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Offline Hikari  
#1 Envoyé le : dimanche 14 juin 2020 01:13:44(UTC)
Hikari
Rang : Habitué
Inscrit le : 06/06/2018(UTC)
Messages : 101
Chapitre 2 : Il n'existe rien de constant, si ce n'est le changement.

Une semaine plus tard, au matin du 7ème de Pharast, 4717 AR – Auberge du Cheval Silencieux

es jours qui suivirent furent aussi paisibles pour certains qu’ennuyeux pour d’autres. Heureusement, coussins moelleux, gente compagnie, boisson à volonté et excellents repas à profusion font d’excellents compagnons. Durant ces quelques jours, Martella passa le plus clair de son temps dans son coin, à rédiger lettre sur lettre, entretenant son réseau de connaissances. Maroon était presque toujours dehors, généralement missionné par Martella en tant que messager. Il lui arrivait de temps à autre de rester un moment à l’auberge pour passer du temps avec vous, mais le halfelin ne s’attardait jamais longtemps. Saphir veilla à ce que vous ne manquiez de rien, qu’il s’agisse de linge propre, de victuailles ou de boisson. Valéria occupait une bonne partie de ses journées en s’entraînant dans la cave, ne sortant généralement que pour les repas. Quant à Lazare… il passa le plus clair de son temps à profiter de l’hospitalité des lieux et à embêter quiconque se trouvait dans son champ de vision.

Joanna reçu également une réponse d’Hercule, dans une lettre soigneusement empaquetée.

Ma petite,
Je vais bien, ne fais pas de vagues et prends soin de toi.
Ton père.




Ce matin là, Maroon revint dans la taverne plus tôt que d'ordinaire, et l’air enjoué. S’il n’est pas rare au cours des derniers jours de voir le halfelin revenir le sourire aux lèvres, fier d’avoir accompli les tâches qui lui étaient confiées avec brio, c’est différent cette fois-ci. Il semble presque sur le point de sautiller de joie, d'être surexcité intérieurement.
Il va directement voir Martella et lui murmure quelque chose à l’oreille. Un sourire illumine alors le visage de Martella, laquelle se tourne vers vous.
« Elle accepte de vous recevoir en privé. Dès que vous serez prêts, nous partirons ».

Sitôt vos affaires rassemblées, Martella se drape d’un capuchon et vous explique son plan.

« Voilà comment l’on va procéder, écoutez moi attentivement. Nous allons nous séparer en trois groupes de deux, et nous nous suivrons à quelques mètres de distance. Maroon partira seul de son côté par un autre chemin. De cette manière, nous resterons ensemble tout en évitant d’attirer l’attention sur notre groupe. Nous allons tout d’abord progresser vers le Nord, en remontant la Rue du Canal jusqu’à la périphérie du quartier de Porte-Couronne, puis nous bifurquerons vers l’Ouest en traversant le Porthmos. Nous traverserons ensuite le Square Impérial en prenant soin de rester loin du Sénat, et nous arriverons à la Vision d’Aroden. C’est dans la partie Sud-Ouest du quartier qu’est notre destination. Je sais que ces mesures peuvent paraître abusives, mais on n’est jamais trop prudent vous savez.
Vous avez des questions ?  »




Une fois sur le départ, Martella ouvre la marche, le pas hâtif. Vous remontez rapidement le quartier marchand, passant près d’un pont bien connu par Nicholas, et atteignez rapidement le pont correspondant à l’entrée de Porte-Couronne. Le quartier voisin n’a pas l’air si différent, à ceci près qu’il semble principalement composé de maisons de villes plutôt que d’échoppes marchandes.
Mais à peine êtes vous arrivés à la lisière de ce quartier que vous retraverser le fleuve vers l’Ouest, en directement de Square Impériale. C’est un quartier d’opulence, bien connu des nobles de votre groupe puisque ce n’est ni plus ni moins que le quartier abritant le palais du Grand Prince, sanctuaire de la Couronne Primogène, ainsi que les manoirs de la famille impériale et autres demeures de hautes lignées. Le quartier est presque désert, fréquenté par quelques calèches tout au plus.
En descendant par des rues parallèles à l’avenue principale, vous finissez par arrivez dans le quartier de la Vision d’Aroden, le plus vieux quartier d’Oppara. Martella vous amène près d’une villa, et après s’être assurée que personne ne vous avait suivi, vous fait emprunter une énième ruelle, celle-ci menant à une charmante maison de ville en briques donnant sur les falaises bordant la capitale.

Avant d’entrer, elle vous prend à part, afin de vous récapituler les règles de base.
« Lorsque vous la rencontrerez, saluez-la, et laissez-la parler en premier. Ne la coupez pas, et ne lui tournez pas le dos. En dehors de ça, soyez vous-même, mais tâchez de restez courtois, dans votre intérêt.  »
Ses consignes sont davantage destinées aux membres de votre groupe n’ayant pas reçu une éducation aux us de la cour, mais un rappel n’est jamais perdu pour les autres.

Perception DD18 :





La première chose qui frappe en entrant dans la charmante demeure, c’est l’odeur de thé et de vieux livres qui remonte à vos narines. Dans le hall d’entrée, deux hommes vêtus d’armures lamellaire de fer interrompent leur partie de cartes pour vous surveiller du coin de l’œil. Un chien de chasse est également là, jouant dans un coin du hall avec un morceau de bois, la queue battante. Dans la pièce suivante, un petit salon éclairé par un feu de cheminée, la princesse Eutropia est en pleine discussion avec son garde du corps, tout deux penchés sur une carte du Taldor. Elle est vêtue d’une tunique de velours couleur bordeaux tandis que son garde du corps est pourvu d’un gilet gris souris en accord avec un pantalon au teint plus sombre.
Lorsqu’elle vous aperçoit, elle vous sourit et s’approche d’une démarche altière. L’homme qui l’accompagne se montre en revanche bien plus hostile et hautain dans son attitude à votre égard.


« Votre Altesse, voici ceux dont je vous ai parlé. »




« Merci Martella. Installez-vous, je vous en prie.  » vous propose-t-elle, désignant des sièges disposés ci et là dans la pièce.


Après un hochement de tête poli, elle s’adresse à vous d’une voix calme. Sa posture et son élocution dévoilent une attitude confiante, celle d'une personne semblant savoir ce qu'elle fait.
« Mon nom est Eutropia Stavian Première, première née de Stavian Troisième, et je vous remercie d’être venu à ma rencontre. Je souhaite vous exprimer en personne ma gratitude pour avoir secouru mon amie ci-présente. C’est une personne qui nous est chère, aussi suis-je votre débitrice.

De ce que j’ai ouïe dire, vous avez fait preuve d’audace et d’ingéniosité, et vous êtes relativement inconnus de la scène politique. Ce sont de grandes qualités, faisant de vous de précieux atouts.  »



Elle s’interrompe un instant et commence à faire les cent pas dans la pièce. Son garde du corps, lui, ne vous quitte pas des yeux et ne dit aucun mot. L'homme semble prêt à vous sauter dessus à tout moment. Il s'en dégage une aura pouvant presque être qualifiée de meurtrière.
« Aujourd’hui plus que jamais, j’ai besoin d’alliés talentueux. Mon père -Pharasma ait son âme- semble avoir été convaincu que mes efforts de réforme sociale étaient précurseurs d’une tentative d’usurpation de son trône…
Il n’était plus que l’ombre de ce qu’il fut autrefois, mais je ne me doutais pas qu’il aurait pu… qu’il fasse ce qu’il a fait. Je ne peux m’empêcher de penser que quelqu’un l’a manipulé dans l’ombre.  »



Elle se retourne vers vous, l’air grave, et vous regarde longuement à tour de rôle.
« De plus, nous avons reçu de nouvelles informations. Il semblerait que, dans sa paranoïa, mon père ait officiellement adopté le Haut Stratège Maximillar Pythareus lors d’une cérémonie privée pour déclarer le général comme étant son héritier légitime. C’est du moins ce que prétend Pythareus, et il a présenté des documents à l’appui de sa réclamation. Il y a même des nobles, présents sur place lors de l’incident, qui affirment que le vote contre la primogéniture n’a jamais eu lieu, et qu’il s’agit d’une des revendications de ceux qui ont attaqué le Sénat.

La Garde Ulfen a scellé le palais impérial et refuse admission à quiconque jusqu’à ce que la question de la succession n’ait été résolue. Normalement, ce genre de problème incomberait au Sénat, mais avec celui-ci en partie décimé et aucun nouvel empereur pour approuver les remplaçants… Cette situation est sans précédent depuis les jours sombres.

Je ne sais pas si je suis la meilleure candidate pour le trône, mais ce que je sais, c’est que cet âne battu et belliqueux de Pythareus ne l’est pas. C’est un régressif traditionnaliste qui prêche la guerre aux colonies, il veut les rallier au Taldor par la force. Je ne le laisserai pas nous ramener dans une ère de guerre sans fin, et j’ai besoin d’alliés hors du commun pour assurer l’avenir de notre nation. Je serais honorée d’avoir de nobles alliés tels que vous dans cette guerre, si vous consentez à m’y aider.

Mais je parle, je parle… Je suis certaine que vous devez avoir nombre de questions. Je vous en prie, n’hésitez pas.  »



Psychologie DD16 :



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Offline Luciole  
#2 Envoyé le : dimanche 21 juin 2020 22:54:32(UTC)
Luciole
Rang : Habitué
Inscrit le : 04/07/2016(UTC)
Messages : 135

Nicholas

26 / 26

CA16 (C12, D15)
Ref 16 /Vig 16 / Vol12
Fav nation : +2


Durant la semaine
Les jours qui avaient suivis avaient été... particuliers. Ils avaient été composé d'un curieux mélange d'impatience, du sentiment que certaines choses allaient beaucoup trop vite et que par moment les aiguilles étaient d'une lenteur volontairement exagérées.
S'il veillait à passer quelques heures quotidiennes aux cotés de Valéria et avait tenté de mieux connaître le jeune médecin, sortir leur était compliqué surtout qu'il s'était engagé à être prudent mais sans moyens autres que Martella de savoir ce qui se passait, il lui semblait rester pieds et poings liés... Bien sur, elle leur partageait des nouvelles générales mais la Lotheed n'était pas arrivée là où elle en était en dévoilant l'ensemble de son jeu aussi gentiment qu'on puisse le lui demander. Ils dépendaient d'elle même si c'était d'une laisse bien dorée qu'on parlait. Et pour l'instant elle avait tout intérêt à ce que ça reste le cas. C'était une chose qu'il comprenait aisément... Et bien à lui de se débrouiller pour que ce ne soit plus le cas.

