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Offline poulosis  
#101 Envoyé le : vendredi 5 juillet 2019 15:53:17(UTC)
poulosis
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Oradin
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Hé bien ! Voilà deux fois que Florentia me demande, pour les affaires du coffre. Ne voit-elle pas que ma silhouette a un poil changé, la bougresse ?! Pas les yeux en face des trous, pfff ! Ça doit être le froid. Fluette comme elle est… Pourtant, non, il y a sa magie… Un truc qu’elle a dû avaler, alors... non, c’est ça : ces alchimistes, avec toutes les substances bizarres qu’ils manipulent, la vapeur finit pour leur déranger la vue ! Groumph !

En digne représentant d’Abadar, le nain se redressa et expliqua tranquillement, avec diplomatie : « bien sûr que j’ai récupéré le contenu du coffre. Vous ne pensiez pas que j’avais oublié ma fidèle Durirak dans un vulgaire meuble, sans vous offenser, maître gnome. D’ailleurs, maintenant que vous le dites... » Tout en parlant, il s’appliqua alors à poser par terre les sacs et objets en tout genre que les membres du groupe avaient laissé dans le chariot magique, et qu’il portait depuis leur trajet jusqu’au comptoir. « Nous autres nains sommes robustes. Une lourde charge ne nous ralentit guère… nous sommes aussi larges que haut, en armure, ce qui fait que l’on ne remarque pas que nous portons des enclumes… mais là, je vous les restitue avec joie… c’est fou ce que des gens gras comme un piquet de vigne comme vous pouvez emporter comme affaires, tout de même ! »

Le tas de sacs se trouvaient maintenant au sol. Satisfait, il put à son tour faire ses adieux au gnome Il le félicita chaudement pour sa recette. « Tant pis pour le commerce et les gens du sud ! Au nom d’Abadar, je crois que je peux vous féliciter pour votre établissement, honnête et sûr. Vous êtes très aimable et le service est des plus complets. Éventuellement, faites un léger effort sur la concision, mais c’est un détail. » Il lui fit un clin d’œil. « Au plaisir, maître Gline ! »

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Offline nauron  
#102 Envoyé le : mercredi 24 juillet 2019 11:26:42(UTC)
nauron
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Florentia
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«  Ravie que vous avez récupéré nos effets, et merci de nous les rendre,je vais reprendre mon sac »

Elle reprit son sac et regarda à l'intérieur, vérifia que tout s'y trouvait, regarda avec minutie les sac contenant ses composants alchimiques, puis quelques minutes plus tard, l'air satisfaite mit le sac sur son dos..

«  Merci de nous les avoir porté jusqu'ici, mais maintenant que vous n'êtes plus en rouge, couleur qui vous sied à merveille d'ailleurs, je ne voudrait pas que les gens du coins vous prennent au lieu d'un vulgaire porteur pour un voleur de bas étages... Les Ulfes ont l'habitude de les traiter de manière expéditive si mes souvenir son exacts..

Allons donc voir cet Asvig. »


Et la sylphe se mit en route vers la maison du Jarl.

Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline mdadd  
#103 Envoyé le : mercredi 31 juillet 2019 15:17:43(UTC)
mdadd
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e groupe était désormais prêt à partir du comptoir. Comme l’avait suggéré le gnome, ils prirent la direction du nord le long du sentier principal du hameau de Turvik. Le chemin sinuait le long d’une pente ascendante caillouteuse et verglacée, il fallut parfois se donner la main pour ne pas glisser. Un vent froid, chargé parfois de neige, leurs cinglait le visage. Quelques minutes plus tard, ils furent en vue de la longue maison du Jarl local, Asvig Longthews, le seul endroit, selon le gnome, où les voyageurs pouvaient passer la nuit. Celle-ci était tombée, le temps était dégagé aussi, la lune et les étoiles éclairaient le ciel et se reflétaient dans la neige, ce qui permettait d’avoir une vision globale de l’endroit. Entourée d’une grande enceinte de pierre délimitant le caravansérail, la longue maison s’inscrivait au centre et semblait s’arrêter aux élévations rocheuses derrière, laissant de part et d’autre de grands espaces pour les chariots des marchands et voyageurs. D’ailleurs, une petite dizaine d’entre eux formaient un cercle côté Est, les montures de trait ayant été dételées et sans doute parquées dans un long bâtiment annexe qui devait servir d’écurie. Visiblement, l’espace autour de la maison était suffisamment grand pour accueillir plusieurs caravanes, soit une bonne cinquantaine de chariots.

La longue maison du Jarl était faite de solides poutres en bois et de rondins, à la toiture caractéristique en tuiles de bois ressemblant à une coque inversée de bateau, avec un pan droit croisé d’un côté au niveau de la grande porte d’entrée et un pan arrondi de l’autre. Sur les côtés, les pans de toiture descendaient très bas et étaient en deux niveaux vu la hauteur de la bâtisse, celle-ci étant encaissée dans le sol, la neige autour formait des congères qui venaient relier les pans bas de la toiture, ce qui formait un tunnel complètement abrité tout autour de la maison. Deux braseros brûlaient de part et d’autre de la porte d’entrée, ce qui indiquait aux visiteurs vers où se diriger. N’ayant ni montures ni chariots, le groupe se dépêcha vers la double porte ainsi éclairée et encadrée par deux guerriers ulfes en armure, emmitouflée dans d’épaisses peaux de bêtes, tenant droit leurs lances, la main posée sur leurs larges boucliers reposant dressés sur le sol. L’accès à la porte se faisait par un sentier de deux pas de large en pente descendante encadré de congères et on ne pouvait voir les deux gardiens qu’une fois en bas. A l’abri du vent, grâce aux braseros et à l’accumulation de neige autour, le froid était moins intense à ce niveau, un peu comme à l’intérieur d’un igloo, il devenait donc plus supportable une fois équipé de ces épais manteaux en peau. La lueur vacillante des flammes éclairait les visages fermés et rougis par le froid et la vie en extérieur, ainsi que la massive double porte décorée. Chaque pan était séparé en trois parties sur la hauteur, chacune d’entre elles représentant un cadre décoré parfaitement carré dans lequel s’inscrivait un symbole, sans doute caractéristique du seigneur local. En lieu et place de poignée, il y avait sur chaque battant un heurtoir en fer forgé ou plutôt en acier représentant une tête de loup tenant dans sa mâchoire un anneau ou était suspendu un marteau à deux têtes n’étant pas sans rappeler la forme des marteaux nains. D’ailleurs le marteau à deux têtes tournées vers le bas et ornés de symboles n’était-il pas le symbole de Torag ?

Malgré l’aspect peu amène des deux guerriers, à l’approche du groupe, l’un de frappa le heurtoir avec force et la porte s’ouvrit depuis l’intérieur, après avoir sans doute déplacé une lourde barre en bois derrière. Une demi-douzaine de guerriers du même acabit que les deux gardes de la porte mais sans les manteaux de fourrure, forma une haie derrière invitant le groupe à entrer dans ce qui semblerait être un hall ou une salle de garde. La pièce devait mesurer environ six pas de côté, possédant une porte normale sur mur latéral ainsi qu’une ouverture plus large au centre en face de la porte d’entrée. Une table rectangulaire en bois encadrée de deux bancs occupait la partie droite de la pièce, tandis que la partie gauche était encombrée par deux plans de travail le long du mur, laissant seulement le passage de la porte au centre de celui-ci. Les tables étaient encombrées pour l’une d’armes diverses, haches ulfes, épées longues, larges, bâtardes ou à deux mains, lances, arcs longs, mais aussi de grandes armes comme les armes d’Hast : glaive-guisarmes, coutilles, hallebardes, marteaux de Lucerne, grandes lances, vouges, des armes généralement utilisées contre les créatures de grande taille. Quant à la seconde table, il y avait de l’équipement divers comme des cordes, des couvertures, des sacs, grappins, torches, lanternes tempête, pelles, pioches, pitons et quelques outils artisanaux dont certains étaient liés à la forge comme put le constater rapidement Oradin. Des petits tonnelets étaient rangés en dessous, certains ne faisaient pas plus d’une velte de contenance, d’autres un quartaut ou encore une feuillette pour les plus gros. La transition entre l’extérieur et l’intérieur était une bouffée de chaleur qui semblait souffler sur les visages, invitant à rapidement retirer les lourds et épais manteaux de fourrure pour ceux qui en avaient pour se protéger du froid intense.

Puis le regard s’éloignait vers la grande et longue salle qui s’ouvrait au-delà de la large ouverture de la salle de garde. Celle-ci était plutôt animée et enfumée. De nombreuses personnes étaient assises sur des banquettes aussi larges que des lits simples s’alignaient le long des murs latéraux sur presque toute la longueur. Des peaux, plaids et sans doute une épaisseur de paille dessous, servaient de coussins pour le confort des postérieurs. Sous les banquettes, des tiroirs servaient de rangements. Des piliers ronds en bois massif ressemblant à des troncs d’arbre soutenaient une charpente haute qui ressemblait à l’intérieur d’une coque de drakkar. Les piliers marquaient les sections de la longue pièce sur les charpentes maîtresses qui tenaient la structure. En partie centrale, une large et longue fosse à feu entourée d’une margelle de pierre de deux empans de haut réchauffait la pièce mais aussi l’enfumait lorsqu’elle était surmontée de grilles posées sur la largeur, chargées de viandes à rôtir, de pain à cuir ou encore de marmitons dans lesquels devaient mijoter quelques ragoûts dont les épices embaumaient la pièce. Entre la fosse et les banquettes latérales, le sol était couvert de longs tapis délimitant les couloirs de passage, parfois de peaux ou coussins pour asseoir les personnes de rang inférieur servant leurs maîtres assis sur la banquette. En partie haute, sur les poutres de traverse basse, des suspentes permettaient d’accrocher des râteliers de poissons entrain de sécher à la fumée, des épices, des quartiers de viande, des cordes d’ail, etc. Dans la dernière section de la longue pièce, la fosse laissait la place à deux longues tables encadrées de bancs et un siège large à haut dossier en extrémité. Le sol formait une marche pour démarquer cette section mais aussi pour placer en hauteur les personnes qui avaient le privilège de s’asseoir ici. Derrière encore, le mur présentait une ouverture que l’on pouvait fermer par des rideaux et qui devait certainement desservir les autres pièces de la demeure.

