à venir.

Heureusement, ce fut aussi le moment que choisirent Anne-Charlotte et son équipage pour ressortir du bureau de Frêle, un double du contrat à la main. Rejoignant les leurs, Kwurzk aidé de Sandara s’improvisèrent un banc qui permit aux officiers de s’asseoir avec le reste de leur équipage. Conchobar, fidèle à sa personnalité, força son trou entre compagnons afin d’obtenir la meilleure place - celle qui permettait d’être à portée de main des belles fesses de Mimi. Profitant d’une courte fenêtre, le gnome aux allures distinguées réussit à mettre discrètement une tape aux fesses de la serveuse qui se retourna d’un bloc en direction du fautif supposé, soit le malchanceux Britt la teigne. Prête à saisir de sa main directrice la dague coup-de-poing qu’elle gardait toujours à sa ceinture, il pointa un index inquisiteur vers l’halfelin pris à partie : « C’est toi qu’a fait ça ! »

La voix de Mimi devait être au moins aussi tranchante que sa dague car tout autour, les voix des clients s’étaient une nouvelle fois tues. Tout le monde attendait avec une certaine appréhension la réponse de Britt et l’action qui ne manquerait pas d’arriver avec…

Modifié par un utilisateur mercredi 30 mai 2018 21:54:24(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline Guigui.  
#17 Envoyé le : jeudi 31 mai 2018 00:06:33(UTC)
Guigui
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Britt
panache : 6/6
CA : 22 | C : 16 | D : 17
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40 / 40

Deux mois ! Soixante-huit jours exactement qu'ils avaient échoué dans ce trou oublié des dieux. Soixante-huit jours que Britt avait gravé un à un au couteau dans le bois du mât de son hamac comme autant d'éternités de labeur et d'ennui. La mer, toute proche, et pourtant inaccessible...

Et aujourd'hui, enfin... Un navire ! Un équipage ! Britt en aurait pleuré de joie s'il avait su ce que pleurer voulait dire, mais il l'avait oublié depuis bien longtemps. Certes, le bateau semblait hésiter entre flotter et couler, et l'équipage rescapé d'avoir essayé de pêcher un trop gros poisson... Pourquoi cette histoire lui disait à ce point quelque chose ?

Mais ils venaient sûrement pour réparer et, au vu du nombre qu'ils étaient, ils allaient sûrement avoir besoin d'hommes. Restait à démontrer leur qualité, à Jack et lui. Un chat et un halfelin... Beaucoup, aux Pétards du Frêle, se demandaient déjà lequel était l'animal familier de l'autre. Même si ceux-là s'avéraient être en grand besoin, la partie n'était pas gagnée pour autant.

Il était en train d'en discuter avec Jack, par murmures feutrés et coups d’œil à la dérobée, lorsque l'équipage vint s'attabler presque à côté d'eux. Britt pouvait presque les toucher. Ils sentaient le sel. Des marins. Des vrais marins. Besmara soit louée, cette salope.

Ils les regardaient tous deux autant qu'eux mêmes les regardaient, mais bien plus ouvertement. Tourne-toi, Britt. Fais comme si tu les voyais pas. N'aie pas l'air d'un mort de faim. Tiens, avise donc plutôt le cul de cette goualiche, ça t'occupera...

Le cul en question était celui de Mickaela, et il était mieux défendu que le trône du Chéliax. Britt ne le savait que trop bien : l'histoire du vieux Guilford tournait en boucle auprès de tous les nouveaux venus, et Jack et lui avait été affranchis bien assez tôt. Jack ne s'intéressait pas à ce qui était dépourvu de moustaches, et Britt, largement moins stupide que la plupart des soudards qui venaient boire leur argent ici, avait rapidement estimé que le jeu n'en valait pas la chandelle, et que toucher avec les yeux était bien assez. Dans le pire des cas, il y avait Ursula qui prenait en cale sèche tous les bateaux échoués.

Soudain, tandis qu'il observait d'un air rêveur le ferme fessier de la serveuse, une main de gnome passa devant sa ligne de vue pour aller claquer pile dessus, et le cœur de Britt fit un bond tandis qu'un rictus carnassier déforma brièvement ses lèvres. L'imbécile de gnome ! Savait-il à quel point il était proche de finir avec sa propre queue dans la bouche ?