Sedaï était la clé. Enfin, une clé. La grive et lui avaient eut bien des heures pour discuter. Et pour s'accorder sur leur stratégie. Savoir c'était Pouvoir. Et pour le moment, elle resterait l'atout caché dans sa manche, le secret de son existence gardé encore un moment pour tous sauf Cyrielle. Un atout qu'ils ne s'étaient pas privés de mettre à profils. Ils ne pouvaient pas sortirs ? Soit. L'oiseau lui avait servit à la fois de minuscule messager, capable de renouer les contacts avec ses propres amis -contacts qui s'étaient révélés... fructueux... à la fois rassurants et frustrants- pour assurer un nouvel éclairage bien plus large et d'espion minuscule. Après tout, s'il était impossible de savoir ce que contenaient les lettres qu'échangeait Martella, ils pouvaient par contre postuler sur leurs destinataire en connaissant les lieux où se rendait Maroon. Le halfelin était discret, porteur anodin dans la foule quand on ne connaissait pas son employeur... mais quand bien même on aurait pensé à lever les yeux au ciel, qui pouvait reconnaître un oiseau d'un autre oiseau parmi tous ceux qui traversaient le ciel d'Oppara.


Au matin du 7 pharast

Finalement, la nouvelle qu'ils attendaient était finalement tombée alors qu'ils étaient, une fois n'est pas coutume, tous présents dans leur salon commun. Si Nicholas avait retenu un sourire, il n'avait pas été très difficile de voir l'éclat nouveau dans le regard.

« Et bien parfait ! Vous escomptez repasser par ici ou nous faisons nos adieux au Cheval Silencieux ? Accordez nous quelques instants ma chère...  »

Enfin il n'avait pas vraiment besoin de beaucoup de temps de son coté. Ce n'était pas comme s'il disposait de sa garde robe complète et qu'il comptait attirer l'attention. Pour l'occasion, mieux valait privilégier l'efficacité. La sobriété élégante sous une cape à capuche. Son nom et sa chevalière étaient des ornements bien suffisants.

Oh oui, un dernier détail à préciser... qu'il s'était soigneusement retenu de demander avant pour éviter qu'elle ne se défausse d'un 'plus tard'.

« Une simple question avant que nous y allions... Est il indiscret de vous demander de quelle manière vous lui avez parlé de nous ? Histoire de savoir ce qui nous attends bien sur... »

Au fond, ce n'était pas si important pour lui ou Cyrielle, ils étaient déjà catalogués d'une certaine manière, mais la façon dont les autres auraient été dépeints serait très intéressante...



Des duos ont été formés et si celui qu'il forme avec sa fiancée est une évidence, il est curieux de voir par quelles affinités se regroupent les autres. Ils suivent d'un pas rapide celui de Martella, discutant à voix basse comme le ferait n'importe quel couple avant de bifurquer vers le Square Impérial... Si l'allure de Nicholas ne ralentit pas, il se sent envahit d'une douce familiarité. Il suffirait d'emprunter ces rues, de descendre encore jusqu'au marronnier et il atteindrait le manoir Samnan. Mais si l'ébauche d'idée qu'il avait évoqué avec Lucas se réalisait... et bien... il faudrait cesser tout contacts visibles. En prenant ces autres là, c'était.. c'était chez lui qu'il pouvait espérer rejoindre. Le manoir Karthis, si familier, et si inaccessible à la fois. Il l'avait toujours été. Enfin, hors de question de céder à tout sentimentalisme. Il n'avait juste pas sa place ici se morigène t-il. Seule Cyrielle a peut-être sentit un instant son trouble, et Sedai bien sur qu'il perçoit confusément jouer avec les courants d'airs loin au dessus d'eux.

Elle aimait le vent cette petite grive...

« Qu'il soit doux ou tempête toujours il me surprends
qu'il danse sous mes plumes ou bien souffle violent.
Un ballet éternel, une danse sans fin
comme le Grand Jeu pour toi toujours je lui reviens. »


avait elle chanté lorsqu'il lui avait glissé à quel point elle semblait se délecter de ces ballets aériens.

Quelques calèches les avaient croisées et s'il avait gardé la capuche baissée, il s'était demandé intérieurement qui était dans ces carrosses fermés. Sans doute les connaissait il, au moins de vue. Ils avaient bifurqué ensuite vers le quartier de la Vision et au fur et à mesure qu'ils en suivaient les ruelles, il s'éloignaient du bruit d'Oppara pour entendre à la place celui des vagues de l'embouchure du Portmos qui s'écrasent sur les falaises.

S'il répond d'un léger sourire aux dernières recommandations de Martella, le dandy ne manque pas de repérer du coin de l'oeil la surveillance qui s'exerce. Eutropia n'est pas imprudente... C'est sage...



Un battement de cœur. Sous le visage souriant et assuré, Nicholas sent son pouls s’accélérer légèrement. Il n'est plus temps de badiner, mais bien celui d'être le plus attentif possible. Le moindre détails peut avoir son importance. Tout comme les guetteurs à l'extérieur, la protection intérieure n'a pas été négligée. Deux hommes vétus d'armure jouent tranquillement aux cartes et s'il tente de vérifier d'un rapide coup d’œil s'ils portent un blason, le jeune noble est certain que le bâtiment en abrite bien d'autres, à portée de voix s'il est besoin. La demeure à l'odeur des vielles maisons, restée trop longtemps sous la garde exclusives de personnes âgées et suffisamment oubliées pour en faire un refuge presque sur.

Dans la pièce suivante, celle qu'ils viennent voir est en pleine conversation avec un homme... son garde du corps reconnait le dandy. Qui jusqu'à nouvel ordre ne devrait les voir que comme des menaces potentielles pour sa protégée.

Si la princesse leurs sourit et s'approche d'eux, Martella prends la parole. Nicholas s'attendrait presque à ce qu'elle les présente mais visiblement elle préfère leur laisser le soin de le faire eux même... La rouée songe avec amusement le dandy. Elle les a certes coopté jusqu'ici mais, ainsi qu'elle l'a annoncé, elle les laisse maintenant tracer leur chemin. Le temps d'un battement de cil, le jeune noble s'attends à ce que l'un des trois imberbe prenne la parole et réalise brusquement qu'ils n'ont probablement aucune idée du protocole en vigueur ou des subtilités de l'étiquette... Autant éviter directement de les mettre dans l'embarras.

S'inclinant avec l'aisance et la fluidité née d'une très longue habitude, Nicholas s'inclina légèrement. Ils étaient dans une situation informelles et mieux valait ne point trop en faire.

« Votre Altesse, permettez moi de vous présenter Ernesto Marandella, Mademoiselle Joanna ainsi que le docteur Arno. » Désigne t-il donc ses différents camarades, leurs laissant quelques instants à chacun pour saluer. Il espère qu'ils auront la présence d'esprit d'imiter son propre salut plutôt que se lancer dans l'exercice périlleux pour le néophyte de la révérence. Rester dans l'esprit informel qu'a de toute évidence choisit la princesse tout en lui accordant le respect du à son rang.
« Je suis Sir Nicholas Karthis, second fils du Seigneur Resrin Karthis, et voici Dame Cyrielle Lotheed, fille du Seigneur Alaron Lotheed, ma fiancée. C'est un honneur Votre Altesse... »

L’étiquette accepterait volontiers cette petite entorse à l'ordre formel pour se plier à la galanterie...

Ils se font proposer des sièges tandis qu'elle reste debout. Intéressant comme positionnement. Le jeune Karthis se place près de la Lotheed et il est à peu près certain que le garde du corps doit être prêt à bondir au moindre geste suspect de leur part. Surtout qu'Ernesto est loin d'être du genre rassurant. Mais rajouter un peu de pression sur eux ne ferait pas de mal et il est convaincu que la chose est bien rodée. En plus d'être nécessaire vu les circonstances.

Si les intonations de la Princesse sont tout aussi scrutées que ses paroles, il est convaincu qu'il en est de même pour eux et veille à laisser seulement planer un léger sourire sur ses lèvres sans laisser paraître plus que ce que fait deja son regard, suivant attentivement tout ce qui est dit. Le Karthis ne dit rien mais il cogite, c'est évident.

Des compliments... et des remerciements. Oui bien sur... Cela reste un schéma classique. Parler de eux, parler d'elle... et ensuite les inciter eux même à évoquer le nous. Oui, Eutropia a été éduquée non pas pour régner certes, mais pour se tenir aux cotés de ceux sur le trône du Lion.

Elle est sincère. C'est une chose. Mais elle reste dans le contrôle, ne leur laissant voir que ce qu'il est bon qu'ils voient. Ce n'est pas un mal loin de là, surtout eut égard à Joanna, Arno et... plus encore Ernesto. Ce qu'elle ne dit pas, il en devine une partie et s'il n'avait pas prévu le coup de l'adoption effectuée au dernier moment la chose lui semble... logique. Atrocement et parfaitement logique. Pythareus était au courant du massacre. Et qu'il l'ai laissé faire alors même qu'il avait déjà une certaine priorité sur le trône ne le rends que plus dangereux dans ses prétentions. Nicholas laissa échapper un sourire en coin à la description de l'âne bâté en question. Il était visible qu'elle se retenait d'user d'un vocabulaire moins accommodant à son sujet... Cependant, aussi attendrissant que cela soit, il ne fallait pas oublier ce qu'était Eutropia. Un prédateur. Née et allaitée aux complots et aux rumeurs. Elle n'était pas juste une jeune princesse en détresse, très très loin de là.

