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Offline Kali  
#81 Envoyé le : lundi 9 décembre 2019 21:30:10(UTC)
Kali
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Messages : 3

Otezea

5 / 5


Dragibus! Mort! Non ce n'était pas possible! Otezea ne put empêcher ses larmes de couler le long de ses joues encore rebondies de l'enfance. Elle serra de toutes ses forces le précieux livre contre sa poitrine puis décida de le ranger dans son sac. Lorsqu'elle ouvrit ce dernier, les grands yeux timides du fennec encore caché à l'intérieur lui rappelèrent brutalement la mort du petit dragon. Elle pleura alors de plus belle et, par sécurité pour son pauvre compagnon d'infortune, préféra garder le grimoire contre elle (entre l'animal et le grimoire plus deux ou trois affaires de voyage, la place se faisait rare dans son sac). Une de ses larmes vint s'écraser sur la couverture du grimoire lui faisant prendre conscience de l'humidité de leur condition. Elle le glissa alors sous sa chemise, bien serré entre ses bras maigrichons puis suivit le père Olwyn dans les escaliers.
«  On ne risque rien à descendre mon père? » réussit-elle à demander entre deux sanglots et un reniflement.
Elle passa devant le prêtre, lui ouvrant le chemin comme il lui avait demandé. Prudemment, elle jetait des coups d'oeil furtifs à droite puis à gauche à chaque intersection. Le cœur battant la chamade, la jeune fille s'attendait à voir une de ces ignobles bêtes leur sauter dessus à chaque instant..... Devait-elle également surveiller le plafond? Est-ce que maître Taërim allait mourir lui aussi?
Et sur son rêve, construire sa vie.
Offline nauron  
#82 Envoyé le : mardi 10 décembre 2019 11:21:17(UTC)
nauron
Rang : Membre
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Koram
CA : 12

5 / 5



Alors qu'ils arrivaient vers la poterne, Koram se sentit tout petit et insignifiant devant la masse grouillante de monstres qui se lançaient à l'assaut du château et pria Desna de n'être qu'une ombre parmi eux.
Les compliments du roublard firent apparaître un large sourire sur les lèvres de Koram qui en oublia les contusions et les douleurs, même s'il était vieux et libidineux, le roublard savait se débrouiller et il avait fait montre de qualités martiales importantes.
Quand il eu le choix entre continuer d'être un héros et protéger les gens qu'il venait de libérer ou aller se terrer dans le château, il n'eu pas besoin de réfléchir, la réponse vint telle une évidence

«  Je viens, on doit finir le travail. » dit-il en chuchotant

Puis il commença à cheminer vers la voie des héros, au côté du roublard...

Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline Miilesteg  
#83 Envoyé le : samedi 14 décembre 2019 22:33:53(UTC)
Miilesteg
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Localisation : Igny 70
Miles avait les bras très lourd, ce bouclier pesait des tonnes, il parait les coups de ses monstres de plus en plus enragés.
Il pleuvait des cordes, rien ne leur facilitait la vie, pourtant il fallait tenir, pour ses frères, pour ses sœurs, pour les Hommes…. Pour l'Héritière……

Tout ceci allait il finir un jour? Allaient ils tous mourir?

Ces pensées n'entachaient pas sa détermination, sublimée par les paroles du chevalier…….

Modifié par un utilisateur dimanche 15 décembre 2019 12:55:41(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline mdadd  
#84 Envoyé le : dimanche 15 décembre 2019 15:55:35(UTC)
mdadd
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Localisation : Charente Aquatique (17)
mpossible de dire depuis combien de temps la bataille faisait rage. Elle avait commencé tard dans la nuit, après minuit, ça c’était certain, mais combien de temps après ? Le Sorcier avait certainement attendu des conjonctions cosmiques, maléfiques ou magiques favorables qui ne pouvaient se réunir qu’aux heures les plus sombres de la nuit, puis il y avait eu l’avancée de cette Tour d’Assaut qui s’était frayé un passage dans le bois au nord du Château, avec la violence du déracinement des arbres puis leur déblaiement, orchestré par des Ogres. L’avancée s’était faite lentement mais sûrement sous la poussée des Orques et des Hobgobelins, pas à pas ils avaient progressé vers le rempart nord. Puis arrivés à quelques toises la Tour s’était écroulée grâce au travail de sabotage de Keanou, le Roublard de Port-Énigme et de ses deux apprentis du moment, Koram et Wallis. L’effondrement de leur principal engin d’assaut avait grandement sapé les chances des monstres humanoïdes d’envahir aisément le Château et à présent ils se ruaient sur les remparts avec des moyens rudimentaires.

Les Défenseurs menaient plusieurs fronts de défense. A Nord, le Baron Waldemar repoussait les assaillants avec une petite dizaine de soldats. Ils menaient un combat sans relâche contre un flot qui semblait incessant d’Orcs et de Hobgobelins, le tout sous les tirs nourris des archers Gnolls qui ne laissaient aucun répit possible. Le rempart Nord-Est et la barbacane étaient quant à eux, défendus par le Sénéchal, le capitaine Rhidan Tangletorn, et une demi-douzaine de soldats qui subissaient les assauts violents et puissants des Ogres qui tentaient de faire effondrer la structure afin d’ouvrir une brèche. Il avait fallu l'intervention fortuite de Keanou pour donner une chance au capitaine de résister aux géants monstrueux. A présent le combat semblait s’équilibrer et nul n’aurait su dire qui allait finir par l’emporter. Enfin le rempart Sud était défendu par messire Guillaume, le fils du Baron et seulement deux soldats, contre l’invasion de Gobelins qui avaient décidé d’escalader la falaise depuis des radeaux sur la Grande Velashu en contrebas. Messire Guillaume s’appuyait sur son jeune écuyer du moment, Milesteg qui protégeait ses arrières et le soutenait avec toute l’énergie de la confiance et de la foi qu’il avait envers le Chevalier de l’Épée. Enfin depuis la haute tour de l’Aigle, les Défenseurs avaient jusqu’à maintenant le soutien magique du Chapelain, ce bon père Olwyn Rafenor, le serviteur de la Fleur de l’Aube, mais aussi de son Éminence Grise, Taërim le Blanc, le Mage de la Tour Blanche, aidé par toute récente et jeune apprentie, Otezea. Après une combat magique de haute volée, il semblerait que le Mage ait subit un choc important, il était au plus mal, gémissait et semblait luter pour rester conscient et à présent le prêtre le portait jusqu’à la chapelle en toute urgence tandis que la jeune fille lui ouvrait le passage et protégeait le précieux grimoire de son maître.

