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Offline vaidaick  
#1 Envoyé le : jeudi 24 août 2017 12:46:04(UTC)
vaidaick
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Le Scorpion de Feu


Le 29 Erastus 4717 - Nerosyan


org se tenait en haut d'une colline et n'avait d'yeux que pour le spectacle macabre qui se déroulait en contrebas. A quelques dizaines de mètres, une horde démoniaque assaillait un village barbare composé de tentes en flammes. Il était impossible de distinguer plus que des formes vagues et effrayantes qui se battaient entre elles, tandis que les cris de guerre et les hurlements de douleur et de terreur retentissaient.

Mais là, comme si sa vision s'affûtait soudainement, il vit une superbe femme à la peau d'un blanc laiteux contrastant avec ses sombres ailes de chauve-souris traverser un rideau de flammes et s'avancer vers un groupe de trois personnes. Il cligna plusieurs fois des yeux, comme pour faire le point alors qu'il lui semblait voir se superposer au trio trois formes étranges. L'une était un colossal golem de pierre de la forme d'un ours. A ses côtés se trouvaient un léopard majestueux, et un arbre que le mage reconnut immédiatement comme le mythique Arbre de Vie.

Zorg ne pouvait entendre la teneur de leur discussion, mais soudain, le succube se tourna vers lui. Son étrange regard aux reflets orangés se posa sur le gnome comme si elle le voyait précisément malgré la distance, et parut plonger au fond de son âme. Sa voix, étrangement douce et mélodieuse, même envoûtante, résonna dans son esprit : « Je vais bientôt venir te chercher, mon petit scorpion de feu. » Cette phrase sonnait à la fois comme une promesse de plaisir et une mise en garde. Puis elle se désintéressa de lui et se dirigea vers une quatrième personne qu'il ne parvenait à distinguer précisément. Une lance émettant une aura rouge orangée apparut dans sa main, et elle la lui enfonça jusqu'au cœur. Là, sous ses yeux incrédules, la victime se désagrégea lentement jusqu'à finir en poussière.

Puis le mage eut l'impression d'être aspiré en arrière, traverser à toute vitesse les plaines du Mendev, et il fut de retour dans son lit, dans sa chambre. Dehors, par la fenêtre, il put voir que la lune était encore haute dans le ciel.

Modifié par un utilisateur mercredi 1 novembre 2017 12:38:05(UTC)  | Raison: Non indiquée

Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous avez envie d'entendre, ce que vous croyez entendre, ce que vous entendez, ce que vous avez envie de comprendre, ce que vous croyez comprendre, ce que vous comprenez, il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même. - Edmond Wells.
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Offline Guigui.  
#2 Envoyé le : vendredi 25 août 2017 14:55:54(UTC)
Guigui
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Zorg
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Zorg se redressa dans son lit, ses yeux perçant les ténèbres comme s'il faisait plein jour... Mais les rayons de la lune à travers le volet lui indiquèrent que la nuit était loin d'être finie.
« Scheisse... » souffla-t-il, encore sous le coup de ce qu'il avait... quoi... rêvé ?

F(x) = a2/3 +∑(n=1)∞ (an cos⁡ yf(x)) = ??? Se dit-il avec perplexité.

Encore vaseux, il retira son bonnet de nuit à pompon maculé de taches indéfinissables pour gratter ses cheveux sales. Qu'est-ce qu'il venait exactement de se passer ?

Il avait la bouche pâteuse et la langue sèche, aussi se leva-t-il pour aller se verser un peu d'eau. Cela faisait des années, des dizaines d'années même, qu'il n'avait plus fait de rêve... Ou, en tout cas, qu'il ne se souvenait plus du moindre rêve. Depuis l'enfance. Et là...

« En plus, c'est complètement débile, » se dit-il à lui-même à voix haute tout en commençant à faire les cents pas dans le minuscule grenier mansardé qui lui servait de logement et dont la hauteur sous plafond ne pouvait convenir qu'à un gnome ou un halfelin, « on rêve de choses qui sont importantes pour nous. Moi, qu'est-ce que j'en ai à faire, des succubes et des barbares ? » Comme à son habitude, le parquet, qui avait connu des jours meilleurs, se mit à grincer horriblement.

« Tu ne m'aurais pas des fois piqué dans mon sommeil, toi ? » Lança-t-il à son oreiller. De derrière celui-ci, une paire de pinces brun-rouge émergea, puis le reste de ce qui était un gros scorpion de même couleur, hormis la glande à venin qui était d'un magnifique vert profond. L'animal sembla comprendre ce que le gnome lui disait et fit "non" de la pince.