Des questions ...? Des tas, mais il sait très bien qu'il vaut mieux laisser Cyrielle et les... nouveaux nés du Grand Jeu s'exprimer en premier. S'il commence à parler, ils seront perdus. Mieux vaut d’abord les laisser poser leurs propres questions avant de commencer à... évaluer? Négocier...? Discuter ?

Modifié par un utilisateur mercredi 24 juin 2020 15:58:52(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Anadethio  
#3 Envoyé le : vendredi 26 juin 2020 19:45:43(UTC)
Anadethio
Rang : Habitué
Inscrit le : 19/06/2015(UTC)
Messages : 628

Cyrielle

23 / 23

CA 11 (C11,D10)
Ref 16 / Vig 15 / Vol 15
Réserve Phrénique : 3/3
Inspiration : 4/4
Sorts
E : 2/2 ✵ L : 2/2
✵ N1 : 5/5 ✵

✵ Pendant la semaine

La suite de la semaine avait été studieuse... Les événements de la journée de l'exaltation avaient modifié les choses en profondeur et il me faudrait du temps pour ajuster mes plans... Bien sur le plus gros de mes réflexion ne mènerait a rien tant que je ne disposerais pas des informations nécessaires... Mais prés-mâcher les choses me permettrait de réagir plus naturellement le moment venu.

Les informations ramenées par Nicholas sont autant de pièces que je peux commencer a prendre en compte pour visualiser l’échiquier... Pythareus commençait donc la danse et de manière tout à fait offensive. Une approche... brutale qui risquait d'être des plus efficace sur les familles de petites envergures devant leur position à leur carrière militaire... Autant dire sur une large majorité de la petite noblesse. Et bien sur tous ceux dont la renommée a été faite au sein de la garde Ulfen se retrouvent encore plus affaiblis.

Le problème à notre échelle est clairement de l'ordre des moyens. Là ou jusqu'à présent nous devions trouver un moyen de nous élever pour pouvoir agir... maintenant nous devions trouver un moyen de nous élever en agissant. Quel dommage que le pouvoir en lui-même ne soit pas ma motivation première... Et l'entrevue avec la princesse serrait l'occasion d'obtenir des moyens justement...

En ce qui concerne les autres... il y aurait sans doute bien des choses à discuter avec eux mais je ne peux le leur imposer... Et ai pour l'heure trop de sujets de réflexion pour aller les chercher, préférant vouer mes heures de repos à la lecture ou la méditation...

✵ Au 7ème jour de Pharast


Si la nouvelle était attendue, son arrivée se fait d'une manière assez... brusque. En quelques secondes, les lentes prédictions s'étaient mues en impératifs immédiats... Ne pouvant m'empêcher de pester intérieurement contre moi-même... Pourquoi n'avais-je pas une coiffure plus élaborée ce matin ? Comment devrais-je me préparer ? N'aurais-je pas été mieux inspirée de préparer plus de... Non... Un souffle. Je sais très bien pourquoi j'ai fait ces choix et compte m'y tenir. Je suis simplement fébrile à cause du changement de position. Il vas falloir que j'évolue devant la princesse sans porter mon masque habituel. Il n'est peut-être finalement pas plus mal que je n'ai pas réussi a l'approcher avant que les choses ne tournent mal... Après tout la première impression est bien souvent primordiale. Je laisse à Nicholas le soin de voir certains détails et de poser quelques questions qui ne manqueront pas d'intéresser nos compagnons...

« Je me prépare au plus vite... »

Il n'y a pas grand chose a faire : ajuster ma robe, prendre mes bijoux (sur ce point mon choix reste désespérément limité tant que je n'aurais pas pu repasser chez moi...), remettre une pointe de parfum et discipliner ma chevelure... Et finalement laisser flotter autour de moi deux pierres ioun qui parachèvent ma mise...

✵ Chez la Princesse


Et voilà. Après une petite balade en ville nous étions arrivés. Arrivés devant une petite maisons de brique dissimulées au fin fond des ruelles mais donnant malgré tout sur la falaise. L'endroit devait être confortable et suffisamment peu souvent usité pour ne pas venir à l'esprit du premier nobliau venu. L'absence de gardes visibles a l’extérieur donne une bonne idée de la volonté de discrétion de la princesse... Ce qui est d'une part rassurant (vu ce qu'on a pu constater il est bon qu'elle soit prudente quand à sa sécurité) mais d'autre part bien inquiétant (quand à sa liberté d'action).

L'odeur est agréable pour quelqu'un qui, comme moi, aime consacrer une partie non négligeable de son temps libre dans les tréfonds d'une bibliothèque. Il faudra que je demande a Nicholas s'il sait a qui appartiens la bâtisse ou que nous fassions une petite recherche dans les archives pour le savoir... L'odeur de poussière laisse entendre qu'elle n'est pas habitée en permanence mais ces informations pourraient nous en apprendre un peu plus sur la princesse.

La présence d'hommes d'armes mais surtout d'hommes d'armes habillés de façon aussi neutre apporte également beaucoup d'information. Qui sont-ils ? Quel est son lien avec eux ? Un instant j'envisage d'ouvrir mes sens pour écouter d'éventuelles pensées traînant ça et là mais balaye l'idée : la journée est encore jeune et les pensées a notre sortie seront probablement bien plus intéressantes. Et puis j'ai besoin de rester focalisée sur ce qui arrive et ne peux négliger le risque qu'une pensée vagabonde ou mal tournée ne me déconcentre.

Nous arrivons. La princesse n'est pas seule. Comme de bien entendu, elle est en compagnie de son garde du corps même si sa posture indique qu'il occupe pour elle un rôle de conseiller ou de confident... Plutôt attendu vu l'image publique d'Eutropia. Penchée sur une carte du Taldor ? Ca en dit assez long sur la nature de ses préoccupations même si, bien sur, la carte peut également servir de support pour des questions non militaires.

Martella laisse un blanc pour que nous nous présentions et Nicholas s'y engouffre... Parfait. L'ordre de présentation laisse à sourire mais je reste gracieuse. Quand il achève en me présentant, je m'incline gracieusement sans pour autant me fendre d'une révérence complexe qui aurait convenu a une situation plus formelle.

« Altesse... »

L'offre de s'installer ne manque pas d'intérêt alors qu'elle-même ne semble pas chercher de siège ou s'installer... Je lance un bref regard à Nicolas puis au garde du corps... Oui. C'est sans doute une stratégie qui plait à ce dernier. Disperser les invités et les placer dans une position ou ils seront bien moins dangereux... Enfin... Sauf les dangers de mon genre bien sur. Les implications quand à nos positions respective indique une certaine fébrilité. Le tout est de savoir si l'objectif est de la dissimuler ou de la laisser entendre. La différence de finesse entre ses interlocuteurs complique à la fois ma lecture mais aussi ses choix... Rester assise l'aurait placé en position de légitimité, un signe fort a adresser a des personnes habituées aux subtilités de la cours : Prendre le risque de se trouver physiquement en position de faiblesse...

Un sourire pour marquer que j'apprécie la faveur qu'elle nous fait et sans me presser je me dirige vers l'un des sièges que je choisi de manière a exclure autant que faire se peut de mon champ de vision son garde du corps. Le message qu'il s'agit de faire passer est a la fois simple et multiple et est destiné autant à Eutropia qu'à lui : je n'ai pas peur et n'ai pas d'arrières pensées qui méritent que je m'intéresse à un garde du corps.

Elle commence à parler... Au delà du fond la forme est intéressante et me permet de trancher quand au choix initial de rester debout : bouger aide à dissimuler les gestes parasites. Mais plus que l'incertitude j'opterais pour la fébrilité et la colère. C'est inutile pour les remerciements mais pour la suite...

D'autant que je la comprend. Une adoption donc ? Et bien... Voilà qui vas bien compliquer les choses. Surtout les précipiter. Je prend la parole d'une voix douce et mesurée :

« Je craint que nombre de mes questions ne soient très... Techniques. »

Mon regard cours sur Arno, Ernesto et Joanna... Mieux vaut peut-être commencer par quelque chose de moins pointu pour leur laisser l'occasion de poser leurs propres questions pour découvrir un peu mieux ce qui se présente à eux...

« Mais avant d'en arriver là... Je connais les aspirations de ma cousine concernant l'avenir du Taldor... Mais j'aimerais l'entendre de votre bouche. Sur quel Taldor souhaitez-vous régner ? »

Bien sur je devine la plupart des grandes lignes de ce qui vas venir mais... Et bien la manière dont elle vas le présenter nous en dévoilera beaucoup tant sur elle que sur la manière dont elle nous perçoit.

Modifié par un utilisateur samedi 27 juin 2020 15:02:10(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Capuche  
#4 Envoyé le : lundi 29 juin 2020 22:46:30(UTC)
Capuche
Rang : Nouveau
Inscrit le : 25/06/2017(UTC)
Messages : 1

Arno

25 / 25

CA 17 (CC 13/CS 14)
Ref 18 / Vig 14 / Vol 12
Initiative +5

Des fois, le destin vous sourit, et il faut savoir simplement profiter de l'instant présent.

Etre l'invité tous frais payés d'un établissement de luxe doit rentré dans cette catégorie de facéties du destin. Aucune obligation à l'extérieur et un panel de services de qualité sans rien avoir à débourser ? Tu comptes bien en profiter, là ou certains manifestement rongent leur freins.

Les jours qui passent, tu t'emploies à fréquenter régulièrement tes nouveaux compagnons, autant pour continuer à sonder le groupe, t'instruire à leur contact, que par bonne manière et courtoisie, mais tu ne craches pas par ailleurs sur les commodités de l'endroit. Les douces mains des masseuses de l'arrière salon, les alcools divers proposés par le bar, renouvelés voire réinventés par Joanna, les mets fins et raffinés des cuisines.

Non, ma foi l'attente n'est pas désagréable.