Dehors, l’orage semblait s’être apaisé en même temps que le combat magique avait éclaté. Si le Mage de la Tour Blanche semblait avoir été vaincu lors d’un combat magique probablement mental, il avait sans doute réussi à contrer les maléfices de Morggedhon le Noir et l’orage s’était apaisé ainsi que les vents violents, laissant place à une météo certes pluvieuse, mais quoi de plus normal en cette fin d’automne ? Par moment les nuages filaient et laissaient apparaître quelques étoiles ou un morceau de Lune qui disparaissait bien vite derrière de sombres nuages chargés de pluie. Les cris envahissaient la colline que surplombait le château et la situation ne semblait guère se débloquer, personne ne voulant lâcher l’affaire. Le temps jouait en défaveur des défenseurs. Petit à petit, ceux-ci subissaient des blessures et les brancardiers faisaient leur office lorsqu’un soldat n’était plus capable de défendre son bout de rempart. Entaillé de partout, il ne pouvait plus se relever ou lever son arme ou son bouclier pour être encore utile à la défense. Alors très vite, Sillaw et Orloch l’emmenait à la chapelle de Sarenrae où la novice du Chapelain, Véolia, intervenait avec ses bandages et ses premiers soins. Une dizaine de soldats étaient allongés sur des couches sommaires arrangées pour la situation. Lorsque le père Olwyn fit son entrée, il demanda à ce que tout le monde se réunisse autour de l’autel sacré. Le miracle du pouvoir divin de guérison s’accomplit alors tandis qu’il pria sa déesse. Ragaillardis, les soldats retournèrent sur le champ aux remparts, renforcer les rangs de leurs camarades. Peu de temps se passerait avant que les brancardiers aillent de nouveau chercher un soldat blessé grièvement…

Pendant ce temps, le Chapelain était aux petits soins pour le Mage qui délirait et transpirait beaucoup, une fièvre mentale impressionnante. Mais la Déesse qui était honorée ici n’était pas seulement la rédemptrice, mais aussi la déesse de la guérison et après plusieurs prières et rituels complexes que menèrent le Chapelain et sa novice, finirent par chasser les Ténèbres qui avaient pris possession du corps du vieil infirme pour faire renaître la Lumière et l’Étincelle de Vie que le Mal était en train de détruire définitivement.

Taërim
le Blanc

Affaibli, Taërim finit par reprendre conscience et après un moment d’égarement ou de désorientation, il finit par reprendre complètement ses esprits. Il regarda autour de lui et fut presque rassuré de voir Otezea indemne. Il posa la main sur l’épaule de la jeune fille et d’une voix encore tremblante à cause de sa faiblesse physique, essaya de la rassurer – « Nous avons perdu un précieux ami… Dragibus a fait l’ultime sacrifice pour m’éviter le pire. A travers lui, Morggedhon m’a attaqué mentalement avec une telle force, qu’il aurait pu nous détruire tous les deux, Dragibus et moi. La seule solution était de rompre le lien magique qui nous unissait et pour cela, il fallait que l’un de nous deux meurt… Dragibus a choisi avant que je puisse l’en empêcher et il fait don de sa vie pour sauver la mienne… C’est une grande perte pour moi et j’en serai toujours très affaibli… Il était plus qu’un familier, il était un véritable compagnon, un ami, c’est une terrible perte. Il faudra retrouver son corps… » - Le Chapelain mit fin au monologue, la Mage était beaucoup trop faible physiquement et il devait à présent se reposer. Véolia demanda à Otezea si elle voulait l’aider à préparer des fortifiants afin qu’il puisse récupérer plus vite, pendant que ce bon Père Olwyn la relayait aux soins des blessés.
Tu sais ce que c'est, être réduit à l'état de pulpe ?
Offline Kali  
#85 Envoyé le : dimanche 15 décembre 2019 18:41:01(UTC)
Kali
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Otezea

5 / 5


Otezea était ravie de la proposition de Véolia. Après avoir revu son maître en meilleur état, elle lui avait rendu son grimoire espérant qu'il lui serait d'une quelconque utilité (qu'est-ce qu'un mage sans son grand livre?). Maintenant que le temps était à la récupération, Otezea se sentait inutile. L'occuper à préparer des fortifiants était une excellente idée! Elle en profita pour faire prendre un peu l'air à Fenry, remonta ses manches et se jura de retrouver le corps de Dragibus lorsqu'ils auront botté les fesses aux orques et autres créatures mais pour l'instant, l'heure était au travail!

Modifié par un utilisateur dimanche 15 décembre 2019 18:53:32(UTC)  | Raison: Non indiquée

Et sur son rêve, construire sa vie.
Offline blurpy  
#86 Envoyé le : lundi 23 décembre 2019 11:23:27(UTC)
blurpy
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Wallis
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5 / 5


Enfin la poterne, wallis pourrait enfin se reposer. Le for de l'action derrière lui, le devoir accompli, il sentit ses membres se relâcher.

Mais, alors qu'il s’appétait à rentrer à l'abri, derrière les murailles, keanou apparut et proposa de poursuivre le combat en harcelant les créature et bien entendu Koram acquiesça.

Par Sarenrae, cela ne finirait donc jamais.

Sa première réaction fut de ne pas accompagner les deux intrépides puis derrière les lourds nuages chargés de pluie la lune se présenta. Un signe de Sarenrae ? Il lui sembla qu'elle lui faisait un clin d’œil, l'incitant à poursuivre. Un fois de plus il n'atait plus maître de son destin. Il s'entendit murmurer malgré lui

« Je viens aussi, que Sarenrae ait pitié de nous »

Modifié par un utilisateur lundi 23 décembre 2019 11:24:36(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline mdadd  
#87 Envoyé le : vendredi 3 janvier 2020 17:23:05(UTC)
mdadd
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endant un très court instant, on aurait pu croire que les défenseurs tenaient fermement leur position et que les assaillants allaient finir par s’épuiser à monter à l’assaut des remparts. Un équilibre précaire se maintenait depuis une paire d’heures et Keanou guida ses deux jeunes protégés par le même chemin qu’ils avaient emprunté en tout début des hostilités, à savoir un passage dangereux, glissant et accidenté qui longeait la falaise au Nord-Ouest et qui finissait dans le sous-bois dense et sombre. Déjà là ce ne fut pas une mince affaire. Il fallait avancer presque à l’aveuglette, même si à force leurs yeux s’étaient habitués à l’obscurité nocturne à peine éclairée par la Lune lorsqu’elle paraissait entre deux nuages ou les étoiles. Mais le ciel bien chargé et couvert ne laissait que peu filtrer de cette luminosité et souvent ils avançaient sans savoir sur quoi ils posaient les pieds. Le plus important était d’une part de ne pas trébucher et tomber du côté de la falaise et d’une autre part de s’éloigner de l’afflux des monstres qui se ruaient à l’assaut des remparts à quelques pas sur leur droite. Ceux-là, ils le savaient, étaient capables de voir dans le noir, aussi l’obscurité n’était pas un avantage pour les enfants et leur guide. Il fallait donc rester discrets et se servir du terrain pour se cacher : derrière un rocher, derrière un arbre, à plat ventre dans les hautes herbes, ne plus bouger puis au signal du Maître Roublard se précipiter vers la cachette suivante et ainsi gagner le sous-bois.