« M'ouais... » renifla le gnome en se grattant la barbe, peu convaincu en apparence, mais le fait était qu'il ne ressentait aucune piqûre nulle part. Tout en marchant de long en large - et en faisant grincer les lattes de bois disjointes - dans le minuscule espace laissé libre par les rares meubles qu'il possédait, Zorg tenta de se remémorer les détails de sa journée de la veille, ce qu'il avait fait et ce qu'il avait mangé - ou ingéré - et qui pourrait expliquer son mauvais sommeil.

Soudain, des coups sourds se firent entendre dans le plancher. « Evidemment, la vieille salope ne dort jamais ! » Rugit-il en direction de ses pieds. La "vieille salope", c'était la veuve Morhss, antique vieillarde dont le mari avait, des décennies plus tôt, préféré disparaître en mer que passer le restant de ses jours avec son horrible femme, et qui depuis lors semblait d'avoir eu de cesse que de nuire le plus possible à son entourage. Elle parlait peu, sinon par onomatopées aussi gutturales que peu amènes, mais s'exprimait très bien à coups de balai dans le plafond, au point de rendre Zorg presque fou plus d'une fois.

Mais le gnome avait ce talent - ou ce génie - de détecter l'ordre caché des choses lorsqu'il était noyé dans un chaos apparent. Il avait fini par découvrir que les coups de balai de la veuve Mohrss n'étaient pas distribués au hasard mais selon une succession d'intervalles courts ou longs qui, après quelques efforts motivés par la curiosité ou l'ennui, s'était transformée en un alphabet. Cet étrange langage domestique, Zorg l'avait baptisé "le morhss" et les deux étranges voisins avaient pris l'habitude de s'invectiver exclusivement de la sorte, sans jamais se parler. En attendant, les coups de balai continuaient de plus belle.

J.E. S.U.I.S. T.O.N. P.È.R.E. V.A.D.O.R. M.I.R.

« Mais... Ça ne veut rien dire ! Tu sucres les fraises, espèce de vieille momie dégueulasse ! » Éructa le gnome. Il attrapa un soulier et se mit à taper consciencieusement sur le plancher, à intervalles réguliers, selon un ordre secret connu de lui seul.

V.A. T.E. F.A.I.R.E. E.N.C.

Mais il n'eut pas le loisir de finir son message car quelqu'un tambourina sur la porte, le faisant sursauter, et une voix grave se fit entendre.
« C'est pas bientôt fini ce bordel ??? Y'en a qui travaillent demain, alors va te coucher, espèce de gnome débile ! »

Zorg resta interdit, agenouillé, le bras levé et sa chaussure en main, comme suspendu en l'air pendant un instant. Tous ses voisins se liguaient contre lui pour le torturer. Sa moustache se mit à friser lorsqu'il hurla frénétiquement « MAIS VOUS ME FAITES TOUS CHIEEEEER !!! »
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Offline vaidaick  
#3 Envoyé le : mardi 12 septembre 2017 11:08:46(UTC)
vaidaick
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a nuit fut difficile, ses différents voisins ayant décidé non seulement que "le gnome débile" devait retourner se coucher, mais également que les autres feraient bien d'en faire autant et de fermer leur gueule au lieu de hurler ou de taper avec leur balai en réveillant ceux qui, par on ne sait quel miracle, dormaient encore. Chacun invectiva l'autre, et l'engueulade termina en une foire d'empoigne telle qu'il y eut des portes qui claquent, et des claques qui portent. Les protagonistes de la scène surréaliste rentrèrent chez eux, certains blessés, du moins dans leur amour propre.

Peu avant l'aurore, les plus matinaux ne se génèrent pas pour descendre les escaliers de bois à grand bruit, claquant la porte d'entrée du logement, sous les insultes de ceux qui espéraient dormir encore un peu. Mais bientôt, toute la maisonnée fut réveillée, moment que choisit la vieille Morhss pour frapper à son plafond, comme elle le faisait souvent pour réveiller le gnome : L.E.V.E. T.O.I. F.E.I.G.N.A.S.S.E. crut-il comprendre.

Il n'eut pas le temps de lui répondre que deux coups frappèrent à la porte. « Zorg ? » « C'est Jane ! » « Et Halle ! » « Logy ! » « Pas encore levé ? » « Nous avons à te parler ! » « Alors prépare-toi vite ! » « Nous t'attendons dehors, devant la porte. » « Ne traîne pas, notre emploi du temps est chargé ! »

Jane et Halle Logy étaient ses professeurs de divination, et des spécialistes en phénomènes héréditaires. Il fallait dire qu'elles étaient sœurs siamoises, et que la question les intéressaient directement au plus haut point. Sous leur apparence stricte et sévère - ce qu'elles savaient être avec leurs élèves les plus récalcitrants - elles étaient, lorsqu'on les connaissait, deux femmes pleines de vie, disposant de beaucoup d'humour et de patience. Et de la patience, pour Zorg, elles en avaient eu à revendre ! Il fallait dire que son cas les avait intéressé rapidement, sa propension à faire de la moindre étincelle un incendie en puissance relevant d'un cas plutôt rare de maîtrise élémentaire - voire parfois, pour le gnome, de non-maîtrise...