Pour ce qui était des occupants, il devait y avoir une bonne trentaine de convives sur les banquettes à se prélasser, manger, boire et parler bruyamment parfois avec force de gestes, quelques personnes assises par terre, puis les deux tables du fond occupées en partie par d’autres étrangers qui discutaient de façon assez animées avec celui qui était assis sur le fauteuil en bout. Si la majorité des convives étaient sans nul doute les marchands qui devaient posséder la dizaine de charriots restés à l’extérieur, des ulfes se mêlaient à eux et certains affichaient une certaine aisance de par les épaisses bagues serties de gemmes aux doigts, des colliers en chaînons d’or ou d’argent, des bracelets de force, des boucles d’oreille pour certains, une armure ouvragée et stylisée, des armes dont la garde ou le pommeau était travaillé ou encore des vêtements bien taillés dans des matières de qualité, ils en imposaient aussi de par leur stature, les ulfes étant généralement plus grands et plus larges d’épaules que les humains de Varisie. Ils parlaient bruyamment, trinquaient dans des cornes avec certains marchands des plus riches.
Tout au fond, sur le fauteuil, un ulfe de forte carrure et imposant était assis. Les hommes du nord étaient déjà plus grands que la moyenne des hommes en Varisie ou ailleurs, sauf peut-être dans les royaumes des seigneurs mammouths ou dans des ethnies comme les shoantis de Varisie. Mais celui-là était vraiment une force de la nature nourrie sans doute au lait de géant. Il devait mesurer entre six et demi et sept pieds de haut, une carrure marge avec des bras aussi gros que la cuisse d’un gladiateur, les pectoraux marqués malgré l’armure et les vêtements qui avaient tendance à atténuer les formes, le poing aussi large qu’une pastèque, il ne devait avoir aucune difficulté à manier les grandes armes. Les cheveux blonds mi-longs, hormis deux longues tresses de guerrier qui lui descendaient jusqu’à la taille, une barbe se terminant par trois fines tresses, sa taille était ceinte par une large bande de cuir maintenue par deux ceinturons d’armes supportant une épée large et un coutelas pour l’un et deux haches ulfes pour l’autre. Les yeux gris comme l’acier, il avait toujours l’air sévère ou en colère et pourtant il semblait trinquer volontiers avec les personnes à sa table. Asvig Longthews arrêta son regard sur les nouveaux arrivants que les guerriers enjoignaient à avancer d’un côté ou l’autre de la fosse à feu centrale pour venir se présenter au seigneur local. De la main il fit signe d’avancer.

Se frayant un passage au milieu du balai incessant de jeunes femmes voluptueuses qui servaient les convives en boissons et nourritures, tout en se préoccupant des cuissons sur les grilles et finissant parfois dans les bras d’un ulfe ou d’un marchand pour d’autres services plus charnels, le groupe escorté par les guerriers avança jusqu’aux tables. Ils purent noter au passage qu’à chaque pilier se tenait aussi un guerrier en armes prêt à intervenir en cas de besoin, ce qui en faisait une dizaine de plus que la demi-douzaine de l’entrée plus les deux dehors et enfin les deux derrière le fauteuil du seigneur Asvig qui semblaient à la fois escorter celui-ci ou alors encadrer le passage derrière. Si, comme l’avait annoncé le gnome de la compagnie, ils faisaient partie de l’élite de la garde du Jarl, cela en faisait déjà une vingtaine au total ici présent et sans doute quelques autres dans des pièces annexes prêts à intervenir. Une véritable petite armée. Les odeurs de viandes grillées, de poisson et de ragoût aux épices montèrent très vite aux narines de nos héros qui se rappelèrent qu’il était tard et que leurs estomacs réclamaient ardemment. Arrivés aux tables, les convives se turent au moment où le seigneur se leva pour accueillir les nouveaux arrivants. Sa voix grave et rocailleuse roulait comme le tonnerre, la langue des ulfes était rude et donnait l’impression qu’on réprimandait constamment son interlocuteur. Les étrangers prenaient souvent ça pour une engueulade en règle, mais ceux qui y étaient habitués saisissaient les subtilités d’intonations de voix, la façon de prononcer certaines syllabes ou de marquer les points importants du poing ou du doigt ou encore d’une expression faciale. Mais quand on subissait cela pour la première fois, on se demandait ce qu’on avait fait de si grave pour mériter telle colère. Dans la langue commune, l’accent ulfe claquait les phrases de façon assez sèche – « Bienvenue, étrangers, dans ma demeure ! Je suis Asvig Longthews, le Jarl de Turvik ! Soyez ici comme chez vous ! Il y a à boire et à manger ! Un bon feu pour se réchauffer ! Des femmes pour s’occuper de vous ! La bonne hospitalité est un point d’honneur chez les ulfes ! A vous de vous présenter ! Et de dire la raison de votre visite ! J’aime beaucoup les histoires ! Racontez-moi la vôtre ! » – Puis il se tût et se rassit en attendant les réponses, tandis que petit à petit les convives reprenaient leurs discussions, même si les plus proches étaient piqués de curiosité et attendaient avidement eux aussi les réponses.
Tu sais ce que c'est, être réduit à l'état de pulpe ?
Offline poulosis  
#104 Envoyé le : samedi 3 août 2019 18:27:46(UTC)
poulosis
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Oradin
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En quittant le comptoir de cette originale compagnie de transport, la délicieuse mixture du gnome diffusait toujours sa bienveillante chaleur dans son estomac. Auréolé des bienfaits d’Abadar, le froid pourtant extrême ne pouvait percer les épaisses couches de vêtements, ni même son armure de plaques métallique. Premier indice de la rudesse du climat local, à chacune de ses expirations, une fleur de vapeur éphémère se fanait aussitôt éclose. Le second se montra beaucoup plus vicieux, en la présence d'un chemin verglacé qui rendait chaque pas incertain. Heureusement, son centre de gravité très bas jouait en sa faveur. Son sens de l’équilibre, renforcé par des heures et des heures de marche sur les routes varisiennes, lui assurait en sus une stabilité toute nanique. Il avait ainsi pu pleinement assumer son rôle au sein de la travée spontanément organisée pour assurer le passage de l’équipe dans les passages difficiles, malgré un manque flagrant d’agilité par rapport à ses compagnons.

La présence et l’organisation des carrioles sur le domaine du jarl lui avaient plu. Les marchands étaient accueillis dans de bonnes conditions, par ici, ce qui était un signe favorable pour Oradin. Qui plus est, la structure de la bâtisse était de qualité, robuste et trapue comme un nain. Forcément du bon ouvrage ! Il avait échangé quelques paroles d’encouragement avec les gardes à l’entrée, pour alléger leur garde sans doute ennuyeuse. « Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour gagner sa mousse, et une bavette pas farouche sur les genoux, hein mes gaillards ! » Puis il avait froncé les sourcils à la vue de toutes ces armes et autres équipements divers et variés qui reposaient sur les tables en bois, dans le vestibule de l’entrée. Vaguement inquiet, sa main droite s’était machinalement resserrée sur le manche de Durirak, qui reposait sur ses épaules. Il aurait du mal à abandonner ses fidèles armes, entretenues avec soin et d’une qualité remarquable, parmi tout ce fatras, même s’il en saisissait l’intérêt : la boisson pouvait exacerber les passions de ces faibles estomacs d’humains trop fragiles.

Tout le trajet jusqu’à l’estrade, il avait scruté les convives d’un œil attentif. En fait d’humains fragiles, il avait là sous les yeux les exceptions qui confirmaient la règle. Tous ou presque paraissaient gigantesques. Ils devaient avoir des ours polaires parmi leurs aïeuls. D’ailleurs, il se demanda pourquoi ce n’était pas cet animal plutôt que le loup qui ornait les heurtoirs de l’entrée. Ces derniers lui avaient inspiré des sentiments ambivalents. La bête assoupie en lui avait frémi, comme si elle avait senti la présence de congénères à portée de son flair. Malgré lui, un indicible malaise s’était installé dans les tréfonds de son âme, comme une fugace sensation de danger. Mais le marteau à double-tête qui pendait sous la gueule du prédateur l’avait ramené des années en arrière, alors qu’il apprenait à forger cette arme en compagnie de son père. Non pas une vague réminiscence de son passé, mais bien au contraire un souvenir très nette d’une période heureuse de sa vie d’adolescent.

En approchant de la tablée surélevée, il se demandait pourquoi autant de gardes traînaient dans les travées et à l'entrée. Était-ce une simple technique pour impressionner ses hôtes ? Voulait-il juste prévenir des bagarres d'ivrognes ? Les marchands d'ici avaient-ils le sang particulièrement chaud ? Le jarl était-il à ce point impopulaire, sous le coup d'une vendetta ? Ou une menace extérieure plus sérieuse rôdait-elle dans les parages ? Ils devraient en discuter avec le maître de ces lieux. Avec son assurance habituelle, le nain s'avança et prit la parole.