Puis le trio se livra à un jeu de cache-cache avec les monstres qui empruntaient l’axe principal pour affluer vers le château, tandis qu’eux, ils restaient dans le Bois derrière taillis, arbres déracinés ou encore debouts et buissons. Keanou trouva un endroit relativement calme tout au Nord-Ouest non loin de la Falaise. Il y avait quasiment aucun passage de monstres et ce n’était pas le moment adéquat, pour les humanoïdes, de faire des patrouilles, ils avaient bien mieux à faire comme : se précipiter vers le château et se ruer à l’assaut des remparts. Une fois l’endroit choisi, Keanou expliqua aux enfants comment renforcer le camouflage pour former une sorte d’abri qui resterait hors de vue de tous. Aux alentours, branches mortes, feuilles mortes, branches basses faciles à couper avec leurs dagues ou détourner, lierre, mousse, lianes, tout ce qu’il y avait autour, tout ce que leur proposait la nature pouvait servir à augmenter la densité végétale autour de leur arbi pour former comme une barrière naturelle et ne laisser que deux passages possibles, une entrée et un échappatoire au cas où. Tandis que Wallis et Koram se mettaient à l’ouvrage, il partit fureter à la recherche des prisonniers libérés. A chaque fois qu’il en trouvait un, il le guida vers le refuge sommaire que les enfants renforçaient, comme s’ils faisaient une grande cabane dans la forêt avec juste des murs et sans vraiment de toit, même si les arbres se chargeaient en quelque sorte de former une voûte naturelle certes peu étanche. Quant aux personnes que le Roublard ramenait, elles étaient en piteux état. Blessées, épuisées, les yeux dans le vague, sans force, les vêtements en lambeaux, sales et partiellement recouverts de boue, souvent méconnaissables, il y avait parmi eux des locaux des alentours de Bourg, sans doute les fermiers et ouvriers agricoles, mais peut-être aussi des gens de Khelgür qui n’avaient pas tous été massacrés et que les monstres avaient emmenés comme prisonniers. Peut-être un parent, un frère ou une sœur ou encore celui d’un compagnon de salive resté au château, il y avait un espoir…

Puis quelque chose illumina le ciel nocturne sombre. Des gros projectiles enflammés fusaient depuis la plaine ou plus précisément depuis le camp ennemi. On aurait dit des grosses pierres de la taille d’une citrouille entourées de flammes et laissant une trainées derrière elles. Il y en eut quatre, puis quatre autres, puis encore et encore. Morggedhon usait sans doute de sa sorcellerie la plus puissante et les projectiles vinrent se fracasser contre le rempart Nord-Est entre la Tour de l’Aigle et la barbacane. A chaque fois qu’un de ces trucs frappait le rempart, cela produisait une énorme explosion qui venait ébranler la pierre et les défenseurs furent partiellement brûlés, lorsqu’ils n’étaient pas grièvement blessés avant d’être projetés an arrière, dégringolant sur le toit des écuries avant de finir leur course à travers celui-ci ou dans la Basse-Cour. Après plusieurs assauts de ce type, les projectiles explosifs magiques finirent par faire écrouler un pan de rempart, ouvrant une brèche dans celui-ci. Les monstres se ruèrent vers elle tandis que le Baron ordonnait une retraite dans le Bastion, la Barbacane et l’Église. Les Cours et les Remparts seraient donc laissés à l’abandon. Les ordres furent relayés par le fils du Sénéchal à son père et par L’Pêchou à Messire Guillaume, le fils du baron. Ce fut donc une totale réorganisation des défenses du château…

Le Sénéchal et ses soldats, une demi-douzaine seulement, descendirent dans les grosses Tours encadrant l’entrée, fermant, verrouillant, condamnant et renforçant les trappes, portes et accès possibles, abandonnant les remparts aux envahisseurs, Messire Guillaume repoussa la dernière poignée de Gobelins, tenant l’escalier, le temps que les deux soldats et son jeune écuyer trouvent l’abri de la chapelle à proximité, puis il recula à son tour tout en combattant jusqu’à la porte avant de s’y précipiter et de la fermer avec l’aide des soldats. Il s’agissait ensuite de renforcer et condamner tous les accès possibles, à savoir celui depuis les remparts et la grande porte de la chapelle par laquelle les enfants étaient rentrés la première fois. Mais déjà, des viles créatures s’attaquaient à la grande porte renforcée dans l’espoir de la forcer et d’ouvrir une brèche. Quant au Baron, il emmena avec lui les derniers soldats encore valides jusqu’au bastion, défendant la haute-cour jusqu’à ce que tous les serviteurs et les soldats soient en sécurité et jusqu’à ce que tous le accès soient fermés et renforcés, puis à son tour il recula dans l’escalier accédant au Bastion et après un ultime effort et une vaillante bousculade pour faire dégringoler des ennemis en bas de l’escalier, il se créa une opportunité pour rentrer précipitamment à son tour et referma la porte derrière lui avec l’aide des soldats. Là aussi tous les accès allaient être condamnés et renforcés tandis que les soldats allaient gagner le toit d’où ils pourraient arroser les assaillants de flèches afin de retarder le plus possible les assauts contre les portes. La bataille sembla donc basculer en faveur des assaillants, les défenseurs ayant trouvé refuge à l’intérieur des bâtiments et se terrant comme des rats piégés…
Tu sais ce que c'est, être réduit à l'état de pulpe ?
Offline nauron  
#88 Envoyé le : samedi 4 janvier 2020 18:46:37(UTC)
nauron
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Koram
CA : 12

5 / 5


Après avoir encore une fois suivit aveuglément les ordres du roublard, le découragement revint hanter Koram. Alors qu'en suivant les instructions, il se jetait dans les fourrés, se cachait derrière un arbre, plongeait dans un buisson depuis tellement de temps, des minutes voir même des heures. Et en plus il fallait éviter les ennemis, comment pouvaient-ils aider les leurs comme ça? Il fallut au jeune garçon toute sa volonté pour ne pas abandonner, il faisait ça pour sauver des gens, mais comment les sauver si on ne tue pas les monstres?

