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Background :

Éléments non connus des autres PJ :
  • Famille
  • Signification de son pendentif
  • Comment ses pouvoirs se sont développés
  • Éléments secondaires sur la Guilde des Libérateurs
  • L’idée qu’il a en tête qui le pousse à participer à l’expédition

Kannin… Un nom bestial, pour une apparence bestiale. Bien que le nom se prononce comme « Canine », il n’a cependant aucun rapport, le préfixe Kann ayant une toute autre signification. Cet Aasimar d’ascendance huline, un fascinant cocktail, fait souvent penser à une grosse bête parlante. D’apparence, il ressemble à un loup anthropomorphe, bourru, musclé et d’environ 2 mètres de hauteur. Autant vous dire que contrairement à ses cousins Aasimar et Hulines pour la plupart, il n’est guère surprenant que la plupart des gens ne le trouvent pas très engagent… Cependant, à Lythyss, ce genre d’apparence, héritée des Agathions, n’est pas rare, bien que les hulines le soient.

Ah, Lythyss… Un petit village reculé situé dans un recoin des Montagnes du bout du Monde, souvent nommées les Pics de grive, à l’extrême Est du Brevoy, implanté à la frontière entre le Brevoy et la Iobarie. Dans ce village vit une communauté relativement paisible, principalement composée d’Aasimar d’Agathion et d’elfes. La plupart d’entre eux sont des cinétistes, souvent de Terre, d’Air, d’Eau ou de Bois, et ils ont réussi à apprivoiser un coin de montagne surplombant la forêt de Gronzi pour subvenir à leurs besoins. Ces habitants vivent en harmonie avec la nature, et partiellement en recul des civilisations. Certains vous sortiront de belles phrases toutes faites, telle que « Pour vivre heureux, vivons cachés » ou encore « Il est dangereux, pour qui veut vivre en paix, de se mêler des affaires d’autrui » et ils n’auraient pas entièrement tort.



Leurs habitations et aménagements sont construits de sorte à ce que la nature puisse continuer à se développer autour, formant une sorte de symbiose entre les bois, la montagne et le fleuve qui y prend sa source. Le libre arbitre et la bienveillance ont une grande importance à leur yeux, aussi n’essayent-ils pas d’imposer leur façon de vivre aux autres communautés, mais ils ne se laissent pas dicter la leur. De leur position, ils ont vu les peuples défiler et le Brevoy se construire, même si le royaume est maintenant au bord de l’implosion.



Dans cette communauté, les jeunes ont tendance à être impulsifs et audacieux, rêvant d’aventures, de richesses et parfois même de gloire, tandis que les plus vieux sont heureux et se contentent de ce qu’ils ont, reflet de leur grande sagesse. Dans ce petit coin perdu du monde, la sagesse est la plus grande des vertus, et elle s’acquière par le savoir et l’expérience personnelle. C’est pourquoi, une fois arrivés à l’âge adulte, les jeunes sont incités à partir à l’aventure, à explorer le monde et éventuellement à rapporter les connaissances qu’ils ont pu récolter durant leurs périples. Ce n’est nullement une obligation, simplement une coutume souvent respectée. Il pourrait par ailleurs être étrange qu’une tradition de ce genre, d’ordinaire très bien respectée, fasse l’apologie du libre arbitre tout en incitant, par contradiction, à la respecter, mais c’est un peu la philosophie de Lythyss qui est comme cela. L’ordre qui permet le désordre est par définition le plus à même de mener à la prise de conscience des conséquences de ce désordre, et par conséquent à façonner l’ordre lui-même.



C’est de cette manière qu’ils apprendront, selon eux, de la meilleure manière possible ce qu’il y a à savoir sur l’univers, et quelle est leur place en ce monde. Certains reviennent au village avec le temps, d’autres pas. C’est probablement pour cette raison que le village ne connait ni croissance démographique, ni déclin.



