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Offline mdadd  
#1 Envoyé le : samedi 3 novembre 2018 12:02:15(UTC)
mdadd
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longés tout à coup dans une brume froide, chargée d’humidité qui rapidement détrempa vêtements et perlait sur la peau et la pilosité, on n’y voyait cure à plus d’une trentaine de pieds. Pour ainsi dire, de la poupe, on ne voyait pas la proue, alors de là à apercevoir une côte ou un autre navire… De la même façon, n ne voyait pas le haut du Grand-mât et encore moins le nid-de-pie dont se servait la vigie pour guetter au loin.

L'Pêchou

Sans se démonter, L’Pêchou sourit à Oradin – « Ho va l’faire maître nain, Ho va l’faire. M’avez l’air d’êt’ eun solide gaillard, ‘fan d’putrelle. Teu va t’met’ là et t’nir l’barre et l’empêcher d’bouger quoi qu’y s’passe. L’brume l’est épais au niveau d’leau, l’est moins dense là-haut. J’vais faire l’vigie pour vous guider. Les amis, faites en sorte qu’les maît’ d’équipages fasse ben leur boulot. Maintenez l’allure et l’ cap. J’m’occupe eud reste. » – Il s’écarta alors de la barre pour laisser Oradin prendre place. Il lui montra la pointe de flèche sculptée dans le bois du moyeu qui correspondait à l’axe du navire et les encoches sur la roue centrale d’où partaient les rayons de la barre. L’encoche de la roue devait rester en face de celle du moyeu afin de maintenir l’orientation du gouvernail dans l’angle défini. De manière assez simple, cela permettait de garder le cap sans trop tenir compte de la dérive dus aux courants et au vent.

Puis le jeune capitaine parla avec le maître d’équipage qui acquiesça pour confirmer les instructions tout en ayant un regard un peu étonné, à moins que ce soit perdu. Mais le capitaine étant le capitaine, il fallait obéir. Donc les ordres fusèrent aux matelots « toutes voiles dehors », il fallait que la Flèche d’Argent donne tout ce qu’elle avait dans les tripes. Jouant à son exercice d’équilibriste préféré, L’Pêchou monta sur le bastingage puis descendit au niveau du pont principal avant de grimper en haut du grand-mât pour remplacer le matelot de vigie qui allait pouvoir aider ses compagnons aux manœuvres. Le mousse aurait pour charge de monter eau et nourriture au capitaine, aussi longtemps que celui-ci assurerait la vigie. Une fois tout en place, un silence relatif s’installa à bord. Hormis le sifflement du vent, le craquement du bois et des cordages, le bruit des flots fendus par la coque, l’équipage restait dans un silence religieux, priant les dieux de la mer comme Basmara ou de la chance comme Desna, pourvu que tout finisse bien. Il fallait dire que naviguer à l’aveugle n’était pas commun voire en principe complètement inconscient. Mais visiblement le capitaine avait son idée et l’équipage n’avait d’autre choix que de s’y plier s’ils ne voulaient pas tâter de la hache du nain ou encore de quelques magies du Sieur Tampoli, de Ferrèol ou encore Florentia. Certains matelots se rapprochaient même de Kamaro pour le cas où celui-ci avait retrouvé sa conscience et était encore capable d’exercer son rôle de prêtre de la Reine des Pirates, ce qui bien-sûr était vain puisque l’esprit de l’ancien second du navire avait complètement été anéanti par les tortures de Dame Flhayne…

Plusieurs jours passèrent ainsi. L’Pêchou ne descendait pas de son perchoir et après la tension de la première nuit, l’équipage s’était détendu et s’accommodait après tout de l’étrangeté du voyage, bien-sûr tant que tout se passait bien. Ainsi les matelots s’activaient à leurs tâches quotidiennes : entretien du navire, manœuvres des voiles, etc. taque les maîtres équipages restaient implacables afin d’éviter moindre erreur lors des manœuvres et parfois reléguaient corrections de trajectoire à la personne qui se trouvait à la barre, soit l’un des aventuriers, puisque c’était la volonté du capitaine et qu’Oradin n’allait pas pouvoir assurer la barre continuellement sans prendre la moindre pause ou repos. La météo ne fut pas toujours clémente. Il pleuvait souvent, de façon plus ou moins drue, mais presque continuellement. Selon Beorten, il en était souvent ainsi sur les mers des Terres des Rois de Linorm. Par contre il voyait mal comment L’Pêchou faisait pour s’orienter et surtout comment il ferait pour éviter de s’échouer lorsqu’ils arriveraient à proximité des iles. Il y avait là de nombreuses îles, mais aussi de nombreux rochers, récifs et pièges pour les navires. Par ailleurs, la Flèche d’Argent ne battait pas pavillon local et n’arborait pas non plus celui de la Guilde Marchande Maritime, aussi ils seraient sans aucun doute la cible des pirates et drakkars locaux. Est-ce que le séjour du Pêchou dans la cage ne lui avait pas finalement retourné l’esprit comme c’était le cas pour Kamaro ? De toutes façons, le Champion d’Érastil ne ressentait aucune crainte, mais percevait celle de l’équipage et tout comme le faisait Oradin, il se promenait souvent parmi eux afin de leur faire bénéficier de son aura et de son assurance réconfortante. Ainsi à deux paladins, ils apaisaient les doutes et les peurs superstitieuses de tout le monde et finalement tout se passa bien.