Lorsque Keanou leur montra l'endroit à camoufler et comment le faire, Koram eu encore envie de laisser tomber
Maintenant il faut faire une cabane, et puis quoi encore?

Quand le roublard leur parla de l'organisation de l'abri, deux entrées dont une sortie de secours, Koram écouta d'abord d'une oreille distraite puis son intérêt s'éveilla et le pourquoi lui paraissait logique bien qu'il n'y eu jamais pensé seul. Il se rappela où ils étaient et leur mission, accueillir les blessés et les cacher des humanoïdes, ils n'avaient pas finit leur mission donc ils ne pouvaient pas s'arrêter et encore moins abandonner.

Koram entreprit donc avec un allant renouvelé de camoufler l'abri et se prépara à accueillir les anciens prisonniers.
Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline Miilesteg  
#89 Envoyé le : mercredi 15 janvier 2020 13:15:49(UTC)
Miilesteg
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Milesteg
Enfant
CA : 8

6 / 6


Miles était las, tout le dépassait. Ils allaient tous mourir. Il se réfugia dans la chapelle comme le chevalier lui demanda puis il resta un moment sans bouger.
Où étaient ses frères et sœurs? Avaient il pu se mettre à l'abri?

« Que faire? Où sont mes frères et sœurs? Est ce qu'ils vont bien? Messire Chevalier aidez nous....  »

Il attendait, les larmes aux yeux, sans bouger....

Offline blurpy  
#90 Envoyé le : mercredi 22 janvier 2020 19:05:11(UTC)
blurpy
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Wallis
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5 / 5


Ramper, se faufiler, attendre, glisser, se rattraper, observer... Wallis se demanda si il avait fait le bon choix. Et alors qu'il fortifiait la cabane, il vit de gigantesques boules enflammées s’abattre sur les remparts. Finalement, il était plus à l'abri ici. Mais son autre lui même, et ses frères et sœurs de salive. Que vont-ils devenir ?

Les réfugiés continuaient à affluer en petits nombres. A chaque fois, il observait leurs visages, espérant apercevoir des visages connus. Pour l'instant, ce n'était pas le cas, mais qui sait ?

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Offline mdadd  
#91 Envoyé le : samedi 25 janvier 2020 17:57:55(UTC)
mdadd
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Localisation : Charente Aquatique (17)
ette fois les choses devenaient sérieuses. Les cours extérieures et les remparts se remplissaient de monstres qui pillaient et saccageaient ce qu’ils pouvaient, autrement dit, pas grand-chose à part les écuries qui n’était pas un bâtiment renforcé et protégé. Puis ils se lancèrent à force de cris à toutes les ouvertures accessibles du Bastion bien-sûr, mais aussi les portes des tours et celles de la petite église de la Fleur de l’Aube. Orcs, Hobgobelins, Gnolls et les rares Gobelins ayant survécus attaquaient les lourds panneaux de bois clouté renforcés de barres d’acier à coups de hache, marteaux et parfois même petits béliers portables qu’ils maniaient à quatre pour donner plus de force et d’élan. Le jeu des défenseurs retranchés, était bien-sûr d’exploiter la moindre fenêtre ou meurtrière pour tirer flèches, carreaux ou autres projectiles sur les assaillants dans le but de les retarder, repousser et affaiblir, jusqu’à ce qu’ils comprennent que les bâtiments renforcés étaient imprenables sur une courte échéance. Il fallait jouer sur le temps. Une fois que le soleil paraîtrait à l’horizon, les monstres retourneraient sans doute se cacher dans leurs tentes ou dans des abris car ils n’aimaient guère la lumière du soleil et préféraient la nuit. Alors peut-être que les défenseurs pourraient reconquérir les cours et les remparts si leurs ennemis n’avaient pas laissé trop de monde pour garder la place et peut-être qu’ils pourraient renforcer le pan de rempart écroulé pour former une nouvelle barrière et ainsi recommencer la nuit suivante à défendre le château depuis les remparts… Ou pas… Ils resteraient peut-être retranchés à panser leurs plaies et renforcer leurs défenses en rassemblant le plus de provisions possibles dans le but de tenir un siège le plus longtemps possible, ce qui pouvait fonctionner dans une situation ordinaire, mais c’était sans compter sur la magie…

Certes le Sorcier Noir n’avait plus ses précieux Phylums et cela l’avait probablement considérablement affaibli. Mais visiblement il avait encore suffisamment de ressources pour envoyer une pluie de météores enflammés et détruire un pan du solide rempart du fortin. Il fallait espérer qu’il n’était plus capable de reproduire ce prodige maintenant qu’il n’avait plus ses Phylums… Quoi qu’il en soit, dans la chapelle, dans le bastion et dans les tours de la barbacane, les bruits des assauts répétés résonnaient tandis que soldats, baron, chapelain, chevalier de l’épée, sénéchal, serviteurs et même les enfants de Khelgür, faisaient leur possible pour barricader et renforcer la moindre ouverture ou passage aussi étroit soit-il afin d’empêcher toute intrusion et exploitaient la moindre meurtrière ou fenêtre pour arroser les assaillants de traits mortels. Ce fut un vacarme effroyable, les coups sourds sur les battants de porte, les cris des monstres dehors qui tentaient l’impossible comme grimper le long des murs pour gagner les toits.

