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Offline Miilesteg  
#41 Envoyé le : lundi 27 mai 2019 20:45:51(UTC)
Miilesteg
Rang : Habitué

Inscrit le : 31/05/2016(UTC)
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Localisation : Igny 70

Milesteg
Enfant
CA : 8

6 / 6


Miles se redressa d'un bond aux paroles du Baron.
Il pensa à la maxime du chevalier et n'hésita pas une seconde.

« Je veux bien faire l'écuyer, si Messire Guillaume l'accepte.... »
Offline nauron  
#42 Envoyé le : mercredi 29 mai 2019 13:18:24(UTC)
nauron
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Koram
CA : 12

5 / 5


Koram écouta ses frères et soeurs de salive tout en comptant sur ses doigts les places qu'il restait, seuls Sillaw qui se remettait à peine de son allergie à la magie et Luke n'avait pas encore choisit de rôle.
Il lui paraissait plus cohérent de laisser Sillaw au château et il se sentait honteux à l'idée de se précipiter pour un poste derrière les murs alors que le baron avait dit que la mission allait être dangereuse et qu'il faudrait grimper.

Alors Koram fit son choix, il allait prendre sur lui et choisir la mission avec Keanou et Wallis et prendre les risques pour les autres.
il déglutit avant d'annoncer:
«  Je vais partir avec Wallis et Keanou, je suis fort en escalade donc je serais utile. »

Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline mdadd  
#43 Envoyé le : jeudi 30 mai 2019 19:25:32(UTC)
mdadd
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Après avoir profité d’un petit moment de répit autour de la table où un défi de goinfrade était en train de se jouer entre Orloch et Dragibus, les enfants s’étaient décidés après mure réflexion pour certains, immédiatement pour d’autres qui voyaient une évidence. Ainsi les rôles seraient répartis de la façon suivante : Koram et Wallis étaient volontaires pour la sortie en territoire ennemi avec Keanou, Otezea seraient l’apprentie non seulement de Taërim, le Mage de ma Tour Blanche, mais aussi du père Olwyn durant les rituels sur la Tour de l’Aigle, Milesteg avait accepté la difficile charge d’écuyer auprès de messire Guillaume, le fils du baron et Orloch celle de porter les blessés à la chapelle. Il ne restait que Sillaw et L’Pêchou. Étant encore un peu émerveillé par les miracles de Sarenraé et étant sans doute l’un des plus forts du groupe d’enfants, le jumeau opta pour être le second brancardier avec Orloch et enfin L’Pêchou jouera de chance, vitesse et agilité pour être le second messager avec Denmel, le fils du capitaine Rhidan. Leur décision prise, ils la rapportèrent au Baron qui n’émit aucun commentaire. Impossible de savoir si les choix des enfants correspondaient à celui qu’avait évoqué le seigneur Waldemar, au jeu des 7 erreurs, combien en avaient-ils ? L’histoire ne le disait pas encore mais cette fois le sort en était jeté. Aussitôt les rôles définis, les aînés prirent sous leur aile leurs protégés, mais dans l’ensemble tous firent route vers la grosse tour de garde où les enfants étaient arrivés, tous sauf Otezea qui suivit le Mage Blanc vers la Tour de l’Aigle et L’Pêchou qui suivit le majordome vers ce qui semblait être les cuisines, là où Wallis avait repéré le petit curieux quand ils étaient arrivés. Après avoir traversé milles dangers ensembles, les enfants allaient être séparés avec des missions bien précises. Ils se regardèrent encore une fois les uns les autres, regardant chacun partir dans une direction, avec ce sentiment étrange de… Est-ce qu’ils allaient se revoir et si oui, dans quel état ?

Les jumeaux, les cousins et Koram arrivèrent dans la grosse tour, passèrent la porte renforcée et cloutée et entrèrent dans ce qui devait être une sorte de salle de garde ou quelque chose comme cela. Le capitaine Rhidan et un soldat qui répondait au nom de Bertholom Enguerrand étaient là. La pièce était plutôt austère, les murs nus montrant les gros blocs de pierre de construction, des ouvertures sur chaque mur permettant d’accéder à des pièces annexes et une grande table au centre flanquée de deux bancs qui devaient permettre aux soldats de se poser entre deux rondes ou gardes. Une grande cheminée à foyer ouvert aussi haute qu’un homme occupait un coin et brûlait d’un grand feu de joie qui réchauffait la pièce avec son odeur de bois brulée et ses craquements de bois. Sur la table, des armes légères et de poing étaient alignés sur la partie droite, des pourpoints de cuir et cuir clouté sur la partie gauche. Les enfants n’étant guère entraînés au port d’armure ni au maniement des armes, les militaires avaient sélectionné des armes et armure simples et courantes permettant sans doute une utilisation plus aisée. Mais il ne fallait pas se leurrer, cela ne ressemblerait pas aux lourdes armures de plaques et les grandes armes de guerre portées par les guerriers Orcs… Mais au moins ils n’étaient pas démunis et en même temps on ne leur demandait pas d’affronter les monstres et de défendre le rempart. Après quelques mesures, tests et essayages, on donna une cuirasse légère et avec des épaulières faites de plaques de cuir laqué fixées et assemblées sur une chemise en soie aux tons vert feuille à Koram et Wallis qui devaient avoir une protection leur laissant toute liberté de mouvements tout en étant la plus légère possible afin de supporter le poids. Les objets semblaient être de meilleure qualité par rapport aux pourpoints réalisés avec des bandes de cuir semi rigides et cousues entre elles qu’on remit à Orloch et Sillaw. L’armure que messire Guillaume choisit pour Milesteg avait la même base que celle des deux brancardiers mais elle était en plus couverte de dizaines de protubérances métalliques qui certes alourdissaient l’armure mais les têtes rondes métalliques en quantité et si proches les unes des autres, devaient sans doute rendre plus difficile les tranchants mortels des haches et épées. Comme armes, là encore on avait choisi pour eux dans les armes qui seraient sans doute les plus efficaces et faciles à manier entre leurs mains peu expertes. Wallis et Koram reçurent une sorte de dague dont la lame était fixée à une poignée horizontale et prolongeait le bras voire le poing lorsqu’on la maniait. Il suffisait de se battre avec comme si on voulait donner un coup de poing, ce qui était en soi relativement simple. Pour Orloch et Sillaw, on leur remit un gantelet en cuir épais avec des pointes aux articulations, ce qui permettait de poignarder ses adversaires en bénéficiant de la puissance d’un coup de poing, mais aussi un gourdin qu’ils pouvaient manier à une ou deux mains en cas de forte adversité et qu’ils pouvaient accrocher à une ceinture qu’on leur remis également. Les gourdins étaient simples d’utilisation, il suffisait de frapper aussi fort que possible sur son ennemi. Enfin Milesteg se vit remettre, comme arme personnelle, une dague dans son fourreau et une arme faite d’une tête massive en métal en forme de cylindre ornementée d’ailettes fixée sur une hampe en bois permettant de manier l’arme à une ou deux mains suivant la force qu’on voulait y mettre. Attendu qu’il devait en plus porter des armes pour messire Guillaume, on ne le chargea pas davantage d’objets. A chaque fois qu’un enfant revêtait une armure ou prenait une arme, le capitaine Rhidan et le soldat Enguerrand les aidaient et leur expliquait le fonctionnement tout comme comment s’en servir. Ce furent d’un seul coup beaucoup d’informations à retenir et un entraînement bien rapide… Puis Keanou entraîna Wallis et Koram hors de la tour et se dirigèrent vers la Tour de l’Aigle, au Nord, celle qui faisait la pointe du rempart Est et Ouest, celle vers laquelle s’étaient directement dirigés son éminence grise Taërim le Blanc et sa jeune apprentie Otezea.