A l’aube du 6ème jour, le ciel se dégagea quelque peu. La brume restait toujours omniprésente, mais moins dense et la visibilité devenait bien meilleure. Il faisait froid, très froid, beaucoup plus froid que dans le Golfe de Varisie et très vite tout le monde s’était couvert de manteaux épais et fourrures pour ne pas finir transis. L’Pêchou descendit du nid-de-pie avec le même entrain et enthousiasme que d’habitude, puis ordonna la manœuvre au maître d’équipage avant de reprendre en main la barre tout en remerciant l’aventurier qui se trouvait en poste à ce moment-là – « Ho l’est un bon bateau estui-là. L’en a dans l’ventre ‘fan d’putrelle. » – Il désigna une forme sombre et massive au loin qui se détachait des brumes – « L’Île de Fer » – dit-il simplement. Il fallut encore presque une heure avant que Beorten ne puisse confirmer la destination puis il guida L’Pêchou du côté de l’île qui pouvait accueillir la Flèche d’Argent. 3 heures plus tard, le bateau était au mouillage dans une crique et un canot ramait vers la plage avec à son bord Beorten bien-sûr, le corps défunt de Vesalius, 2 matelots aux rames, L’Pêchou, Lûbizub, la léopard qui fut la compagnon animale du semi-orque et enfin les héros aventuriers qui avaient bien voulu faire ce dernier voyage pour leur ancien compagnon d’arme. Bien-sûr il pleuvait averse, de cette pluie glacée dont les locaux s’habituaient mais dont les étrangers avaient bien du mal à supporter. Beorten avait prévenu les autres. Ils ne trouveraient qu’une lande désolée avec des ruines, là où ils allaient. Le village de Vesalius avait été attaqué et décimé et le semi-orque en était le dernier survivant. Il était parti d’ici après avoir enterré tous les morts et il allait donc les rejoindre...

Qui est venu accompagner Vesalius vers sa dernière demeure ?

Modifié par un utilisateur samedi 3 novembre 2018 12:04:00(UTC)  | Raison: Non indiquée

Tu sais ce que c'est, être réduit à l'état de pulpe ?
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Offline Uktar  
#2 Envoyé le : samedi 3 novembre 2018 21:51:46(UTC)
Uktar
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Pendant un léger moment Ferrèol s'était demandé s'il ne valait pas mieux d'aider à la navigation dans cette brume en prenant les avantages d'une chauve souris! Mais finalement, il avait fait encore une fois confiance au péchou! Il n'y avait plus à hésiter, tout lui réussissait à ce gamin!!!

L'approche des îles de fer signait la fin d'une coopération, un des deux compagnons avait déjà fini sa coopération, mais l'autre allait y mettre fin d'ici, peu de temps!
Le druide se remémora tous les visages des compagnons qu'il avait eu!! Mais, un resta figé plus longtemps que les autres dans son subconscient! Véolia, la douce qui était resté à la baronne-rie! D'autre aussi était très présent, mais il lui fallut se concentrer un peu plus longtemps pour se les remémorer! Comme ce paladin de feu, Sylph ou encore le rôdeur au bouclier, avec lequel il avait aimé combattre!! En passant par cette dame qui avait disparu soudainement!! Sans oublier, le rouquin, il ne savait plus comment il s'appelait!? D'autre aussi, ou la coopération ne s'était pas vraiment bien passée, mais c'était l'époque ou la foi verte ne l'avait pas encore assagie!
Tous avaient plus ou moins contribué à luter contre le mal, est ce que cela faisait d'eux des héros??
Il ne répondit pas à sa question, ces compagnons du moment étaient déjà en train d'embarquer sur la barque qui les conduirait à la dernière demeure du sang mêlé.

Il leur fit signe d'y aller sans lui, non pas qu'il ne voulait pas prendre part à cette dernière marche, mais il le ferait un peu plus librement!!

Tous avaient pu constater qu'il n'avait pas revêtu de couverture ou de manteau pour le protéger du froid. Il restait en pagne avec chasuble en peau et sa cape elfique.
Il grimpa sur le bastingage et se jeta dans le vide, mais il n’atteint pas l'eau, c'est une mouette qui rasa la mer et qui s'envola au dessus de l'embarcation qui s'avançait déjà vers la terre.


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Offline poulosis  
#3 Envoyé le : dimanche 4 novembre 2018 01:14:16(UTC)
poulosis
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Oradin
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« Tenir la barre ?! Bon… très bien. » Après les explications limpides du capitaine, la tâche lui avait paru à sa portée. Il se surprit même à apprécier l’expérience ! À travers le bois lisse de la roue, il sentait dans ses pognes calleuses la masse énorme du navire cogner contre les vagues d’une force incroyable. L’étrave fracassait un mur à chaque assaut. Cette puissance brute lui rappelait les vibrations du marteau dans sa forge, alors qu’il martelait une pièce d’armure rougeoyante, ou un fer de hache. Ses pieds n’étaient pas en contact avec la terre ferme, posés sur un bon vieux sol bien ferme, non. Pourtant, ils palpitaient à l’unisson de ses mains. La sensation de vide vertigineux sous lui avait disparu, pour un temps du moins. Il se sentait vraiment porté. Il souriait. À l’inverse des autres, hormis peut-être Beorten, la peur n’effleurait plus jamais son cœur, depuis qu’il avait trouvé la foi. Il avait vu l’Pêchou à l’œuvre, dans les rêves du chaman. Il savait pouvoir lui faire confiance pour affronter des éléments déchaînés. S’il n’était pas le fils de Desna ou de Gozreh, cet homme était un enfant des éléments, qui surfait sur les vagues et le vent. Telle était sa conviction.

De plus, le gardien des routes qu’il était, aimait le brouillard. Les bandits, ne sachant pas de façon certaine la nature du convoi qui passait non loin d’eux, invisible à leurs yeux, évitaient souvent de prendre le risque de tomber sur une caravane mieux gardée que prévu, ou sur une patrouille inattendue. De plus, il affectionnait particulièrement l’intimité qu’il pouvait partager avec la route, qui semblait lui appartenir, à lui seul, en ces instants. Aussi, lorsqu’enfin le navire émergea des brumes de la Mer des Vapeurs la bien-nommée, pour accoster l’Île de Fer, il était presque déçu que la traversée soit achevée. Toutefois, la vision de la terre ferme sema aussitôt l’envie de la fouler de ses bottes.