Si son maître en évocation l'avait soutenu lors de ses différents conseils de discipline, c'était surtout parce qu'il s'intéressait aux limites de ses capacités. Les sœurs Logy, elles, s'étaient plutôt intéressées à son histoire et ses origines. Mais Amon Zergull, son terrible ancêtre, et ses expériences folles, demeuraient encore un mystère à leurs yeux, malgré leurs recherches...
Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous avez envie d'entendre, ce que vous croyez entendre, ce que vous entendez, ce que vous avez envie de comprendre, ce que vous croyez comprendre, ce que vous comprenez, il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même. - Edmond Wells.
Offline Guigui.  
#4 Envoyé le : mardi 12 septembre 2017 18:23:28(UTC)
Guigui
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Zorg
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« Und meins, es wird nicht aufgeladen, glauben sie ??? » Beugla le gnome, étalé sur son lit, bras et jambes écartés comme un condamné au chevalet. Il avait certainement dormi moins d'heures qu'il n'avait de doigts sur une seule main. Cela le rendait d'encore plus mauvaise humeur que d'habitude, et quelqu'un allait payer.

Message secret pour vaidaick,Guigui :
...

Le gnome se redressa péniblement avant de soupirer de lassitude et de lâcher un pet sonore. Il soupirait par les deux bouts, en quelque sorte. « Et bien, ce n'est pas aujourd'hui qu'on finira ce sort, mein lieben freund, » lança-t-il au scorpion qui émergeait à son tour de derrière l'oreiller. Pour toute réponse, l'inquiétant arthropode écarta les pinces comme s'il s'étirait, en une posture étonnamment humaine.

Mais en dépit de ses protestations et gémissements, il se fit un devoir de se préparer rapidement pour ne pas faire attendre "l'ettin à chignons", comme il appelait affectueusement les soeurs Logy. Il avala d'un trait le reste froid et huileux, gisant au fond d'une tasse depuis des jours, d'une boisson exotique tonifiante qu'il affectionnait particulièrement et qu'on appelait "café", avant d'achever de se réveiller en jetant sur son visage ce qui restait d'eau dans une petite bassine. Il passa ensuite sa tenue de jour, un pantalon constellé de taches de gras et un pourpoint élimé dont les couleurs bleues et rouges étaient passées depuis longtemps. Il couvrit ensuite ses yeux par trop sensibles à la lumière de ses lunettes de verre fumé et acheva sa toilette en se curant le nez avec ses doigts. Roulant en boule le produit de ses recherches, il l'envoya promener d'une pichenette sur le mur le plus proche avant de jeter son grimoire dans son petit sac. Enfin, il tendit le bras pour que son ami et compagnon puisse monter jusqu'à ses épaules et se réfugier dans le col de sa chemise. Il était prêt.

Il ouvrit la porte et leva une tête renfrognée vers les sœurs siamoises. « J'ai passé une nuit absolument dégueulasse, » fit-il d'une voix éteinte. « Was passiert ? Et puis... Et puis d'abord, comment vous savez où j'habite ? » S'étonna-t-il, avant de se souvenir qu'il était en présence de deux spécialistes reconnues de la divination. « Oh, bien sûr... »

Modifié par un utilisateur mardi 12 septembre 2017 18:27:50(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline vaidaick  
#5 Envoyé le : mardi 12 septembre 2017 23:01:09(UTC)
vaidaick
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es siamoises l'attendaient dehors, et sourirent de concert lorsqu'il sortit. Ces deux femmes étaient deux têtes réunies sur un seul corps, chacune en coordonnant la moitié. Elles portaient une tunique à plusieurs pans, qui s'entrecroisaient de façon harmonieuse en de multiples épaisseurs. La première épaisseur, près du corps, était rouge bordée d'or et laissait voir le bas d'un demi-soleil qui reliait leurs clavicules. La seconde épaisseur, grise bordée d'or, venait se poser parfaitement sur la première, tandis que la troisième, de la même couleur, donnait de l'ampleur à la tenue, augmentant leur carrure avec des épaulettes, et terminant aux cuisses en des lamelles semi-rigides. Leurs jambes étaient couvertes d'une jupe rouge rappelant le col de la tunique, légèrement évasée, permettant une bonne liberté de mouvement.