La Tour de l’Aigle était sans conteste la plus haute tour du château. Pas la plus large, ne rivalisant pas avec celles de l’entrée, mais elle devait avoir au moins deux ou trois étages de plus que les autres, comme si on avait voulu atteindre les nuages avec son toit pointu conique en ardoises et sa flèche portant l’étendard de la baronnie de Sutercle. Chaque étage était une pièce unique autour de laquelle s’enroulait un escalier sans garde-fou, le long du mur extérieur. On s’arrêtait parfois à des fentes hautes et étroites dans le mur comme une alcôve donnant sur une meurtrière et sur une vue extérieure au château comme à l’intérieure de la cour. A différentes hauteurs on pouvait finalement voir partout autour de la tour et plus on s’élevait, plus on voyait loin. Chaque étage avait sa fonction et Otezea aurait été bien en peine de savoir laquelle. Au rez-de-chaussée, l’escalier descendait même en sous-sol, sans doute vers une cave ou quelque chose comme cela. Cette première salle servait de salle de garde et de permanence pour un soldat. L’étage supérieur servait de salle de stockage pour des caisses, des sacs, des ballots, des tonnelets, peut-être les réserves du château mais la jeune fille en doutait. Pourquoi venir là stocker les vivres quand les cuisines étaient au rez-de-chaussée du Bastion et qu’il devait sans doute y avoir une cave ? Ce devait être autre chose ici… des armes ? Des munitions ? De l’huile ou de la poix pour les défenses ? Visiblement cela n’avait pas une importance capitale pour l’instant puisque le vieux Mage ne fit aucun commentaire. Le second étage contenait quatre lits, mais aussi une table, deux bancs et des sièges devant un âtre de cheminée, pour quatre personnes donc qui n’étaient pas présents pour le moment. L’étage suivant, le troisième, on était déjà au-dessus des remparts. Il y avait plus de meurtrières à ce niveau-là, comme si on pouvait poster des défenseurs non pas aux quatre coins, mais dans huit directions différentes, faisant de ce niveau un poste de défense omnidirectionnel. Et ils montèrent encore, arrivant cette fois dans une pièce où se trouvaient une sorte d’armoire avec de nombreux casiers contenant des parchemins et un bureau avec de quoi écrire, ainsi qu’une grande volière où s’agitaient une dizaine de corbeaux et une autre volière plus petite occupée par un majestueux aigle aux plumes brunes fonçant vers le noir aux pointes. Le rapace avait de la place et semblait assez paisible. Enfin un dernier étage, une salle où on voyait la charpente du toit, puis les voliges supportant les ardoises. Le toit était posé sur des créneaux hauts et étroits ne permettant pas le passage d’une personne normale, même si une personne svelte ou un enfant pouvait se glisser, mais permettait d’avoir un champ dégagé pour l’observation tout autour du château quelle que soit la direction et éventuellement l’utilisation d’armes de distance, même si cela commençait à faire haut et donc loin. Au centre, une grande table en bois massif avait été dressée et Taërim commença à faire l’inventaire à voix haute de tous les composants, sachets, creusets, pots, bocaux, objets qui étaient étalés dessus. Otezea était assez impressionnée par la diversité des objets, des poudres, des racines, des fioles, des objets communs comme de la suie ou du savon, comme des objets beaucoup plus étranges comme des griffes de monstres probablement, il y avait un brasero qui servirait sûrement à brûler quelque plantes, racines ou autres dans des rituels qu’elle ne connaissait pas. Le Mage de la Tour Blanche lui montra chacun des objets en lui citant son nom, il y avait même des petites pierres précieuses, mais il ne passa pas tout au crible, le père Olwyn Raffenor complétant l’inventaire lorsqu’il fut arrivé sur cette entrefaite. Bien-sûr, un pupitre avec un lutrin allait accueillir le précieux grimoire de Taërim, tout comme un autre lutrin allait accueillir le livre de prières du Chapelain. C’était beaucoup d’informations à retenir d’un seul coup pour la pauvre jeune demoiselle de Khelgür et aussi bien le Chapelain que le Mage, ils avaient déjà commencé à réaliser des rituels et des incantations en consommant quelques composantes pour tracer des cercles et des symboles dans la pièce et sur les créneaux. De la poudre d’argent, de l’eau bénite, il y avait même une sorte de petit autel installé pour l’occasion par le prêtre.

Il était temps de se mettre en place pour tout le monde. Orloch et Sillaw, une fois équipés et prêts, allaient rejoindre Véolia à la chapelle de Sarenraé, attendant qu’on vienne les appeler pour aller quérir un blessé. Koram et Wallis suivaient Keanou à la Tour de l’Aigle, pour descendre l’escalier vers la cave et emprunter visiblement ce qu’il appelait la poterne. Mais avant ils auraient sans doute droit à un briefing de la part du Roublard de Port-Énigme qui pour l’occasion avait revêtu lui aussi son équipement de combat et paraissait pour le coup beaucoup moins frivole et déjanté. Messire Guillaume entraîna Milesteg à sa suite pour le charger d’armes dont le chevalier aurait sans doute besoin durant ses combats. Deux arbalètes et un carquois, il expliqua au jeune homme comment la charger, une lance, une épée si grande et si massive que le pauvre garçon avait du mal à la porter autrement qu’à deux mains, messire Guillaume quant à lui portait son épée longue dans son fourreau, une dague dans un autre, une masse d’armes battant son flanc accrochée à son ceinturon d’armes par une dragonne en cuir et un crochet, son écu en bandoulière passé dans le dos, il était lourdement équipé lui aussi et n’allait pas tarder à revêtir son heaume

Messire
Guillaume

« Normalement, le rôle de l’écuyer est de s’occuper de l’équipement de combat du chevalier, de sa monture, il est au service du chevalier qui en retour s’occupe de lui donner une bonne éducation, ainsi qu’une formation au combat destinée à faire de lui un chevalier honorable. Au combat, l’écuyer porte l’écu et la lance du chevalier, il se tient à côté de lui pour l’aider à parer les coups, lui fournir de nouvelles armes, le relever s’il est renversé avec sa lourde armure, ce sera l’essentiel de ta tâche cette nuit, m’épauler et surtout… Éviter de mourir » – fit-il avec un sourire amical et confiant – « Dans un premier temps, tu chargeras les arbalètes et me les donnera successivement pour que je n’ai plus qu’à viser et tirer. C’est pour cela que tu as deux arbalètes, une dont je me sers pendant que tu recharges l’autre. Puis viendra le temps où je repousserai l’ennemi avec ma lance, puis avec l’épée espadon, la grande épée que tu tiens difficilement, enfin je continuerai à l’épée et au bouclier pour être plus rapide et mobile et il te faudra me dire où sont mes ennemis et d’où viennent les attaques car je serai certainement cerné de toutes parts. » - De leur côté, Wallis et Koram écoutaient les directives de Keanou

Keanou

« Nous allons sortir en toute discrétion par la poterne et nous faufiler dans le bois. Lorsque je vous le dirai, il faudra grimper aux arbres le plus haut possible. Quelque chose va arriver, une sorte d’engin de siège et ce sera à nous de le neutraliser. D’abord nous sauterons de notre perchoir sur l’engin avec des cordes que j’ai accroché tout à l’heure à cet effet, puis il faudra grimper, neutraliser les vigies et mettre hors d’état l’engin de siège. Si nous échouons, alors le château n’a aucune chance de résister aux monstres. A part quand nous serons chacun dans notre arbre, nous resterons tout le temps ensembles. Je vous donnerai les directives au fur et à mesure car tout peut évoluer différemment à chaque instant, il faudra être prompt à agir et surtout ne jamais hésiter quoi qu’il arrive. Il en va de votre survie mais aussi de celle du château et de vos amis. Êtes-vous prêts ? » – Dans la Tour de l’Aigle, Taërim et le père Olwyn refaisaient le point avec Otezea sur les composants et le rôle qu’elle devra jouer. La plupart du temps, ce sera le Mage qui lui dira quoi faire, quelle page de livre trouver et quelle incantation lire à voix haute pour que le Mage puisse l’utiliser et quel composant aller chercher. Enfin les brancardiers avaient rejoint la jeune novice de Sarenrae. Elle leur avait montré le brancard et les couvertures et il suffisait pour le moment d’attendre un messager qui viendrait leur demander d’aller chercher un blessé. Pour le moment il fallait attendre… Et la nuit qui arrivait et avec elle des clameurs et des tambours de guerre au loin qui commencèrent à résonner dans la plaine… Cette fois les choses sérieuses allaient commencer, une tension palpable se fit sentir. Le cœur battant la chamade, les mains moites, les enfants étaient-ils prêts ?