« Bien le bonsoir, Jarl Asvig Longthews. Si j’en crois les bonnes odeurs qui me caressent les narines et tiraillent mon estomac trop vide, les louanges sur votre hospitalité seront chantées sur les routes jusqu’en Varisie ! Oradin, paladin d’Abadar, pour vous servir. » Il inclina la tête en guise de salut. « Mes compagnons et moi-même sommes venus de très loin pourchasser un démon dans vos contrées. C’est une histoire digne d’une saga qui traversera les âges ! Peut-être votre illustre nom s’y inscrira en lettres de noblesse, si vous le décidez, qui sait ? Pour ma part, j’ai rejoint ce groupe », fit-il en désignant d’un large geste ses voisins, « il n’y a que peu de temps. Missionné par mon église, je cherchais la source d’un mal qui entravait le commerce dans le golfe de Varisie. J’ai rejoint une caravane de marchands dirigée par l’un de vos compatriotes. Vous le connaissez peut-être ? Il s’agissait d’Hakeen Mac Hadam. Un bon meneur d’hommes doublé d'un professionnel sérieux et compétent. Nous avons traversé ensemble moult épreuves. Les morts ont hélas jalonné notre parcours. Mais toujours nous avons progressé. J’ai dû le quitter à regret pour rejoindre Gruankus. Là, dans des grottes à flanc de falaise, des suppôts de la Grande Pâlotte, que ses adorateurs aussi serviles que dégénérés nomment Urgathoa, nourrissaient de sombres projets pour la région. Hélas, l’une de ces âmes damnées a pu nous échapper en s’enfonçant dans les eaux traîtresses où seules des créatures au sang froid comme elle peuvent se sentir à leur aise. Après avoir prévenu les autorités sur place, j’ai choisi de rejoindre mes nouveaux camarades rencontrés sur place pour occire un démon qui a ravagé leur contrée. Notre chasse nous a mené jusqu’ici. Nous désirons rencontrer une connaissance à vous, un certain Asger, lequel pourrait nous guider vers notre prochaine étape. Et... » Il marqua une pause. Son discours n’avait que trop duré. Ses amis devaient se présenter à leur tour et leurs nouvelles n'étaient peut-être pas à partager aussi publiquement. « ... en récompense pour les délicieux mets exposés derrière moi, qui mettent au supplice notre appétit et nos bonnes manières, nous pourrons vous raconter bien plus, noble seigneur ! » Il sourit au chef imposant qui trônait en bout de table, l’air un peu penaud.

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Offline nauron  
#105 Envoyé le : lundi 5 août 2019 10:50:27(UTC)
nauron
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Florentia
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Florentia embrassa la pièce du regard et y vit une activité débordante dans cette pièce, cela lui rappela son apprentissage, alors qu'elle apprenait son art avec un alchimiste employé par une riche famille de port énigme, il arrivait parfois qu'elle due prêter main forte au servantes lors des réceptions importantes de la famille. Mais s'était la différence d'ambiance entre les deux cultures qui marquait le plus la jeune sylphe, à port énigme, les classes sociales étaient vraiment marqués, et tout semblait réglé comme sur du papier à musique tandis qu'ici , le tout ressemblait plus à un joyeux foutoir où les servantes improvisaient leur déplacements en fonctions de leurs convives. Seul le Jarl dominait les lieux, comme il sied au chef de village.

Alors qu'ils s'avançaient vers le Jarl escorté par les gardes, elle se remémora et tenta de mettre en forme une explication à la fois simple et la plus exhaustive possible sur la raison de leur présence ici et le prochain objectif du groupe, elle chercha dans ses souvenirs les connaissances qu'elle avait sur les coutumes des ulfes quand à la place des femmes et fut rassurée de se remémorer qu'elles étaient considérées et écoutées dans cette contrée. Elle continua donc de chercher un discours concis et précis tout en cheminant dans le sillage d'Oradin qui avait l'avantage de créer un espace dans la foule tout en laissant la vue dégagée pour ceux derrière...

Alors qu'elle pensait enfin tenir le discours parfait, le paladin commença le sien qui était.... tout aussi bon que le sien.
Elle le laissa finir avant de se présenter à son tour. Comme toujours, calme et l'air grave, elle parla

«  Je me nomme Florentia, je suis une alchimiste et j'apporte mes compétences à ce groupe dans cette chasse qui est, il me semble important de l'ajouter, une course contre la montre face à ce démon qui cherche à détruire ce qui nous permettrait de le vaincre. C'est pourquoi nous n'avons que peu de temps et un grand besoin d'Asger pour nous guider au delà de votre territoire. »
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Offline Uktar  
#106 Envoyé le : vendredi 16 août 2019 14:19:29(UTC)
Uktar
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Sorts niv 3 : 5/5
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Forme animal: 4/4
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Ferrèol se plaisait de plus en plus renfermé dans un corps charnelle qui n'était pas le sien, était ce un souvenir d'enfance ou beaucoup se moquait de sa corpulence, était ce le fait qu'il n'avait pas assez étudié, à son gout, la faune que lui présentait Saxifrag, ou encore les nombreuses possibilités que pouvaient lui permettre la nature??
Mais tout ce ci avait un inconvénient, le regard des autres lorsqu'il s’exprimait sous une forme qui n’était pas la sienne, autant ses compagnons avaient du en prendre l'habitude, mais probablement pas la communauté qu'ils allaient rencontrer.

A l'approche de la demeure du Jarl, Ferrèol se posa tout en retrouvant sa forme humaine, entouré de ses compagnons, il avait franchi les divers gardes pour se retrouver également devant le barbare. C'est là qu'il comprit que peut être sous une autre forme, aurait il moins subit les regards de l'assemblée. Seulement vêtu de ses sandales, de son pagne et d'une espèce de chasuble en corde qui lui barrait le thorax, il répondait également par un regard appuyé.

Il avait laissé ses compagnons s'exprimer en premier, puis enfin s'annonça. « Férrèol du village de Kelghür, fervent défenseur de la nature suivant les préceptes de la foie verte, mais également descendant spirituel des héros de la Main Blanche!  » Il inclina également la tête en guise de salut, puis reprit « Comme ont pu vous dire mes compagnons, nous avons entamé une course contre la montre contre un démon, un prédateur des ombres!! » Il marqua une nouvelle fois une pause.
« Le premier qui arrivera, aura un rôle déterminant dans la balance du bien et du mal!! »

Pour le moment, il n'y avait plus rien à rajouter, il espérait que ses paroles déclencheraient suffisamment de questions, pour qu'il y a matière à parler!
Il n'en doutait pas!


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Offline Silenttimo  
#107 Envoyé le : mardi 20 août 2019 17:05:01(UTC)
Silenttimo
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Fredrigo s’avança à son tour.

« Pour ma part, je m’appelle Fredrigo Tampoli et je suis également du village de Khelgür.

Quant à mon histoire, avant cette quête, eh bien tout a réellement commencé dans les jupons de la voisine qui faisait office de nourrice. J’avais alors deux ans à peine, et j’ai alors réalisé que la femme est l’avenir de l’homme !

J’ai pu me conforter à cette idée à l’école, avec cette enseignante que tu as peut-être connue, Ferrèol, Magdalena, celle dont le parfum enivrant me faisait rêvasser en classe, et dont les décolletés vertigineux m’ont donné envie de devenir alpiniste, avant ce chaste baiser échangé avec Suzy derrière la grange du vieux Pantaléone, l’éleveur de brebis.

J’ai par la suite quitté le village pour aller parfaire mes études, et surtout mon éducation amoureuse dans la grande cité de Magnimar. Je n’étais pas le plus assidu en cours, mais mes cours étaient des plus assidues, du moment que la femme était souriante et pour autant qu’elle semble s’ennuyer…

Artistes, roturières, catins, nobles, vestales, bourgeoises, j’ai goûté à tous les conforts en matière de literie, j’ai affûté mon bagout, j’ai appris à me rhabiller rapidement, à courir très vite, et à escalader tout ce qui était à même de supporter mon poids : liserons, lierres, arbres, corniches, gouttières, murets et autres barrières pour atteindre la félicité.

Je pourrais vous conter quelque mésaventure l’estomac plein et le gosier rafraîchi, si vous le souhaitez !? »



Puis, après réflexion, il ajouta :

« Je peux enfin constater que les racontars colportés sur le peuple Ulfe sont en-deçà de la réalité : vous êtes encore plus costauds que je ne l'aurais imaginé, surtout comparés à un gringalet comme moi, mais, Jarl Asvig Longthews, il est fort possible que je batte le meilleur de vos hommes qui courra contre mon débit de parole, à condition que je sois en forme et que je sois repu avec ma soif étanchée !

Allons, j'ai hâte d'entendre les meilleurs récits Ulfe en faisant bonne chère, afin de pouvoir apprendre une nouvelle langue avec laquelle je n'ai aucune familiarité tout en découvrant davantage l'histoire de votre peuple. »

Modifié par un utilisateur mercredi 21 août 2019 10:39:02(UTC)  | Raison: idée ultérieure de RP ajoutée

JE SUIS CHARLIE
Fan de Greyhawk, paladin de Mayaheine
- Paladin/marshal niv 19 (PF) dans "savage tide".
Fan de cinéma muet
"Lubitsch trône au firmament de mon panthéon du cinéma"
Une partie de ma collection Ici
Offline mdadd  
#108 Envoyé le : dimanche 1 septembre 2019 12:05:09(UTC)
mdadd
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a tablée et son chef écoutèrent les réponses et explications de chacun sans les interrompre mais non sans les commenter que ce soit d’un signe de tête, d’un froncement de sourcil, d’une expression de visage ou tout simplement d’un chuchotement entre convives qui furent plus nombreux lorsqu’Oradin prononça le nom d’Adabar, nombre de ces personnes déjà installées sur les banquettes ou à la table d’honneur étaient sans aucun doute des marchands, ou encore lorsque les sombres évènements récents vécus par nos héros ou la présence d’un démon dans le secteur avait été évoqué que ce soit par le serviteur du Maître du Premier Coffre ou par Ferrèol sans vraiment prendre de gants, allant à l’essentiel avec son pragmatisme habituel. Bien-sûr que tout cela allait soulever des questions vu le nombre de discussions qui animaient soudain tous les convives tandis que les nouvelles se répandaient le long des banquettes jusqu’à l’entrée. On entendit à peine L’Pêchou qui se présenta en dernier avec sa simplicité habituelle et son accent improbable qui lui était caractéristique – « M’sieur Longthews… Chui L’Pêchou, en quelqu’sorte leur guide à c’t’heure,’fan d’putrelle. » – puis il s’effaça derrière ses quatre compagnons. Le Jarl resta silencieux quelques temps, le coude posé sur la table, le doigt appuyé sur ses lèvres comme s’il s’interdisait de parler ou dans une posture de réflexion. Il dévisageait un à un les nouveaux arrivants avec une telle intensité qu’on avait l’impression qu’il pouvait lire en eux et découvrir jusqu’à leur secrets les plus intimes. Il avait un regard dur, un visage fermé, il pouvait à tout moment exploser et sortir les armes, on pouvait presque voir les vaines de son cou palpiter avec force comme s’il refrénait une colère permanente ; il respirait la force, la puissance, l’assurance et ses yeux qui restaient rivés sur Luke malgré qu’il ait pris une position en retrait. Un ulfe plutôt maigre comparé au standard local, avec des cheveux roux sales et ébouriffés en mèches épaisses et irrégulières qui partaient à tout va, en se tordant dans tous les sens, le visage tatoué et sans doute maquillé avec des peintures peut-être tribales ou guerrières, le tour des yeux noirci comme s’il n’avait pas dormi depuis des siècles, cela lui donnait un air maladif, il était en retrait derrière le Jarl et s’était glissé à ses côtés pour lui chuchoter à l’oreille à chaque fois qu’un des héros se présentait. Il s’était davantage agité quand le dernier s’était avancé puis mis en retrait et semblait ne plus pouvoir se calmer. Il tremblait et se tortillait les mains dont les doigts étaient couverts de bagues primitives et grossières et se finissant par des ongles longs souvent taillés en pointe comme des griffes et surtout peints en noir. Le blanc de ses yeux était plutôt jaunâtre et semblaient craquelé par des petites veinules de sang. Il avait l’air d’un fou maladif et hystérique. Cependant, le Jarl paraissait écouter ses chuchotements avec un très grand intérêt et pour l’heure ce que ces chuchotements disaient paraissaient guère lui plaire vu la tension qui crispaient ses muscles.