Mais à sa grande surprise, c'est vers lui que Mimi se retourna, telle une vipère prête à mordre et cracher son venin. Il écarquilla les yeux. « Maaaais... Non ! Je matais, c'est tout ! » S'écria-t-il en mettant les mains devant lui comme pour dire je ne veux pas d'histoires. Mais le regard féroce de la serveuse lui appris qu'elle était loin d'être convaincue. Il allait falloir faire mieux, ou prendre un coup de surin.

Ou tuer une serveuse.

« Écoute, depuis le temps qu'on est là, est-ce que je t'ai jamais touchée ? Je suis pas fou, je tiens à mes guitares ! » En disant cela, Britt réalisa l'ironie de son dilemme : couvrir le gnome signifiait compromettre son avenir ici ; le dénoncer, compromettre son avenir hors d'ici. C'est alors qu'il eu une idée : audacieuse, lumineuse comme parfois, risquée comme souvent. Mais Besmara vomissait les timorés.

Il jeta un coup d’œil à son compagnon félin, comme pour lui faire part de son éclair de génie par le simple regard, avant de se tourner de nouveau vers la serveuse dont le désir de meurtre apparaissait comme de plus en plus évident. « Bon... D'accord, c'est moi... Mais je m'excuse ! Promis, je recommencerai pas. Tiens, ça vaut bien un petit pourliche. C'est pas de ma faute si t'as la poupe profilée comme celle d'une frégate andorane, » plaida-t-il en lui glissant une pièce d'argent dans la main, « Tu devrais pas le prendre aussi mal. Tout le monde ici rêve de ton cul. Enfin, tout le monde sauf Jack, mais... lui c'est spécial. T'es une princesse ici, ma belle. La princesse d'un trou paumé, d'accord, mais une princesse quand même.

Écoute... J'te dois quelque chose. Ce joyeux équipage ici présent ne sait pas encore dans quel péril mortel il se trouve en gardant pas ses pognes au fond des fouilles. Laisse-moi les affranchir pour toi, d'accord ? Comme ça ils gardent leurs baloches, Bébert garde ses clients et toi tu gardes ton calme... Et ton boulot. »
Le regard du halfelin se fit plus intense, plus expressif, tandis qu'il tentait de retenir toute l'attention de la serveuse pour lui signifier à quel point elle avait intérêt à passer l'éponge...

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Modifié par un utilisateur jeudi 31 mai 2018 01:10:56(UTC)  | Raison: Non indiquée

Bhaal reste à l'ombre en BM-96 | Zorg allume le feu en S-210 | Darmrok fait la guerre en N-211

Le combat à allonge
Le bloodrager abyssal
L'étroit mousquetaire
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#18 Envoyé le : jeudi 31 mai 2018 09:34:00(UTC)
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Alors que la fine serveuse assassinait du regard le pauvre Britt, ce bougre de barde se fendait la poire assit entre Bessel et Rosie. Masquant son large sourire derrière sa main, il faisait mine de se lisser la moustache en observant la scène.

A sa table - composée du barde, des deux femmes, de leur prêtresse, de leurs deux cuistots ainsi que du fidèle Kwurzk, du provocateur Sorio et du Capitaine Anne-Charlotte -, si quelques un ignoraient qu’il était à l’origine du trouble, Rosie était elle bien au courant. Son regard ne laissait planer aucun doute dessus. Elle qui avait également connu des temps difficiles par le passé goûtait peu à la blague, non pas qu’elle ne la trouvait pas drôle en soi, mais plutôt car elle touchait l’une de ses pairs qui se trouvait en position de servitude. Elle-même avait beau avoir le cuir épais, elle avait ressentie une fine aiguille lui effleurer le coeur en voyant la réaction de Mimi. L’autre halfeline à ses yeux semblait être de la même trempe.

Et sans connaître la teneur des tractations pour les réparations passées avec Frêle Colin, elle se trouvait partagée entre le fait de lui venir en aide - et donc dénoncer Conchobar - et faire passer la cohésion de l’équipage avant tout. Hésitante, elle n’arrivait pour l’instant pas à trancher.