Équipement perçu :
- Koram et Wallis : cuirasse lamellaire, dague de poing
- Sillaw et Orloch : armure de cuir, gantelet clouté, gourdin
- Milesteg : armure de cuir cloutée, dague, masse d’armes lourde
- Otezea et L’Pêchou : rien.
Tu sais ce que c'est, être réduit à l'état de pulpe ?
Offline nauron  
#44 Envoyé le : vendredi 31 mai 2019 11:48:46(UTC)
nauron
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Koram
CA : 12

5 / 5


Koram s'équipa tout fier de sa nouvelle armure de camouflage, il saisit sa dague et tenta quelques passe, pour s'habituer a son utilisation. Puis avec Wallis il suivit Keanou qui dans une tenue tout à fait différente paraissait beaucoup plus sérieux. Le garçonnet vit le roublard différemment tout d'un coup, en tout cas beaucoup plus impressionnant.

Il s'approcha de ses frères de salive.

«  On les défonce puis on va à Khelgür, ok? Comme ça on pourra aussi défoncer Martial et les jumeaux! D'accord? »

Après ces adieux, il reparti avec ses deux acolytes du moment.

Il écouta attentivement les consignes du roublard
se cacher, monter dans un arbre, tuer des monstres, détruire le truc de chaise, facile surtout avec cette super épée!

Puis il acquiesça, frémissant d'excitation.

«  Je suis prêt, on va sauver les autres. Ça ressemble à quoi le machin de siège? c'est une grande chaise? »
Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline Kali  
#45 Envoyé le : vendredi 31 mai 2019 21:14:57(UTC)
Kali
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Otezea

5 / 5


Otezea était au summum de la concentration. Elle récitait dans sa tête le nom des ingrédients qu'elle avait retenu, essayait de se repérer dans le grimoire de Taërim puis essaya de calmer les battements de son coeur qui s'emballait au rhytme des tambours de guerre que l'on entendait au loin.
Et sur son rêve, construire sa vie.
Offline blurpy  
#46 Envoyé le : mardi 4 juin 2019 21:32:04(UTC)
blurpy
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Wallis
Réf : 0 | Vig : -1 | Vol : 0
CA:11 | C:11 | D:10

5 / 5


Wallis se vêtit de l'armure composée de lamelles de cuir. Il avait l'impression de porter un âne mort. Ses mouvement s'en trouvaient ralentis, il marchait les membres raides. Puis au fur et à mesure qu'il se déplaçait avec, il s'habitua autant qu'il le put et commençait à plier ses membres. Finalement ce n'était pas plus compliqué que de marcher l'hiver, lorsqu'il était couvert des peaux tannées par sa mère.

Il écouta les instructions de keanou sans tout comprendre. Mais il verrait bien alors ce que sont des poternes les engins pour siège et les vigies. Il verrait bien pourquoi il fallait monter sur un arbre (ça il savait faire d'habitude) et sauter sur le siège. Il était petit mais tout de même, c'est pas plus haut qu'un tabouret.

« Je suis prêt moi aussi. Pour neutraliser le siège, il suffira de couper un de ses pieds »

Il regarda la lame de sa dague et se demanda si elle pouvait couper aussi bien qu'une hache




Humains : I168 Alchimiste 3 / BW116 Bretteur 4/ CC161 scalde 10/14
Tieffelin : V180 Investigatrice 6 /AJ197 Paladin 2
Homme rat : CO231 Pistolier 2
Elfe : W169 Tueur 4
Offline Djezebel  
#47 Envoyé le : mardi 4 juin 2019 21:43:59(UTC)
Djezebel
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Orloch
Brute
CA 8
Ref -2,Vig +0,Vol -1

6 / 6


Orloch eut du mal à s'habiller sans aide. Son armure de cuir l’enserrait un peu trop. Il s'amusa à taper dans sa paume avec son poing ganté... C'était décidément une mauvaise idée, ça faisait mal avec ces piques.

Il perçut la musique qu'on faisait dehors. Sans doute y avait-il une fête.

« Boom boom.... boom boom  » chantonnait-il en balançant son gourdin à bout de bras, décrivant des demi-cercles.
C'était tellement joli ce mouvement de va-et-vient, il en était tellement fier, qu'il demanda aux personnes alentours de regarder.

Visiblement, tout le monde ne partageait pas sa joie de découvrir les lois de la physique.
Offline Miilesteg  
#48 Envoyé le : samedi 8 juin 2019 22:11:19(UTC)
Miilesteg
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Milesteg
Enfant
CA : 8

6 / 6


Avant de quitter ses frères et sœur, Miles les regarda puis déclara visiblement très ému.

« Soyez prudent mes amis, mes frères... J'espère vous revoir tous bientôt...  »

Puis il suivit sire Guillaume, l'écoutant très concentré, pour retenir tous ce qu'il avait à faire.
Il ne voulait pas le décevoir.
Offline Djezebel  
#49 Envoyé le : lundi 10 juin 2019 11:41:27(UTC)
Djezebel
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Orloch
Brute
CA 8
Ref -2,Vig +0,Vol -1

6 / 6


Orloch eut un moment de doute en entendant Milesteg. Il murmura :
« Mais on est cousins... non ? Ça a changé... ?  »
Offline Miilesteg  
#50 Envoyé le : mercredi 12 juin 2019 10:56:17(UTC)
Miilesteg
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Milesteg
Enfant
CA : 8

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Miles sourit à son cousin.

« Tu te souviens, on s'est craché dans la main, on est des frères maintenant tous...
Soit prudent Orloch »