Son regard se posa enfin sur Ferrèol puis Oradin, ne sachant sans doute qui représentait le groupe entier. Puis il jeta son dévolu sur celui qui avait pris la parole en premier, parlant toujours d’une voix calme et sonore

Jarl Asvig
Longthews

« Vous êtes les bienvenus dans ma maison, aventuriers. Il y a de nombreuses questions en effet et nous aurons toute la soirée pour écouter vos réponses et histoires. La première qui vient immédiatement est évidemment : est-ce que vous avez apporté la guerre dans ma maison ? Vous dite poursuivre ou être poursuivis par un Démon, le prédateur des Ombres, est-ce que Turvik court un danger ? Devons-nous nous armer et nous préparer au combat ? Enfin vous dite que vous avez entamé une course contre la… Montre… Qu’est-ce que cette chose ? » – Il attendit les explications et réponses avant de poursuivre avec de nombreuses questions sur les différents lieux, noms ou groupes évoqués par les héros – « Où était situé leur village ? Comment était-il organisé ? Quelles étaient leurs ressources ? Comment était organisé le fief ? Qui en était le seigneur ? Quelle organisation était Main Banche ? Qui était le Prédateur des Ombres ? Etc. » – Il semblait connaitre un peu la Varisie et ses cités-état principales comme Korvosa, Magnimar, Port-Énigme, mais pas les villages comme Gruankus ou encore Khelgür, aussi il demanda de les situer par rapport à ces grandes villes, ainsi que beaucoup de questions sur ce qu’il y avait autour, comme s’il était avide de connaissances et voulait bien connaître ces contrées lointaines et inconnues. Il parla aussi des personnes comme ce fameux Hakeen Mac Hadam qui semblait avoir acquis le respect du nain. Il ne le connaissait pas personnellement, mais les maîtres marchands à la table d’honneur connaissaient ce nom et visiblement il avait bonne réputation, aussi on demanda de ses nouvelles. Enfin lorsque le sujet sur Asger arriva sur le plateau, le Jarl répondit simplement qu’il était passé il y a quelques jours pour du troc. Voilà trois jours qu’il était reparti pour son ermitage ou sa tanière dans la forêt noire au Nord-Est de Turvik, personne ne savait où c’était situé. Il décrivit Asger comme un homme sauvage et solitaire qui préférait vivre avec les bêtes que les hommes, d’ailleurs son seul compagnon était un grand loup du nord. C’était là son dernier troc et sa dernière apparition avant que l’hiver n’arrive. Habituellement Il ne revenait qu’au printemps. Il devait sans doute hiberner comme les ours ou chasser en meute avec son loup durant tout l’hiver… Enfin il demanda à Frédrigo de continuer à raconter des histoires de conquêtes féminines afin d’apporter un peu d’amusement dans la soirée tandis qu’il attendait avidement les réponses des uns et des autres, surtout concernant le potentiel danger que pouvait courir le village.
Tu sais ce que c'est, être réduit à l'état de pulpe ?
Offline nauron  
#109 Envoyé le : mardi 3 septembre 2019 21:03:34(UTC)
nauron
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Florentia
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Et voilà, encore une fois, bien que dans une société où les femmes sont soit-disant respectées et écoutées, le regard du Jarl parlait pour lui...
Il attendait des réponses de Ferrèol ou d'Oradin, donc uniquement des hommes, comme d'habitude, elle était reléguée au niveau de celui qui se proposait de relater ses conquêtes amoureuses, ce qui ne devrait pas manquer d'intéresser le maître des lieux.

Et bien soit, si cet ignare incapable de savoir ce qu'est une montre, un objet décomptant les secondes, les minutes et les heures outil fort utile pour les préparations en tous genre. Il n'avait qu'à avancer voir le passeur gnome se téléportant et lui demander d'en fabriquer une, car si elle ne connaissait pas l'origine de ces objet, il avait fort à parier que cela venait de ce peuple féru de bricolage en tout genre.
En tout cas ce village lui plaisait de moins en moins, il ne manquait plus qu'un de ces balourds essaye de la prendre sur ses genoux....

Si un de ces rustres se permet la moindre familiarités, il se prend une bombe sur la tête

C'est ainsi, la mâchoire serré, que Florentia laissa ses compagnons masculins s'exprimer en premier...
Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline poulosis  
#110 Envoyé le : jeudi 5 septembre 2019 20:48:58(UTC)
poulosis
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Le nain n’avait pas bronché, sous le regard inquisiteur du jarl. Sa foi l’immunisait contre toute forme de peur. Même la mort ne l’inquiétait pas : il savait être bien accueilli, de l’autre côté, s’il respectait son serment et servait son dieu avec dévouement. Un paladin était toujours prêt à mourir pour défendre ses idéaux. Sa vie leur était dédiée. Qui plus est, il n’avait rien à craindre. S’il était le jarl qu’on lui avait décrit, il ne leur ferait pas de mal. Et même, il les aiderait peut-être. Mais s’il tentait de se mettre en travers du chemin d’un paladin d’Abadar, il mourrait sous les coups de sa hache, tout jarl et géant qu’il soit ! Lui et son étrange conseiller.

En réalité, les messes basses de cet homme à l’apparence dépravée avaient davantage attiré son attention. Leur auteur ressemblait à un barbare dépourvu de tout vernis civilisé. Et un illuminé, avec ça. Ses paroles paraissaient rendre son interlocuteur nerveux. Ses yeux se plissèrent. Le doute s'insinua. Il prit quelques secondes pour fouiller dans les tréfonds de son âme, afin de s'assurer de toute absence de noirceur. Peut-être diffusait-il ses conseils dans l’oreille de son chef comme un alchimiste distille un poison. À cette pensée, il jeta un regard involontaire vers Florentia. Il remarqua aussitôt sa crispation. Quelque chose la foutait en rogne, visiblement, mais il était bien en peine de savoir quoi ! Les femmes humaines étaient aussi incompréhensibles que les bavettes qu’il connaissait, parfois.

Finalement, leur hôte se décida à parler. Heureusement, il avait choisi de les accueillir en sa demeure. Nous accuser d’attirer le mal sur eux ! Me dire ça à moi, un paladin, quelle carabistouillerie lui dérange la caboche ?! Abadar, je paierais cher pour savoir ce que ce broutar bave sur nous ! En tout cas, Luke est passé en tête de liste des invités d’honneur, apparemment. C’est certain qu’il est différent de ce qu’il paraît, cet énergumène. Ce conseiller l’a remarqué aussi. Mais impossible de lui tirer les vers du nez, à cet ‘fan d’putrelle ! Il passa outre les mauvaises manières de son hôte. Il était tout excusé. Son inquiétude pour sa communauté était réelle. Il était de la race des protecteurs, comme lui. Aussi répondit-il en toute honnêteté à ses questions, avec sérénité.

« Vos inquiétudes pour vos gens vous honorent, Jarl Asvig. Qui pourrait bien vouloir rentrer dans la tête d’un démon, ceci dit ? On est certain d’une chose, c’est un chantre du Mal. Donc si il s’intéresse à vous, il cherchera à vous détruire. » Il posa ses mains sur son énorme marteau, en travers de ses épaules. « Il faut toujours être prêt à combattre les êtres dans son genre. Je ne pense pas qu’il viendra par ici, mais s’il lui venait l’idée de se présenter ici, il trouverait à qui parler. » Il sourit. « Ceci dit, ne vous inquiétez pas. Nous n’allons pas nous éterniser. Plus vite nous trouverons Asger, plus vite nous débarrasserons les lieux. Vous pensez pouvoir nous aider à le trouver ? »

Pour le reste, les questions d’Asvig concernaient surtout Ferréol et Fredrigo. Eux seuls pouvaient y répondre.

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Offline Silenttimo  
#111 Envoyé le : mardi 10 septembre 2019 17:29:18(UTC)
Silenttimo
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Fredrigo reprit la parole après avoir tenté d'analyser au mieux les questions du jarl pour ne pas commettre d'impair.

Il en profita pour tenter de sonder les fluides magiques et savoir si le jarl pouvait être sous l'influence d'une quelconque magie, ou si son mystérieux conseiller n'était pas protégé par quelque voile illusoire.

« Je tiens tout d'abord à vous rassurer : nous ne sommes pas porteurs de funestes présages ou devancier d'une guerre, je ne pense pas que Turvik soit menacé dans l'immédiat, et je vois à la mine de vos guerriers et à votre propre résolution que quiconque s'en prendra à votre communauté aura fort à faire !!
Mais comme vous l'entendrez dans mes récits, il est nécessaire de toujours être préparé au pire pour profiter des bonheurs du présent.