Le 7°jour de Pharast, au petit matin

«  J'ai déjà réfléchi à une couverture, soigneusement pensée au cas ou nous nous fassions aborder en chemin. Nous sommes un couple de jeunes gens éperdument amoureux qui profitons du flottement politique actuel pour nous éclipser au regard de nos familles respectives et baguenauder quelques romantiques instants ensembles. Simple, brillant et absolument jamais-vu, n'est-ce pas?  »

Il ne t'a pas fallu longtemps pour choisir ton binôme à l'annonce de Martella, et maintenant que vous avancez côte à côté, prenant soin à ne pas perdre du vue le couple de nobles qui vous précèdent, tu viens de sortir ton baratin, un air espiègle sur le visage. Le même air en fait qu'elle a déjà vu sur toi ces derniers jours à l'Auberge du Cheval Silencieux, alors que tu flirtais innocemment.

«  Pas de panique, je ne vais pas tenter d'abuser de la situation en vous demandant de rentrer dans la peau de votre personnage, hein? Après, si vous voulez me faire démonstration de quelque talent de comédie que vous possédez, je vous laisse seul juge.  »

Le badinage est gentil, mais constitue, de fait une véritable couverture. Le but est réellement, de loin, de vous prendre pour un couple de jeunes amants inoffensifs et absolument pas suspects dans ces beaux quartiers. Tu cueilles sur un massif grimpant le long d'une bâtisse une fleur délicate aux pétales violets, la lui offrant dans une petite pirouette.
Sourire charmeur.



Vous allez bientôt rencontrer l'héritière au trône. Bon, pour certains, une héritière parmi de multiples candidats, c'est vrai, mais tout de même.
Tu profites du trajet pour tenter de mettre tes idées en place et réfléchir à la situation imminente.

T'aurait-il fallu moins profiter à l'Auberge et tenter d'en apprendre un peu plus sur les us de la cour. Comment s'adresse-t-on à un tel personnage? Faut-il saluer? Faire une génuflexion?
Bah... en réalité des détails... oui sans doute des détails, il te suffira d'observer tes compagnons. Les deux sang bleus devant sauront bien quoi faire.
Mais tout de même,, on t'aurait dit que tu rencontrerais une princesse il y a quelques jours... Les choses vont décidément bien vite.

Les premiers groupes semblent vous attendre là-bas. Il semblerait que vous approchiez de votre destination, alors que tu jauges la bâtisse de briques devant vous, de même que les lascars qui semblent surveiller l'endroit. Ils seraient sans doute plus discrets si les rues... n'étaient pas si désertes.



Une inclinaison de buste plus tard, le cul vissé sur le tabouret que tu t'es attribué, tu tentes de préserver une apparence détendue, allant jusqu'à risquer un sourire en coin au molosse de la princesse qui semble n'attendre qu'on geste pour vous tomber dessus.

Ainsi donc, vous voici dans l'intimité d'une Grande Dame.

Si l'endroit n'a rien de bien majestueux, il faut reconnaître que la Princesse Eutropia sait l'occuper et l'utiliser à son avantage. L'apparente politesse de vous offrir des sièges, en plus de lui permettre de conserver une position dominante, lui permet de s’approprier l'espace et l'occuper pleinement à elle seule alors qu'elle vous targue du premier discours princier que tu n'aies jamais entendu.

'Audace et ingéniosité'. Oui c'est tout vous çà. Nouveau regard complice au molosse.

Une possible manipulation, une intrigue politique et une adoption douteuse mais gênante.
Oui à n'en pas douter, et comme cela t'avait été promis, tu es en train de rentrer dans le Grand Jeu. Ou le Grand Bain de la vie politique. Dommage qu'on n'ait pas encore pris le temps d'en changer l'eau, tu jurerai qu'il y en aurait eu grand besoin.

'Je ne sais pas si je suis la meilleure candidate'. Il serait un tant soi peu grossier et malaisant d'affirmer le contraire. Au moins ne joue-t-elle pas l'innocente brebis, au moins, cela la rend sincère et donc presque crédible.

Des questions? Coup d'oeil autour de toi. Nicholas semble t'inviter à vouloir s'exprimer.

«  Votre Altesse... ce n'est certainement pas à moi de répondre à l'épineuse question du ou de la meilleure candidate, je suis, comme vous dites, bien niais de toute la chose politique.
Mais des quartiers d'où je viens, c'est de vous dont parlent les simples gens. On y parle de vos réformes et vos projets avec espoir.
C'est cet espoir que je voudrai partager et voir se concrétiser. Alors... avec tout mon respect... Vous pensez vraiment pouvoir changer les choses... Altesse?  »

Modifié par un utilisateur lundi 29 juin 2020 23:51:11(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Duck_Gauthier  
#5 Envoyé le : vendredi 3 juillet 2020 13:46:32(UTC)
Duck_Gauthier
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Joanna
touché captivant 7/7

20 / 20

Sucre

10 / 10


Sorts mis à jour

Les derniers jours de repos

Pendant les derniers jours, Joanna se liait d'amitié tranquillement avec les différents membres de l'équipe. Même le noble Nicholas. Elle avait d'abord cru à une facette d'un adepte de la cour mais il était en fait réellement sympathique. Le ronchon Cap'tain était... ronchon, classique. Cyrielle était toujours la Cyrielle qu'elle connaissait, et avec qui elle avait étudié. Et Arno... Un médecin donc. Un type qui semble avoir plusieurs tours dans sa manche. Et qui semble d'humeur à jouer.

Elle prit également ce temps pour confectionner un produit assez précieux. Versant un mélange de vins blancs sur une préparation d'herbes spécifiques qu'elle avait fait griller, Joanna transforma ce qui semblait être un simple breuvage en une boisson brillant d'une étrange lueur. Elle y ajouta un filet de citron, mélangea en écrasant les herbes et incanta un sort. La fiole prit une teinte bleutée extrêmement translucide, comme diluée par dix fois. On laisse reposer et voilà. Sa première potion d'invisibilité était prête.


Cap'tain

Durant le temps de repos, Joanna vient proposer au guerrier un peu de pratique. Elle connaissait depuis peu quelques sorts mais souhaitait pratiquer avant de les employer pour de bon s'il fallait en venir aux mains. En particulier, des arcanes capable d'altérer le combattant pour l'améliorer. Si ce dernier acceptait, Joanna s'entraina à le faire croitre de taille, allongeant ses membre et lui donna une force de géant. Aussi, elle éprouva sur lui une méthode qui doublait temporairement ses muscles, bien que ce dernier sort avait comme effet indésirable de rendre un peu la voix plus grave durant la durée du sort et un peu après, les hormones surement. Elle promit de travailler à corriger cela.

Nicholas

Afin de briser la glace, et souhaitant profiter d'un palais rodé aux produits fin, Joanna choisit Nicholas comme cobaye de dégustation. Elle lui expliqua qu'elle préparait un petit quelque chose pour la rencontre avec Eutropia, au cas où l'occasion se présente.
Elle testait donc divers dosages pour une boisson. La recette final vient enfin :
- Mettre à cuire dans de l'eau sept pommes
- Y ajouter le jus de deux oranges puis laisser le reste des oranges dans les pommes en cuisson
- Y jeter cinq bâtons de cannelle
- Laisser cuire 4h à feu moyen
- Écraser la mixture et remettre à cuire 2h avec deux cuillères de miel de ronce
- Filtrer
- Laisser reposer et refroidir
- Ajouter de l'hydromel
- réserver à la cave, bien au frais
- Pendant ce temps, préparer un sirop de framboise et y incorporer une crème de cassis
- Diluer le sirop dans un peu d'eau de manière à atteindre un produit légèrement épais mais assez fluide pour couler sans mal
- Remplir au tiers le verre du sirop dilué et terminer en incorporant doucement la première préparation, de sorte à éviter le mélange des deux produits. Servez

Elle nommez cela "l'Ichor ailé". Elle gardait cependant sous silence la raison du nom ou encore la manière donc elle ferait la vraie décoration mais il fût remarqué qu'elle s'était procurait quelques plumes d'oie blanche.

Arno

Arno... Visiblement lui tournait autour cette semaine. Elle avait l'habitude des clients qui -en tout bien tout honneur- tentait leur chance mais... Disons que tant qu'il restait respectueux et que cela gardait l'aspect d'un jeu, pourquoi pas s'amuser un peu ? Tantôt Joanna répondait au flirt, tantôt elle s'échappait. N'allons pas lui donner trop d'idées quand même.




7°jour de Pharast, au petit matin

Petit sourire.

« En effet, simple. Jamais vu... Mais ça ira. J'imagine que c'est pour cette raison que je suis ta partenaire et que tu n'as pas choisis le Cap'tain ? Méchant joueur va.

On verra si tu as le droit à mes talents de comédienne un autre jour. En attendant, je me contenterais de ton bras, "mon éperdu amoureux". Ma chaperonne te surveille »


La chaperonne en question avait d'ailleurs eut le poil bien brossé et lustré pour l'occasion. Elle ne lâchait pas les jambes de sa maitresse.

Elle prit durant le voyage la fleur qu'il offrait et la coinça dans sa chevelure. Il était fort dans son rôle ou bien... Quoi qu'il en soit, que ce soit juste le théâtre ou une véritable offre, Joanna y répondit d'une révérence et d'un sourire tout aussi charmant qu'il lui offrait avant de se remettre à son bras. Imperceptiblement cependant, elle s'accrocha un peu plus qu'au départ.



Chez Eutropia

Sacré endroit tout de même. Bien gardé. Le coté informel de la rencontre allait très bien à la personne qui leur faisait face. Joanna prit place et salua d'une petit inclinaison. Quand vient son tour de parler, elle pesa ses mots.

« Altesse, c'est un honneur. Je me nomme Joanna, le nom est sans importance. Tenancière, caédénienne, artiste du verre et magicienne à votre service. Je suis à votre disposition autant pour une mission demandant mon expertise arcanique que si la soif vous prend pendant ou après ce rendez-vous, si tant est que vous n'avez rien contre la pomme. »

Un court instant de réflexion...

