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Offline Boadicee  
#121 Envoyé le : dimanche 21 octobre 2018 16:47:29(UTC)
Boadicee
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Sandru Vishki

29 / 29

Sandru et Quoovar arpentaient les rues de la ville à la tête d'un petit groupe, les aides de la caravane qui transportait des échantillons de leur cargaison, et également des sacs vides pour pouvoir ramener d'éventuels objets utiles. Dans une ville de cette taille, et avec un interprète aussi talentueux que Quoovar à ses côtés, trouver des marchands ne fut pas bien difficile. Négocier ses produits en revanche n'était pas une aussi mince affaire, on trouvait tant de choses à Ondor-Khana qu'en vanter l'exotisme n'était pas un argument de vente tout à fait suffisant.

Malgré tout, en exploitant l'arrivée de ses produits hors-saison, Sandru parvint à conclure quelques affaires et quelques accords plutôt profitables. Ils parvinrent également à trouver quelques acquéreurs pour certains des objets rares et/ou ensorcelés découverts par leur groupe durant leur long voyage à travers la Couronne du Monde.

Tout en arpentant la ville, Sandru discutait avec le demi-elfe.
« Dis moi, Quoovar...d'ordinaire, je me débrouillerai, mais je sais que la suite de notre voyage n'est pas exactement ordinaire. A ton avis, quel genre de marchandise est ce que je devrais acquérir, qui pourrait nous aider à Minkai, ne serait-ce que comme déguisement? Et surtout, est ce qu'il y a d'autres choses que devrions prendre en compte? Je ne crois pas qu'il y ait d'autres étapes de cette ampleur avant que nous n'arrivions là bas... »

Pendant leurs recherches, Quoovar n'avait pas manqué de laisser traîner ses oreilles, à la recherche d'information, écoutant les conversations, cherchant à en apprendre plus sur ses mystérieuses ombres...cependant, il n'avait pas vraiment découvert beaucoup d'éléments probant...Rien qui laissait supposer l'existence d'une pègre entièrement féminine.
Les rumeurs concernait surtout l'arrivée du Festival des Tempêtes, aussi appelés Festival des Cinq Festins, les humeurs du Khan, l'organisation de la prochaine foire aux chevaux, le cours du fer, la découverte d'une nouvelle source chaude dans la Première Enceinte.
En y consacrant toute son attention, en revanche, Quoovar parvint à reconnaître un nom, un nom qui paraissait s'appliquer à une organisation criminelle, mais ce fut le seul détail qu'il parvint à obtenir. Ce nom était celui du Lotus Jaune.
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Offline Septimus-  
#122 Envoyé le : samedi 27 octobre 2018 15:38:12(UTC)
septimus
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Quoovar
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Quoovar laissait trainer ses oreilles, même si elles n'étaient pas aussi pointues qu'un elfe véritable.

Le Lotus Jaune ? Qu'est-ce que ça peut bien être. Intéressant d'avoir le nom toutefois....

En réponse à Sandru, qu'il connaissait somme toute relativement mal, il fut toutefois quelque peu dépourvu.

« Je ne sais pas trop. Je connais la langue du Minkai, l'ayant apprise avec Ameiko et les autres, mais je ne connais pas tant que ça la culture ou les besoins marchands. Pour faire une bonne caravane, j'imagine qu'on devrait garder les marchandises exotiques de Varisie aussi longtemps que possible, car ça serait le plus exotique, non ? Je ne sais pas trop quelle marchandise locale serait la plus prisée en Minkai, mais je peux me renseigner si tu veux. Peut-être que l'acier pourrait être intéressant, car les lames du Minkai sont, si j'ai bien compris, rares et précieuses, de même que beaucoup d'ustensiles courants sont en bois ou en matériaux vivants. Mais est-ce à cause d'une pénurie de fer ou par culture et par foi, je ne sais pas. »

De son côté, il s'accroche à cette nouvelle appellation de Lotus Jaune, et cherche à en savoir plus. Maintenant qu'il sait qu'il doit rechercher un lotus de couleur jaune comme signe de reconnaissance (affiche, panneau, motif de vêtement, tatouage), il espère pouvoir identifier des membres de ce groupe...