Offline mdadd  
#51 Envoyé le : mercredi 3 juillet 2019 22:31:24(UTC)
mdadd
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ans le château, les enfants sentaient bien que la tension montait à mesure que l’attente de l’inévitable perdurait. Dehors le tam-tam de guerre des monstres résonnaient dans toute la vallée et bientôt les cris intimidants pour montrer leur force et leur férocité. Peu de chances qu’ils fassent des prisonniers, c’était la mort qui attendait ceux qui finiraient au bout de leurs piques, lances, guisarmes, vouges, bardiches, hallebardes ou sous les coups de leurs grandes haches, épées démesurées ou peut-être une vie fauchée par le carreau d’une arbalète ou la flèche d’un arc. Du haut des remparts, on voyait les mouvements des hordes humanoïdes monstrueuses lourdement armées et portant pour une grande majorité d’épaisses armures en acier, des plastrons, des armures d’écailles, des cuirs cloutées, brassards, coudières, épaulières, heaumes, caques, boucliers, targes, gantelets, gorgerins, spalières, oui leur équipement de guerre était impressionnant et devait peser lourd, mais les monstres avaient la force de les porter et d’avoir encore de l’agilité. Ils traversaient la rivière, l’Eleban qui séparait la vallée et la petite ville de Bourg avec l’élévation rocheuse où trônait le château. A grands renforts de radeaux rudimentaires, ils gagnèrent le sentier étroit et raide qui remontait vers le Nord, le long de la falaise. Puis ils finissaient par disparaître en haut derrière le bois au Nord du château du baron, bois qu’il fallait traverser grâce à un sentier encaissé mais carrossable, tout comme le sentier depuis la rivière. Un petit charriot ou une charrette à bras pouvait l’emprunter mais pas se croiser et les grands charriots marchands n’avaient aucune chance de passer. Des colonnes de monstres formèrent un cordon ininterrompu depuis la rivière jusqu’au bois tandis que la nuit répandait ses ombres sur la scène, ainsi qu’une pluie torrentielle, comme pour rajouter une difficulté supplémentaire. Les roulements du tonnerre, quelques éclairs, un violent orage semblait accompagner les chants de guerre et les promesses de sang et de destruction des Orcs, Gobelins, Hobgobelins, Gnolls et Kobolds. Ils étaient nombreux et cette fois ils avaient mis leurs querelles et haines internes de côté pour unir leurs efforts contre un ennemi commun : les humains et ils promettaient de leur faire une fête de sang et de massacre.

Au château, les défenseurs s’organisèrent. L’ennemi ne pouvait venir que du bois au Nord et se ruer vers la barbacane de la grande porte d’entrée en suivant un chemin taillé dans la roche. Le château étant construit sur un bloc de roche en bord de falaise côté Sud et Ouest, il était impossible d’attaquer par-là sauf pour des créatures volantes, ce qui n’était pas le cas de la horde monstrueuse. Le terrain devant le rempart Nord était accidenté et en pente assez raide, ce qui ne permettait pas un assaut frontal brutal au pas de charge. Cependant, il était facile de franchir cet obstacle et de se retrouver aux pieds du rempart ais en étant à découvert et en devant s’aider parfois de ses mains pour grimper. Du coup il était facilement défendable sauf contre le surnombre. Le rempart Est au Sud de la grande porte était lui aussi peu accessible et très vite bordait la falaise. Là encore peu de chances d’avoir des ennuis de ce côté-là. Le sentier d’accès au château bordant le rempart Est au Nord de la grande porte, il allait être la principale des assaillants donc entre la Tour de l’Aigle et la barbacane. Mais là encore le terrain était accidenté et pas assez large pour permettre un débit important d’assaillants. Finalement, même avec un rapport de forces de un contre vingt voire pire, la position du château offrait un sacré avantage et l’espoir était permis. Le baron positionna ses soldats sur les deux remparts Nord et Est ainsi que sur les tours de la barbacane. Il devait y avoir tout au plus une quinzaine sur le rempart Nord sous la responsabilité de son fils, messire Guillaume, le chevalier-paladin de Iomedae accompagné de son nouvel écuyer, Milsteg, tout autant sur le rempart Est partie Nord et 4 soldats par tour de la barbacane à manœuvrer les balistes, sous la responsabilité du capitaine Rhidan, soit 38 soldats eux aussi lourdement équipés et prêts à défendre le château et leurs occupants. Par mesure de sécurité et afin d’éviter les surprises, deux soldats faisaient des rondes sur le rempart Sud, Greshym, le majordome, faisait des apparitions le long du rempart Ouest pour surveiller de ce côté-là. Enfin le baron allait de rempart à rempart pour encourager tout le monde et porter assistance partout où cela serait nécessaire en fonction de l’évolution de la bataille imminente. Du haut la Tour de l’Aigle, le père Olwyn et le Mage Taërim le Blanc en avaient fini avec quelques rituels de bénédiction et de protection avant de voir comment l’ennemi allait leur tomber dessus. Dans la petite chapelle de Sarenrae, la novice Veolia avait préparé plusieurs emplacements avec des couvertures et des draps, des couches pouvant accueillir un blessé et avait préparé aussi de nombreux rouleaux de bandages et simples de guérison destinés à réduire les saignements, nettoyer et assainir les plaies ou peut-être des soins plus lourds et intensifs. Orloch et Sillaw patientaient non loin de l’entrée de la chapelle, un brancard à portée, prêts à intervenir.

Dans la Tour de l’Aigle, un trio se faufilait en sous-sol une fois l’escalier près de l’entrée dévalé à toute vitesse. Keanou les orienta à la lueur d’une bougie le long d’un tunnel étroit et descendant en colimaçon avant d’aboutir à une porte renforcée et étroite d’à peine cinq pieds de haut sur deux pieds de large. Un enfant passait sans peine, ce n’était pas le cas d’un adulte plutôt robuste et encore moins en armure. L’endroit était humide et encombré de toiles d’araignées. Peu de chance que ce passage soit fréquemment utilisé.

Keanou

A voix basse, Keanou expliqua – « Une poterne est une porte dérobée taillée dans la muraille d’un château. Invisible de l’extérieure, elle permet de sortir en toute discrétion mais bien souvent suivant un chemin peu praticable afin que personne ne puisse imaginer venir fureter par ici et finisse par trouver la prote. Une fois dehors, le terrain est pas mal accidenté. Il faudra pourtant courir jusqu’à la forêt en longeant la falaise à l’Ouest tout en restant le plus discret possible et ce dans la pénombre et sous les intempéries extérieures. Je passe devant, collez à mes basques et on ne s’arrête qu’une fois dans le Bois. Là on s’arrête derrière un buisson et on se plaque au sol. Attendez jusqu’à ce que je vous dise de repartir. Allez, je vais ouvrir la porte, glissez-vous à l’extérieur, je passe ensuite et je ferme le passage. Après on court. Vous avez bien compris ? » – Keanou répéta les instructions jusqu’à ce que les deux enfants les aient bien en mémoire et puissent les lui répéter sans hésitation. Puis il jeta la chandelle et ouvrit la porte et un air froid chargé de pluie s’engouffra dans le tunnel. Les enfants sortirent l’un après l’autre puis ce fut au tour du Roublard de Port-Énigme qui referma derrière lui. Ils étaient adossés tout en bas du rempart Nord aux pieds de la Tour de l’Aigle. Keanou prit les devants et longea le rempart vers l’ouest jusqu’à atteindre la tour ronde. Puis arc-bouté vers l’avant pour paraître deux fois plus petit, il s’élança sur le terrain rocheux accidenté le long de la falaise Ouest en direction de la forêt au Nord. Dans l’obscurité perturbée par les éclairs de l’orage, sous la pluie battante, il fallait garder son équilibre, être rapide et discret, c’était peut-être beaucoup pour des enfants, mais ils feraient sans doute leur maximum…

@Koram et Wallis : test d’acrobatie (ou de Dextérité) pour déplacement à pleine vitesse sur un sol difficile et trempé.
Réussir un DD14 : totale réussite
Réussir un DD9 : réussite mais à mi-vitesse
Échec de 5 ou plus au DD9 : glissades et progression impossible. Il faut recommencer
Fumble : refaire un test. Échec non confirmé, comme échec de 5 ou plus au DD9. Échec confirmé, glissade et chute vers la falaise (et là c’est le drameLaugh).