« Encore plus grincheux que d'habitude ! » s'amusa Jane.
« Vraiment ? Je ne vois pas la différence. Il a toujours une bonne raison de râler. » lui répondit Halle, moqueuse.
« Mais nous ne sommes pas venus pour parler de ton sale caractère. Non, nous sommes venus te parler de ton ancêtre... »
« Qui avait sûrement le même caractère que le tiens, d'après nos recherches ! » la coupa Halle, toujours moqueuse.
Jane lui jeta un regard faussement offusqué. « Tu permets que je finisse ? » Après le consentement muet de sa siamoise, elle poursuivit. « Il semblerait que Amon Zergull ait fait de nombreuses expériences sur tes ancêtres... »
« ...ses descendants... »
« ...en leur insufflant l'énergie de créatures disposant d'une puissante magie intrinsèque... »
« ...mais ça tu le savais déjà... »
« Je peux finir mon explication sans que tu me coupes à tout bout de champ ? » finit par s'exaspérer Jane.
« Tu tournes autour du pot ! »
« Je rappelle ce que nous savons déjà ! »
« Rha ! Mais viens-en au fait ! » Halle tourna la tête vers le gnome. « Ce qu'elle essaie de te dire... »
« C'est que le professeur Feuerbach, le soit-disant maître en évocations, c'était trompé. Tu n'as aucune ascendance draconique. Ni orque d'ailleurs. Conclusions trop hâtives ! »
« Voilà que c'est toi qui me coupe la parole ! » s'indigna Halle.
« J'ai commencé, je termine. Et en parlant de ça... » Jane ramena de nouveau son regard vers Zorg, qui assistait à une énième dispute entre les deux têtes. « Nous n'en sommes pas encore certaines, mais nous pensons que ton pouvoir provient directement du plan élémentaire du feu. »
« Ou d'un de ses représentants les plus puissants. Nous avons trouvé d'anciennes formules du sorcier, et parmi celles-ci, il semblerait qu'il ait cherché à faire des membres de sa famille de puissants réceptacles de la magie profane. »
« Pas forcément volontaires, d'ailleurs. »
« Le problème, c'est que ses formules n'étaient pas forcément toutes au point, et cherchaient le cœur même de la puissance élémentaire - entre autres. Certaines ont tourné au désastre, emportant le sujet de l'expérience, et parfois, voire souvent, ce qu'il y avait proche de lui avec. On parle de villages rayés de la carte, figés dans un hiver sans fin ; d'effondrements de régions entières, causant des centaines de morts ; de marées telles qu'elles engloutirent des côtes et leur population... »
« Compte tenu de ton affinité avec le feu, et ton passif... »
« Il est important que tu surveilles ta magie. »
« Et que tu la contrôles entièrement. » termina Jane.

Toutes deux s'arrêtèrent de parler, et observèrent le descendant d'Amon Zergull, guettant sa réaction. Avait-il déjà conscience du danger potentiel qu'il était pour son entourage ?
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Offline Guigui.  
#6 Envoyé le : mercredi 13 septembre 2017 14:58:09(UTC)
Guigui
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Zorg
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Zorg ouvrit plusieurs fois la bouche pendant le discours de ses professeurs, comme autant de vaines tentatives pour essayer d'en placer une, mais les deux sœurs ne laissèrent pas s'installer le moindre instant de silence jusqu'à ce qu'elles eurent fini. Celui-ci se fit alors assourdissant tandis qu'elles attendaient sa réaction et que lui-même les dévisageait, interdit, continuant d'ouvrir la bouche à intervalles réguliers mais sans qu'aucun son n'en sorte. Seul pouvaient s'entendre de petits coups sourds, irréguliers, comme si quelqu'un tapait dans un plafond avec un manche à balai.

Zorg, soudain méfiant, jetant un œil à droite et à gauche dans le couloir qui desservait les appartements de l'étage. A une extrémité, il crut voir un œilleton se refermer. Il rentra la tête dans ses épaules tout en se pinçant la base du nez entre le pouce et le majeur.