« Ça ira, capitaine Luc ? Vous tiendrez l’équipage, pendant notre absence ? » Il attendait que l’Pêchou le rassure. S’il descendait participer à l’enterrement, il préférait s’assurer que leur capitaine saurait faire face. Avant de descendre, il aurait discrètement analysé l’aura de chaque marin libre. Encore une manière de garder le contrôle. Tout individu irradiant le mal devait être enchaîné à fond de cale, au moins le temps de rester à quai.

Il avait glané auprès de Beorten et de ses autres compagnons l’histoire du demi-orque. Il pensait connaître l’état d’esprit de l’ancien rôdeur, dorénavant. « C’était un homme bon. Un barbare, certes. Qui fréquentait au quotidien une bête sauvage. Mais il avait su s’élever au-dessus de sa condition originelle, pour devenir un homme dévoué à défendre la justice et la communauté. Un défenseur acharné de la civilisation et de ses idéaux. Je vais venir pour l'accompagner d'une dernière prière, au nom d’Abadar. Il le mérite. Si Beorten n'y voit aucune objection, bien sûr. » Il contempla le paysage. « Quelle contrée mélancolique, tout de même. Une terre du passé, presque oubliée des hommes. Comment ces gens ont-ils pu décider de vivre sur ce caillou, au milieu de nulle part et exposé à la furie des éléments ? Mystère, pour moi. La panthère voudra-t-elle restée ici, vous croyez ? »

Modifié par un utilisateur dimanche 4 novembre 2018 02:23:54(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline nauron  
#4 Envoyé le : dimanche 4 novembre 2018 20:32:25(UTC)
nauron
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Florentia
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Pendant la tempête, la jeune alchimiste mit ses talents au services des autres en préparant des potions de poissons-singe ou de force de taureau pour les membres d'équipages ou les aventuriers en ayant besoin.
Quelle sotte, si seulement je savais quelque choses sur la navigation, j'aurais pu être utile... Si nous coulons à cause de mon incompétence... Dès que j'ai 5 minutes, je me dégote quelques chose sur le sujet et je le potasse...
Arrivé au terme de cette dernière, elle souffla, il est vrai qu'en tant que sylphe, mi-élémentaire d'air, elle aurait pu se sentir dans son élément mais le fait de devoir essayer surtout de rester sur le bateau et d'aider à le maintenir à flot, l'avait fait souhaiter la fin de cette tempête.

Arrivé à l’île de fer, devant le nombre de personne voulant accoster rendre un dernier hommage au semi peau verte, qu'elle n'avait d'ailleurs pas connu de son vivant, elle du faire un choix:
- d'un côté aller rendre ce dernier hommage à l'un des frères d'arme du groupe et laisser les marins livré à eux-même sans capitaine pour le maintenir dans le droit chemin.
- rester pour les surveiller, et ne pas prendre hommage à un compagnon, être encore plus mis à l'écart du groupe après son idée de bride chimique, et donc risqué de ne pas retrouver Taërim, passer pour un monstre sans cœur...
Elle estimait les probabilités, d'un côté ils sortaient de 6 jours de tempêtes, le capitaine avait fait montre de courage et de talent mais de l'autre ils ne l'avaient pour capitaine que depuis quelques jours, leur loyauté n'étaient pas encore acquise...

Alors elle alla voir le dévôt d'Adabar qui s'était proposé de sonder les âmes.
«  Maître Oradin, avez vous sondé les âmes des membres de l'équipage? Pouvons nous y aller ou vaudrait-il mieux que certain restent à bords? »
Elle se retourna vers ses autres compagnons «  Pensez vous qu'il faille que certains restent à bords? Même si je pense qu'il est important de rendre un ultime hommage à un compagnon tombé, si il y a des risques de mutinerie ne vaudrait-il pas mieux que je reste les surveiller? Je n'ai pas connu Vésalius de son vivant et donc je suppose que c'est à moi de rester surveiller les matelots. »

Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline Uktar  
#5 Envoyé le : lundi 5 novembre 2018 07:50:35(UTC)
Uktar
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Alors qu’il venait de changer de forme, Ferrèol vit que certain de ses compagnons hésitaient sur leur choix à faire concernant la descente à terre. Après avoir fait un bref survole du navire, il se reposa sur le bastingage, « Cher Florentia, si ça peut vous rassurer, c’est une des raisons pour laquelle j’ai adopté cette forme. Cela me permettra de vous suivre mais aussi de pouvoir intervenir rapidement si Luc me fait signe !! »


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Offline Silenttimo  
#6 Envoyé le : lundi 5 novembre 2018 17:09:03(UTC)
Silenttimo
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Avant qu'il ne monte au poste de vigie, Fredigo avait proposé à Luke de lui prêter sa boussole, sans succès, et vu comment le marin assurait la navigation, cela n'aurait été qu'une aide négligeable.

Les yeux rivés dessus, il avait tenté de savoir comment comprendre les caps et directions, mais c'était trop pour lui qui n'avait pas l'âme d'un explorateur de la surface.
Pas trop des souterrains non plus, d'ailleurs.

Il s'était donc contenté d'aider ici et là, de relayer brièvement l'un de ses camarades à la barre, et d'aller discuter avec les marins qui prenaient une pause.

Lorsque le bateau approcha des côtes où avait grandi Vesalius, il se dit qu'il descendrait pour accompagner le combattant vers sa dernière demeure.

Après tout, s'ils ne s'étaient que brièvement croisés, le combattant avait fait montre d'un grand courage et d'une ténacité hors norme.
La moindre des choses était d'être digne d'un tel compagnon.

Il se tourna vers ses autres compagnons : « Bon, on descend une barque, on enterre Vesalius chez lui sans traîner, on se recueille puis on repart ?

Je sais que nous sommes pressés, mais enterrer dignement ce rude guerrier ne sera pas très long !