Commençons par les réponses simples : Khelgür est un petit bourg situé sur la jeune baronnie de Sutercle en Varisie, au bord de la rivière Velashu.
Notre baron est un homme bon et sage, mais son fief a été menacé à plusieurs reprises par les noirs desseins d'un puissant mage, Morggedhon, qui a manipulé le fief voisin pour y déclencher une guerre, et s'est appuyé sur de cruelles tribus goblinoïdes. »


Fredrigo crache alors au sol, avant de rependre.
Il a observé le conseiller lorsqu'il a prononcé le nom du mage noir afin d'observer sa réaction.

« Un petit groupe d'aventuriers, les compagnons de la Tour Blanche, aidés par des adolescents, a réussi il y a 8 ans à faire échouer les plans du mage.
Mon ami Ferrèol faisait partie de ces jeunes aventuriers en devenir qui ont courageusement gâché les plans du mage !

Mais le mage n'avait pas dit son dernier mot, et il tisse sa toile et ourdit ses plans depuis toutes ces années.

Notre village quant à lui, est paisible et ces habitants sont des travailleurs des champs et des bois alentour.
Toutefois, le chef du village est un sombre imbécile aidé de deux brutes.


Quant au prédateur des ombres, c'est une créature démoniaque probablement invoquée par le mage noir, avec une mission précise que nous nous efforçons de faire échouer, d'où la poursuite contre le temps qui s'est engagée. »


Il s'assit pour boire et manger, et ajouta :
« N'hésitez pas à ajouter des mots en Ulfe dans vos propos, j'adore apprendre de nouvelles langues, et quoi de mieux que de l'entendre parler par les autochtones !

Bon, comme je le disais au début, toujours se préparer au pire pour profiter de l'instant présent, c'est ce que j'ai appris pendant mes années passées à Magnimar, surtout quand j'entreprenais de séduire la femme d'un noble ou d'un riche marchand.

Vous savez, quand un mari rentre plus tôt que prévu avec ses deux ou trois gardes, le temps de tergiverser n'est plus propice, et je me suis retrouvé plusieurs fois à descendre de balcons ou de fenêtres, le cul à l'air, et à devoir prendre des chemins de traverse pour rentrer discrètement chez moi dans le plus simple appareil !

J'ai considérablement amélioré mes capacités à glisser entre les bras ou les filets de pourchassants, mais surtout, par souci d'anticipation, à déposer dans la poubelle d'une ruelle voisine de la demeure de ma conquête d'un soir un ballot de vêtements de rechange avec une bourse de quelques pièces d'argent et de cuivre.

Parce que maigrichon comme je suis, n'en doutez pas, mes fesses sont aisément identifiables par tout homme du guet un peu observateur !! »


Fredrigo se resservit de boisson, et picora quelques aliments disséminés sur la table.

« Je vous conterai plus tard mes mésaventures avec la comtesse de Montespaf, ou une célèbre actrice du grand théâtre de Magnimar dont le nom de scène est synonyme de succès, et le nom privé n'est réservé qu'à quelques privilégiés... »


  • conn mystères (détection sort actif, 20+niveau du sort pour savoir) sur Asvig : 1d20+6 donne [13] + 6 = 19
  • conn mystères sur le conseiller : 1d20+6 donne [8] + 6 = 14
  • psychologie nom du mage noir : 1d20-1 donne [7] - 1 = 6



comme précisé, je n'utilise pas de magie pour tenter de percevoir des effets de sorts actifs.

Modifié par un utilisateur mercredi 18 septembre 2019 22:55:46(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline mdadd  
#112 Envoyé le : mercredi 18 septembre 2019 22:23:52(UTC)
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@Frédrigo : réponse par MP

Le Jarl et son étrange conseiller écoutèrent attentivement Oradin puis Frédrigo. Mais ce dernier finissait tout juste de parler qu’une femme fit son apparition depuis les ombres du fond de le demeure derrière le seigneur. Son entrée s’accompagna d’un souffle de vent glacial comme si la bise la précédait avant que le blizzard ne se lève. La femme était plutôt menue et de taille moyenne, les cheveux roux ébouriffés, coiffée d’une sorte de couronne de plumes noires, une robe gris-bleue terminée par une broderie rouge sombre par-dessus laquelle était passée une robe noire plus courte, par-dessus laquelle elle avait passé une tunique courte rouge sombre, une tenue vestimentaire étrange avec multiples ceintures et pendentifs aussi bien autour du cou que de la taille, une multitude de bracelets divers et variés sur les deux avant-bras, des objets accrochés à sa ceinture ressemblaient à des trophées et un corbeau s’agitait sur son épaule droite tandis que de la gauche une sorte de magie mouvante et vaporeuse verte luminescente grossissait ostensiblement. La peau d’une pâleur caractéristique des femmes du nord, les yeux clairs maquillés, elle avait un air farouche et ses yeux brillaient de colère. Une voix sourde, rauque semblait proférer un maléfice, tel un oiseau de mauvais augure mais pourtant elle s’exprima dans un commun sans accent contrairement aux ulfes ici présents – « Comment osez-vous user de magie même aussi dérisoire soit-elle dans la demeure de votre hôte ! » – Évidemment, il y eut des réactions claires de la part de nombreux ulfes présents entre Asvig qui instinctivement avait déjà en main une hachette pouvant aussi bien servir au corps à corps qu’à être lancée sur plusieurs pas, les guerriers présents à chaque pilier qui empoignaient leur lance, mais aussi maîtres marchands et sans doute les personnes à la table d’honneur qui enserraient la poignée de leur arme prêts à les sortir. Le silence tomba soudain, seulement perturbé par les crépitements du long foyer central. La tension était à son comble…

Jarl Asvig
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Après quelques secondes qui parurent une éternité, Asvig se leva et posa sa hachette ulfe sur la table à portée et main. Il regarda les aventuriers un à un à nouveau avec un air grave – « Je vous présente Helva… Une sorcière… Mais aussi ma merveilleuse épouse et première conseillère. Je vous déconseille de la chatouiller, elle serait capable de détruire cette maison sur un coup de colère et ses réactions sont le plus souvent très… Vives et disproportionnées. Et j’ai plutôt de la chance de partager sa vie ou elle la mienne. Nous nous protégeons mutuellement, vous voyez ? » – Il laissa passer quelques instants le temps que le malaise commence à s’estomper – « Dans les lois ulfes, l’hospitalité fait partie de nos obligations et nous nous devons d’offrir le meilleur accueil et les meilleurs services à nos invités. Toutefois, un manque de respect avéré ou un danger évident nous permettent de déroger à cette obligation, aussi je pourrais tout aussi bien vous tuer sur le champ ou ordonner qu’on vous jette dehors pour voir si vous pouvez survivre à une nuit d’hiver dans notre pays... Vous êtes des étrangers. Vous venez sans aucun doute ici en nous prenant pour des barbares peu civilisés et ignorants et vous croyez pouvoir vous permettre toutes les libertés et d’être condescendants et moqueurs. Voyez-vous, la situation est difficile pour moi. Si je laisse faire et que vous pardonne ce petit écart, je vais paraitre pour un faible devant mes hommes et ils voudront sans doute mettre un autre Jarl à ma place. Si je vous tue avec cette petite hache, je vais passer pour un barbare sauvage et sanguinaire psychorigide à la limite du dictateur qui impose sa loi par la violence et la terreur… Mes questions étaient pourtant simples et vous y avez parfaitement répondu, alors pourquoi vouloir tenter le diable alors que vous avez un démon aux trousses ? »
Tu sais ce que c'est, être réduit à l'état de pulpe ?
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Offline Uktar  
#113 Envoyé le : jeudi 19 septembre 2019 18:16:23(UTC)
Uktar
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Ferrèol avait écouté patiemment toute la conversation et même quelques tirades de ses compagnons. Mais là il sentait qu'il allait exploser, il ne savait pas si c'était l'élémentaire de feu qui bouillait en lui et qui lui permanentait de ne pas subir le froid, ou si c'était toutes les voix de ses anciens compagnons tomber pour la cause qui criait dans sa tête.
Cette scène avait une désagréable impression de déjà vu! Les conseillés qui par vil magie prenaient pouvoir sur les rois, barons ou autre autorité, le fit sortir de son silence.
Il respira un grand coup et sans masquer le bruit que cela allait faire. Avança d'un pas, seulement vêtu de son pagne.
Puis fixa le Jarl.
« Je pense qu'aucun de mes compagnons n'a voulu vous manquer de respect, ni n'a voulu atteindre votre fierté et celle de madame!
Mais si madame est à la hauteur de vos dires, alors oui n'ayez aucun scrupule à nous réduire en cendre. Ce ne sera qu'un repos bien mérité après de nombreux combats que j'ai pu mener! Et depuis l'age de 12 ans! Par contre votre règne n'aura qu'un très court répits avant que ce démon ne refaçonne ce monde comme il en a envie! A moins que votre dame ne le terrasse???
Nous avons que trop perdu de temps, et maintenant je vais répondre à votre question si Turvik court un danger? Et bien oui, chaque minute de perdu est en faveur de ce prédateur, chaque digne défenseur de se monde tel qu'il est aujourd'hui, qu'on anéanti est un danger pour votre communauté...............!!!  »


Il s'avança encore d'un pas découvrant son torse nu, les bras écartés « Alors vas y fait ton devoir aux yeux de ta dame, maintenant, ou aide nous!
Et ta dame est la bien venu pour ce combat!!! »



CA:15



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Offline Silenttimo  
#114 Envoyé le : vendredi 20 septembre 2019 10:25:52(UTC)
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Fredrigo fut pris au dépourvu.
Certains de ses gestes avaient dû être mal interprétés, et visiblement, ces barbares étaient sensibles aux écarts de conduite, notamment l'utilisation de magie.

Les quelques secondes d'étonnement passées, et Ferrèol avait déjà explosé de colère.