@Koram et Wallis : test de discrétion (ou de Dextérité)
Tu sais ce que c'est, être réduit à l'état de pulpe ?
Offline blurpy  
#52 Envoyé le : jeudi 4 juillet 2019 09:19:14(UTC)
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Wallis
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5 / 5


Le petit blondinet suivit le roublard dans les couloirs et escaliers en colimaçons en faisant attention de ne pas trébucher sur le sol mal ajusté. Écoutant avec attention les conseils du vieux filou, il prit une grosse respiration lorsque la porte de la poterne fut ouverte. Ses entrailles tâchaient de le distraire mais il n'était plus temps, il se soulagerait plus tard. Il vit keanou se recroqueviller et filer comme un loir sur le sol humide. La lueur d'un éclair éclaira la scène un instant. Il n'osait imaginer ce qu'il adviendrait s'il glissait. Il ferma les yeux pour se concentrer, pensant à ses parents, à son frère, puis à la déesse du soleil. Il visualisa le visage d'une femme qui lui souriait. Etait ce celui de Sarenrae sa protectrice ? celui de Desna son amie ? Toujours est il qu'il lui donnait confiance. Finalement il pris une grosse inspiration, rouvrit ses yeux en grand, les pupilles dilatées puis s'élança à son tour

  • 1d20 donne [14] = 14


Recroquevillé sur lui même, il bondit de roche en roche, repérant les moins abimés, évitant celles qui luisaient d'humidité, soutenant le rythme de son nouveau mentor. Arrivé enfin sous la protection des arbres, il s'étonna lui même de ce qu'il venait d'accomplir. Il se tourna et chercha du regard son frère de salive...

Sarenrae protège la course de Koram

Modifié par un utilisateur jeudi 4 juillet 2019 09:29:28(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline nauron  
#53 Envoyé le : jeudi 4 juillet 2019 16:32:26(UTC)
nauron
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Koram
CA : 12

5 / 5


Koram était déterminé, il écouta les consignes, et fit répéter plusieurs fois le roublard, jusqu'à être bien sûr d'avoir tout mémorisé et compris.
Quand le vieux briscard s'élança sur le terrain rocheux, Koram fut surprit de la souplesse de sa démarche puis il vit Wallis s'élancer à son tour et maintenir le rythme, il soupira...

Bon ben c'est à moi

il inspira, vida ses poumons plusieurs fois, fit le vide dans sa tête puis s'élança

  • test dextérité : 1d20-1 donne [5] - 1 = 4
  • test discrétion : 1d20+3 donne [20] + 3 = 23
  • dextérité2 : 1d20-1 donne [8] - 1 = 7
  • dextérité3 : 1d20-1 donne [4] - 1 = 3
  • dextérité4 : 1d20-1 donne [11] - 1 = 10


Malgré tout le calme interne qu'il avait essayé d'accumuler, lorsqu'il s'élança Koram ne put avancer, il sentait qu'il était instable et n'osait pas avancer, et il senti rapidement sa concentration défaillir, pourquoi n'avait-il pas écouter messire Guillaume parler de sa technique contre la peur?

Il n'avait pourtant pas le choix, en silence il recommença à sauter vers le rocher suivant, il finit par y arriver et avancer mais ne suivait pas le rythme de ses compagnons d'acrobatie. La seule chose positive c'est qu'il était moins visible que l'ombre d'une souris...

Modifié par un utilisateur jeudi 4 juillet 2019 18:13:32(UTC)  | Raison: Non indiquée

Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline Miilesteg  
#54 Envoyé le : mercredi 24 juillet 2019 21:00:08(UTC)
Miilesteg
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Milesteg
Enfant
CA : 8

6 / 6


Miles suivait le chevalier, tachant de suivre ses instructions à la lettre. Il murmura

« Dame Iomédaé, je ne vous connais pas, et je ne suis pas très fort mais aidez moi à bien servir messire Guillaume et je suivrai vos préceptes à la lettre....
Vous avez ma parole »



Offline mdadd  
#55 Envoyé le : samedi 10 août 2019 17:07:45(UTC)
mdadd
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ous une pluie diluvienne, au château du baron, soldats, enfants et personnages importants comme le baron, son fils, le Sénéchal, le Chapelain, le Mage de la Tour Blanche, tous étaient prêts pour affronter cette nuit qui allait être marquée par un assaut terrible de la part du Sorcier Noir et de ses monstres humanoïdes. La pluie s’était intensifiée au point de déverser des trombes d’eau, puis il y avait l’orage, le tonnerre grondant qui roulait avant d’annoncer l’éclair dans un claquement sourd et sec, faisant parfois sursauter lorsqu’on était trop concentré sur autre chose. Chacun avait le sentiment que cette nuit allait être quelque chose d’important, surtout pour des enfants venus d’un petit village et qui luttaient pour leur survie depuis sa destruction. Ils avaient vu de loin pour certains, de près pour d’autre le campement des ennemis, des monstres, de ces créatures humanoïdes parfois immondes, puantes, horribles, difformes, avec d’énormes crocs de bestiaux, des lourdes armes et armures, ils étaient au moins dix fois voire vingt fois plus nombreux que les défenseurs du château, peut-être même cent fois ou deux cent fois, il y en avait tellement que les enfants auraient eu grand peine à tus les compter, il y en avait partout et ce qui était certain, c’était qu’ils étaient beaucoup trop nombreux, surtout pour le nombre de défenseurs qu’ils étaient. Et pourtant les aînés semblaient ne pas vouloir s’enfuir ni se rendre, ils comptaient défendre coûte que coûte le petit fortin et même semblaient dire qu’ils avaient peut-être une chance. Oui mais cette chance semblait bien dérisoire ou infime et peut-être reposait-elle sur ce trio d’individus qui s’était glissé dehors par la poterne et qui se faufilait vers le Bois au Nord.

Wallis s’était arrangé facilement des obstacles du terrain irrégulier. Il ne cherchait visiblement pas à rester discret étant donné la pluie battante et l’orage, cela couvrirait probablement ses bruits de pas et ses petits cris d’efforts à chaque saut ou chaque glissade en bas d’un rocher. Il avait suivi la direction indiquée en cherchant la rapidité et l’efficacité et était parvenu jusqu’aux fourrés dans lesquels il s’était jeté sans prévenance et à présent il restait immobile jusqu’à ce qu’il puisse voir Koram ou Keanou ou entendre l’un d’eux l’appeler. Pour Koram, l’affaire semblait plus complexe. La roche était glissante et la luminosité complètement absente hormis le temps d’un éclair. Mais c’était bien trop insuffisant pour parvenir à analyser les obstacles le temps de savoir comment les franchir sans problème. Il glissa, chuta, se rattrapa in-extrémis, s’écorcha genoux, cuisses, bras sur des morceaux de pierre, de bois, des racines, ronces ou autres, marchant péniblement dans l’obscurité, il s’était même rapproché très près de la falaise à l’Ouest et le temps d’un éclair, il se jeta sur le côté pour ne pas basculer, un véritable calvaire auquel personne ne put assister tellement le garçon restait discret, plus discret qu’une petite souris, si bien que du haut des remparts comme depuis la forêt, aucun observateur ne pouvait repérer Koram dans la difficulté. A l’issu d’un temps qui lui parut interminable, il parvint aux fourrés dans lesquels il se jeta à son tour, ce qui permit à Wallis de respirer à nouveau tellement le temps lui avait lui aussi paru long avant de voir son ami arriver. Pourtant en y regardant de plus près, il ne s’était passé que quelques dizaines de secondes, moins de deux minutes dans tous les cas.