Moi, en tous les cas, j'en suis... »
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Offline poulosis  
#7 Envoyé le : lundi 5 novembre 2018 17:52:38(UTC)
poulosis
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« J'ai sondé leurs âmes. Et... » ATTENDS RÉPONSE MDADD

« Moi-même, je n'ai pas eu l'honneur de connaître un cœur si dévoué. Mais il servait Iomedae, une divinité proche de celle que je sers. Nous étions tous les deux des instruments au service de la justice. Comme je l'ai dit, je considère mon devoir de lui adresser un dernier hommage. Vous-même n'êtes pas obligée de venir, bien sûr. »
Offline nauron  
#8 Envoyé le : lundi 5 novembre 2018 19:26:20(UTC)
nauron
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Florentia
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Florentia fut soulagée d'apprendre que Ferréol avait pensé à ça, elle ajouta.
«  Dans ce cas je viendrai, comme vous maître nain, j'estime que c'est notre devoir de rendre cet hommage à notre frère et de dire au revoir à sa compagne, enfin je suppose qu'elle choisira le retour à la vie sauvage plutôt que la vie sur un bateau...
Je suis prête. »
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Offline mdadd  
#9 Envoyé le : lundi 12 novembre 2018 22:43:08(UTC)
mdadd
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inalement tout le monde prit une place dans la chaloupe de débarquement, sauf Ferrèol qui exploita encore une fois la magie de la nature et se transforma en mouette. Durant toute la traversée depuis le navire au mouillage jusqu’à la plage, le druide évita de survoler à la verticale le canot et ses passagers, ainsi que le navire à l’arrêt avec ses marins à bord restés pour briquer le pont et profiter de la relâche pour quelques réparations sur les voiles ou les gréements. Les mouettes ayant une fâcheuse tendance à se soulager en plein vol, il s’agissait de ne pas crépir ses compagnons ou d’entacher le pont que les matelots frottaient à grands coup de brosse et d’eau de mer. Plusieurs minutes plus tard, le groupe débarquait sur l’île qui avait vu grandir Vesalius. Il s’agissait d’un morceau de roc rude recouvert par de hautes herbes balayées par les vents glacés du nord et par une pluie quasi permanente. Une rivière avait trouvé son chemin entre les roches et creusé son lit. Elle sinuait jusqu’à une forêt dense et étagée plus loin puis, des élévations rocheuses, d’où elle devait prendre sa source, se dressaient parfois haut vers le ciel et formaient des falaises en bord de mer. Il fallait sans doute deux ou trois jours de marche pour traverser l’île d’un bout à l’autre et plusieurs communautés devaient s’être établies ici, à l’embouchure de la rivière près de la plage, le long de la rivière, à la lisière de la forêt ou partiellement à l’intérieur ou encore dans les collines rocheuses plus loin où la rivière cascadait et formait des torrents. Les paysages restaient splendides et magnifiques, tout en force et haut en couleur, ce vert profond de l’étendue herbeuse, ces couleurs rouges et or de la forêt en cette saison de fin d’automne, ces gris de la roche brute et ces reflets miroitants de l’eau qui prenait des teintes bleues, vertes ou diamant suivant l’endroit où elle se trouvait. C’était vraiment un paysage qui ne laissait pas indifférent et qui présageait bien des dangers, une force de la nature, brute, dure, sauvage, qui ne pouvait laisser un Ferrèol insensible… L’homme ici n’avait pas démoli son environnement, mais avait composé avec et s’en était accommodé. Les ruines des constructions s’intégraient dans ces paysages dans une volonté de ne pas le dénaturer, les toitures redescendaient bas vers le sol et étaient souvent couverts de mousse ou d’un tapis herbeux. On ne détruisait pas un arbre pour laisser la place à une bâtisse mais on construisait autour.

Le hameau dont était originaire Vésalius était formé d’une grande et longue construction de rondins de bois aux soubassements de pierre à un étage, autour de laquelle des petites maisons plus simples s’organisaient tel un bouclier de défense, les ouvertures (portes et fenêtres) orientées vers le centre et aucune vers l’extérieur hormis quelques meurtrières. On aurait dit un bastion entouré de remparts et il était aisé d’imaginer fermer le cercle de défense en dressant quelques obstacles entre ces petites maisons, ce qui rendait la place facilement défendable et les accès vers la grande bâtisse limités. Pourtant le hameau avait été ravagé et pillé par le passé et des constructions il ne restait désormais que ruines et désolations de poutres brisées et noircies par le feu, de toitures effondrées, de murs éventrés et éboulés, de débris partout dans les passages et sur le sentier... Pour Ferrèol, L’Pechou et Frédrigo, ce n’était pas sans rappeler le désastre de Khelgür, leur village, il y avait moins d’une décennie. Le groupe traversa cette désolation et se dirigea vers un sentier qui sinuait visiblement vers une petite clairière en contrebas. Celle-ci devait jadis être le pâturage d’un petit troupeau de moutons à poils épais et longs, mais aujourd’hui plusieurs cairns témoignaient du massacre qui avait eu lieu et du travail incroyable qu’avait accompli le dernier survivant pour ensevelir tous ces gens. Il s’agissait de la famille du semi-orque, de ses proches, de son clan, une petite trentaine de personnes, hommes, femmes et enfants compris, il en avait fallu du courage pour creuser ces tombes et les recouvrir de pierres qu’il avait été chercher loin du hameau avec probablement une charrette à bras…