« Kommen sie, bitte » dit-il finalement à voix basse, pour toute réponse, en repassant la porte de sa petite chambre, puis en la refermant derrière les deux femmes. La pièce était tellement exiguë que l'espace dans lequel les siamoises pouvaient se mouvoir debout n'excédait pas deux pas. Il ne leur proposa pas non plus de s'asseoir, n'ayant aucune chaise à leur taille. « Meinen lieben Lehrerin, je vous suis extrêmement reconnaissant de l'intérêt que vous me portez. Vraiment, » commença-t-il tout en entreprenant de dissimuler sous le lit un pot de chambre rempli à ras-bord d'une urine vieille de plusieurs jours, « mais cette conversation ne pouvait-elle attendre que je repasse à l'Académie ? Était-il réellement nécessaire que vous évoquiez mes affinités pour le feu sur le palier d'un immeuble majoritairement en bois ? Vous ne connaissez pas mes voisins, » fit-il en chuchotant et en prenant un air de conspirateur. « Ils m'espionnent. Je suis sûr qu'on a été écoutés. Et la vieille Mohrss... Elle fait semblant d'être sourde, mais je sais qu'elle entend. Quand quelqu'un lui parle, ses oreilles remuent. Savez-vous combien de temps il m'a fallu pour obtenir cette piaule pourrie ? » A ce moment, il crut entendre quelque chose et se dirigea à pas de loup vers la porte. Il tendit lentement la main vers la poignée avant de l'ouvrir soudainement dans l'espoir de surprendre un indélicat, mais il n'y avait personne, ni derrière la porte, ni dans le couloir. L'immeuble semblait tout à fait vide. Même les coups de balai avaient cessé.

« Enfin, » poursuivit-il en refermant la porte, « je suppose que ça ne me ferait pas de mal de déménager, ja ? Ils me rendent tous fou. Pour le reste... Contrôler ma magie, la belle affaire ! C'est précisément pour ça que je me suis inscrit à l'Académie. C'est ce que j'essaie de faire depuis toutes ces années... Avec un certain succès et un indéniable talent, si vous me le permettez. Vous croyez que je ne sais pas tout cela ? Vous avez oublié ce que le feu m'a fait ? » Alors que sa voix montait crescendo dans un processus d'auto-énervement qui lui était familier, le scorpion sortit de son col, descendit sur son flanc et commença à retrousser son pourpoint au niveau de l'abdomen. D'un geste agacé, Zorg ramassa la créature pour la remettre à sa juste place, mais pas avant qu'elle n'eut dévoilé une parcelle de peau parcheminée et rougie, comme fondue.

« Je n'ai jamais vraiment cru aux théories fumeuses de Herr Feuerbach, » poursuivit-il avec un calme retrouvé. « Mon illustre ancêtre était sans doute quelque peu dyscognitif, mais pas au point d'essayer d'accoupler des gnomesses et des dragons. Il n'y a pas besoin d'être archimage pour comprendre que tout ce qu'il aurait obtenu, c'est une gnomesse morte avec un minou d'un pied de l... Bon bref. Vous avez saisi l'idée, hehehehe. Hem.

Tout ça pour dire que Herr Feuerbach m'a beaucoup appris, mais que ce n'est pas pour rien si c'est vous les spécialistes en hérédité, et lui le spécialiste en magie élémentaire. Chacun son métier. J'ai confiance en lui pour m'aider à ne plus me carboniser moi-même, et en vous pour me dire d'où je viens et ce que je suis. Le Scorpion de Feu. »


Zorg se figea, et seules ses lunettes fumées empêchèrent ses interlocutrices de voir à quel point il écarquillait les yeux, étonné par ses propres paroles. Le rêve... C'était comme si les mots, devenus vivants et disposant de leur propre volonté, étaient sortis tous seuls de sa bouche. Pourquoi avait-il dit-cela ?

Modifié par un utilisateur mercredi 13 septembre 2017 22:04:37(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline vaidaick  
#7 Envoyé le : dimanche 17 septembre 2017 15:21:26(UTC)
vaidaick
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es siamoises entrèrent à l'invitation de Zorg, et eurent un léger mouvement de recul. Leurs regards détaillèrent les lieux d'un air choqué, la tentative de dissimulation du pot de chambre ne passant pas inaperçu, tandis qu'elles faisaient un effort visible pour filtrer l'air lentement par leurs narines, le nez légèrement pincé. L'une comme l'autre écouta le gnome en tentant de faire bonne figure. Les yeux irrémédiablement attirées par le macabre spectacle de la peau brûlée de leur élève, elles réagirent.

« Je n'oublie pas ! » s'exclama Jane.
« Moi non plus ! » renchérit sa sœur d'un ton outré.
« Et tu te trompes sur les conclusions du professeur Feuerbach ! »
« Nul besoin d'accouplement ! »
« Et quand bien même ! »
« Nombreux sont les dragons à pouvoir changer de forme ! »
« Mais là n'est pas la question, évidemment... »

Elles s'arrêtèrent toutes deux de parler, et dévisagèrent le gnome, comme si elles venaient de comprendre ses dernières paroles... Ou plutôt ne pas comprendre.