Au loin les tambours de guerre battaient à tout rompre. Des cris de guerre avaient retentis et ça bougeait beaucoup dans la vallée de l’autre côté de la rivière dans le campement ennemi. Des groupes s’étaient formés et traversaient la rivière avant d’entamer le sentier qui grimpait le long de la colline au sommet de laquelle trônait le château. Le sentier n’était pas large et permettait simplement le déplacement d’une charrette à bras, il remontait en pente raide vers le Nord, le long d’un chemin de corniche qui aboutissait probablement de l’autre côté du Bois au Nord du Château, ce même Bois où se trouvaient actuellement le maître Roublard de Port-Énigme et les deux enfants. Il y avait peut-être une clairière là-bas, un grand coteau, ou tout simplement de la forêt, ce qui était sûr c’était que les monstres allaient s’y rassembler et organiser leur assaut à l’abri des regards des défenseurs du château, puis ils allaient surgir de partout depuis le Bois et monter à l’assaut des remparts nord-ouest et nord-est, jusqu’à la grande porte entre les deux tours de la barbacane. C’était sans pourquoi le Baron avait probablement concentré les défenseurs sur ces parties-là, il y avait très peu de chances, que les remparts Ouest, Sud et Sud-est soient inquiétés, même s’il avait laissé des personnes du personnel de maison comme Greshym, le majordome, à surveiller ces zones au cas où d’une entourloupe du vil Sorcier. Les messagers feraient éventuellement le relais pour prévenir d’un danger venant de ces parties-là, afin d’envoyer des défenseurs aguerris et repousser la menace. Mais cela affaiblirait les défenses contre l’assaut principal, ce qui était un risque.

Keanou apparut à côté des deux enfants tapis dans les fourrés. Il revenait sans doute d’une petite exploration plus avant pour voir ce qu’il se passait. Il chuchota comme si du monde se trouvait non loin et qu’il n’y avait nul pluie ruisselant bruyamment sur les arbres, taillis et buissons, nul grondement de tonnerre et claquements des éclairs, nul tambours de guerre qui résonnaient dans toute la vallée, nul cris de guerre hurlés par les monstres

Keanou

« Ils ont commencé, il faut nous mettre en place au plus vite. Suivez-moi et restez le plus silencieux possible. » – Sans attendre il se faufila hors du fourré et s’enfonça dans la forêt. Koram et Wallis durent lui coller au train s’ils ne voulaient pas le perdre de vue, il était tellement silencieux qu’on aurait dit qu’il s’agissait d’une simple image mouvante mais qu’en réalité il n’était pas vraiment là. Et encore, il semblait faire un effort pour rester visible pour les enfants, sinon il se serait aussi fondu dans les ombres puis les ténèbres et personne n’aurait été capable de savoir où il était ou même s’il y avait quelqu’un dans les parages. D’ailleurs il faisait tellement sombre dans cette forêt que les enfants remerciaient ce violent orage dont les éclairs se succédaient à une fréquence assez rapide donnant l’impression de voir la scène par une suite d'images fixes, donnant l'illusion d’un mouvement lent et saccadé d’un déplacement qui pourtant ne l’était pas puisque les enfants trottinaient derrière l’adulte, le tout rythmé par les tambours de guerre. Ce décalage pouvait vite faire tourner la tête et donner la nausée, faire perdre a notion de temps et d’espace, avaient-ils changé de monde ?

Impossible de dire combien de temps ni quelle distance ils avaient parcourus, ils revinrent à la réalité lorsque Keanou leur saisit le bras pour attirer leur attention. A quel moment s’était-il arrêté puis retourné ? Entre l’éclair précédent et celui à présent ? Il était face à eux – « Wallis grimpe à cet arbre jusqu’à ce que tu atteignes la corde. » – Il désignait les branches d’un arbre où à priori quelque part là-haut une corde était accrochée – « Tu décroches l’extrémité et tu la tiens fermement. A un moment donné, la corde va tirer, tu t’y accroches comme si c’était ton bien le plus précieux. Pendant un bref instant tu vas être suspendu à la corde qui va te projeter sur la Tour d’Assaut. Il faudra alors te débrouiller pour t’accrocher à elle à ce que tu peux et lâcher la corde. Ensuite tu grimpes le plus haut possible sans t’occuper ce sur quoi tu grimpes. Il vaut mieux pas. » – Il se tourna vers un autre arbre distant d’une dizaine de pas – « Koram, toi tu grimpes à cet arbre là et même chose. Il y a une corde, tu la décroches, tu t’y cramponnes fermement et ensuite tu seras tiré par elle, puis suspendu puis projeté sur la Tour d’Assaut. Tu t’accroches à ce que tu peux, tu lâches la corde et tu grimpes, tu grimpes, tu grimpes sans t’occuper du reste. » – Il regarda les deux enfants et leur fit répéter chaque étape afin de s’assurer qu’ils aient bien compris – « Attention ! Si vous lâchez la corde quand elle vous tirera vers le haut, alors cramponnez-vous aux branches et ne bougez plus jusqu’à ce que tout soit passé. Quand vous serez accrochés à la Tour d’Assaut, surtout n’oubliez pas de lâcher la corde, sinon elle vous arrachera de là et vous risquez de vous faire broyer par la Tour. Quoi qu’il arrive, je serai là même si vous ne me voyez pas forcément et si vous paniquez, alors accrochez-vous à ce que vous pouvez et ne bougez plus. Allez c’est parti ! » – Il fit la courte échelle aux enfants pour atteindre plus facilement les premières branches de leur arbre respectif, puis disparut à son tour peut-être dans un troisième arbre. Le cœur battant la chamade, Koram et Wallis entamèrent leur ascension…

@Wallis et Koram : Ce n’est pas le moment de louper vos tests. Vous devez faire 1 test d’escalade + 1 test de Force ou Dex + 2 tests d’escalade. Détails ci-dessous :

Test d’Escalade (bonus de Force ou de Dex) DD10.
- Si échec de 1 à 4 : pas de progression
- Si échec supérieur ou égal à 5, alors glissade et dégringolade jusqu’au sol, test d’Acrobatie DD15 ou perte de 1d6 PV non létaux. Attention remonter dans l'arbre aux premières branches, le DD est de 15.
- Vous pouvez faire 3 tentatives pour y arriver, avant qu’il ne soit trop tard.

A 4,5m du sol, une corde suspendue depuis quelque part plus haut plus loin, a une extrémité accrochée à la branche de votre arbre par un nœud simple. Aucune difficulté pour la défaire.

Pour rester cramponné et réussir son saut vers la Tour d’Assaut :
Test de Force ou de Dex DD8.
- Un échec de 1 à 4 signifie que vous n’avez pas réussi votre projection vers la tour mais que vous êtes restés cramponnés à la corde. Il ne reste plus qu’à vous laisser tomber par terre sans vous faire mal (test d’Acrobatie DD15 ou perdre 1d6 PV non létaux).
- Un échec de 5 ou plus : vous avez lâché la corde au moment de la traction initiale, vous restez planté sur votre branche.

Escalade sur la Tour d’Assaut :
Test d’Escalade (bonus de Force ou de Dex) DD10.
- Si échec de 1 à 4 : pas de progression
- Si échec supérieur ou égal à 5, alors glissade et dégringolade jusqu’en bas
- Vous devez réussir 2 tests pour arriver à destination.
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Offline blurpy  
#56 Envoyé le : dimanche 11 août 2019 11:55:45(UTC)
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Wallis
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5 / 5


Le bruit des tambours, le terrifiait. La forêt elle même l'angoissait. Pourtant, ce n'était pas la première fois qu'il cheminait, entre d'immenses arbres, lors d'un orage. Mais d'habitude, il y avait son père ou sa mère. D'habitude il n'y avait pas des créatures si près. Même s'il le craignait à l'époque, aucune preuve ne pouvait l'étayer. Là il savait. Des centaines, voire des milliers de gobelins, de gnolls et d'orcs étaint dans le parage et ils se dirigeaient droit vers eux.

Un frisson le parcourut.

Il priait une nouvelle fois Sarenrae de lui donner le courage d'avancer.

La course se termina enfin. Le moment de vérité arriva. Il devait grimper sur l'arbre, se projeter puis grimper à nouveau.
Il se souvint du camp des créatures, lorsqu'il essaya sans succès de grimper la clôture. La peur qui avait envahi alors son esprit. Se pourrait-il qu'il revive ça. Il compensait souvent sa force par son agilité. Il espérait que ce fut à nouveau le cas. Il ferma les yeux pour se concentrer commença sa progression.