Le groupe termina sa procession jusqu’à ce cimetière. Il pouvait voir une pierre plate devant chaque cairn sur laquelle Vesalius avait gravé le nom dans son langage natal, des symboles que Beorten savait reconnaître et lire. Lûbizub marchait en silence à côté de son défunt compagnon que les membres du groupe portaient religieusement jusqu’à sa dernière demeure. C’était sa volonté, finir avec les siens, lui qui était mort l’arme à la main avec honneur. Il pouvait désormais les rejoindre et trinquer avec eux, quant à la léopard, qui pouvait savoir ce qu’elle ferait ? Elle n’était plus un simple animal sauvage, mais un animal évolué, plus grande, plus forte, plus douée, l’extension du rôdeur qu’avait été son compagnon de chasse et d’aventure sur deux pattes. Ce dernier était maintenant en route vers le monde des morts et allait rejoindre ses ancêtres, quant à Lûbizub, il y avait certainement comme un vide en elle, comme s’il lui manquait une partie d’elle-même et devait avoir du mal à comprendre ce qui lui arrivait. Du voyage qui l’avait mené jusque-là, elle été restée dans la cale où on avait placé Vesalius et seul Luke avait réussi à l’approcher pour la nourrir. Il semblerait que L’Pêchou ait toujours eu les faveurs du félin dès son premier contact. Les autres avaient bien du mal à l’approcher sans qu’elle ne montre nervosité et hostilité, même Beorten qui pourtant avait partagé les voyages du semi-orque et de la léopard pendant pas mal de temps, mais tant que Vesalius était là, il arrivait toujours à tempérer sa sauvage compagne animale, mais maintenant qu’il n’était plus... Elle marchait donc à côté du corps sans un grognement, montrant parfois les crocs lorsqu’elle ouvrait la gueule, sa queue fouettait l’air derrière et sa démarche montrait clairement qu’elle était perturbée. Plusieurs fois, L’Pêchou se plaça à côté d’elle et lui posait une main rassurante sur la tête. Elle redevenait alors calme, pour quelques temps.

L’heure du dernier voyage était venue. Le groupe posa le corps au sol, cherchant le meilleur endroit dans ce cimetière pour un tel individu. Une fois ce choix fait, certains creusèrent une fosse, tandis que d’autres commencèrent à aller chercher des pierres. Il restait aussi à trouver une pierre plate pour y graver le nom de Vesalius dans son langage et ça, seul Beorten pouvait le faire. Le Champion d’Érastil partit donc en quête d’une pierre qui ferait honneur au semi-orque, quelles tâches se répartirent donc les autres aventuriers ?

Modifié par un utilisateur lundi 12 novembre 2018 22:46:22(UTC)  | Raison: Non indiquée

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thanks 3 utilisateur ont remercié mdadd pour l'utilité de ce message.
Offline Silenttimo  
#10 Envoyé le : mercredi 14 novembre 2018 15:49:32(UTC)
Silenttimo
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Contrairement à son habitude, Fredrigo était resté silencieux dès le départ du bateau afin d'aller enterrer dignement le corps de Vesalius.

Arrivé à terre, il chercha des yeux un beau morceau d'écorce et commença à tailler un masque funéraire censé représenter leur compagnon.

Il s'assit sur l'herbe et se mit au travail consciencieusement, après voir sorti de son sac un petit coutelas effilé trop court pour constituer une arme, mais qui devait s'avérer bien utile pour travailler, inciser et sculpter le bois;


  • taille d'un masque en bois : 1d20+6 donne [15] + 6 = 21



S'il s'agit de graver le nom en orque-varisien, je peux aussi faire !
Je suis un linguiste émérite, tout de même.

Modifié par un utilisateur jeudi 15 novembre 2018 00:06:40(UTC)  | Raison: errare humanum est !

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Offline nauron  
#11 Envoyé le : mercredi 14 novembre 2018 19:44:52(UTC)
nauron
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Florentia
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Il était temps de commencer à creuser la tombe de Vésalius, évidemment la masse de muscle était partie chercher une stèle, le beau parleur était entrain de faire de l'art, il restait Luke, deux matelots, Oradin et elle.
Comme elle n'avait pas la force physique de creuser une fosse aux dimensions du défunt, elle estima l'envergure de ce dernier et délimita la zone à creuser.
Un idée lui traversa l'esprit: si elle fabriquait une bombe, la fosse serait creusée en un rien de temps. Mais le caractère solennel de la tache, le respect des autres défunts l'arrêtèrent: c'était une idée trop pragmatique...

Après avoir tracée les dimension de la fosse, elle prit une pelle à un des matelots et commença à creuser tout en disant
«  Je vous en prie, laissez-moi commencer, mais ne me laissez pas en faire plus que vous... »

Puis elle continua pelletée après pelletée jusqu'à ce qu'on la remplace, classant ce qu'elle savait sur les coutumes funéraires des gens de ces contrées ainsi que sur les suivants d'Erastil.

  • Connaissance folklore local : 1d20+13 donne [8] + 13 = 21
  • Connaissance religion : 1d20+13 donne [5] + 13 = 18


Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline poulosis  
#12 Envoyé le : jeudi 15 novembre 2018 20:06:51(UTC)
poulosis
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Oradin portait dignement le corps du demi-orc. Sa tenue était impeccable, lustrée jusque dans ses moindres recoins. Ce n’était pas forcément pour l’occasion, mais plutôt un devoir auquel le nain s’adonnait avec assiduité. Et même un certain plaisir, à observer ses pognes caresser la surface métallique de son armure ou de ses armes, les yeux brillants et la mine réjouie.

Le lieu de naissance de Vesalius était aussi sauvage que la profession qu’il avait embrassée et la compagne qui le suivait partout le laissaient deviner. C’était sans doute le fruit d’une dure vie de labeur et d’une entraide de toute la communauté, sur cette île tourmentée par les vents et les embruns, perdue au milieu de l’océan, si le demi-orc était devenu un homme digne et respectable, au service de la justice. Quand il saisit le travail accompli par ce dernier pour enterrer avec respect sa famille et ses amis, il comprit qu’il avait manqué là une riche rencontre.