« Comme le dis mon compagnon, j’entends moi aussi votre nom depuis mon comptoir. Les dieux seuls savent à quel point vous arriverez à atteindre l'idéal qu'est le votre et qui me semble juste. Mais je sais que vous essayerais de toutes vos forces. Nous sommes ici pour vous aider. Mais une question me travaille cependant. A quoi devons nous nous attendre dans les jours qui suivent ? Avant de parler d'un futur brillant, dans quel demain devrons nous œuvrer ? Dois-je craindre que mon pays cède à la guerre civil selon vous ? »

Modifié par un utilisateur vendredi 3 juillet 2020 13:50:00(UTC)  | Raison: Non indiquée

Duck Gauthier, émissaire du peuple des canards de l'espace envoyé sur terre pour guider les canards de la planète à prendre le pouvoir et à maitriser le theorycrafting et la préparation de sauce au jambon.
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#6 Envoyé le : samedi 4 juillet 2020 15:18:21(UTC)
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Cap'tain

31 / 31

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Les jours qui s'annonçaient promirent d'être longs pour Captain, au milieu de cette auberge ou la seule occupation semblait la dissertation politique et la badinerie. Mais il fallait avouer que Milady avait le bon goût de toujours trouver des endroits ou le temps passait à toute allure. Cette auberge avait tout du lieu paradisiaque pour le vieux soldat hédoniste qu'il était. Vin, femmes, couches moelleuses, tout y était fait pour le confort du client et il ne se privait pas d'en profiter, personne ne sachant quand un si agréable moment se représenterait.

Il avait entrecoupé ses occupations de soldat par quelques interactions sociales "mineures" comme quand la douce Joanna était venue lui proposer de goûter ses mixtures arcaniques. Ho il avait bien tenter de dire non, de ronchonner, de maugréer dans son coin ou même de faire la personne occupée, il avait finit par céder devant la persévérance et la bonté de la demoiselle, "ne gâchons pas les dernières bonnes volonté de ce monde" se dit il. Il s'était prêté au test et il fallait reconnaître que la fille était douée dans son art, même si certaines saveurs étaient quelque peu "exotiques", l'ensemble était devenu presque une occupation "convenable", pas autant qu'une bonne bouteille ou que la chaleur d'une fille de joie, mais disons qu'elle se défendait la demoiselle. C'était un autre style voilà tout.

Techniquement parlant, il finit par opter par la décoction à base de réglisse qui doublait temporairement sa force. Ça serait probablement utile quand la situation repartirait en caramel, ce qui ne devrait plus trop tarder étant donné que cela faisait bien trop longtemps qu'il ne s'était pas battu, c'était anormal ne nous le cachons pas.

«  Ouais je vais te prendre deux comme celle là. T'embête pas pour le gout un poil râpeux, j'ai connu bien pire comme piquette et puis j'aime bien les effets secondaires. Combien je te dois pour les fournitures? » lui dit il amusé.

Le restant de son temps, il le passa dans son alcôve fétiche, bouteille de vin au coté, à réviser ses bases alchimiques en concoctant quelques objets basiques qui lui serait probablement utile pour la suite. Fumigène et billes à fronde du même type, feu grégeois et il s'essaya même à la fabrication s'une solution adhésive. Ce serait du temps autrement moins gâché..

Ces quelques fabrications ne furent interrompues que par la jeune noble qui lui amena une forme de présent. Il releva la tête de sa mixture collante, un peu incrédule quand il la vit poser son paquet sur la table. Une petite pierre magique qui tournoyait autour de sa tête, c'était du plus bel effet.

«  Heu.. C'est pour moi? Ben merci... Ça à l'air... heu... magique. Ça éclaire sans brûler c'est ça? Et bien voilà qui sera utile pour les lendemains de cuite pour me remettre les yeux en face des trous. Mon élixir sensé habituer mes yeux à l'obscurité n'est pas encore au point, il est trop... instable sur ma santé dira t'on. Ceci me sera fort utile en attendant. Mais vous savez, une bonne bouteille de vin aurait suffit. Remarquez, ça n'aurait pas eu la même utilité pour vous, c'est sur. » se reprit il immédiatement le sourire aux lèvres.

«  Et bien encore merci. J'essaierai de l'utiliser du mieux possible. »



Au petit matin du 7°jour

Plusieurs groupes s'étaient formés pour rejoindre la princesse, preuve de prudence a priori.
Captain aurait plutôt opté pour quelque chose de plus groupé et de plus mobile, mais soit, ça se défendait aussi comme approche. La sécurité étant toute relative il avait finalement fait le choix d'y aller seul et discrètement, en retrait de l'un des groupes pour pouvoir intervenir si besoin.

Son choix s'était naturellement porté sur le groupe de Milady. Même s'il appréciait Lazarre et connaissait ses qualités de bretteur, il ne lui faisait pas plus confiance que ça, c'était le genre de combattant dépourvu de moralité ou de cause à défendre si ce n'est celle de sa bourse. Et la bourse, c'est fluctuant et surement pas gage de fidélité.

En passant près des autres membres du groupe qui se préparaient il vit Joanna et son "prétendant", les deux s'étaient bien rapprochés durant ces quelques jours, même si Captain avait été fort occupé, ses sens et sa psychologie n'en restait pas moins acerbes et il était content pour la jeune fille, la situation actuelle n'était pas rose et si elle pouvait trouver un peu de bonheur dans les bras d'un homme, même de façon passagère, c'était tant mieux.

En passant près d'eux il leur glissa:

« Hey ho, je suis là hein, je vous entend. » dit il un large sourire au visage.
« Bon on se retrouve là bas hein, VISIBLEMENT ma présence ne sied pas à tout le monde. Soyez prudents "les amoureux". »

Et il s'éloigna, dans l'ombre du groupe de Martella, la satisfaction du devoir malaisant accomplit.



A l'entrevue, rien ne le choqua niveau sécurité. Le princesse avait choisi de faire dans le discret et l'efficace. Une garde rapprochée réduite mais compétente, un lieu discret et quasi inaccessible pour qui ne connait pas la ville, agencé pour favoriser les éventuels combats en petit groupe et réduire l'avantage du nombre. C'était bien cadré. Rien à dire elle savait ce qu'elle faisait de ce coté là.

Pour le reste, il y avait pas mal de questions qui fusaient déjà. La princesse avait planté le décor, elle avait fait une entrevue à la fois accessible et à la fois hiérarchisée. Ça avait l'air d'être son créneau et sa façon de faire, voir sa personnalité probablement. Captain n'avait guère de chose à lui demander, tout ça le dépassait beaucoup trop pour faire une intervention pertinente sans se ridiculiser. Il y a parfois des situations ou le silence prévaut.
Il regarda les réactions de Martella, cherchant à comprendre son rôle et le sien dans cette affaire, ce qu'elle attendait de lui, de nous. Puis les autres prirent la parole, chacun cherchant finalement une raison valable de s'embrigader dans cette affaire, ou une caution morale qui validerait leurs engagements déjà pris.

Et puis une phrase de la princesse fit écho dans son esprit, tant est si bien qu'il en oublia la suite de ses propos...

"Je ne peux m’empêcher de penser que quelqu’un l’a manipulé dans l’ombre"

Bingo! Elle devait en savoir plus sur le massacre du Sénat.... Mais avant d'aborder ce sujet, faudrait se bourrer tout le flonflon politique...

Il soupira intérieurement et continua d'observer la scène.

Modifié par un utilisateur samedi 4 juillet 2020 15:22:29(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Hikari  
#7 Envoyé le : mardi 7 juillet 2020 12:51:53(UTC)
Hikari
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Au matin du 7 pharast

Martella vous écoute attentivement, soucieuse de réussir ce « transfert » sans accro. Si elle reste un peu perplexe quant à la question de Nicholas, elle est néanmoins très enthousiasmée par l’initiative d’Arno.

« Bien sûr que je compte revenir ici ! De si bons petits pains… Je ne compte pas vous demander de faire profil bas plus longtemps, bien que les évènements à venir sont imprévisibles. Je n’ai pas tari d’éloges à votre sujet, bien que je ne me sois pas étendu sur le sujet. Je lui ai fait mention de l’aide que vous m’avez apporté dans ma tâche au Sénat, ainsi que de votre périple dans les sous-sols et de la mésaventure de l’entrepôt. Je vous laisserai le soin de vous présenter vous-mêmes, mais je pense qu’elle souhaitera vous proposer une collaboration.

Excellente idée Arno ! Des couples paraîtront toujours plus discrets pour progresser dans la ville.
Nous attirerons sans doute moins l’attention sur nous, et cela malgré notre équipement.  »




Avec la princesse Eutropia

Suite aux propos de Joanna, Eutropia sourit légèrement, d’un air mi amusé, mi protocolaire, sans doute par habitude. Son garde du corps, quant à lui, hausse vaguement un sourcil, presque méprisant. Après vous avoir écouté, silencieusement et attentivement, la princesse reprend la parole, s’exprimant dans un débit plus lent, pesant chacun de ses mots.


« C’est compréhensible, j’imagine que vous souhaitez savoir si vous misez sur le bon parti. Pour répondre brièvement à votre question, je souhaite laisser derrière moi un Taldor unifié, en paix et prospère. Je n'oublie pas que ce qui m'amène à réclamer le trône ce n'est pas tant le chemin qui se trouve devant moi, que le chemin qui se trouve derrière moi. Depuis trop longtemps le peuple souffre, étouffé tantôt par la tradition, tantôt par l’administration…

Nous étions jadis une nation grandiose, et regardez on nous en sommes aujourd’hui. Nous sommes devenus décadents, glorifiant davantage nos ancêtres morts que nos enfants. Pendant que notre noblesse se complaît de petits plats dans leurs manoirs, la famine frappe au fond des Bas Quartiers d’Oppara. Certains membres de la Cour n’hésitent pas à appeler les habitants des Réduits eux-mêmes « des réduits », ou « des rampants ». Ils oublient que sans eux, leur titre de noblesse ne vaudrait rien. Ces gens sont délaissés à leur propre sort et mon père n’a pas levé le petit doigt pour améliorer leur condition de vie. Ils en oublient tous que le Taldor ne s’est pas construit en un jour, et que nous en sommes arrivés là où nous en sommes aujourd’hui grâce aux efforts d’une multitude de gens, et pas seulement ceux des donneurs d’ordres. Ils en oublient que c'est grâce aux petites gens qu'ils ont pu attendre le niveau de luxe dont ils jouissent aujourd'hui, et surtout, ils oublient le plus important : la noblesse ne devrait pas être en rivalité avec le peuple. Notre pays n'est pas une balance, aux poids limités. Nous n'avons pas, et ne devons pas choisir entre la noblesse et le peuple, chacun doit tirer l'autre vers le haut. C'est ainsi que nous prospérerons. C'est la ligne de conduite que j'ai choisi.