Modifié par un utilisateur samedi 27 octobre 2018 15:42:19(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Boadicee  
#123 Envoyé le : jeudi 1 novembre 2018 13:55:04(UTC)
Boadicee
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Sandru Vishki

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Sandru réfléchit aux paroles de Quoovar, pensif et concentré.
« C'est là que je regrette de ne pas avoir pu voyager dans la région auparavant. Tu as raison, garder ce que nous avons ramené de Varisie aussi longtemps que possible me paraît la meilleure chose à faire. Et effectivement, il me semble avoir entendu parler d'une pénurie de métaux à Minkai, mais je ne sais pas si ça se confirme...et surtout, le minerai, même en lingots ou en barres, est lourd et encombrant. Je dois avouer que cela m'aiderait beaucoup si tu pouvais te renseigner... »

Il s'interrompit, relevant la tête pour observer un spectacle inhabituel: une sorte de train de wagon de bois, montés sur un rail de pierre qui courait au dessus du sol, à une douzaine de mètre. Une force inconnue, ou en tout cas peu évident et apparente, propulsait le train en suspension au dessus des rues de la ville...Ils pouvaient apercevoir de nombreux passagers, laissant supposer que cet étrange assemblage était une sorte de moyen de transport. Ce n'était pas la première fois qu'ils voyaient ces rails, mais ils avaient à présent une explication à leur présence...

Sandru secoua la tête pour reprendre le fil de ses pensées.
« ...bref, si tu découvres quelque chose sur ce qui pourrait être utile à Minkai, ce serait une bonne aide. Tu disais que les gens du cru avaient l'air de s'inquiéter des nouvelles taxes du Régent? Je sais que ce n'est pas notre objectif premier, mais est ce que ça ne va pas paraître étrange que nous arrivions à Minkai justement pendant une période troublée? »

Il baissa le ton, et demanda à voix basse.
« Et tant que nous y sommes...sais-tu quelle voie Ameiko souhaite emprunter? Parce que si nous traversons la forêt, du matériel de survie pourrait nous être plus utile que des marchandises... »


Leurs allées et venues prirent le reste de la journée, mais ces quatre heures ne furent pas perdues pour Quoovar...le demi-elfe avait une piste et refusait de la lâcher. Les gens étaient méfiants à son égard, celui lui fut rapidement clair...et les conversations paraissaient presque changer de sujet ou s'interrompre à leur approche. Apparemment, les habitants d'Ondor Khana n'étaient pas particulièrement à l'aise avec les étrangers.

Mais il avait l'ouïe fine, savait se faire oublier malgré son apparence clairement étrangère, et savait guetter les fragments d'information utile...cela lui prit du temps, mais il finit par en savoir plus. Apparemment, le Lotus Jaune était une sorte d'organisation criminelle, qui dirigeait les rackets et la contrebande dans la Première Enceinte. Les signes de reconnaissance ne paraissaient pas clairs, mais les rumeurs parlaient de vêtements jaune, ou de tatouage ensorcelés, ou les deux...Enfin, malgré de fréquentes escarmouches avec les gardes, le Lotus paraissait une sorte de force stabilisatrice dans la Première Enceinte qui avait plutôt la réputation d'être mal famée. Un groupe auquel il ne ferait pas bon se frotter.

Cependant, en pleine journée, Quoovar ne repéra qu'une poignée de personnes pouvant peut être appartenir à ladite organisation. Tous portaient au moins un vêtement jaune, mais semblaient par ailleurs se fondre dans la foule. Ce n'est que les bribes de leurs conversations avec des commerçants qui aiguillèrent le demi-elfe sur leur piste...

Je ne sais pas si tu as des projets plus précis, mais voilà ce que tu peux apprendre en une demi-journée de recherches.
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Offline Septimus-  
#124 Envoyé le : jeudi 8 novembre 2018 22:33:00(UTC)
septimus
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Quoovar
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Quoovar approuva et répondit dans le varisien natal de Sandru.

« Je vais continuer à trainer mes oreilles à moitié pointues pour voir si je trouve des choses intéressantes, sur ça et autres choses. Je pense que j'ai identifié l'organisation qui nous espionne. Probablement la pègre locale. Ils doivent essayer de voir s'il faut nous ranger dans la catégorie pigeon ou collègue. Pour nous plumer ou nous utiliser, c'est selon. Je préfèrerai être dans la seconde catégorie honnêtement, mais nous verrons bien.