Une fois le corps sur place, il avait ôté son armure et sorti son nouveau pic de guerre, avant de commencer à creuser la terre. Cela facilitait grandement le travail de Florentia, qui n’avait plus qu’à soulever un matériau brisé, devenu beaucoup plus meuble, pour le déposer au bord du trou en devenir. Régulièrement, comme elle n’avançait pas aussi rapidement que lui, il la libérait le temps d’évacuer la dernière couche déjà disloquée, avant de reprendre son pic pour poursuivre le travail de sape.

Enfin, Beorten l’aida à ressortir du trou. Pour laisser au vent le temps de le sécher, il demanda au géant de lui apporter les armes de son ami, ne pouvant approcher lui-même de la dépouille sous la surveillance étroite de la panthère. Avec le même plaisir et la même application que pour son propre équipement, il les briqua jusqu’à ce qu’elles paraissent comme neuves. Sa double hache l’impressionna particulièrement. Une œuvre rare et parfaitement exécutée. Enfin, il enfila à nouveau sa cuirasse et se tint prêt pour l’ultime recueillement.

Il n’était pas un prêtre, mais il souhaita à Vésalius un ultime voyage des plus agréables pour rejoindre son dieu et les siens. Des retrouvailles bien méritées, après une vie honorable, passée au service des autres.
Offline Uktar  
#13 Envoyé le : vendredi 16 novembre 2018 13:17:00(UTC)
Uktar
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Sans trop faire attention à la mise en route de ses compagnons, Ferrèol qui comme à son habitude prenait plaisirs à prendre l'air dans l'espace aérien qui devenait son élément, n'avait pas remarqué la présence du péchou dans la barque.
C'est après plusieurs passage au dessus du navire et plusieurs aller et retour sur la terre ferme qu'il pu se rendre compte, qu'effectivement Luc n'avait pas été capturé par d'éventuel marin rebelle!!!

De ce fait, il délaissa un peu plus les funérailles de leur ancien compagnons, qui finalement n'avait connu que quelques heures, pour aller observer l'activité des marins sur leur seul moyen de locomotion.
C'était la clé de leur réussite et leur avenir, comme celui de l'équilibre!!




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Offline mdadd  
#14 Envoyé le : dimanche 18 novembre 2018 09:28:38(UTC)
mdadd
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Le travail commença. Les aventuriers se relayèrent pour creuser et amasser des pierres. La présence d’un nain qui plus était, « outillé » de son pic de guerre, facilita grandement le travail d’excavation, mais il n’en restait pas moins qu’il y avait de l’ouvrage et pas de quoi lambiner. Moins d’une heure plus tard, tout était prêt. La fosse était faite, profonde et assez grande pour recevoir le colosse qu’était Vesalius, dans son meilleur accoutrement de guerre et notamment sa double hache orque si caractéristique. Il reposait à présent au fond, les mains croisées sur son arme, il avait l’air serein. Oradin se remémorait les histoires d’ensevelissement de son peuple. Les nains creusaient de leur vivant leur propre tombe. En général il s’agissait d’un trou parfaitement rectangulaire complètement en pierre et à peine plus grand que le nain. Les parois de la fosse étaient gravées de runes rappelant l’histoire du nain, ses hauts faits, de lui et de sa lignée bien-sûr, puis il lui fallait tailler un énorme bloc de pierre qui rentrerait parfaitement dans la fosse sans laisser le moindre interstice autour et d’une hauteur suffisante pour remplir entièrement la fosse et dépasser encore au-dessus pour pouvoir y placer le gisant. Cette pierre pesait des tonnes et il fallait un treuil avec multiples poulies et rouages pour la soulever et la mettre en place. Mais ce travail était nécessaire afin d’empêcher le défunt de soulever celle-ci si jamais il était maudit pas la non-vie. Ainsi le poids de la pierre empêcherait le mort-vivant de sortir de son tombeau et de venir massacrer les vivants. Par contre s’il restait ainsi bloqué dans sa tombe, on l’entendait parfois hurler et cela provoquait quelques hantises dans les parages. Alors les tombeaux étaient toujours dans des endroits éloignés et relativement inaccessibles. Les non-nains voyaient cela d’un autre œil. Pour eux, les nains enterraient les leurs dans des endroits éloignés et inaccessibles avec des pierres tombales insoulevables, afin d’empêcher les voleurs de venir piller les riches tombes naines, ce qui augmentait la rumeur d’avarice à propos des nains.

Mais ici, les coutumes étaient différentes. Un simple trou, le défunt à l’intérieur, on recouvrait de terre, puis on formait un cairn de pierre dessus en guise de pierre tombale. Enfin une stèle rappelait le nom du défunt ainsi que parfois les dates de sa naissance et de sa mort lorsqu’elles étaient connues. On y gravait aussi des symboles d’appartenance à un clan, une tribu ou une religion. Seules les personnes de haut rang, comme les rois et leurs familles, ou encore des nobles importants ou des personnes très riches, avaient des tombeaux plus complexes, allant de la crique au tumulus, en passant par les pyramides ou réseaux complexes creusés dans la montagne, suivant les coutumes et religions, mais pour les communs, de simples cimetières, fosses ou buchers. Le bucher avait l’avantage de détruire complètement le corps physique alors que les cimetières servaient parfois d’environnement de prédilection pour la non-vie et les nécromanciens… Il en était ainsi et il restait à espérer que le vaillant Vesalius puisse rester en paix jusqu’à ce que son corps physique soit détruit par la nature, le temps et les vers et que personne n’ait la fâcheuse idée de le réveiller sous forme de zombie ou autre mort-vivant encore plus puissant. De son vivant il avait été un allié formidable, dans la non-vie, il deviendrait un adversaire redoutable. Mais il était temps de chasser ces pensées propices au culte que le groupe avait combattu dans les cavernes des naufrageurs. Même s’ils avaient vaincu leur capitaine et tous leurs lieutenants, ils n’avaient pas porté un coup fatal au culte que ces misérables vénéraient et celui-ci se rappellerait à eux tôt ou tard. Pourvu que ce ne soit pas sous forme d’un Vesalius…