Dans l’Église, il y avait visiblement trois accès possibles. La grande porte que les enfants avaient déjà empruntée et qui serait malgré l’épaisseur des battants en bois clouté renforcé le passage le plus facile à forcer car les assaillants pouvaient s’y prendre à plusieurs avec un bélier portable et les deux petites portes à l’étage supérieur qui permettaient d’accéder aux remparts respectivement celui du Sud et celui de l’Ouest passant derrière le Bastion. Ces portes étaient renfoncées dans l’épaisseur du mur de la tour de l’église se terminant par la coupole. Si bien qu’aussi bien côté assaillant que défenseur, l’étroit passage ne permettait pas à deux personnes de se tenir de front. Pour forcer une telle porte il fallait de l’élan, ce qui était impossible vu sa configuration depuis l’extérieur : Il fallait descendre trois ou quatre marches en colimaçon. La seule option était d’attaquer celle-ci à la hache ou la masse jusqu’à ce qu’elle cède. Côté défense, un soldat pouvait se tenir debout et pointer une lance, ce qui lui donnait une allonge. Mais pour l’heure, le Chapelain avait ordonné d’encombrer le passage avec du mobilier de la chapelle. Ainsi, avec l’aide d’Orloch et de Sillaw, les soldats s’activèrent pour renforcer les deux portes avec des bancs comme avec des poutres de soutènement, puis de finir d’obstruer le passage. Un soldat pouvait encore pointer sa lance à travers les obstacles pour tuer ceux qui tenteraient de se faufiler une fois la porte vaincue. En bas par contre, c’était une autre affaire. La grande porte de la chapelle était vraiment… Grande. Messire Guillaume, le Chapelain, Milesteg, Véolia et Otezea s’empressèrent de renforcer la porte avec le reste des bancs d’église et tout le mobilier disponible et déplaçable afin de monter comme des barricades et d’orienter les assaillants vers un passage unique où les attendraient les vaillants défenseurs, dont ferait partie le père Olwyn Rafenor, équipé cette fois pour la guerre. Sa jeune novice l’avait aidé à revêtir un magnifique harnois ornementé sur le plastron du symbole de Sarenrae, par-dessus sa robe sacerdotale, puis il avait passé un baudrier rouge brodé d’arabesques en fils d’or qui portait le fourreau d’un cimeterre de belle facture. Coiffé d’un spangenhelm à bandes dorées et d’un écu en acier en forme d’ankh, le Chapelain avait l’air beaucoup plus terrifiant que sa bonhomie le suggérait. Difficile de croire qu’il était capable de prouesses guerrières et qu’il était prêt à donner la mort. Pourtant… Une fois tout le monde en place et tandis que la grande porte tremblait sous les coups des assaillants, le Père Olwyn entonna un chant de prière qui fit jaillir une lumière très vive et permanente dans l’espace délimité par les barricades et la grande porte. Celle-ci éblouirait ceux qui parviendront à rentrer, ce qui donnerait sans doute un avantage aux défenseurs. Maintenant que tout était en place, messire Guillaume ordonna aux deux soldats de surveiller et défendre les deux petites portes des remparts, tandis que toutes les forces seraient désormais concentrées vers la barricade derrière la grande porte. Ainsi Messire Guillaume, le Père Olwyn Rafenor, Orloch, Sillaw, Milesteg empêcheraient quiconque de passer la barricade, tandis qu’en retrait, Otezea et Veolia apporteraient leur soutien tout en restant auprès d’un Taërim, fortement affaibli physiquement mais qui avait visiblement pas perdu toutes ses facultés mentales. Il aiderait comme il pouvait.

Du côté du Bastion, le baron s’était sans doute lui aussi retranché avec ses soldats et avait condamné tous les passages possibles, organisant la défense avec ce qu’il avait sous la main, tout comme du côté de la barbacane et de la grosse tour carré du sud-est qu’un passage à travers la muraille reliait au poste de garde de l’entrée. Ainsi le Sénéchal et la poignée de soldats qui était avec lui formeraient un troisième pôle de défense.

Dehors, quelque part dans le bois à l’écart du passage principal emprunté par les monstres, le refuge s’organisait. Wallis et Koram accueillaient les prisonniers libérés que Keanou leur emmenait. Au compte-goutte, un par un, le sauvetage était dangereux et très long. Il lui fallait traverser les passages que les monstres empruntaient même si à force toutes leurs armées étaient concentrées sur l’attaque du Château. Il y avait encore quelques bandes qui rôdaient dans le coin. Puis il lui fallait retrouver les rescapés dissimulés dans les taillis ou broussailles, pour ceux qui avaient réussi ou alors sauver l’un d’eux qui avait été trouvé et repris par les monstres, si cela lui était possible. Une fois qu’il avait en charge un rescapé ou parfois deux ou trois, il lui fallait retraverser la zone périlleuse avant de trouver l’abri que les deux enfants avait grandement protégé et renforcé. Il prenait alors le temps de voir que Koram et Wallis prenaient en charge les arrivants puis il repartait. IL ne savait pas combien il y avait de personnes à retrouver, mais tant qu’il ne revenait pas bredouille, il continuait. Quant aux deux enfants, ils accueillaient des victimes fortement affaiblies, sales, épuisées, le visage noirci, les cheveux collés par la boue, méconnaissables la plupart du temps. Voilà bientôt une dizaine de rescapés qu’ils allongeaient dans les recoins les plus discrets qu’ils tentaient de rentre le plus confortable possible. Certains avaient la force de leur adresser un geste ou un sourire ou un regard reconnaissant. Peut-être qu’au grand jour et une fois ces visages débarrassés de leur crasse et soignés, des visages connus apparaîtront car certains devaient forcément venir de Khelgür…
Tu sais ce que c'est, être réduit à l'état de pulpe ?
Offline nauron  
#92 Envoyé le : mercredi 29 janvier 2020 12:01:01(UTC)
nauron
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Koram
CA : 12

5 / 5


Décidément la tâche était barbante, certes ils accompagnaient les rescapé qu'ils avaient sauvés mais ils ne faisaient rien d'héroïque, du moins dans sa tête.
Lorsque le vieux roublard revint, il lui demanda
«  Ce serait pas mieux que j'aille moi aussi chercher des rescapés? Wallis pourra largement faire l’accueil et on trouvera beaucoup plus de monde comme ça. »
Demanda l'enfant, les yeux pleins d'espoir tournés vers Keanou.
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Offline Miilesteg  
#93 Envoyé le : vendredi 31 janvier 2020 20:35:18(UTC)
Miilesteg
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Milesteg
Enfant
CA : 8

6 / 6


Le temps n'était plus à la peur, l'assaut final allait arriver. Quoi qu'il se passe il serait au côté du chevalier pour le seconder jusqu'à la fin….
il n'avait plus peur, la fin semblait inéluctable, il se concentrait sur les directives du Chevalier...