« Hola Ferrèol, ne perdons pas notre sérénité, je pense qu'il y a méprise..., gardons tous notre calme !! »

Puis il baissa de nouveau la voix.

« N'en voulez pas à mon ami, Ferrèol est un maître des éléments, et son caractère s'en ressent parfois : il peut être tour à tour aérien, solaire, frais ou tempétueux, chaleureux ou orageux ! »

Fredrigo ne voulait pas laisser le temps aux esprits de s'échauffer davantage.

« Dame Helva, mes hommages, Jarl Asvig, encore merci pour votre accueil sans lequel nous serions en train de mourir de froid sur des routes enneigées que nous ne connaissons pas...

Alors oui, je bats ma coulpe, j'ai pu me montrer, à mon corps défendant, quelque peu offensant envers votre clan Ulfe et votre personne, Jarl Asvig.

J'ai en effet un peu atténué le danger que représente le démon des ombres, et la menace qu'il laisse planer, mais je n'ai pas omis de dire que nous étions en mission pour le stopper, ni de vous inviter à être constamment préparés contre tout danger, ce en quoi je n'ai d'ailleurs aucun doute quand je vois vos hommes se dresser face à l'impair que j'ai pu commettre !

Je suis en effet de ces façonneurs de magie qui usent parfois des fluides magiques nous environnant sans même s'en rendre compte !
Et dans le cas présent, face à l'autorité et à la puissance qui émane de vous, Jarl Asvig, je crois que j'ai voulu sans même le réaliser tenter de savoir si une magie quelconque se trouvait derrière la forte impression que vous me faisiez.
Mon récit n'avait en aucune manière pour but de vous détourner de quoi que ce soit !

Enfin, je suis totalement sincère en vous demandant de m'apprendre des mots de votre langage, je suis toujours très friand d'apprendre de nouvelles langues... »


Fredrigo met alors un genoux à terre.

« S'il y a un coupable de quoi que ce soit, c'est moi, et je vous prie Madame, Messieurs... », et Fredrigo s'adresse à la cantonade en parcourant du regard l'assemblée des fiers guerriers ulfes, ramenant son regard vers le Jarl et sa femme,
« ... de bien vouloir m'en excuser, et d'absoudre mes compagnons qui ne sont pour rien dans la vive tension que mon inconséquence a pu causer ! »


  • diplomatie pour le discours : 1d20+7 donne [12] + 7 = 19
  • bluff pour le petit mensonge concernant l'utilisation réelle de la magie : 1d20+16 donne [14] + 16 = 30

Modifié par un utilisateur samedi 21 septembre 2019 00:18:05(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline poulosis  
#115 Envoyé le : samedi 21 septembre 2019 18:25:51(UTC)
poulosis
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Le nain haussa les sourcils, qu’il avait épais, lorsqu’il aperçut la mégère aux cheveux hirsutes débouler au milieu de l’assemblée en poussant des cris d’orfraie. Qui est donc cette folle ?!!! De quelle magie elle parle ??? Sa tête tourna en tout sens, mais il ne remarqua rien. Puis Asvig fit les présentations.

« Vous formez un couple des plus formidables. Félicitations ! Cependant, je vous le confirme, vous vous êtes mépris sur les intentions de Frédrigo. Si magie il y a eu, elle était inoffensive. “Dérisoire”, des aveux même de votre épouse, Jarl. De plus, vous nous prêtez des sentiments méprisants à votre égard. Pourtant, il n’en est rien. Je vous le jure sur Abadar et vous savez le sens de l’honneur d’un paladin ! Nous ne sommes pas des citadins, croyez-moi, mais des aventuriers. Nous passons bien plus de temps à parcourir les routes qu'à nous terrer entre les murs d'une cité. D'où nos manières superficielles, ou décalées, à n'en pas douter. Je vous l'ai affirmé, j'ai beaucoup voyagé avec des ulfes avant de rejoindre ces compagnons-ci. J'ai combattu à leurs côtés contre des loups-garous et des bandits. Beaucoup d'hommes sont tombés. Vous formez un peuple valeureux, qui mérite tout notre respect. Mais voilà ce qui arrive quand on aborde le sujet des démons. Tout part en chair à saucisse… ou en eau de boudin ... »

Son regard s'égara un bref instant sur les assiettes qui traînaient non loin. Il déglutit pour ravaler sa faim saliveuse. Le plat de cette charcuterie qu’il appréciait tant sentait si bon dans sa caboche. Aussi appétissantes que les saveurs qui lui chatouillaient les narines à cet instant. « Bref, vous saisissez : la peur s’installe, le chaos se répand. Je vous en conjure, jarl, résistez à cette influence néfaste. Nous sommes venus en paix. Si nos manières vous ont placé dans cette situation inconfortable, pardonnez nos offenses. Accorder sa clémence est au contraire la preuve d'un caractère fort et serein, lequel ne craint rien, et surtout pas les siens. »

Il se tourna brièvement vers la… jarlette ? jarline ? Groumph ! Ah non, il a dit... « Première Conseillère. Ravi de vous rencontrer. Je vous présente mes hommages. » Il sourit aimablement à la dame, inclinant la tête en signe de respect. « Je vous en prie, acceptez les excuses de notre coureur de jupons, ou il va vous chanter la sérénade, en restant à vos pieds toute la soirée. Et vous ne voulez certainement pas l'entendre chanter : un loup à la pleine lune hurle bien plus délicatement ! » Allaients-ils s'esclaffer à son trait d'humour ? Ou Durirak devrait-il chanter à la place de Frédrigo ?

  • Diplomatie : 1d20+11 donne [19] + 11 = 30

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Modifié par un utilisateur samedi 21 septembre 2019 18:28:07(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline nauron  
#116 Envoyé le : dimanche 22 septembre 2019 13:12:48(UTC)
nauron
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Et voilà qu'en une poignée de secondes, la situation était passée du tout au tout, c'est ce qui arrive quand les mâles ne se retrouvent qu'entre eux, toujours à chercher qui a la plus longue...

Même si, en toute bonne fois, c'est l'interruption d'une femme qui a tout provoqué...

Alors qu'elle réfléchissait à des arguments rationnels afin de tenter d'apaiser la situation qui était à leur désavantage à la vue du nombres de guerriers face à eux, elle vit tour à tour ses compagnons tenter de ramener le calme avec chacun leur méthode, et c'est là qu'elle eu cette idée, continuer de ne rien faire. Ce choix stratégique avait deux objectifs: ne pas avoir à prendre part à cette débauche de paroles mielleuses,de traits d'humour, d'excuses.... ou de provocation dans le cas de Férreol.
Mais également passer pour plus faible qu'en réalité et donc de bénéficier d'un excès de confiance de la part de ses adversaires dans le pire des cas, et d'après ce qu'elle savait des Ulfes , ils ne s'attendraient pas à grand chose d'elle bien que le Jarl leur ai mentionné que sa femme pouvait raser la maison.

Elle chercha dans ses souvenirs ce qu'elle savait des sorcières de ce pays et se tenait prête à tout débordement.

  • test connaissance : 1d20+13 donne [9] + 13 = 22

Modifié par un utilisateur lundi 23 septembre 2019 21:21:33(UTC)  | Raison: Non indiquée

Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline mdadd  
#117 Envoyé le : samedi 28 septembre 2019 15:43:42(UTC)
mdadd
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n éclat de tempête répondit à la sourde menace du Jarl. Ferrèol avait accumulé tant de choses depuis son enfance, depuis ce jour de la tragédie de Khelgür, depuis qu’il n’avait cessé depuis de lutter contre les malversations de Morggedhon, le Sorcier Noir qui n’avait pas hésité à vendre son âme aux Démons pour parvenir à détruire le monde, enfin dans un premier temps ceux qui avaient été leurs mentors, le fameux groupe d’aventuriers de la Main Blanche guidé par celui qui était devenu le Baron de Sutercle, Waldemar de Hildebras, Paladin de Sarenrae. Il fut épaulé et conseillé par ceux qui devinrent l’Ermite de Khelgür, Saxifrag, le Mage de la Tour Blanche, Taërim le Blanc, les Yeux de la Nuit de Port-Énigme, Keanou et la sagesse du Chapelain du château, ce bon père Olwyn Rafenor. Ils formaient un groupe qui luttait déjà contre les forces du Mal et des Ténèbres et leurs péripéties les avaient amenés à contrer les manigances du Sorcier Noir, toujours arrêtant son avancée mais jamais ne parvenant à le détruire. Puis ce fut au tour de Ferrèol et de ses amis de subir et combattre les agents de Morggedhon, de voir leurs proches, amis et compagnons tomber, comme le frère d’Érik Merkant, Ylvian ou encore Armine, le gosse des rues de Bourg, mais aussi de voir la Nature souffrir d’un Mal que Ferrèol n’avait pas encore identifié et aujourd’hui ils faisaient la course contre un chasseur-tueur démon, le Prédateur des Ombres, qui voulait tuer une puissance du Bien et de la Lumière qui avait jadis aidé le groupe de la Main Blanche et aujourd’hui semblait être le dernier espoir pour combattre le Sorcier Noir. Et voilà que ce Jarl faisait une démonstration de force, de colère et d’intimidation pour des raisons qui échappaient au Druide qui se laissait de plus en plus dominer la force animale ces derniers temps. C’était pourtant lui la Sagesse et la Raison du groupe et voilà que la tempête éclatait par débordement, trop c’était trop.