Mimi, elle en revanche, était bien décidée à trancher quelque chose. « Pose ta main sur la table ! » cracha t-elle d'un ton qui ne souffrait d'aucune opposition. Clairement, l'intervention de Britt ne l'avait pas totalement convaincue.

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Modifié par un utilisateur jeudi 31 mai 2018 12:47:01(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline UrShulgi  
#19 Envoyé le : jeudi 31 mai 2018 11:00:09(UTC)
UrShulgi
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Esprit errant :

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C'était une moite et morne journée de plus à écumer les eaux de vie de la taverne. Par chance, ils avaient encore de quoi payer et s'offrir quelques luxes, mais les retapages se faisaient rare, c 'était moins de taff, et surtout, moins d'occasion de se barrer de là. Bien qu'il avait l'air calme, d'un calme de moine en pleine méditation, il était rongé à l'intérieur. Il avait insisté pour venir ici depuis que ... Rosita.. Si ils glandaient ici, c'était de sa faute à lui. En partie du moins.
La nouvelle de l'arrivage d'un nouveau bateau, géré par des inconnus, avait fait son effet sur les deux compères. Ils avaient commencé à boire tôt, et avaient eu du mal à cacher leur excitation. Maintenant, leur restait à attendre l'arrivée de ce qui était pour eux des sorts de sauveurs, comme des Sarenites venus leur offrir la pénitence pour avoir survécu dans un coin si merdique sans tuer quelqu'un. La faible côte des nouveaux jouerait en leur faveur, mais rien n'était fait, ils ne le savaient tous les deux que trop bien.

L'homme-chat dévisagea les arrivants, au contraire de Britt qui s'efforçait de faire un simulacre de désintérêt au profit des deux dunes les plus proches de leur table. Le pelage noir et les yeux jaunes du félinoïde, ainsi que son accoutrement, lui confiait à la fois un air intimidant, presque malsain, et un certain magnétisme, comme on le ferait pour un beau matou ... un matou qui n'avait pas l'air si commode. Il portait une armure légère avec des décorations de couleur or et rouge typiquement mwangis qui étaient mises en valeur par le bleu-gris assez sombre des écailles de son habit principal. Une cape de deux peaux, comme de la chèvre plus bas et de l'ours plus haut l'entourait sur son flanc droit, attachée par une sorte de bijou fait d'os, en forme de crâne. En parlant de crâne! à son flanc gauche, au niveau de la ceinture, un autre crâne, poli et entretenu, pendait avec d'autres babioles et colifichets. Il regarda les nouveaux comme pour ancrer chaque visage dans sa mémoire, ne masquant pas son étonnement (et sa joie) de voir quelques mwangis.





Il retourna à sa boisson quand la main d'un des fraîchement débarqués vint se frotter au fessier de Mimi, en profitant pour accuser Britt. La main de l'homme-félin se dirigeait déjà vers sa dague, le regard noir, prêt à ouvrir les boyaux du gnome pour sa prochaine divination. Mais Britt accusa le coup. Jack comprit immédiatement où il voulait en venir. Son regard resta noir envers l'équipage mais il prit son plus grand sourire en se tournant vers Mimi, avança son bras dans un geste théâtral tout en lui faisant une petite révérence.

« Hélas Mimi, je plaide coupable.
Cet halfelin ce dénonce, pour m'éviter les ronces,
Sans vouloir le sort de Guilford, qui méritait bien la corde,

Quand j'ai su ce matin, qu'un navire passait,
Le bruit des vagues en pleine mer à nouveau m'envahissait,
L'envie sur Besmara de me promener,
Mais en voyant évoluer, celle qu'on regarde moins,
Car elle n'a pas les grosse miches, dont raffolent les marins
Et aussi parce qu'elle est riche, au maniement du surin,
Mais dont mon cœur chavire, à la vue du popotin,

Alors bêtement me dis-je, peut-être dans quelques jours,
Je n'aurai plus le loisir de voir dans ce bourg,
Celle qui fait battre mon cœur comme je bats du tambour,
Mon verbe est aussi net que mes manières sont floues,
Je ne me paie pas ta tête, car je tiens à mon cou.