« Le Scorpion de Feu ??? » demandèrent-elle de concert.

Modifié par un utilisateur dimanche 17 septembre 2017 15:22:13(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline Guigui.  
#8 Envoyé le : dimanche 17 septembre 2017 23:11:43(UTC)
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« Euh... Hein ? Oh.. Hehe... » Bredouilla le gnome en faisant un signe de dénégation de la main et en arborant un sourire crispé qui laissait voire de larges dents disgracieuses et jaunies par le tabac, « je ne sais pas pourquoi j'ai dit ça. Ce n'est rien... Un rêve que j'ai fait. Je vous ai dit que j'avais passé une nuit dégueulasse.

Mais c'est amusant que vous soyez venues me parler des expériences de l'oncle Amon justement aujourd'hui. Ça en jette, hein ? Le Scorpion de Feu ! Zorg, le Scorpion de Feu ! »
Répéta-t-il. Il saisit une longue cuiller en bois qui traînait improbablement là et se mit à faire avec des gestes grandiloquents, comme s'il s'agissait d'une puissante baguette magique. « Je peux très bien avoir un nom de guerre, beaucoup de grands mages en ont eu un, après tout. Zorg, le Scorpion de Feuuuu !!! » Hurla-t-il, hystérique. Soudain, la cuiller en bois s'embrasa comme une torche.

« Merde ! » fit le Scorpion de Feu qui, de surprise, lâcha sa baguette magique avant de se mettre, pour l'éteindre, à la piétiner frénétiquement. A peine quelques secondes plus tard, des coups de balai se firent entendre dans le plancher.

Modifié par un utilisateur lundi 18 septembre 2017 16:11:42(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline vaidaick  
#9 Envoyé le : jeudi 21 septembre 2017 16:46:30(UTC)
vaidaick
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ane regarda avec amusement Zorg piétiner sa cuiller en bois dans un vacarme de tous les diables. « Un rêve plutôt banal, pour quelqu'un qui se balade en permanence avec un scorpion et qui manipule le feu, si tu veux mon avis. » dit-elle lorsqu'il eut terminé sans qu'elles esquissent le moindre geste pour l'aider.

« Je crois que ta voisine d'en-dessous essaie de te dire quelque chose avec son balais. » sourit sa moitié en désignant le plancher.

« En tout cas, nos mises en gardes sont justifiées : tu ne maîtrises pas du tout ton pouvoir. Ces embrasements spontanés sont fréquents ? »

« Et de même ampleur, ou parfois pire ? »
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Offline Guigui.  
#10 Envoyé le : dimanche 24 septembre 2017 23:03:51(UTC)
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La principale difficulté avec les soeurs Logy, en dépit de leur bon caractère et de leur nature compatissante, était que non seulement elles étaient siamoises - et donc habituées depuis l'enfance à parler toutes deux presque simultanément - mais elles étaient aussi assez volubiles. Certaines mauvaises langues auraient dit "bavardes", mais parvenir à suivre une conversation avec elles était un exercice mental en soit, à plus forte raison quand on s'appelait Zorg, qu'on avait passé une mauvaise nuit et qu'on n'avait presque rien avalé.

« Certes, si vous voulez, » répliqua Zorg, piqué au vif, à la remarque de Jane, « mais ce qui est moins banal c'est que je ne rêve ja... »

Mais il fut interrompu par Halle à propos de la vieille Mohrss. « Ja ja, Ich weiß ! Elle me dit simplement d'arrêter de la faire ch... » Tenta-t-il avant d'être de nouveau interrompu, par Jane de nouveau - mais suivie de Halle - sur une question bien plus embarrassante.

« Hein ? Mais pas du tout, je maîtrise parfaitement ma magie ! » Protesta-t-il, tandis que son visage devenait cramoisi. « Enfin, presque parfaitement ! Alors bien sûr, il arrive qu'il y ait un petit accident, mais... C'est rarissime, je vous le garantis ! » Jura-t-il avec force gestes qui traduisaient sa nervosité.

« Je... Très bien, ça se produit parfois quand je suis fatigué. Et je vous ai dit que j'étais fatigué, ja ? Voilà. Pas de quoi en faire un fromage. Ou plutôt une fondue, hehehehe. Pas de problème. Tout est rentré dans l'ordre, » conclut-il avec un sourire forcé qui confinait au rictus, tandis que, les mains derrière le dos comme un enfant pris en faute, il tentait avec ses pieds de faire glisser sous le lit la cuiller carbonisée.
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Offline vaidaick  
#11 Envoyé le : lundi 25 septembre 2017 18:52:33(UTC)
vaidaick
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es sœurs Logy regardèrent faire le gnome, un sourire amusé aux lèvres. « Rarissime ! » renchérit Jane d'un air entendu.