  • escalade : 1d20 donne [20] = 20
  • projection : 1d20 donne [14] = 14
  • escalade : 1d20 donne [5] = 5
  • escalade : 1d20 donne [19] = 19


En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, il se retrouva tout étonné à coté de la fameuse corde qu'il dénoua sans difficulté.

Il attendit quelques secondes qui lui parurent interminables puis une grosse masse s'approcha. il se projeta vers elle, lâcha la corde, trouva une prise, puis commença l'ascension de la tour. Mais son pied glissa sur et il ne put se rattraper et tout son corps suivit le pied. Des larmes montèrent à ses yeux. Il avait échoué et se retrouvait tout en bas de la tour...

Les monstres n'allaient pas tarder à le prendre ou pire, la tour allait l'écraser.

« Sarenrae, protège mon frère »

Modifié par un utilisateur dimanche 11 août 2019 12:09:30(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline nauron  
#57 Envoyé le : mardi 13 août 2019 21:43:22(UTC)
nauron
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Koram
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5 / 5


Après avoir souffert dans cette première partie de l’expédition, Koram retrouva Wallis, il espérait pouvoir récupéré après cette première série d'effort. Mais comme son frère de salive il entendit les tambours de guerre et savait ce que cela signifiait, il fallait agir, sinon tout leurs autres frères et leur sœur étaient condamnés, ainsi que les autres dans le château.
Il n'était pas le plus fort des enfants de Khelgür, ni le plus adroit ou le plus intelligent mais si il y a une qualité que l'on ne pouvait pas lui enlever, c'était sa ténacité, aussi quand Keanou leur expliqua la marche à suivre et qu'il se séparèrent , il chuchota à son frère de salive, dans un sourire.

«  On se retrouve là bas, bonne chance frère. »

Malgré l'enjeu, l'idée de se retrouver en l'air volant vers l'ennemi lui donnait l'envie d'essayer, Orloch aurait surement aimé se prendre pour un dragon comme ça.

Aussi il commença à grimper dans les arbres.

  • escalade : 1d20+4 donne [11] + 4 = 15
  • test de force : 1d20 donne [20] = 20
  • escalade tour1 : 1d20+4 donne [20] + 4 = 24
  • escalade tour 2 : 1d20+4 donne [10] + 4 = 14


Il grimpa dans l'arbre habitué à cet exercice, vit la corde, la dénoua et attendit un sourire enfantin étirant ses lèvres à leur maximum.

Puis il fut projeté, s'imagina en train de brûler ses ennemis, atterri sur la tour,lâcha la corde et grimpa avec toute sa force de dragon nouvellement acquise et sa fougue de jeune garçon encore capable d'oublier la réalité vers le sommet.

Modifié par un utilisateur mardi 13 août 2019 21:50:30(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline mdadd  
#58 Envoyé le : dimanche 1 septembre 2019 19:22:07(UTC)
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Il se passait clairement quelque chose dans le bois au Nord du château. Des clameurs et des cris, puis ce fut soudain une grosse agitation. Depuis les remparts, difficile de voir quoi que ce soit avec cette nuit noire, cette pluie diluvienne et cet orage violent qui faisait claquer ses éclairs et rouler son tonnerre, éclairant l’espace d’un battement de cils la région. Le ruissellement de l’eau se transformait en torrents et cascades le long des falaises que surmontait le château, le sol était devenu de la boue, rendant les déplacements à l’intérieur de la cour plus difficile et la pierre des escaliers et remparts extérieurs devenaient glissants. C’était à la fois un désavantage pour la mobilité des soldats mais aussi un avantage contre les assaillants qui avaient par conséquents les mêmes difficultés. Le tonnerre et le vacarme de la pluie couvraient tous les bruits et pourtant quelque chose se passait dans le bois, quelque chose de violent. A chaque éclair on voyait depuis la Tour de l’Aigle avec horreur quelque chose qui se frayait un passage dans le Bois, faisant tomber les arbres pour élargir le sentier. Cela avançait plutôt lentement, lentement mais sûrement. Taërim le Blanc et le père Olwyn regardaient les sourcils froncés et essayaient de comprendre, l’un un doigt posé sur les lèvres l’autre la main enserrant la petite statuette suspendue autour de son cou – « Cet orage n’a rien de naturel ! » – Assura le Chapelain. Le magicien acquiesça – « Que manigance ce maudit Morggedhon ! » – Ils continuaient de scruter les ténèbres à la recherche de la moindre information, bruit, signe, afin de préparer une riposte adéquat, mais c’était extrêmement difficile vu la distance et la météo. Tant que cela ne serait pas assez proche du château, ils ne pourraient pas savoir, alors comment anticiper et réagir ? Otezea sentait cette tension qui montait chez les deux sages. Ils savaient que quelque chose de grave et dangereux approchait mais restaient pour le moment impuissants. Ils devraient alors réagir au dernier moment, afin de donner un espoir aux défenseurs, mais contre quoi se battaient-ils ?

Puis les clameurs s’approchèrent. Il y avait sans aucun doute des dizaines et des dizaines de créatures humanoïdes, la horde monstrueuse du Sorcier Noir, qui se frayait un passage dans le Bois, semblant écraser tout sur son passage tel un raz de marée qui ferait ployer des arbres centenaires. On pouvait voir du haut de la Tour de l’Aigle les arbres s’affaisser les uns après les autres vers l’arrière, comme si les monstres le tiraient vers eux avant d’avancer. Le sol détrempé par la pluie diluvienne était devenu beaucoup plus meuble et moins prompt à retenir les racines, mais il fallait tout de même des dizaines de bras bien forts pour parvenir à cette fin avec une telle rapidité – « Ils ont des Ogres ! » – fit soudain Taërim, comme si d’un seul coup sa magie lui avait permis de voir à travers la forêt et les ténèbres – « Et ils ouvrent un passage pour la Tour d’assaut ! » – Compléta-t-il – « Il ne reste plus qu’à espérer que Keanou n’échouera pas » – commenta le père Olwyn Rafenor. Il se tourna vers l’escalier que le trio avait utilisé pour arriver et le Mage s’adressa au jeune Denmel, le fils du Sénéchal qui attendait les messages – « Préviens le baron ! Ils ont au moins une dizaine d’Ogres et l’assaut est imminent ! » – Le jeune tête blonde qui devait être dans les âges des enfants de Khelgür s’inclina et parti aussitôt au pas de course, dévalant les marches quatre à quatre avec l’agilité d’un chat.