Puis vinrent à la rescousse les paroles mielleuses du Sieur Tampoli à la présence indéniable et au verbe facile. Son discours toujours imagé était toujours rempli de politesses ampoulées et de quelques pointes d’humour, surtout en présence de la gente féminine qu’il ne pouvait s’empêcher de vouloir charmer. Tenter la galanterie sur l’épouse du Jarl était risqué, mais c’était le genre de défi que préférait le Charmeur de ces Dames de Magnimar. Il défendait son titre de coureur de jupons après tout… Toutefois même s’il frôlait les brasiers les plus ardents, il gardait beaucoup d’agilité dans ses paroles et restait courtois afin de ne pas froisser leur hôte au sang aussi chaud que son pays était glacé. Enfin le pragmatisme et le force calme inhérente du nain vinrent compléter par un discours structuré et logique comme sont organisées et régies les civilisations, les communautés et les cités. En bon législateur, Oradin défendit ses compagnons tout en présentant honorablement les excuses au nom du groupe si jamais offenses bien qu’involontaires, il y avait eues. Calmés sans doute par le discours du Sieur Tampoli, la réplique du serviteur d’Abadar sembla apporter une accalmie finale au milieu du blizzard qui venait de se lever aussi soudainement lorsque Helva, l’épouse du Jarl, fit irruption. Un silence pesant suivit le monologue d’Oradin, simplement perturbé par le crépitement des flammes dans la fosse centrale.

Le Jarl regarda tour à tour les intervenants sans broncher, comme si un masque de marbre avait pris place sur son visage. Difficile de dire s’il était en colère prêt à exploser, tendu, content ou quoi que ce soit d’autre. Les invités dans la longue salle regardaient tous avec un vif intérêt les échanges et étaient avides de connaître la suite. Des yeux pesants et inquisiteurs venaient fixer chacun, restant quelques secondes comme s’ils pouvaient transpercer et voir à travers l’enveloppe physique et fouiller dans l’âme et la mémoire, Ferrèol, Frédrigo, Oradin, Florentia et enfin L’Pêchou qui même s’il était toujours en retrait, était aussi toujours prêt à venir en aide à ses compagnons, comme il l’avait toujours fait depuis ce jour tragique jadis à Khelgür. Le Jarl prononça quelque chose dans sa langue natale, sa voix sourde claqua comme le roulement du tonnerre, la sentence était sans doute tombée et cela avait provoqué des éclats de rires chez les Ulfes tandis qu’ils tapaient du poing ou de leur chope en forme de corne sur la table en bois pour les invités d’honneur. Le brouhaha ne dura guère longtemps. Helva actionna quelque chose de métallique dans sa main gauche d’où émanait cette magie mouvante et vaporeuse verte luminescente et la fumée verdâtre s’estompa rapidement. Impossible de le voir jusqu’à maintenant, mais visiblement elle tenait dans le creux de sa main une fiole équipé d’une sorte de couvercle métallique articulé. Il s’agissait probablement d’une sorte d’alchimie ou de fiole magique et non pas de l’effet d’un sortilège de sorcière. Le Jarl se tourna vers elle et prononça quelques mots à son attention toujours dans sa langue natale. Elle fit un signe de tête affirmatif tandis qu’elle semblait toujours se défier du groupe d’étrangers et se retira dans les ombres avec sa corneille dans un dernier croassement sinistre de cette dernière.

Jarl Asvig
Longthews

De nouveau le Jarl posa son regard sur le groupe tout en saisissant sa hachette posée sur la table – « Ha ha ha ! » – Il raccrocha son arme à son ceinturon d’armes – « On peut dire que vous avez des tripes ! Beaucoup se seraient jetés au sol implorant pitié, pardon ou pleurnicher pour leur sauvegarde, croyant leur mort imminente, mais pas vous. Les Ulfes apprécient les personnes qui ont du courage et de l’honneur et vous en avez. Vous méritez donc le respect et vous savez désormais ce qui vous attend si vous commettez un impair dans ma demeure. Prenez place à la table d’honneur, je veux écouter votre histoire et avoir celui-ci à côté de moi pour le défi du Drakkarys » – fit-il en désignant Frédrigo. Tandis que des Ulfes de haut rang libéraient la table d’honneur pour s’asseoir sur les grands bancs latéraux, celui qui occupait la place désignée accompagna poliment mais fermement de la main, le Sieur Tampoli à venir s’asseoir tandis qu’une servante tendait devant lui une corne pleine de boisson – « Prenez place, mangez, buvez, profitez de la chaleur de mon foyer et si vous voulez des femmes… Ou des hommes » – il regardait à présent Florentia – « Alors il suffit de le dire. Qui dit défi, dit au moins deux adversaires. Et c’est moi, puisque j’ai défié votre ami. Mais vous pouvez vous joindre à nous si vous voulez. Le Drakkarys est une sorte… De vin de fruits. Il va falloir montrer que vous n’avez pas que des tripes comme les ulfes, mais que vous avez aussi la résistance nécessaire à la survie dans notre pays ! » – Il s’assied alors, invitant de la main, les compagnons d’aventure à s’asseoir à leur tour à la table. Dans la grande salle, les conversations reprirent. On servit au Jarl une corne semblable à celle de Frédrigo. Il attrapa celle-ci et s’apprêta à trinquer avec le Sieur Tampoli, ainsi que tous ceux qui voudraient bien partager ce verre de l’amitié ou de bienvenue, selon comment on pouvait l’interpréter… La particularité des cornes était qu’on ne pouvait la poser tant qu’il restait de la boisson dedans, sans quoi elle se renverserait sur la table. Son contenu devait donc être bu assez rapidement sans quoi il fallait la tenir constamment en main ou la faire tourner autour de la table. Mais comme on proposa une corne à chacun qui voudrait participer au défi du Drakkarys, visiblement il s’agissait plutôt de la boire rapidement. A côté de cela, quand les Ulfes voulaient prendre leurs boissons et les siroter au cours d'un repas, ils utilisaient des gobelets en bois plutôt que des cornes. Il suffisait de tendre sa corne ou son gobelet et de crier la boisson qu’on voulait, pour qu’une servante vienne le remplir à l’aide d’une cruche.

Il y avait sans doute de quoi contenter la majorité des palais et des estomacs. En termes de boissons, il y avait du lait de chèvre, de la bière et de l’hydromel, le fameux vin de fruits était un luxe que seuls les plus puissants, autrement dit les plus riches, pouvaient s’offrir, car les fruits étaient plutôt rares dans ces contrées aux climats hivernaux très rudes et étaient donc importées des régions plus méridionales des Terres des Rois de Linnorm. Pour la nourriture, il n’y avait nul couvert, on mangeait avec les doigts dans des assiettes de bois plates, tandis que les soupes, ragoûts et bouillies étaient servis dans des bols en bois avec des cuillères en bois. Le pain était servi chaud, sans doute tout juste sorti du four, un pain d’orge sans levain qui devenait rapidement dur quand il refroidissait. Il fallait alors longuement le tremper dans la soupe ou le ragoût pour le ramollir et bien l'imbiber. La nourriture était composée de poissons, morue séchée, hareng salé, saumon grillé, perche en broche, brochet grillée, de viandes domestiques rôties sur des broches, cochon, mouton, poules, oies, tandis que les viandes de chasse, lièvres, sangliers, élans, cerfs, ours, étaient cuites dans une fosse remplie de pierres chaudes, enfin les légumes étaient principalement constitués de cultures locales et comprenaient les choux, oignons, pois, haricots, endives et les betteraves. Toutes les nourritures étaient assaisonnées de sel, d’herbes et d’épices comme le cumin, le raifort, l’aneth, le thym ou l’ail sauvage. C’était le moment tant attendu par Oradin : celui de remplir son estomac et de rassasier son gosier.

Bien-sûr ceux qui feront le défi du Drakkarys feront un test de Vigueur DD16 pour ne pas devenir fiévreux après [1 + 2 fois Mod Constit.] boissons ingérées. Puis le DD augment de +1 par corne supplémentaire, le but du "jeu" étant de savoir qui tombe le 1er et qui tombe le dernier. Il n'en restera qu'un : le vainqueur.

Si la participation de Frédrigo est obligatoire, celle des autres n'est que volontaire mais si on participe, on va jusqu'au bout, on ne quitte pas le défi en cours de route.

Les bonus vs Poisons ou Drogues sont applicables pour ce test.

Bonne chance, bandes d'alcooliques Flapper

Tu sais ce que c'est, être réduit à l'état de pulpe ?
Offline poulosis  
#118 Envoyé le : dimanche 29 septembre 2019 16:30:18(UTC)
poulosis
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Oradin
Sorts Ora niv1 : 4/4
Sorts Pal : 2/1
Châtiment : 3/3
Impo. 3d6 : 8/8
Pacte +1 : 1/1
CA 23/11/22

90 / 90

« Ta sagesse sera louée depuis les enfers où nous nous rendons, jusqu’aux royaumes divins que nous rejoindrons ensuite ! » Il se frotta le ventre lorsqu’il comprit la suite des réjouissances. « Ton sens de l’accueil aussi, par Abadar ! » Un large sourire étirait ses lèvres, sous sa face rubiconde de félicité anticipée. Comme la plupart de ses congénères, Oradin appréciait les plaisirs de la table. D’autant plus lorsqu’ils étaient ainsi partagés entre amis et nouvelles têtes. Rien ne valait la convivialité d’un repas pour apprécier la compagnie et découvrir une région. Le paladin d’Abadar affectionnait les voyages, bien sûr. Les rencontres avec les autres voyageurs et les locaux permettaient d’échanger des informations sur la contrée, que ce soit les difficultés qui pouvaient survenir un peu plus loin, qu’elles soient géographiques, politiques ou sociétales, ou les endroits et personnalités à ne pas manquer. L’échange de savoirs, la transmission des us et coutumes, le commerce, quoi de plus vivant et pragmatique. S’assurer que tout ce système fonctionne était son sacerdoce.

Il tendit le bras pour attraper une corne. En digne diplomate et représentant de son église, il ne pouvait pas ne pas obéir à la coutume locale. Bien sûr, il ne s’agissait que de respecter ses hôtes. Les boissons s’enchaînèrent. Il était des traditions plus pénibles que d’autres… Il se servit dans le vaste et incroyable buffet qui trônait sur la table, un cadeau inespéré dans un lieu aussi inhospitalier. Par une courte prière, il remercia Abadar pour ses bienfaits. Nul doute dans son esprit qu’un tel festin n’était possible que grâce aux marchands qui allaient et venaient, échangeant le produits des uns et des autres, et distribuant les richesses de chacun.