« Messire Chevalier, je suis prêt…. Pour la lumière!!!  »

Offline Kali  
#94 Envoyé le : lundi 3 février 2020 14:55:25(UTC)
Kali
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Otezea

5 / 5


Otezea s'installa près du vieux maître de magie. « Maître Taërim, que dois-je faire? Dites-moi comment vous aider, je serais vos bras et vos jambes. N'y-a-t-il rien dans votre grimoire qui pourrait nous sauver?  » De la panique filtrait de ses lèvres, elle sentait la fin proche mais quelle fin?
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Offline mdadd  
#95 Envoyé le : dimanche 9 février 2020 23:11:23(UTC)
mdadd
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es hurlements des monstres, les bruits sourds contre les portes, les claquements des projectiles, le moindre interstice était exploité par les assaillants pour ouvrir une brèche et s’engouffrer avant de déferler sur les défenseurs bien campés sur leurs appuis et les mains fermes sur leurs armes. Les portes donnant accès aux remparts furent les premières à céder puis derrière les cris étranglés des monstres qui se heurtaient aux obstacles tandis que les soldats les transperçaient de leur lance. De la chapelle on ne pouvait qu’entendre les échos des combats dans ces corridors étroits, mais visiblement les soldats du baron étaient des hommes d’armes de qualité et savaient défendre la place.

Au niveau de l’autel et sous la coupole de verre, c’était une autre histoire. La verrière ne posa guère de difficultés aux Gobelins grimpeurs qui avaient fini par accéder au toit. Quelques coups de leurs lances ou affreuses tranchoirs semblables à de grands hachoirs de boucher mais avec une lame émoussée, rouillée, ébréchée et parfois trouée. A la demande de Taërim le Blanc, Otezea s’empressa d’ouvrir le grimoire du mage à la page demandée et commença à lire à haute voix le contenu tandis que le vieil infirme très affaibli qui s’était pour le coup allongé sur l’autel, regardait la coupole au-dessus de lui et répétait les mots de la jeune fille. Si elle se trompait, qui sait ce qui allait se passer. Une chose était certaine, si la verrière sur brisait, les morceaux tomberaient sur l’autel et donc sur eux…

Mais une telle chose ne se produisit pas. Tandis que les premiers éclats et des fissures se formaient sous les coups des Gobelins puants et suants, le sort du Mage de la Tour Blanche fit apparaitre une pluie de grenouille sur eux. Les monstres ne purent faire autrement que d’essayer de se débarrasser de ce fléaux soudain, tentant de les écraser du pied, de les attraper avec leurs griffes ou encore de les frapper, mais il était bien difficile d’atteindre ces petites choses qui bondissaient sans arrêt et surtout s’accrochaient à eux tout en les recouvrant de leur bave à priori très irritante vu les réactions des monstres On aurait dit qu’elle agissait comme une brûlure d’acide et les Gobelins s’agitaient en tous sens pour tenter de se débarrasser mais en vain… Certains même tombèrent de le coupole et même du toit pour venir s’écraser à terre. En tout cas ils étaient tellement occupés qu’aucun ne put continuer à briser la coupole et le Mage semblait continuer sa concentration sur le phénomène afin sans doute de le maintenir comme il l’avait fait pour les lumières volantes lus tôt dans la nuit. Quant à Otezea, elle vit avec stupéfaction que les écritures de la page qu’elle venait de lire s’étaient effacés à mesure que le mage répétait les paroles…

Du côté de la grande porte de la chapelle, elle finit elle aussi par céder aux coups de bélier des monstres après une résistance de plus d’une heure. Elle s’entrouva seulement et se bloqua à cause des obstacles entassés derrières, si bien que le flot de créatures qui entra était plutôt réduit. Tout de suite plongés dans une lumière vive, ils n’avaient pas le temps de s’habituer à l’environnement que déjà les coups pleuvaient sur eux. Le Chapelain et Messire Guillaume en tuèrent plus d’une vingtaine avant que les monstres ne réagissent et que des Orcs gonflés aux testostérones ne se mettent à charger en aveugle depuis l’extérieur, sans prendre le temps de voir vers quel piège ils allaient se fourrer. Ces assauts brutaux firent reculer les défenseurs et à présent ils se battaient pour endiguer le flot des créatures qui étaient fort nombreuses à vouloir entrer dans la chapelle et ce n’était pas pour l’extrême onction. Soutenus par les enfants, pour l’instant les défenseurs résistaient. A entendre les cris et combats ailleurs, il devait y avoir des combats et situations similaires au Bastion tenu par le Baron et aux tours de la Barbacane défendue par le Sénéchal.

Keanou

Dans le bois au nord du Château, Keanou refusa la proposition de Koram par un simple – « Nous serions obligés de nous séparer et je ne pourrai pas veiller sur toi. Si tu as des problèmes, personne ne pourra te venir en aide et tu n’es pas encore de taille à affronter seul un Orc ou un Gnoll en combat singulier. Si ça t’intéresse, je pourrai t’apprendre ça aussi. Mais pas aujourd’hui. » - Il fit encore une demi-douzaine d’allers-retours avec des rescapés avant de cesser ses recherches – Je crois qu’on a sauvé ce qui pouvait encore l’être. Maintenant il s’agit de se faire oublier jusqu’à l’aube et de se préparer au combat si nous sommes découverts. Venez, je vais vous montrer des pièges simples que vous pouvez mettre en place avec presque rien – Et il s’exécuta en leur montrant comment entourer leur cachette de différents pièges mineurs à base de collets, branches souples tendues qui se relâchaient sur la tête d’un intrus, branches courtes taillées en pointe plantées dans le sol et qui blesseraient ceux qui marchent dessus, etc. et ce avec simplement quelques bouts de ficelle, du bois trouvé autour et leur dague en guise d’outils. Ils en avaient pour un moment et auraient fini avant la fin de la nuit si tout allait bien.

Par contre les combats qui se poursuivaient inlassablement depuis le début de la nuit sapaient certes les défenses mais n’allaient pas en faveur des assaillants. Combien de temps se passa-t-il depuis que la grande porte de la chapelle avait cédé ? Une éternité ? Depuis combien de temps Koram et Wallis avaient-ils suivi Keanou autour de leur cachette pour poser des pièges ? Ils s’étaient depuis réfugiés à l’intérieur de la zone et s’apprêtaient à bondir sur les curieux qui deviendraient un peu trop inquisiteurs de ce côté-ci. Et malheureusement il y en eut. Un puis un autre et encore un. Peut-être une vingtaine au total qui finit par tomber dans les pièges qui ne les tuaient pas mais les blessaient, retardaient ou entravaient suffisamment pour que l’instant suivant le Roublard et ses deux acolytes fondent sur eux et ne leur laisse pas le temps de comprendre ce qui leur arrivait. De vrais anges de la mort pour les curieux…