Dans le Bois, Wallis et Koram se ruèrent dans les branches pour grimper jusqu’à une corde tendue depuis quelque part et dont l’extrémité était accrochée à une branche de leur arbre. Ils défirent le nœud et se préparèrent comme l’avait expliqué le Roublard et Port-Énigme. Campés sur leurs jambes, les mains enserrant la corde, ils ne tardèrent pas à entendre les cris des monstres et les énormes craquements de bois au loin qui se rapprochaient Et tout à coup dans un ultime craquement de branches ou d’arbre qu’on déracinait, la corde se tendit et les emporta d’un seul coup comme si l’extrémité qu’ils ne voyaient pas était accrochée à un arbre qui venait de tomber. Ils se retrouvèrent ainsi catapultés vers une masse haute large et sombre qui s’approchait au rythme des efforts des créatures humanoïdes qui redoublaient d’efforts pour la faire avancer sur le passage rendu boueux par la pluie : une tour carrée en bois au moins aussi haute que le rempart du château et qui devait faire au moins douze coudées de large. Le haut était surmonté d’un toit en rondins de bois et on pouvait voir comme des créneaux de rempart sur la plateforme tout en haut. La tour reposait sur de grands patins en bois que les monstres faisaient glisser sur des rondins qu’ils venaient mettre de derrière à devant au fur et à mesure que le passage s’ouvrait et qu’ils pouvaient avancer. Des monstres de très grande taille énormes et visiblement très forts faisaient tomber les arbres à grand renforts de grappins, cordes et haches gigantesques. Ils étaient extrêmement laids, les dents mal ajustées, des yeux qui partaient en vrille et parfois couverts de pustules immondes mais ils semblaient dénués de douceur et d’intelligence et déblayaient le passage à une vitesse impressionnante et encore, ils n’étaient qu’une dizaine voire une douzaine…

Mais les deux petits montes-en-l’air n’eurent guère le temps de bien observer la scène qu’ils allaient s’écraser sur la face avant de la Tour d’Assaut à mi-hauteur. On avait renforcée celle-ci d’une grande paroi de rondins, dressée tel un bouclier et ce « bouclier » était recouvert de plusieurs personnes qu’on avait attaché là les unes à côté des autres et au-dessus comme en dessous pour former un bouclier de chair humaine. C’était sans aucun doute les prisonniers des monstres, aperçus dans le campement des ennemis, qu’on avait attaché là pour servir de bouclier vivant afin d’éviter qu’on attaque la Tour de front sans risquer de blesser voir tuer l’un d’eux. Il y avait là des hommes, des femmes, et même des enfants, ils étaient en piteux état et gémissaient. Leurs vêtements n’étaient que des hardes en lambeaux, quelqu’un avait badigeonné tout le monde avec une espèce de substance visqueuse et sombre qui était poisseuse et avait tendance à coller quand on essayait de s’accrocher dessus. Impossible de dire s’il s’agissait d’un villageois de Khelgür, d’un parent, d’un frère, d’une sœur ou d’une victime venue d’ailleurs comme ces fermes qui avaient été ravagées et détruites au passage de la Horde. Projetés sur ce bouclier de chair et de sang, les enfants devaient s’accrocher comme ils pouvaient et vaincre leur dégout et leur peur. Koram semblait vivre cela comme s’il était dans un autre monde, en plein cauchemar, ne se rendant pas vraiment compte qu’il marchait sur la tête d’une personne ou s’accrochait au bras d’une autre. Il grimpait en fermant à moitié les yeux pour ne pas voir cette horreur, ne sachant quand le cauchemar allait s’arrêter tandis qu’il commençait à être maculé de cette substance poisseuse et puante noire. Une poigne ferme le saisit soudain et l’attira quelque part. Ouvrant les yeux de surprise, il aperçut le visage de Keanou qui lui intimait de ne plus bouger et de faire silence. Quant à Wallis… L’horreur était sans doute trop forte pour lui et il glissa à de nombreuses reprises, cherchant à s’appuyer autrement que sur les personnes. I finit par dégringoler jusqu’en bas et se retint au bord de la Tour qui glissait inlassablement vers l’avant. Il pouvait apercevoir et entendre les râles d’effort des monstres humanoïdes et apercevoir parfois une arme ou le torse d’un Croc Noir. Comme le lui avait dit Keanou en cas d’échec, il devait rester immobile jusqu’à ce que la tempête soit passée. Mais quand allait-elle finir ? Et pouvait-il retenter de monter pour les rejoindre ?

@Wallis : 2 tests d’escalade sur la Tour à réussir pour rejoindre Keanou et Koram si tu le souhaites. Tu n’es pas au sol mais tout en bas de la Tour d’Assaut.

Koram mit quelques instants pour se ressaisir. C’était vraiment horrible ce qu’il se passait en ce moment même. Le bouclier de prisonniers allait empêcher les défenseurs du château d’attaquer la Tour d’Assaut et celle-ci allait pouvoir approcher jusqu’aux remparts avant de déverser ses monstres et tout ravager.

Keanou

Wallis n’était pas là et maître Keanou lui expliquait quelque chose et à priori il répétait plusieurs fois depuis un moment avant que le message finisse par trouver un chemin depuis l’oreille jusqu’au cerveau du garçon – « Nous allons nous glisser sur la plateforme le plus discrètement possible. Il y a des monstres là-haut. Sers-toi de ton arme. Tu t’approches de celui qui est le plus près de toi, dans son dos et tu lui plantes ta dague de toutes tes forces au milieu du dos. Une fois qu’on s’est débarrassé d’eux, je stoppe la Tour sur place avant qu’elle n’atteigne les remparts. Il n’y a pas de temps à perdre. Est-ce que tu es prêt ? »

@Koram : test de discrétion et jet d’attaque + dégâts, stp.
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Offline nauron  
#59 Envoyé le : dimanche 1 septembre 2019 20:04:39(UTC)
nauron
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Koram
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5 / 5


Quel cauchemar !
Après s'être prit pour un dragon, l’atterrissage et surtout l'ascension de la tour sur cette bouilli infâme de corps englué avec cette odeur...
Quelle odeur, pire que tout ce qu'il avait connu jusque là.

A chaque prise, a chaque fois qu'un soupir, gémissement ou autre ponctuait son escalade, Koram murmurait:

«  désolé pardon pardon attention je fais vite désolé  »

Il fallait avancer, et c'est ce que fit Koram, pourtant le choc était là, et il fallut quelques instant pour que Keanou le ramène à la réalité...

Une fois de plus il écouta et enregistra les consignes, mais cette fois ci quand on lui dit qu'il y avait des monstres a tuer, il eu ce sentiment de colère et cette impression que si il arrivait à éliminer un des monstres là haut, c'était un peu comme s'il vengeait les autres, attaché sur la tour.

«  Prêt »

Sa voix était glaciale, il tremblait, l'appréhension? la colère? Probablement les deux...
Aussi déterminer, il se glissa en essayant de faire le moins de bruit possible. Il espérait que le bruit de l'orage environnant lui conférerait un couvert suffisant.


  • test discrétion : 1d20+3 donne [4] + 3 = 7
  • attaque : 1d20+1 donne [20] + 1 = 21
  • dégâts : 1d3 donne [1] = 1
  • confirmation critique : 1d20+1 donne [19] + 1 = 20
  • dégâts critique : 1d3 donne [3] = 3

Modifié par un utilisateur dimanche 1 septembre 2019 20:11:28(UTC)  | Raison: Non indiquée

Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline blurpy  
#60 Envoyé le : dimanche 22 septembre 2019 14:04:51(UTC)
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Wallis
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5 / 5


Découvrir des corps collés sur la tour l'avait tellement dégouté qu'il en avait abandonné ses prises et avait chuté. Contrairement à ce qu'il avait imaginé en chutant, il n'était pas au sol, mais se retrouvé en bas de la tour. Il prit quelques instants, ne sachant s'il ne fallait pas, après tout remercié les dieux. Malgré le foisonnement de créatures maléfiques autour de la tour, il se trouvait dans un havre de paix.

Mais en regardant vers le haut, il voyait son jeune frère de salive grimper comme s'il avait le feu aux fesses. lorsqu'il disparut, wallis hésita à reprendre son ascension pour le rejoindre. Il vit avec appréhension ces corps englués.

Pesant le pour et le contre, il décida de tenter une dernière fois d'escalader la tour.

  • escalade : 1d20 donne [13] = 13
  • projection : 1d20 donne [13] = 13


Imitant Koram, il s'accrocha aux membres, s'appuyant sur les épaules et têtes, redoutant de reconnaitre son appui. Il grimpa petit à petit jusqu'à atteindre enfin le sommet. Ses amis avaient déjà entamé le combat ...

Modifié par un utilisateur dimanche 22 septembre 2019 14:09:18(UTC)  | Raison: Non indiquée

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