J’ai passé ma vie à étudier le Taldor et les besoins de mon peuple, à me préparer pour eux, qu’importe quelle qu’aurait pu être ma place. Je sais qu’ils ont besoin d’améliorations internes, d’éducation, et de nouvelles opportunités. Je ne prêche pas un retour des colonies au Taldor comme c’est le cas de Pythareus. L’Andoran, le Galt, l’Isger et le Chéliax ont eu leur indépendance, c’est ainsi. Je ne mènerai pas mon pays dans une autre guerre interminable pour un casus belli aussi pathétique qu’une vaine soif de gloire. Ce n’est pas ce à quoi le peuple aspire.  »



Elle marque une pause dans son discours, s'assurant de votre attention, et se remet à faire les cent pas dans la pièce tout en se grattant le cou. Sa manière de faire, s’apparentant facilement à une manie, laisse penser qu’elle fait fi des manières qu’elle devrait normalement tenir en votre présence, et préfère se montrer telle qu’elle est : une princesse pour laquelle le fond compte plus que la forme.

Regardant par la fenêtre à travers les rideaux, elle reprend sur la question de Joanna.
« Quant à la possibilité d’une guerre civile… C’est un scénario probable, hélas, que je souhaite l’empêcher par tous les moyens. Notre pays est plus que jamais divisé, et nos voisins le savent sans doute déjà. Nous devons agir, et nous devons le faire rapidement, autrement j’ai bien peur que le Taldor ne se fasse dévorer de l’extérieur comme de l’intérieur. Pour le Taldor, nous sommes à la croisée des chemins. Ce conflit marquera soit la renaissance de notre nation, soit sa fin… Et c’est pourquoi je monterai sur le trône et changerai les choses. » conclue-t-elle sèchement, déterminée.


Elle revient à présent vers vous et vous regarde à tour de rôle, vous examinant une fois de plus.
« Ce que je souhaite vous proposer, c’est une collaboration afin de soutenir ma candidature à la couronne, et cela pour mener à bien les mesures que je viens de vous exposer. Bien entendu, vous serez récompensés à la hauteur de la tâche accomplie. Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas, je me ferai une joie de vous répondre.  »

Si le regard de la princesse traduit une profonde empathie, celui de son garde du corps ne dégage qu’indifférence et méfiance, prêt à dégainer à tout moment.

Modifié par un utilisateur mardi 7 juillet 2020 13:32:46(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Luciole  
#8 Envoyé le : dimanche 19 juillet 2020 16:32:10(UTC)
Luciole
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Nicholas

26 / 26

CA16 (C12, D15)
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Eux assis, elle debout. Non vraiment, la chose a son cachet et, si à la réflexion il est vrai que ça peut paraitre une position de force pour la Princesse aux yeux du néophyte, ils sont au moins cinq dans cette pièce à avoir conscience que ça la place elle dans la position de celui qui demande et eux dans celle de ceux qui accordent. Un test ? Peut-être.... En tout cas le fin sourire n'a pas quitté les lèvres du sang bleu durant les présentations de ses camarades et la réponse plus prudente de Son Altesse. Il s'est même légèrement incurvé au début de son discours. Et n'a pas atteints les yeux, signe de sa concentration et de l'attention qu'il portait à la scène.

Evidemment, Arno et Joanna portent des aspirations, des espoirs de changements. Des craintes aussi mais toute la candeur de ceux qui ont envie de croire dans leur candidat. Bon, il en est peut-être un peu responsable mais... aujourd'hui sa propre partition sera bien différente. Espérons simplement qu'ils ne montrent pas trop de surprise.

S'appuyant sur sa paume, avec une fausse nonchalance, le jeune Kathis reprends.

« Toutes mes félicitations, c'est un très joli discours Votre Altesse, même si peut-être un peu facile et je ne doute pas qu'il vous obtiendra les louanges des révolutionnaires de tout poils avides de montrer combien notre aristocratie est décadente et combien tout espoir ne peut venir que du bas et du peuple... Mais vu la façon dont vous la présentez, j'ai peine à voir pourquoi nous devrions nous fatiguer à continuer à entretenir ces sangsues de la noblesse et ce qu'ils pourraient bien apporter au Taldor...?  »

Le sourire est d'une innocence étudiée... et on pourrait presque y croire s'il n'était pas un représentant parfait de cette même aristocratie issu de siècles de sélections.

« Mais Votre Altesse, nous savons tous ici que ce n'est pas ça qui vous porteras sur le siège du Primogène. A moins de vouloir effectivement que les choses se règlent au hasard des bains de sang. Auquel cas, il n'y aura que des perdants et le peuple plus que quiconque d'autre. Et, il est probable que votre adversaire tienne exactement le même discours presque au mot près que le votre quand à la possibilité que tout dégénère et qu'il fasse peser la responsabilité du choix d'une pareille fin sur vous auprès de ses partisans.  »

Penchant légèrement la tête, il ne détourna pas le regard, tenant celui de la princesse.

« Vous espérez une renaissance pour le Taldor, et vous savez déjà que votre vision de ce qu'il pourrait être une fois ôté les fioritures démagogiques est loin de nous déplaire. Sans quoi Dame Martella ne nous aurait pas contacté et nous n'aurions pas participé à son oeuvre au Sénat mais, Votre Altesse, en quoi pourrions nous réellement vous être utile? Avez vous plus d'arguments qu'une vertueuse indignation ? »

Un nous comprenant évidement Cyrielle et lui. Il ne voit strictement pas ce que les trois imberbes pourraient apporter pour le moment. En tout cas ouvertement. Rajouter "avec tout mon respect" aurait ôté celui ci de sa phrase.

« Sur le plan de la légitimité, et aussi révoltant que cela puisse vous paraître si votre père à signé des documents d'adoption valides... Pythareus est plus légitime que vous et votre principal argument, celui de la filiation s'effondre. Vous jouez votre Nom, votre Honneur et votre vie. Nous de même si nous vous suivons. Alors dites nous, Votre Altesse, pourquoi devrions nous vous soutenir ?  »

Qu'il se retrouve l'instant suivant avec la lame de Hautlion sur la gorge(voir même celle de la princesse) ne le surprendrais pas. Il s'y attends presque mais... si Eutropia veut du fond et non de la forme, il est prêt à prendre le risque pour savoir de quoi elle est faite. Et puis ce ne sera pas la première fois qu'on le taxera d'insolence.

Offline Hikari  
#9 Envoyé le : mardi 21 juillet 2020 23:33:15(UTC)
Hikari
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Face aux propos de Nicholas, lesquels auraient pu être qualifiés d’outrageux auprès de certains monarques -bien qu’Eutropia n’en soit pas une-, le garde du corps de la princesse crispe ses lèvres et foudroie le nobliau du regard. Eutropia lève calmement une main devant lui, comme pour lui ordonner de rester à sa place. Elle se fend d’un délicieux sourire et s’assoie délicatement dans un fauteuil, jambes croisées, face à vous, son regard plongeant dans le vôtre. Son ton se fait alors plus didactique et distant, mais pas plus hautain. Si l'intuition de Nicholas fut juste concernant la position de la princesse face à eux, celle-ci souhaitait sans doute renverser la vapeur.

« Précisement. Intéressant… Vous avez plus d’audace que les autres "atouts" que l’on m’a présentés cette semaine…

Effectivement Sir Nicholas, ces belles paroles, comme vous dites, ne suffiront hélas pas à me mener au trône, et j’espère pouvoir éviter d’inonder les rues d’Oppara de sang pour m’en emparer. Il est vrai que je compte en grande partie sur le peuple pour supporter mon accession au trône du Lion, c’est un fait. Vous parlez de démagogie, et je ne vous contredis pas. Vous n’êtes pas idiot, vous vous doutez qu’au-delà d’être quelque peu démagogue, ce qui me vaut d’ailleurs le respect de mon peuple, je ne compte pas laisser les puissants sur le carreau. Mais il est inutile de vous rappeler ce que cherchent la plupart des gens de pouvoir : davantage de pouvoir.
Comme je vous le disais, je ne recherche pas l’égalité pour tous, je recherche la prospérité pour tous. »



Elle s'empare méticuleusement d'un éventail refermé et s'en sert pour accompagner ses propos. La question de Nicholas sur les sangsues de la noblesse semble lui plaire autant que la rendre dubitative.

« Vous êtes un instruit Sir Nicholas, mais savez-vous pourquoi la noblesse existe et dans quel but nos monarques, mes aïeux, l’ont laissée prospérer ? Pourquoi nous... "fatiguons nous", pour reprendre vos propos, à attribuer des privilèges à une minorité, fût-elle, selon les dires de certains, méritante ?
Parce qu’il nous faut des modèles. Pas des modèles de bonne conduite, loin s'en faut, mais des modèles de réussite. Parce qu'au-delà du fait qu’à l’origine, un titre de noblesse correspond à l’exercice d’une fonction d’autorité, qu’elle soit d’ordre militaire ou judiciaire, il représente aujourd’hui un statut de privilégié au sein de la société, une élite. Pour nombre de taldans, élever sa famille au statut de noble est l’accomplissement d’une vie. La Journée de l’Exaltation représente le pont entre ces deux mondes, et c’est une source d’espoir pour la plupart d’entre eux. C’est l’une des raisons pour laquelle nos puissants restent fidèles à notre nation, et pour laquelle les imberbes ne se sont jamais révoltés.