« Comme la fiole d'huile malencontreusement enflammée qui a carbonisé la moitié du labo d'alchimie il y a un an ! » rajouta Halle en levant les yeux au ciel. « Le directeur était ravi ! Et ça t'a presque valu ton expulsion... Encore... »

« Oh, la moitié... Même pas un quart ! Et puis, les accidents, ça arrive... D'autres qui n'ont pas le dixième des pouvoirs du petit en ont fait de belles aussi ! » la sermonna sa sœur.

« Peut-être... » admit Halle. « Mais il y a aussi la fois où... »

« On a compris l'idée. » la coupa Jane avant de revenir à Zorg. « C'est que le temps passe, et nous avons des cours à donner. Si tu as des questions, des interrogations, n'hésite pas à venir nous voir ! »
Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous avez envie d'entendre, ce que vous croyez entendre, ce que vous entendez, ce que vous avez envie de comprendre, ce que vous croyez comprendre, ce que vous comprenez, il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même. - Edmond Wells.
Offline Guigui.  
#12 Envoyé le : mardi 26 septembre 2017 09:11:44(UTC)
Guigui
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Zorg
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Zorg prit un air renfrogné et rentra la tête dans les épaules lorsque Halle se mit à égrener la liste - relativement longue, bien qu'il s'en défendît - des "accidents" qu'il avait provoqués à l'université. Mais heureusement, Jane prit sa défense, et il soupira d'aise lorsqu'elle mentionna ses pouvoirs tellement supérieurs aux autres. Mais ces mêmes pouvoirs étaient aussi sa malédiction, et il en portait les stigmates dans sa chair.

« Hmm... Des questions ? » Fit-il avec un rictus crispé « oh, ça, des questions j'en ai toujours quelques unes qui me taraudent : comment devenir le plus grand archimage de tous les temps sans travailler ? Comment transformer ma voisine du dessous en torche humaine sans encourir les représailles de la maréchaussée ? Comment parvenir à me supporter moi-même alors que je suis une espèce de monstre, fruit des expériences menées par un autre monstre mort depuis des siècles ? »

Zorg soupira. Il était réellement fatigué... Ou plutôt, il était las. Maintenant qu'il avait terminé ses études à l'Université, il avait l'impression d'être dans une impasse. Les siamoises venaient d'insister sur les "petits accidents" qui émaillaient son quotidien. Qui voudrait employer un magicien qui ne maîtrisait pas sa magie ? Était-il condamné à faire le bateleur toute sa vie ?

« Bref. Je vous remercie d'être passées m'informer de l'avancée de vos recherches. Je ne sais pas vraiment quoi en faire, mais je vais y réfléchir. Je devrais rester dans le coin si vous avez besoin de moi... Pour un barbecue... Allumer les bougies d'un gâteau d'anniversaire... Ce genre de trucs... »

Modifié par un utilisateur mardi 26 septembre 2017 09:12:35(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline vaidaick  
#13 Envoyé le : mardi 26 septembre 2017 11:19:12(UTC)
vaidaick
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lles ne purent s'empêcher de rire.

« Commence par devenir un mage, apprenti. Et... ça ne se fait pas sans travailler... La paresse n'est pas compatible avec la magie, quel que soit notre talent. »

« J'ai bien quelques idées pour ta voisine, mais je ne suis pas sûre que te les souffler soit une bonne chose ! » poursuivit Jane.

« Mais surtout... » Halle se radoucit, son sourire amusé se muant en sourire tendre. « Tu n'es pas un monstre, Zorg. Tu es une personne qui cherche sa voie. Combien de fois avons-nous entendu que nous étions des créatures de cirque ? Combien de personnes encore maintenant se retournent sur notre passage, un air choqué sur le visage ? Nous l'avons compris, mais il nous a fallu du temps, qu'être différentes ne faisait pas de nous des monstres. Il en va de même pour toi. Commence par t'accepter, et par accepter ce que ton ancêtre à fait de toi - de vous, de toute ta lignée. Tu peux maîtriser ta magie, mais tu dois y travailler sérieusement. Tu peux devenir un puissant mage, mais pas sans efforts et sacrifices. »

« Ma sœur a raison Zorg. Et puis... Tes affinités magiques ne sont pas faîtes pour la ville. Le feu est un élément fait pour l'affrontement. Pas pour une vie paisible dans un petit meublé sous les toits. Peut-être devrais-tu envisager autre chose que la vie que tu mènes pour le moment. Mais ce ne sera pas possible seul. Tu devras apprendre aussi à maîtriser ton tempérament de feu, si tu veux rejoindre un groupe. »

Halle posa sa main sur la poignée de la porte, signe du départ. « Si nous avons besoin de te joindre, où que tu sois, nous le pourrons. Inutile de nous attendre ici. » Elle ouvrit la porte, et elles commencèrent à sortir.