Le groupe se rassembla autour de la fosse et chacun put à son tour dire un mot en mémoire du défunt. Oradin et Beorten étaient des Paladins. Même s’il n’y avait pas de prêtre, le Serviteur d’Abadar et le Champion d’Érastil avaient autorité pour orchestrer les rituels, même pour une personne d’une confession différente. Le semi-orque suivait les préceptes de Iomedae, celle-ci était en bon termes avec les cultes d’Abadar et d’Érastil, aussi il n’y avait pas opposition, l’un comme l’autre pouvait présider la cérémonie. Il était temps de dire un dernier au-revoir. Puis la fosse fut remplie et la stèle dressée. La pierre qu’avait trouvé et rapporté Beorten fut gravée et mise en place. Tout fut achevé et il était temps de partir, le voyage continuait pour certains, mais pas pour tous. Lûbizub faisait les 100 pas autour de la stèle du semi-orque. Elle semblait très nerveuse et agitée. Venait-elle de comprendre enfin que tout était fini ? Désormais elle se retrouvait seule sans compagnon pour se protéger l’un l’autre et survivre dans ce monde hostile, elle se sentait probablement vulnérable ou inquiète. Avec le temps, elle devra s’adapter à sa nouvelle situation et devra survivre seule.

L'Pêchou

Luke s’approcha d’elle avec sa nonchalance et insouciance habituelle. Encore une fois la bête sauvage se laissa approcher sans l’attaquer. Il posa sa main sur la tête en signe d’apaisement et lui gratta un peu dessus tout en lui parlant – « Heu’L Vesalius t’a sûr’ment trouvé sur c’t’île, ‘fan d’putrelle… Te v’la seule et gardienne heu’d’sa tombe. J’compte sur toi pour qu’personne y vienne tout piller. Allez r’tourne à ta vie sauvage ! » – La léopard grogna et montra les crocs puis d’un bond s’éloigna vers la forêt.

Beorten


Quant à Beorten, il avait lui aussi visiblement pris une décision – « Je ne repars pas avec vous » – Dit-il simplement – « Lorsque je suis allé chercher la pierre, j’ai vu une communauté qui survivait dans des cavernes, là-bas dans les collines. Je pense qu’il s’agit de survivants aux massacres des hameaux sur cette île ou alors ce sont des pillards qui se cachent ici en attendant de commettre un nouveau forfait. Je vais éclaircir tout ça et s’il s’agit d’une communauté de survivants, alors je dois leur venir en aide, c’est le rôle d’Érastil et de leurs serviteurs. Il faut sauver et protéger ce qui peut l’être et pour ça il leur faut un guide et un Protecteur. Je ne vais donc pas pouvoir continuer l’aventure avec vous. »
Tu sais ce que c'est, être réduit à l'état de pulpe ?
Offline poulosis  
#15 Envoyé le : mardi 20 novembre 2018 03:00:42(UTC)
poulosis
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La cérémonie avait été simple et sincère. À l'image qu'il s'était forgée de Vesalius, au final. Nul doute qu'il n'aurait guère apprécié tout un cérémonial pompeux. En ce sens, les hommages étaient donc réussis. Beorten paraissait toujours aussi joyeux. Il lui faudrait du temps pour accepter la mort de son ami. Les autres, y compris lui-même, ne le connaissaient pas, ou très peu. Ainsi entouré, avec une mission dont l'enjeu était si important, son esprit n'aurait guère le temps de s'apesantir sur cette fin tragique. Enfin, s'il parvenait enfin à réagir. Car dans le cas contraire, il les mettrait tous en danger. Il devrait lui en toucher deux mots.

Oradin avait regardé s’éloigner la panthère non sans un certain soulagement. Elle lui rappelait un peu trop une face sombre de sa propre personnalité, aussi sauvage que cette bête, qu’il préférait laisser enfouie. La lâcher sur la surface laissait présager des étripailles de viandars pas pour des pisse-laits. Et s’il ne dédaignait pas une bonne cassonnade quand elle était nécessaire, il préférait largement frapper sur son enclume, l'esprit clair et le geste mesuré. Concevoir et forger, et non comploter puis détruire.

Le nain avait froncé ses épais sourcils au discours du paladin, un peu surpris. Il ne s’attendait pas vraiment à son départ, même si l’homme avait l’air bien taciturne. Mais c’était le cas depuis qu’il l’avait rencontré. C’est à peine s’il l’avait entendu ouvrir la bouche, alors plusieurs phrases à suivre, dans une seule tirade, étaient une grande première. Sa décision paraissait irrévocable et mûrement réfléchie. Elle concordait parfaitement avec ses propres craintes et les résolvait. Il tendit la main au colosse venu du froid.

« Ma foi, le devoir avant tout, n’est-ce pas, paladin ? Tu es une âme valeureuse, Beorten. Qu’Erastil t’accompagne, toi et les tiens. » Il se pencha vers lui, ou plutôt vers son ventre, en réalité, du haut de son mètre trente-deux, et murmura en catimini, avec un demi-sourire. « Et si, une fois ta mission accomplie, tes pas te guident vers le nord, n’hésite à venir nous donner un coup de main. Tu m’abandonnes à des mages, des beaux gosses et autres chimistes, trollar ! Tu me dois bien ça ! Mais je veillerai sur eux, ne t’inquiète pas. Prends soin de toi. »