En bref, ces castes sociales ne sont rien d’autre qu’un système de contrôle basé sur la récompense. C’est pourquoi nous ne pouvons nous débarrasser si aisément de ce que vous appelez "ces sangsues". Nous pouvons réformer leurs droits, émincer, redéfinir leur place selon bien des critères, mais nous devons continuer de les entretenir. Votre famille même, avec le respect que je lui porte, en est un parfait exemple : au fil des siècles, vos ancêtres ont su se démarquer de la masse et hisser votre famille aux sommets à la sueur de leur front. Regardez-vous aujourd’hui : vous possédez richesse, savoir et influence, trois facteurs que nombre de gens désirent, et êtes en odeur de sainteté auprès de nombreux nobles. Mais plus qu’un désir, les gens savent qu’en suivant votre parcours, ils peuvent espérer atteindre un niveau similaire au fil des générations.

Parallèlement, les vôtres savent que votre fortune et votre influence, au-delà d’être les vôtres, sont aussi celles de la couronne. Ce que la couronne accorde, la couronne peut reprendre. Plus personne aujourd’hui n’entend parler des Junevin, et pour cause, ils ont eu la mauvaise idée de s’opposer à feu mon père, comme d'autres l'ont fait avant eux.  »


Psychologie, DD12 :


« Et voilà donc, après des siècles de monarchie, où nous en sommes. Aux yeux du peuple, les privilèges de votre caste sont divulgués comme tels, et vous représentez à la fois un début et une fin. C’est pourquoi, comme tout prétendant j’imagine, je compte récompenser à juste titre ceux qui rallient ma cause, et châtier ceux qui s’y opposent, qu’importe leur caste. »




Tandis qu'elle vous expose son point de vue, un serveur entre dans la pièce et vous propose du thé. Le jeune homme semble intimidé, que ce soit par votre présence, celle de la princesse ou les deux. Martella, quant à elle, reste dans son coin et semble satisfaite de la tournure des événements, bien que rien ne soit encore décidé.

« En ce qui concerne la légitimité de Pythareus, méfiez-vous, vous semblez prendre pour acquis ce qui n’est aujourd’hui qu’une exigence. La légitimité n’est rien d’autre qu’un accord tacite subjectif et consensuel entre un souverain et ses sujets. Vous pouvez considérer que Pythareus est plus légitime que moi, et d'autres le pensent sans doute également, mais sachez que ce n’est pas l’avis de la majorité. Pour beaucoup, un "document d’adoption valide" -elle le dit avec beaucoup de mépris- fût-il véritable, restera perçu comme une insulte, si ce n’est pas comme un acte de démence de mon père, surtout que ce genre de cérémonie se veut d’être publique, lors d’un événement tout aussi important que le Jour de l’Exaltation. Non, je pense que la plupart des soutiens à Pythareus se moquent de sa légitimité et se rallient à ses idéaux politiques, tout simplement.

Ils y verront peut-être un chef ou un régent, non un roi, mais j’ai l’intime conviction que ces documents ont été obtenu par des moyens immoraux, s’ils ne sont pas falsifiés. Je ne m’inclinerai pas face à une telle infamie. J’imagine que vous aussi, vous seriez sans doute suspicieux si l’un de vos parents venait à modifier son testament en faveur d’un tiers, sans en parler à quiconque, puis s’il venait à décéder prématurément dans les jours qui suivent.

Et bien que la filiation soit effectivement mon principal argument en ce qui concerne ma légitimité à l’heure actuelle, il en est de même pour chaque autre prétendant. Actuellement, l’unique règle qui régit la légitimité d’un souverain à accéder au trône est celle du droit du sang. C’est une règle stupide, certes, mais c’est ainsi. Encore une fois, c'est la tradition. Certaines personnes ne jurent que par le sang. J’ai néanmoins une certaine avance sur mes détracteurs sur ce point, car nul ne doute de mon statut, ni de mon sang, contrairement à eux. »





Eutropia s'empare méticuleusement de sa tasse de thé, mais elle tient à répondre aux autres questions de Nicholas avant de la porter à ses lèvres.

« Pour en revenir à vos dernières questions Sir Nicholas, je ne vous ferai pas l’offense de vous dire quoi faire, à aucun d'entre vous. Vous savez tous les cinq très bien quels sont mes objectifs et pourquoi des personnes telles que vous pourraient me soutenir : la lutte pour un idéal pour certains, les privilèges qu’ils pourraient en tirer pour la plupart… Nombreuses sont les raisons qui peuvent pousser quelqu'un à participer à ce genre d'entreprise, et il serait mal venu de ma part de vous faire une offre tout en ignorant ce qui vous intéresse...

Quant au pourquoi je m’intéresse à vous, les récents événements parlent d’eux-mêmes ; vous avez fait su faire preuve d’audace et vous êtes montrés compétents au Sénat, permettant ainsi de faciliter le vote contre la primogéniture sans violence inutile, tout comme vous avez su vous défendre dans l’entrepôt de Martella lorsque ce fut nécessaire. C’est le genre de talents pouvant s’avérer utiles dans ma quête, tout simplement. Je n'arriverai pas au sommet seule, aussi dois-je m'entourer de gens compétents partageant mes ambitions. Qu'importe que vous vous considériez comme des novices ou des experts, Martella voit un potentiel en vous, et je lui fais pleinement confiance.


Non, la question n'est pas pourquoi me soutenir. La véritable question est la suivante : compte tenu de vos ambitions, pour vous-même comme pour le Taldor peut-être, et de ce que vous êtes prêts à faire afin de les réaliser, quelle variable puis-je représenter dans cette équation qui est la vôtre ?  »
vous demande-t-elle malicieusement, vous toisant toujours d'un regard perçant.



Famille Junevin : Connaissances (Noblesse) DD 15 :

Modifié par un utilisateur mardi 21 juillet 2020 23:37:40(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Anadethio  
#10 Envoyé le : lundi 27 juillet 2020 23:15:57(UTC)
Anadethio
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Cyrielle

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Si les interventions d'Arno et Joanna pourraient prêter au sourire aussi bien qu'au soupir... J'étais plus encline au premier d'autant que la situation se voulait volontairement informelle... Et que c'était leurs interventions qui allaient donner à la rencontre une large partie de sa teinte. J'avais demandé quelles étaient ses aspirations pour entendre les éléments de langages qu'elle utiliserait pour décrire son rêve. Eux deux avaient énoncés les craintes sourdes du peuple... L'échec et la guerre. Sa réaction serrait des plus édifiante.

Elle se lance. J'écoute et observe. En m'observant on devinera que derrière les mouvements maîtrises, je suis ravie : lentement le voile se lève sur une partie du plateau. Je vais pouvoir commencer à jouer... Bientôt... Le débit est plus lent. C'est une marque de concentration et de didactique : elle explique des bases et cherche a le faire de la manière la plus claire possible... mais surtout en se présentant sous son meilleur jour. C'est l'un des exercices de rhétorique les plus complexes qui soit : s'adresser à un inconnu mal au fait de vos us et coutumes. Une allusion malheureuse, une formulation obscure peut vous perdre l'attention de votre interlocuteur que ce soit en lui faisant comprendre quelque chose de travers ou pire : en se l’aliénant par l'usage d'une tournure qu'il interprétera de travers.

Elle est douée. C'est une bonne chose... Elle en aura besoin. Mais ce n'est pas un point dont j'aurais douté : elle a eu la meilleur instruction et Martella ne lui aurait pas accordé autant d'estime gratuitement. Le fond est basique. Populiste, démagogue mais basique : elle joue sur les sentiments d'injustice justifiée qui couvent... le tissus argumentatif qu'elle construit reçoit la peur, ressentie, l'accepte, fait preuve de compassion et d'empathie... Puis la transforme en colère. Une colère juste qui lui donne la légitimité d'agir malgré la peur. Pour finir elle dresse un magnifique homme de paille, se faisant le porte parole écœuré de son principal opposant pour le tourner en ridicule.

Excellent. D'autant que si certaines tournures lui ont probablement déjà servi, elle n'est pas en train de discourir mais bien de dialoguer...

Pour ce qui est du fond... rien d’inattendu pour le moment... Peut-être un peu plus de rancœur que je ne l'avais initialement pensé face au système mais la situation actuelle la justifie bien amplement... Mais il vas peut-être être nécessaire de la pousser un peu plus loin pour qu'elle nous parle avec plus que quelques banalités. Pour l'instant elle cherche a obtenir notre serment en échange d'un minimum d'informations. C'est au moins autant une mesure de survie qu'un test...

Nicholas s'en charge. C'était prévu. Je hausse légèrement un sourcil a sa première sortie puis me compose un masque parfaitement calme. Si mon fiancé est un tantinet plus irrévérencieux que je l'aurais souhaité... Et bien c'est son rôle. Je dois tenir le mien... Qui pour l'heure se limite a écouter, analyser et préparer la suite. Oh et continuer a ignorer le garde du corps : le rapide échange de signe entre ce dernier et la princesse me conforte dans cette idée. Parfaitement calme, Eutropia s'installe dans un fauteuil... Qu'il s'agisse de la correction d'une erreur ou d'un changement de registre prévu... le ton change et la considération qu'elle nous apporte a été altérée... Charge a moi de pousser ça dans le bon sens dans les minutes a venir...

Soigneuse, j'écoute la réponse qui cette fois s'attarde un peu plus sur le fond, délaissant en partie des artifices rhétoriques. Bien sur elle re-expose certains lieux communs mais c'est, d'une certaine manière, le but même de l'exercice face a des sympathisants. Puisqu'on m'offre du thé, je profite de l'occasion pour me détendre un peu de contrôle en profitant de la tasse... de nombreux éléments arrivent qui me permettent de mettre le doigt sur certaines différences entre elle et Martella...

Une dernière gorgée avant de me lancer. Je me laisse aller dans mon fauteuil avec un sourire, si je tiens encore la tasse d'une main, l'autre joue distraitement avec les motifs de mon accoudoir...

« Nous sommes venus dans l'espoir de trouver notre principal atout... Sur le chemin que nous empruntons, il y a fort a parier que vous soyez notre plus grand espoir tout comme l'artisane de notre perte.