Jane tourna la tête vers lui tout en sortant. « Oh, et... Nous n'avons trouvé nulle trace de la mort de ton ancêtre. Il a juste cessé de faire parler de lui... »
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Offline Guigui.  
#14 Envoyé le : mercredi 27 septembre 2017 23:46:55(UTC)
Guigui
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Zorg
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Zorg laissa les siamoises répondre à ses "questions" avec tout le sérieux et la bienveillance qui les caractérisaient. Elles avaient toujours manqué de second degré. Malheureusement, pour beaucoup de gnomes, tout était plus ou moins affaire de second degré. Ou de troisième. Ou de quatrième. Et bien que Zorg fût un gnome très particulier, à l'esprit incomparablement plus rationnel - maladivement rationnel, même - que celui de la plupart de ses congénères, il n'en restait pas moins un gnome, avec cette propension compulsive à raconter n'importe quoi, juste pour voir l'effet que cela produirait chez ses interlocuteurs.

Mais les sœurs Logy s'étaient intéressées à Zorg plus pour ce qu'il était que pour ce qu'il faisait, et ne l'avaient que peu suivi dans son apprentissage. Elles ne se rendaient pas forcément compte à quel point Zorg avait travaillé toutes ces années. Ses aptitudes naturelles auraient pu assez largement l'en dispenser, mais seul dans une grande cité inconnue et sans amis, il s'était drogué à l'étude et au travail, y développant une énergie considérable. C'était aussi une des raisons de sa lassitude du moment, alors qu'il venait d'achever ses études et qu'il était maintenant amené à en faire le bilan : travailler autant pour en être encore réduit à embraser ce qu'il touchait à la moindre baisse de concentration avait quelque chose de déprimant...

Mais les siamoises visaient beaucoup plus juste quand il s'agissait de parler de leurs différences respectives. Sur ce point, il y avait pour Zorg une vraie leçon à méditer, et il eut un peu honte de s'être plaint de la sorte devant des êtres dont le corps tout entier était une farce. Elles étaient bien plus à plaindre que lui, et pourtant elles ne s'étaient laissé dévorer ni par leur condition, ni par le regard des autres.

« Je vous remercie... Pour vos bons conseils, et pour le reste. Vous avez raison, bien sûr. Et je... Je voulais vous dire que... Enfin, vous avez toujours été bonnes avec moi, et c'est pas le cas de tout le monde. Bref. J'espère vous revoir bientôt, » leur dit-il sur le pas de la porte en essayant de dissimuler le léger changement de timbre dans sa voix, qui traduisait la naissance d'une émotion.

« Portez-vous bien, et attention à la trente-neuvième marche en descendant, elle ne tient plus. » Il se garda de dire que c'était lui-même qui l'avait descellée, il y a fort longtemps, dans l'espoir que la veuve Mohrss se casse la figure, avant de réaliser que l'horrible antiquité ne sortait jamais.



Resté seul, il inspira une grande goulée d'air pour reprendre sa contenance et chasser certaines pensées peu contrôlables qui fleurissaient dans son esprit. « Pfff... Qu'est-ce qu'il pourrait être d'autre que mort, l'oncle Amon ? » Se demanda-t-il à voix haute.

Les informations apportées par les deux femmes méritaient réflexion, et malheureusement le jour se prêtait mal à la réflexion. Il avait vraiment peu dormi, et mal, et ce genre de manque se faisait immédiatement sentir sur ses capacités cognitives. Inutile également d'espérer avancer efficacement sur ce nouveau sort de feu sur lequel il travaillait depuis des semaines. La seule chose qu'il se sentait capable de faire, c'était gagner son pain quotidien.

« "Tes affinités magiques ne sont pas faites pour la ville, Zorg !" » railla-t-il, « qu'est-ce qu'elles s'imaginent ? Que je vais me faire croisé et partir en guerre contre les démons ? La belle affaire ! Mieux vaut un Zorg pauvre et solitaire qu'un Zorg mort et bien entouré, ça oui ! »

Tout en poursuivant ses grommellements, Zorg rassembla ses affaires avant de quitter sa chambre pour aller chercher sa petite charrette garée dans la cour de l'immeuble. Il était temps que Nerosyan reçoive à nouveau la visite de Zorg le Magnifique et succombe à ses tours de magie.
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