Kannin fait partie de ceux qui ont décidés de partir à la conquête de leur destin, désireux de marquer le monde de sa patte, même s’il n’en connait pas encore le moyen ni la finalité. Facilement émotif lorsqu’il s’agit de liens sociaux, le pauvre bougre n’étant pas le plus doué pour lier de nouvelles amitiés et ayant peur de perdre celles qu’il a, il a pris son courage à deux mains pour dire au revoir à sa famille, promettant de revenir les voir un jour. Pour les Agathions et les elfes, des races à longue espérance de vie, « un jour », ça peut vouloir dire dans quelques mois comme dans quelques années, comme parfois même dans un siècle. Ce qui est sûr, c’est que Kannin n’est pas prêt à renoncer à sa famille, et qu’il ne compte pas revenir les mains vides. Un jour, il accomplira quelque chose de grand, il le sait.

Traversant les montagnes et les plaines humides du Brevoy, dont quelques villages plutôt accueillants, découvrant ou approfondissant sa connaissance des sociétés locales, Kannin rencontre au détour d’une rue Hildidoc Gamgee, un hobbit doté d’un fort charisme et désireux de parcourir le pays également. Les deux compères, qui partagent leur goût de l’aventure et leur humour décalé, deviennent rapidement proches, et Hildidoc invite Kannin à rejoindre son groupe : La guilde des Libérateurs. Cette guilde, basée principalement dans le Brévoy et les Royaumes Fluviaux, a pour objectif principal de combattre l’esclavage sous toutes ses formes, et d’apporter de l’aide aux réfugiés. Une bien noble cause, dans laquelle Kannin se voit parfaitement. Défendre le libre arbitre est l’une des bases de son idéal, et l’esclavage le répugne au plus haut point. La guilde est grande, composée de plusieurs centaines de membres à travers les royaumes du Nord-Est de l’Avistan. La majorité est composée de hobbits, mais on trouve également de toutes races, toute personne désireuse de défendre cette cause étant accueillie à bras ouverts. Cependant, la guilde nourrit de bien belles ambitions, mais son heure de gloire est derrière elle, et elle est sur le déclin. Pour cause : son manque d’ambition nuit fortement à sa réputation. Là où elle devrait être très active, Hildidoc allant même jusqu’à la qualifier de pantouflarde. Elle se concentre principalement sur l’accueil, sans grandes capacités pour autant, là où pour certains, elle devrait se concentrer sur la libération. De plus, elle n’a pas vraiment de quartier général, ce qui tend à la division et n’incite pas à la rejoindre, et aucun esclavagiste ne la crains, ça les amuse plus qu’autre chose. À cause de cela, de nombreuses personnes partageant les mêmes ambitions, principalement des humains, préfèrent se tourner vers d’autres guildes, plus actives.

Lorsque l’annonce du seigneur de Rostov parvient à ses oreilles, Kannin voit clair : Ce serait l’idéal pour la guilde ! Peu de braves participeraient, aussi devaient-ils venir en nombre, afin de marquer le coup. Un nouveau royaume, même vassal, serait l’occasion d’implanter un véritable drapeau pour la guilde. De plus, de nouvelles terres, une ville-étape pour le commerce ainsi qu’une situation géographiquement acceptable contribueraient grandement à redorer le blason de la guilde, à leur donner les capacités d’accueil dont ils ont cruellement besoin, et à établir une base quant à la lutte contre les esclavagistes. Mais voilà… « Une perte de temps », « Un doux rêve », « C’est bien comme ça, il ne faut pas avoir les yeux plus gros que le bas-ventre », les paroles de Kannin n’ont pas trouvé beaucoup d’oreilles au milieu des siens. Hildidoc, ne pouvant se joindre à l’expédition pour une affaire personnelle aux Royaumes Fluviaux, lui apporta son soutien, et lui promit de venir l’aider une fois qu’il aurait accompli ce qu’il avait à faire. Et c’est ainsi que Kannin est parti, plus déterminé que jamais.