Soudain des sons de cor se répercutèrent dans la plaine et vinrent couvrir les cris des monstres et les bruits des combats. Il se passait quelque chose en bas et cela fit réagir les assaillants. Par ailleurs, dans la chapelle, une lueur apparut sur l’autel. Les premières lueurs du soleil levant qui filtrait à travers la coupole débarrassée des pourritures gobelines. Fermant les yeux comme s’il allait s’endormir, Taërim le Blanc fit disparaître les grenouilles qui pullulaient encore là-haut, empêchant toute nouvelle tentative d’intrusion par la coupole. Le soleil pût alors filtrer à travers les vitraux et baigner l’autel ainsi que le Mage. Les monstres s’agitaient et des cris, des hurlements, des tambours de guerre, les monstres faisaient demi-tour et… Reculaient ! Les cors sonnaient la charge, les tambours l’hallali… Le jour se levait… Sur cette étrange idée…
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Offline blurpy  
#96 Envoyé le : mardi 11 février 2020 08:53:11(UTC)
blurpy
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Wallis
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5 / 5


L'idée de piéger les alentours ne plaisait pas à wallis et il en fit part à keanou. « Si il y a des pièges, ça ne risque pas de signaler qu'il y a quelque chose à protéger ........... et donc à découvrir ? les hordes de créatures étaient-elles si bêtes pour ne pas s'en apercevoir ?  »

Néanmoins, il dut se rendre à l'évidence. il ne savait pas si elles étaient si bêtes ou trop occupées, ou si les créatures prises étaient des éclaireurs ou des pleutres fuyant les combats, mais les pièges étaient efficaces et plusieurs mains de monstres furent pris et occis. Sans gloire mais avec efficacité. Et c'est cela qui comptait après tout.

Et puis les premières lueurs de l'aube apparurent, laissant apparaitre quelques timides rayons au sein de l'abri. Iomedae, l'ami de Sarenrae apportait l'espoir d'une nouvelle journée. Des cors retentirent. De nouveaux ennemis ? Non son cœur lui promettait que ce n'était pas le cas.
Des renforts ? Une nouvelle ruse du magicien ? peut être. Certainement même.

Désormais, il en était sur, il survivrai à la bataille. Mais son autre lui même ? Ses frères de salive ? Ou étaient-ils ? Avaient-ils survécus ?

Modifié par un utilisateur mardi 11 février 2020 08:54:46(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Tieffelin : V180 Investigatrice 6 /AJ197 Paladin 2
Homme rat : CO231 Pistolier 2
Elfe : W169 Tueur 4
Offline nauron  
#97 Envoyé le : mercredi 12 février 2020 21:49:02(UTC)
nauron
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Koram
CA : 12

5 / 5


Evidemment le refus du roublard ne fit pas plaisir à Koram, ce dernier fit la tête et se prêta de mauvaise à la récupération des derniers otages libérés. Par contre la pose des pièges et la réceptions des éclaireurs fit découvrir au jeune garçon une autre façon de se battre, différente des combats épiques qu'il s'imaginait faire en héros contre le mal, mais au moins c'était efficace.

Lorsque les cors sonnèrent avec le jour arrivant, il regarda Keanou.

«  Qu'est ce que c'est? encore des monstres »

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Offline Kali  
#98 Envoyé le : samedi 15 février 2020 19:46:27(UTC)
Kali
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Otezea

5 / 5


Otezea se redressa son visage tourné vers la coupole, baigné du soleil levant. Les monstres partaient...
«  On a gagné? »
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Offline mdadd  
#99 Envoyé le : dimanche 16 février 2020 16:29:46(UTC)
mdadd
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Dans la chapelle du château, le temps resta un moment suspendu. Devant la grande porte, dans le « sas » créé par le mobilier, là où de violents combats faisaient rage avec en tête de proue des défenseurs, messire Guillaume bloquait le passage avec son écu et son épée et lorsqu’il était débordé, il était aidé par le Chapelain et son cimeterre flamboyant, ainsi que par les enfants qui ensembles jetaient ce qu’ils pouvaient pour déstabiliser des assaillants tous plus affreux les uns que les autres et qui étaient obligés d’entrer en force tout en étant éblouis par la vive lumière, ne sachant trop vers quel bourbier ils allaient s’enfoncer. Les cadavres s’amoncelaient et ils étaient obligés de les piétiner pour poursuivre leur assaut, en vain car une épée venait les cueillir ou un cimeterre enflammé ou encore une lance ou encore un carreau d’arbalète ou encore une pierre jetée avec force ou un coup de massue manié par un Orloch dans tous ses états. Du côté des petites portes donnant sur les remparts, les deux soldats parvenaient glorieusement à repousser toutes les tentatives d’intrusion. Le passage étroit et encombré était un piège mortel pour qui s’y engageait et était accueilli par la lance du soldat aguerri et entraîné. Enfin la coupole était préservée par la magie du Mage de la Tour Blanche et lorsque les premiers rayons de soleil vinrent la traverser, baignant l’autel de leur douce chaleur, il ferma un instant les yeux avec un air soulagé. Otezea fut sans doute la seule à entendre son murmure, mais pour ce bon père Olwyn Rafenor, il saluait le réveil de Sarenrae, la Fleur de l’Aube, celle qui allait chasser les Ténèbres et le Mal. Il se mit d’ailleurs à scander des louanges pour sa déesse à chaque fois qu’il frappait avec son arme, ce qui redonna de l’énergie, de la chaleur et de l’entrain à tous.

Message secret pour Kali, mdadd :
...


La bataille semblait prendre une toute autre tournure. Tandis que le château avait cédé devant les assauts des monstres mais surtout contre la vile magie noire du sorcier, les assaillants avaient perdu trop de temps à conquérir la place et les défenseurs résistaient toujours et encore à l’envahisseur. Le jour était en train de se lever et beaucoup de ces monstres étaient sensibles à la lumière. Ils étaient obligés de plisser les yeux, de mettre la main en couverture parfois, ils étaient désavantagés tandis que les défenseurs bien qu’épuisés allaient profiter de cet avantage. Les monstres avaient subi beaucoup de pertes et les défenseurs très peu. Ils furent petit à petit repoussés en dehors des bâtiments dans lesquels ils s’étaient infiltrés, puis on vit le Baron faire une sortie plutôt osée et héroïque avec une demi-douzaine de soldats pour petit à petit reconquérir la haute cour et faire la jonction avec la chapelle. Messire Guillaume vint le rejoindre et ensembles, ils alignèrent leurs écus face au soleil levant. La lumière se mit à réfléchir dessus et à générer une vive lueur qui se répandit autour des deux paladins. Même si leur confession respective était différente, Sarenrae la Rédemptrice, le Flamme Guérisseuse, la Fleur de l’Aube, pour le baron, Iomeadae, la Courageuse, la Juste, l’Héritière, pour son fils, elles lutaient toutes deux pour repousser le Mal et les Ténèbres, deux sœurs solaires ayant un même adversaire et ici les deux écus brillaient d’un éclat de lumière qui éblouissait tellement les assaillants qu’ils reculaient de peur d’être brulée par elle. Un miracle sans doute réalisable qu’au lever du jour ou lorsque le soleil était à son zénith. Ils firent la jonction avec les tours de la Barbacane et à son tour, le Sénéchal sortit armes au clair avec sa poignée de soldats pour poursuivre les monstres et nettoyer remparts, tour de l’Aigle, basse-cour, écuries, jusqu’à monter une défense au niveau du rempart effondré par la magie du sorcier.