Si la légitimité se forge avant tout dans l'histoire et que le camp de chacun se détermine avant tout par l'intérêt et la proximité idéologique... il est aisé de négliger l'importance des... grattes papiers. »


L'intonation légèrement méprisante dans cette dénomination devrait éviter certaines mésinterprétation alors que, tranquillement, je dépose ma tasse et joint les main en position basse...

« L'abrogation de la primogéniture n'a pas plus été proclamée que l'adoption de Pythareus... Pour certains ce simple fait vous disqualifie de manière irrémédiable. Au mieux pourraient-ils accepter de soutenir celui a qui vous aurez donné votre main. »

J'écarte les mains avec un sourire :

« La semaine dernière je n'ai pas œuvré a soutenir le vote dans votre intérêt. Que l'abrogation vous permette d'hériter n'était pour moi qu'une conséquence secondaire...

Souhaitable.

En rejetant votre investiture ce n'est donc pas seulement votre vision, votre place, qui est remise en question... Mais bien la place des femmes de la noblesse. »


Je me redresse très légèrement en lui souriant...

« J'ai dans l'idée que vous ne souhaitez pas devenir une bonne petite épouse simplement pour satisfaire le besoin de certains de se sentir... au dessus de nous. Pourtant vous pourriez ainsi gagner plus d'un soutien... »

Un soupir, je détourne le regard de la princesse pour le laisser courir sur les différentes personnes que je peux observer sans trop tourner la tête...

« Le pouvoir est délicieux... Et je ne vous ferrais pas l'affront de prétendre qu'il ne m'intéresse pas... Mais ce qui rend le pouvoir aussi attractif et grisant n'est pas le simple fait de le posséder mais ce qu'il permet de faire... De quelle manière il permet de façonner le monde. Tout comme vous... Nous imaginons un monde idéal dans lequel il ferrait meilleur vivre...

Plus que le pouvoir... ce que je désire c'est voir le monde se conformer un peu plus a mon idéal... »


Je me concentre a nouveau sur Eutropia tout en récupérant ma tasse...

« La stupidité est l'un des pires fléaux de ce monde... Et force est de constater qu'elle ne se transmet pas par le sang mais par l'éducation. Ou plutôt par son absence ou sa mauvaise qualité.

Je rêve d'un monde ou tous ceux qui le souhaitent pourraient permettre a leurs enfants de bénéficier d'une éducation digne de ce nom... Qu'il soit question des bases... ou de s'élever... S'il est une chose que le Taldor n'a jamais eu même a son apogée... c'est une université arcanique apte a traverser les âges. Opara brille au travers des académies Kitharodian et de l'université de poésie antique... Mais rien qui puisse faire hésiter un étudiant talentueux parti pour l'Academiae de Korvosa ou l'Arcanamirium d'Absalom... »


Difficile de ne pas jeter un oeil en direction de Martella alors que je continue sur ma lancée :

« Bien sur la magie n'est pas le seul... manque académique de notre capitale. Les érudits ne sont pas tous des mages ou des artistes. Les historiens, les médecins, les ingénieurs...  »

J'interromps brusquement le développement de mon propos pour aborder le dernier point :

« Il existe actuellement trois manière... conventionnelles d'accéder a la noblesse : l'exaltation... que vous citée, l'avancement militaire... Et l'avancement administratif. Bien sur il y a quelques cas plus... atypiques mais ils ne peuvent être une source d'espoir pour le peuple... Sur cent nobles élevés a leur statut... Combien d'érudits ? Quatre ? Cinq ? Quelques exaltés qui ont su se faire remarquer par des découvertes incroyables ou d'autres talents... Mais dans le même temps des dizaines de marchand ont monnayé leur place...

Si l'armée impériale récompense ses plus brillants officiers, une académie impériale pourrait régulièrement, récompenser ses plus brillants représentants... »


Je laisse l'idée flotter... Inutile de plus détailler maintenant : si elle ne voit pas l'intérêt d'une telle mesure maintenant... et bien peut-être me suis-je trompée. Qu'elle hésite a la mettre en oeuvre par contre ne m'étonnerais pas : le coût économique comme politique n'est pas négligeable... Et rien ne peut promettre un retour sur investissement qui, de toute manière, ne viendrait que dans quelques décennies... Une telle proposition aurait plus eu sa place devant le souverain d'un pays en paix que face à une prétendante au trône devant envisager la guerre civile... Mais... et bien il me semble important de me présenter correctement à celle à qui j'envisage de jurer fidélité...

Reste a voir quelles seront ses réactions... Après tout c'est ce qui déterminera si je serais sincère au moment de me vouer a sa cause ou si je serais simplement son alliée le temps d'écarter nos ennemis communs.



Modifié par un utilisateur lundi 27 juillet 2020 23:16:55(UTC)  | Raison: Non indiquée

thanks 1 utilisateur a remercié Anadethio pour l'utilité de ce message.
Offline Luciole  
#11 Envoyé le : lundi 3 août 2020 10:25:21(UTC)
Luciole
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Nicholas

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Outrageux était peut-être un peu fort comme qualificatif… bon, pas si faux mais il aurait au moins protesté pour la forme. Eutropia a mis fin à sa première routine. Objectif premier atteint, songe le courtisan, elle s’est assise avec la fluidité qu’il s’attend à la voir maîtriser et les regarde. Et leur parle. Pas simplement aux alliés proposés par Martella, mais à eux. C’est indispensable s’ils veulent arriver quelque part. Ce n’est plus un petit discours préparé à l’avance qu’elle leur sert mais bien une réponse directe. Bien sur, encore une fois, il est composé de tous ces petites phrases d’accroche et de thèmes qu’elle maîtrise mais c’est normal. Tous les orateurs font ça.

Il se permet un léger sourire suivit d’une infime inclinaison, signe qu’il reconnaît comme tel le compliment qui vient d’être fait et l’en remercie.

« Nous avons tous nos petits travers Votre Altesse, mais si vous préférez, je peut reprendre le masque du parfait courtisan et vous assurer jusqu’à l’écœurement de ma loyauté parfaite, inaltérable et tout aussi fausse que la moindre promesse faite à la va-vite. »

Son discours est suivi attentivement. Bien plus que le précédent. Elle parle de la noblesse, rappelle des faits dont ils savent tout deux pertinemment que l’autre est parfaitement au courant mais après tout il y a d’autres spectateurs.

Le jeune noble laisse sa partenaire répondre la première. Après tout, à chacun son rôle. S’il était le plus à même d’ouvrir les danses, elle était parfaite pour enchaîner. La voix de la raison. Ou plutot, l’idéaliste. Bien plus à même de plaire à Eutropia. De lui proposer un rêve commun, quelqu’un qu’elle pourrait apprécier pour ce qu’elles partagent de positif.

Cyrielle savait rêver, un rêve qu’il approuvait et dont il était convaincu qu’il saurait s’integrer dans les projets de la Princesse. Une carte à jouer. Il dissimule un sourire en constatant qu’effectivement l’idée semble plaire. A Martella aussi. Bien...

Laissant quelques instants pour réagir, Nicholas enchaine.

« Vous prêchez à un convaincu, Votre Altesse. A une nuance près. A mes yeux, les privilèges dont nous bénéficions sont effectivement dus aux talents de nos ancêtres, à leur intelligences, à leur adresse ou à la chance… mais le Taldor en a aussi besoin, et pas seulement pour ce que nous représentons aux yeux d’autrui. Les compétences nécessaires pour pouvoir guider un empire ne s’improvisent pas, pas plus que savoir tisser ou reconnaître les simples et les épices. Le problème serait plutôt lorsque cette exigence implicite n’est pas remplie mais cela est encore un autre débat. »
Un débat qui, il en a bien conscience, n’a pas vocation à être ouvert aujourd’hui, même si la chose l’amuserait beaucoup -et qu’il a conscience que son opinion réelle sur le sujet serait vue comme… radicale.

« Les Junevins ont payé de façon assez définitive le fait d’avoir tenté de mettre en œuvre une autre politique que celle de votre Père et de Pythareus, c’est un fait. » Commente t-il sobrement.

Bon ou non, il se garderait bien de juger. Un coup d’oeil rapide vers Martella… Un… non, ça n’était sans doute rien.
S’il a saisit l’une des tasses proposées, il ne la porte pas tout de suite aux lèvres.

« Tout comme le fait que la situation n’a pas changé malgré la decennie écoulée depuis. De quand datent nos dernières réalisations ? Depuis plusieurs siècles le Taldor continue de pourrir lentement sur lui même. Notre armée reste puissante mais elle n’est plus que l’ombre de ce qu’elle fut. Nos richesses économiques se perdent quelque part dans les méandres de notre administration alors que notre commerce pourrait être florissant et comme le dit Cyrielle, une partie de nos plus brillants esprits s’exilent pour trouver ailleurs ce que notre système semble incapables de leur offrir...

Si j’étais un observateur extérieur, Princesse, je me dirais que le Taldor est presque mûrs pour être cueillis et que au pire d’ici une ou deux décennies je pourrait commencer à me servir.  »


Sa fiancé était décidément le bon coté d’eux deux...

« L’éducation que vous avez reçu vous guide vers le trône avec plus d’aptitudes théoriquement que tout autre candidats.
Cyrielle est içi aujourd’hui car elle souhaite pouvoir croire en vous. »
Il sourit narquois. « Je suis là car je ne croit pas dans vos adversaires.  »Ça au moins c’était dit… « Je connais très bien le chemin qu’ils souhaitent emprunter, c’est celui que nous suivons depuis des siècles. C’est celui qui nous a mené au point où nous en sommes aujourd’hui dans une fuite en avant et un refus des évolutions. Le votre pourra t-il nous éviter ce qui nous attends… ?  »

Ce n’est pas exactement une déclaration d’amour ou d’allégeance… mais il doutait qu’elle l’eut cru s’il en avait fait une. Alors autant être plus joueur.

Modifié par un utilisateur lundi 3 août 2020 10:26:17(UTC)  | Raison: Non indiquée

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