Veuillez accepter mes plus plates excuses, je ne voulais pas vous manquer de respect, nous autre chats marquons parfois fort maladroitement notre désir. Heureusement que mon côté humain sauve quelque peu cette féline curiosité.
Je peux vous dédommager mais si vous prenez mal la chose, je doute que de l' argent soit à la hauteur de l'offense faite, vous n'êtes pas une marchandise, en tout cas pour moi. Aussi à défaut de prendre votre main, si vous le souhaitez vraiment, vous pouvez prendre la mienne. »
dit-il en tendant sa main, prêt à subir la sentence. Il était hors de question qu'il laisse son frère se démerder seul face à la connerie du gnome.

  • Diplomatie : 1d20+15 donne [18] + 15 = 33
  • psychologie : 1d20+6 donne [9] + 6 = 15

Modifié par un utilisateur jeudi 31 mai 2018 15:39:55(UTC)  | Raison: Non indiquée

Qui sème le vent ... est déjà d'un bon niveau.
thanks 4 utilisateur ont remercié UrShulgi pour l'utilité de ce message.
Offline Jyah  
#20 Envoyé le : dimanche 3 juin 2018 14:57:46(UTC)
Jyah
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Anne-Charlotte
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D'abord curieuse, voire amusée de la situation lorsqu'elle vit le pauvre halfelin inconnu accusé à tort par la serveuse et son cher Concho avec son air de ne pas y toucher mais trahit par son air malicieux sous le regard fulminant de Rosie braqué sur lui, Anne-Charlotte s'en tint au départ à un regard neutre et placide sur la scène.
Elle goûtait peu aux manière cavalières de Conchobar vis à vis de la gente féminine, mais il fallait avouer que son charme naturel l'excusait déjà à moitié auprès d'elle et la blague aurait pu être amusante si tout cela gardait un ton potache. L'occasion d'en rire et de briser la glace avec une partie des clients.

Elle attendait à ce que le gnome finisse par se dénoncer de lui-même, mais il n'en fit rien dés qu'il vit que la situation sentait le roussi. Elle leva un sourcil en voyant l'halfelin s'accuser, puis décida de mettre fin à cette mascarade qui à ses yeux ridiculisait totalement son equipage même pas capable d'assumer ses propres bêtises devant une serveuse, aussi farouche soit-elle.

Puteborgne Concho, à peine arrivés tu nous mets dans la merde et t'assume rien ! pesta-t-elle intérieurement.

Se levant de sa chaise avec une lenteur calculée, de façon à attirer tous les regards à elle, le capitaine attendit d'avoir l'attention de son auditoire pour déclarer d'un voix dure où perçait une irritation contrôlée :

« Ca suffit, cette mauvaise farce n'a que trop duré.

Il ne sera pas dit que l'équipage du Chasseur d'écume a besoin qu'on vienne sa rescousse pour affronter le courroux d'une serveuse qu'il a lui-même déclenché.

Si un membre de l'équipage est attaqué, c'est tout l'équipage qui l'est et qui se défendra comme un seul corps. Mais si un membre déshonore notre nom, alors il sera seul à en subir les conséquences.

Une main tranchée pour une main aux fesses me parait un châtiment excessif et je sollicite ton indulgence d'avance pour l'ignorance des coutumes locales Mimi. Quant à vous deux merci pour votre sympathie, votre prochain coup est pour nous.
 »
glissa-t-elle plus doucement au passage à l'adresse de l'halfeline et de l'étrange paire de partenaires qui s'étaient en quelque sorte interposés entre Conchobar et sa sentence, avant de reprendre avec voix chargée de colère froide.

«  Maintenant le vrai coupable a intérêt de se dénoncer immédiatement et à faire amende honorable sinon c'est moi-même qui lui coupe la main et la donne à Mimi en réparation. »

Acheva-t-elle d'un ton sans appel en jetant rapidement un regard de glace au barde, parfait contrepoint de celui de feu avec lequel Rosie continuait de l'incendier.

J'espere que cette malbaisée va pas lui couper la main pour autant mais qu'il retiendra la leçon.

Modifié par un utilisateur dimanche 3 juin 2018 15:11:14(UTC)  | Raison: Non indiquée

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