Ours et saumons, choux et betterave transitèrent vers son estomac, alors que les cornes défilaient dans sa main droite. Et ce pain tout chaud ... Hmmmm ! Il félicita son hôte pour la qualité de sa réception culinaire. Il était heureux de pouvoir manger avec sa main gauche. Cela facilitait le boire et le manger en simultanée, de manière ininterrompue. Une coutume bien pensée. Ce n’était pas pour rien qu’elle était si répandue. Malgré sa magie qui le maintenait à température constante - une chance eu égard à son armure qui l’équipait entièrement, aussi près de la chaleur des foyers de la pièce - il sentait l’alcool diffuser une douceur bienfaisante dans son corps. Les mets étaient succulents, qui plus est. À ce rythme, son estomac fut vite rempli. Sa vessie également.

« Vos terres sont prospères, Asvig. » Il fit un large geste en direction de l’assemblée. « De nombreux marchands vous visitent. Votre femme est … en bonne santé ! Êtes-vous un fidèle ? Quels dieux honorez-vous, qui vous apportent tant de félicité ? »

D’autres questions furent posées : “avez-vous des enfants aussi phénoménaux que vous ? Connaissez-vous des ennemis, par ici ? À quels dangers faut-il s’attendre, pour retrouver notre guide ?” Tout en faisant bombance, Oradin tentait d’en apprendre davantage sur les ulfes qui les recevaient et le voyage qui les attendait. Il n’oubliait pas de raconter des anecdotes sur ses voyages, ou de lancer des toasts à l’hospitalité du jarl Asvig !

  • 7 boissons ingérées, VIG DD16 : 1d20+13 donne [13] + 13 = 26

En cours:
Endure elements

Modifié par un utilisateur mardi 1 octobre 2019 23:25:50(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline nauron  
#119 Envoyé le : dimanche 29 septembre 2019 21:27:51(UTC)
nauron
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Florentia
Alchimiste 8
Bombes:14/14
DEF : 19/15/14
Etat: normal

62 / 62


Et voilà que la situation rechangeait du tout au tout...
Ah les mâles... et toujours qui a la plus longue...

«  Merci, mais sans façon. » répondit-elle au Jarl


Florentia regarda la femme du Jarl se dissimuler dans les ombres, sa nature lui permettant de voir dans le noir, puis au bout d'un instant, si elle ne vit pas la sorcière commettre d'acte malveillant à leur encontre, laissa tomber l'affaire. Ils venaient d’échapper à une crise elle ne serait pas la cause de la prochaine.

Son regard se porta sur ses compagnons s'attablant et demandant ou non une corne, elle n'avait aucunement l'intention de se laisser embarquer dans ce défi éthylique mais elle fut piqué de curiosité quand au fameux breuvage.

«  Je vous laisse démontrer vos compétences, mais je suis bien tentée de goûter ce breuvage. Quelle sont les conditions du défi? »

Elle aurait aimé pouvoir donner un extrait à Fredigo mais elle n'allait pas tenter le diable et risquer une nouvelle crise...

Elle s'attabla et mangea avec beaucoup plus de délicatesse et en quantité bien moindre que la majorité des autres convives à la vue de leur carrure et s'amusa d'entendre Oradin partir à la pêche aux informations entre deux cornes et ne manqua pas de faire attention aux réponses du Jarl.
Régulièrement elle jetait des coups d’œils vers la sorcière, puis elle finit par demander

«  Votre altesse, une chose m'échappe, votre épouse ne mange pas avec nous et pourtant je suis moi-même conviée à cette table, pourquoi donc? »
Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline Silenttimo  
#120 Envoyé le : lundi 30 septembre 2019 15:43:12(UTC)
Silenttimo
Rang : Habitué

Inscrit le : 04/01/2010(UTC)
Messages : 3,174
Localisation : 92 (Hts de Seine)

66 / 66

rayon acide : 9/9
Sorts niv 1 : 8/8
Sorts niv 2: 8/8
Sorts niv 3: 6/6
Sorts niv 4: 4/4
CA:15 / cont 14 / surp 12





Fredrigo s'avança pour prendre place aux côtés du jarl.

« C'est avec grand plaisir que je me plie à votre coutume du ... drakkarys.

Ce nom, tout comme votre langue que j'ai écoutée quand vous parliez, il me semble y percevoir une grande singularité, avec quelques pointes d'intonation de l'idiome géant, certains mots dérivés du nain, et un peu de légèreté sylvestre dans la prononciation !
Si je me trompe, il me sera plus délicat de m'imprégner de votre langue pour en apprendre les subtilités !  »


Fredrigo attrapa une assiette et l'une de ces cornes destinées à la coutume du drakkarys.

« Il va sans dire que je m'en vais manger un petit quelque chose avant, et que je suis davantage habitué soit à des breuvages onéreux de la ville, soit à des breuvages très rustiques comme le lait de chèvre fermenté que j'affectionne. »

Il mangea une cuisse de cerf agrémentée de choux, avant de faire un signe pour que sa corne soit remplie.

Il différa sa première corne en racontant l'une de ses premières mésaventures.

« Voyez-vous, comme je l'ai exprimé, je n'étais encore qu'un étudiant dilettante de Magnimar, davantage porté sur les soirées des grandes familles, où l'on trouvait victuailles, alcools et jeunettes à déniaiser à foison, et dans lesquelles je m'invitai à force de charme, de bagout, et occasionnellement de magie, lorsque j'ai appris la prudence !

Cette soirée là ne dénotait pas des autres : j'avais 16 ans bien tassés, j'étais suffisamment passe-partout pour que les jeunes filles de bonne famille ne me reconnaissent pas à tout bout de champ, quand je me suis invité à la soirée du responsable de la guilde des marchands, un homme entre deux âges, imbu de sa personne, et qui exerçait une pression insoutenable sur les plus petits commerces de la ville.
Je n'avais donc aucun remord à manger et boire à ses frais.

Il se gargarisait de ses affaires, de ses coups d'éclat et de sa bonne fortune, entouré d'une cohorte de nobliaux, riches marchands et bourgeois parvenus, lorsque je remarquais une charmante jeune femme esseulée qui sirotait un verre en observant les cieux avec mélancolie.

Je me hâtais d'aller lui tenir compagnie, et bien vite, mon audace et mes belles paroles eurent conquis la fille du faquin !

Nous nous éloignâmes avec célérité et prudence du grand salon qui accueillait les invités pour nous étreindre dans une petite chambre, ayant pris soin d'y mettre le loquet.

Las, ce que je ne savais point, c'est que cette jeune femme n'était point la fille, mais la seconde femme du scélérat en collerettes et hauts-de-chausse de velours !

Cherchant son épouse du regard, car il avait l'habitude de couvrir d'un regard teinté de jalousie cette femme qui avait à peine atteint la moitié de son âge, et était d'une beauté gracile, d'une séduction discrète, et d'une voracité que peu connaissait, en dehors du marchand qui avait peine à la satisfaire, pris par ses négoces, affaires et contrats, il s'absenta pour la quérir.

Nous étions alors en pleine discussion passionnée, débarrassés de nos vêtements et peu prompts au marchandage ou au négoce, tant le contrat semblait clair entre nous, quand nous entendîmes la poignée se tourner.

La femme m'avertit du danger, d'autant que son mari possédait un passe des pièces de sa maisonnée, et je me précipitais vers la fenêtre, sans prendre plus de temps que d'enfiler une chemise à la hâte.

J'étais en train d'ouvrir la fenêtre pour me laisser glisser du premier étage grâce au lierre salvateur qui s'accrochait aux frondaisons de la bâtisse, lorsque le maraud fit irruption.

Et le temps que j'enjambe la balustrade, il avait aperçu mon fessier malingre et s'écriait bien fort qu'il était TRÈS physionomiste.

En descendant, et à la hâte, j'usais d'un peu de magie pour donner l'impression que mes cheveux étaient longs et d'une autre teinte, mais il s'était précipité à la fenêtre et vit de nouveau l'arrondi caractéristique de mes lunes à la lumière de Séléné.

Ma malchance s'arrêtait là, car il n'avait pas eu le temps de faire lâcher les chiens ni d'envoyer ses valets armés de gourdins que déjà je passais le mur ceignant son parc arboré.

Arrêté par une patrouille du guet, au milieu d'autres bougres qui s'en revenaient ivres et court vêtus de leur virée dans les maisons de plaisir, je fus surpris d'apprendre qu'un bourgeois voulait procéder à une identification des fessiers des types arrêtés dans la nuit.

Et je me retrouvais cul nu aux côtés d'ivrognes dépravés, parfois de bonnes familles, alignés que nous étions, à exhiber notre arrière-train aux yeux affûtés d'un gars qui s'y connaissait en évaluation des marchandises, et nous zyeutait de l'autre côté d'une vitre.

Heureusement, j'avais pressenti le danger, et la magie encore me sauva, alors que j'avais formé l'illusion d'un fessu rebondi pour compenser mon absence de chair en ce lieu délicat de notre anatomie.

Ainsi, aucun des culs capturés cette nuit là ne fut reconnu coupable d'avoir cocufié l'une des influentes personnalités de Magnimar. Je m'en étais tiré à bon compte, mais l'exaltation du moment précédant ma fuite valait les dangers que j'avais traversés.

Cependant, par prudence, je décidais dès lors de toujours préparer un ballot d'affaires de rechange à cacher dans une rue attenante aux lieux de mes futurs exploits.
Et cela m'a été utile à plusieurs reprises...

Bon, ce n'est pas tout ça, mais il fait soif ! »


Et Fredrigo avala d'un trait la première corne, bientôt suivie de six autres pour étancher la soif ...

Il n'eut guère le temps de profiter davantage des mets rôtis ou des breuvages moins forts, pas plus que de raconter une autre anecdote, que déjà il s'écroulait sur la table, marmonnant « Je préfère avoir une fille à mes trousses que d'être aux trousses d'un démon... », avant de ronfler bruyamment.

  • constitution DD16 : 1d20+7 donne [8] + 7 = 15

Modifié par un utilisateur lundi 30 septembre 2019 15:49:25(UTC)  | Raison: Non indiquée

JE SUIS CHARLIE
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