Du côté de la forêt, Keanou accueillit les sons de cors avec un léger sourire. Il répondit aux interrogations de ses deux acolytes du moment qui étaient recouverts de boue, de sang des monstres, de feuilles mortes, de petites branches arrachées aux taillis alentours, vestiges de leurs derniers exploits contre les petits curieux venus fureter vers leur abri – « Non. Je crois que cette fois, ce sont les monstres qui vont aller se cacher et trouver un abri sûr. Et avec un peu de chance, ils survivront. Désormais leurs jours sont comptés. Nous en avons bientôt terminé avec cette bataille, concentrons-nous à ce que dans leur fuite, nos stupides adversaires ne viennent pas piétiner nos plates-bandes. Nous sommes des guerriers de l’ombre, point de choses glorieuses pour nous, mais nous sommes redoutables et terriblement efficaces et sans nous, cette bataille aurait sans aucun doute connu une issue beaucoup plus funeste. Sachez que le Baron saura le reconnaître et c’est tout ce qui compte. Allez venez, il faut rester vigilants. Nous en auront terminés que lorsque tous les fuyards ne risqueront plus de passer par ici. On pourra voir un peu de spectacle ensuite, si ça se trouve. »

Tambours, cors, cris, armes qui s’entrechoquent, encore beaucoup de vacarme dans le château et dans la plaine en contrebas. Combien de temps cela dura ? Quelques minutes ? Des dizaines ? Une demi-heure ? Une heure ? Une éternité… Puis il n’y eut plus que des cris au lointain. Le Baron remontait le sentier qui partait du château, traversait le Bois au nord et redescendait vers la rivière, suivi de son fils et de son jeune écuyer, du Sénéchal, de la dizaine de soldats les plus vaillants, les autres restaient pour continuer à sécuriser le Château sous la régence de ce bon père Olwyn Rafenor. Le Bois fut entièrement débarrassé des créatures qui s’y étaient réfugiées, ce qui libéra pour le coup Keanou et ses deux acolytes qui purent accompagner le Seigneur Waldemar à la reconquête de ses terres et faire la jonction avec ce qui agitait le campement du sorcier dans la plaine. Les anciens prisonniers survivants furent quant à eux pris en charge par le majordome Greshym Shorkan et Dame Fila, la chef des cuisines. Quant aux autres enfants qui n’étaient pas partis derrière le Baron, il était temps d’aller voir ce qu’il se passait dans la plaine depuis le haut des remparts.

Le sorcier avait sans doute lancé toutes ses forces dans la bataille, ne gardant qu’une petite partie de son armée pour protéger sa personne mais aussi le campement. Lorsque les assiégés purent enfin voir ce qu’il s’y passait, ils purent voir des groupes de cavaliers en armure portant des heaumes pointus surmontés d’une sorte de panache en queue de cheval. Ils se battaient à la lance, à l’épée ou encore à l’arc court et balayaient le campement des monstres, détruisant tout sur leur passage. L’arrière-garde laissée par le sorcier pour défendre le campement ne faisait pas le poids et fut rapidement décimée. Un petit groupe de cavaliers affluait vers la tente du sorcier tandis que la majorité se rassemblait pour charger les monstres qui fuyaient le Château, puis le Bois. Certaines créatures tentèrent l’aventure en fuyant vers le Nord sans retraverser la rivière. Le terrain était plutôt hostile, sauvage, très accidenté, peut-être en réchapperaient-ils, mais en tout cas, les cavaliers ne pourraient les y pourchasser. Quant au Sorcier, alors qu’une demi-douzaine de cavaliers affluait vers sa tente, au moment où ils se trouvèrent à bout de lance, il se produisit une énorme explosion de feu qui détruisit la tente, le petit mur en rondins qui en faisait le tour, mais aussi les cavaliers qui la chargeaient. Cette explosion mit un coup au moral des monstres qui n’avaient pour le coup qu’une seul idée en tête : fuir le plus loin possible et peut-être qu’ils survivraient. Ils n’avaient plus de chef à proprement parler, plus ce qu’ils appelaient le Dieu Noir, puisque le sorcier venait visiblement d’exploser, les haines ancestrales ne pouvaient plus être réprimées, ils n’avaient plus de directives ni de meneur, fuir, fuir, fuir, peut-être se rassembler par type racial et clan, élire de nouveaux chefs, etc., bref les Monts Rouges allaient sombrer dans un certain chaos pendant pas mal de temps et il faudrait pas mal de temps avant que les monstres ne soient à nouveau une menace. Pour les cavaliers providentiels venus avec l’aube, la chasse aux monstres était sonnée. Des petits groupes de dix partirent dans toutes les directions pour fouiller le fief tout entier et nettoyer tout ce bazar.
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Offline Kali  
#100 Envoyé le : lundi 17 février 2020 23:14:21(UTC)
Kali
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Otezea

5 / 5


Des larmes, de joie cette fois-ci, coulèrent sur les joues d'Otezea. Dans l'émotion elle serra le vieux magicien dans ses bras: «  On a gagné monsieur, on a gagné!  »
Des images du petit village de Khelgûr démolit, de sa famille calcinée, lui revinrent en mémoire mais tout ceci paraissait tellement loin à présent. Elle repensa à ses frères de salive : étaient-ils toujours vivants? et les autres enfants, ceux restés au village, Erik..... Un large sourire s'étira sur son joli visage à sa seule pensée... Après toutes ses aventures, elle aura le courage de lui avouer son affection, c'est sûr! Et peut-être... peut-être.....
Elle resserra son étreinte autour des bras du mage.
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