Sa tête déjà orientée vers le haut, ses yeux tombèrent sur le mage-volatile. « Qu'est-ce qu'il fabrique là-haut, celui-là ?! Il faut toujours qu'il se métamorphose, on dirait, c'est un transformiste ? » Il ricana, puis soupira. « Je sens que le voyage va être long... » Puis il finit par sourire en prenant conscience de ce qu'il venait de dire. « Et ça, par Abadar, c'est plutôt une bonne nouvelle, mes amis ! »
Offline Uktar  
#16 Envoyé le : mercredi 21 novembre 2018 12:50:38(UTC)
Uktar
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Tout ce passait pour le mieux sur le navire, aussi Ferrèol décida d'aller lui aussi rendre un dernier hommage au combattant qui les avait accompagné une poignée d'heure.
Il comprit aussi la décision du guerrier saint, après tout ils étaient venu pour une quête qui leur étaient impossible de réaliser, et puis aller annoncer au père que sa fille était devenu une dévot du mal!! Autant ne rien lui dire et qu'il continu d'avoir une bonne image de sa fille, même en victime!!
Quant à la panthère, depuis que le début de son apprentissage, alors qu’il n'était encore qu'un enfant, il n'avait jamais pris part au conseil de Saxifrag, concernant la faune. C'était un des seul sujet qui intéressait Keldrim, alors il n'avait pas voulut s’immiscer dans ces leçons. D’où maintenant ses grosses lacunes en compréhension du monde animal, même s'il tentait de plus en plus de la comprendre, avec les visions, l'odorat et même la forme de certain d'entre eux, il y avait encore du chemin.
C'est donc pour cette raison qu'il laissa l'animal retourner sur ses terres de naissance. C'était un animal plus intelligent que la moyenne, celui ci arriverait à se souvenir et à reprendre le dessus de la civilisation, et de sa domestication!

La mouette vint se poser proche du trou, et juste une phrase se laissa entendre avec la voix du druide, « Repose en paix, que ton corps retourne à l’équilibre du la nature, que ton âme soit guidée par la foi verte! »

Puis d'un battement d'aile, l'oiseau regagna les hauteurs.




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Offline nauron  
#17 Envoyé le : mercredi 21 novembre 2018 22:07:00(UTC)
nauron
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Florentia
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Florentia assista à la cérémonie et rendit un dernier hommage au demi-orc. Même si elle ne le connaissait pas, au vu de la distance parcourue par ses compagnons pour le ramener chez lui, il devait avoir été quelqu'un...

Lorsque Beorten annonça qu'il restait aider la communauté, elle vit partir un membre qui avait l'air puissant de leur équipe. Leur forces baissaient, ce n'était pas bon dans leur combat contre le démon...
Dans tous les cas il fallait faire vite, la ruée pour le pilier du ciel était loin d'être finie...

«  Au revoir, Beorten, bonne chance avec la communauté. »

Ceci dit, elle retourna vers le bateau, prête à partir.
Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline Silenttimo  
#18 Envoyé le : jeudi 22 novembre 2018 15:02:17(UTC)
Silenttimo
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CA:15 / cont 14 / surp 12





A l'issue de l'inhumation, Fredrigo déposa le masque qu'il avait taillé dans l'écorce, assez ressemblant, et le déposa sur le cairn de pierres.

Il salua Beorten.
« La perte de ton compagnon d'armes a dû être un choc terrible.

Puisse Erastil t'accompagner dans les missions auxquelles tu as décidé de t'atteler, et à un de ces jours Beorten ! »


Il n'était pas certain de revoir un jour l'humain, mais la vie étant pleine de surprise, rien ne pouvait non plus laisser penser l'inverse.

Il prit le chemin retour vers le bateau avec ses compagnons, et à la cantonade, mais à l'adresse du nain, il s'empressa de dire : « Un voyage n'est jamais trop long ni trop court, c'est la mission qui le guide qui altère l'impression qu'on en a !

Cependant, à bord, nous pourrons sûrement goûter quelque bière ou l'une de ces eaux-de-vie que les marins apprécient.

Allons, en route, un démon à chasser nous attend ! »
JE SUIS CHARLIE

Fan de Greyhawk, paladin de Mayaheine

- Paladin/marshal niv 19 (PF) dans "savage tide".

Fan de cinéma muet
"Lubitsch trône au firmament de mon panthéon du cinéma"

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Offline poulosis  
#19 Envoyé le : lundi 26 novembre 2018 02:19:12(UTC)
poulosis
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Le nain sourit à Fredrigo, le regard soudain pétillant. Ils s'étaient éloignés de la tombe et l'ambiance aussi plombée que le ciel s'éclaircissait avec la brise marine et le retour vers les flots plus agités que la terre. Bien que paladin d'origine citadine, Oradin était aussi et avant tout un nain, qui avait pas mal bourlingué et savait apprécier les bons moments. Qui plus est, le service d'Abadar ne réclamait pas d'abstinence particulière. Selon lui, après une cérémonie funèbre, chacun avait besoin de revenir vers la vie, pour se replonger bien vite dans le flux du quotidien. Il en ressentait en tout cas personnellement le besoin.

« Je n'ai pas trop compris la première partie mais ta dernière proposition me parait fort bienvenue, l'ami ! Ce sera peut-être l'occasion de vérifier si, après avoir abusé des bienfaits de la vie, tu sais rester un séducteur, beau gosse ? » Il s'esclaffa.

Puis il interpella la sylphe dans la foulée. « Tu viens avec nous, Florentia ? Tu pourrais ainsi cerner nos goûts, pour préparer au mieux quelques boissons bien adaptées au palais de tes joyeux compagnons ! » Il lui adressa un clin d'œil.

thanks 1 utilisateur a remercié poulosis pour l'utilité de ce message.
Offline nauron  
#20 Envoyé le : lundi 26 novembre 2018 13:33:55(UTC)
nauron
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Florentia
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Décidément la bière et les nains, c'était toute une histoire quoique l'alcool et le clergé également, elle se rappela cette histoire où des brigands se battaient pour les opprimés. Dedans un des compagnons était petit, ventripotent, prêtre et grand amateur d'alcool... Bon Oradin n'était pas ventripotent... Mais pour le reste, la description concordait plutôt bien.

Elle sourit au nain «  Avec plaisir, voyons ce que vous préférez »

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