Pour le futur, je pense qu'elle ira vers la forêt. Je pense aussi, mais ce n'est pas moi qui déciderai, qu'il faudra y aller en petit comité. Tu-sais-qui sait tu-sais-quoi, et la caravane n'est plus en sûreté... Si c'est en forêt, je pourrais te conseiller sur le matériel. Shalelu aussi du reste. »




Après la journée à trouver des marchands où vendre leurs affaires, et après avoir une meilleure idée de contre quoi ils allaient se frotter, Quoovar proposa à Sandru de rentrer et de s'occuper des détails des livraisons.
Offline Boadicee  
#125 Envoyé le : vendredi 9 novembre 2018 23:20:10(UTC)
Boadicee
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Sandru Vishki

29 / 29

A la mention de la pègre locale, Sandru répondit en Varisien, demeurant aussi naturel que possible.
« Bien vu. J'aurais du me douter qu'une cité de cette taille aurait une organisation dans ce genre; après tout, si la Sczarni existe, Tian Xia doit compter aussi son lot de criminel. Un signe pour les reconnaître? Quoiqu'il en soit, je serai prudent. »

Le marchand fut facilement convaincu de rejoindre leur auberge. Après tout, il avait déjà trouvé un bon nombre de débouchés pour leurs marchandises, et rien ne pressait pour acquérir leur équipement.
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Offline Septimus-  
#126 Envoyé le : lundi 4 février 2019 15:52:56(UTC)
septimus
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26 Lamashan 4716, peu avant l'aube - Auberge de la Chambre d'Or
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Quoovar
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Après la rude bataille contre Saemund et ses sbires, puis la terrible nouvelle de la mort, non, du meurtre de Shae, Quoovar était épuisé nerveusement. Toutefois, il savait qu'il aurait besoin de toutes ses ressources pour retrouver la trace de celle qui était certainement derrière la mort de Shae. Il savait qu'il devrait tenir bon. Alors qu'il rejoignait sa chambre avec Kelda, il avait gardé le livre de formules de Saemund. Peut-être certaines des formules dans ce livre l'aideraient pour son enquête. Il le croyait, mais il devait en être sûr.
Il utilisa un de ses pouvoirs de détection de la magie pour chercher des pièges et, s'il en trouve un, de le désamorcer. S'il a le moindre doute, il attendra le lendemain, mais s'il pense avoir vaincu un éventuel piège, il cherchera rapidement dans le livre pour identifier son contenu.


Modifié par un modérateur mardi 5 février 2019 19:47:02(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Boadicee  
#127 Envoyé le : mardi 5 février 2019 20:07:20(UTC)
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Quoovar eut raison de se méfier...le recueil était bien piégé, deux fois. Le premier était un ensemble de composés volatils dans les trois serrures qui aurait pu gravement brûler un voleur imprudent, et le second était un ensemble de runes explosives inscrites sur les premières pages.

Mais Quoovar était tout sauf un voleur imprudent, et il parvint malgré tout à contourner ces chausses trappes, avant de se heurter à un nouvel obstacle: les formules étaient codées.

Linguistique DD30
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Offline Septimus-  
#128 Envoyé le : mercredi 6 février 2019 10:47:27(UTC)
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Quoovar
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Content de lui-même, Quoovar défait les pièges et entreprends de déchiffrer rapidement le code. Si les écrits sont encodés, les craquer fait quasiment partie de sa formation première, bien avant de rejoindre Pointesable et Aemiko, voire même la lumière tout court. Celui ne fait pas exception, et Quoovar le décode sans grandes difficultés. Malheureusement, s'il y a quelques perles, il n'y a rien d'intéressant pour la situation présente.

Dépité, Quoovar va se coucher, du repos du juste.


Modifié par un modérateur mercredi 6 février 2019 14:36:49(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Septimus-  
#129 Envoyé le : vendredi 8 mars 2019 15:27:54(UTC)
septimus
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27 Lamashan 4716, début de la nuit

Quoovar
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Quoovar n'arrivait pas à trouver le sommeil. Depuis qu'il portait cet anneau, le sommeil n'était plus qu'une formalité rapidement pliée, mais même cette fois, alors que c'était le moment qu'il avait choisi pour dormir aux côtés de Kelda, son cerveau n'avait pas voulu s'arrêter, repassant les récents événements et cherchant à les agencer de manière logique. Quelque chose lui échappait, et il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Quelque chose manquait. Il y avait un trou béant dans les explications logiques du monde, et pour une fois Quoovar n'arrivait pas à voir ce qu'il pouvait mettre dessus.
C'était la première fois que quelqu'un de proche de lui mourait, et mourait définitivement. C'était pour lui la première expérience tangible du besoin d'avoir une vie après celle-ci. Bien sûr, il avait connu maintes morts par le passé, mais jamais il n'avait été en relation forte avec ceux qui sont morts autour de lui. Shae était la première. Depuis sa plus tendre enfance, son rapport avec le fait religieux était, au mieux, difficile. Quand on grandit dans un monde où le but des religieux autour de lui était de sacrifier le plus de mortels à quelques princes démons, on a rapidement un à priori négatif de la foi. Bien sûr, depuis qu'il était devenu libre, qu'il avait rencontré des prêtres et prêtresses de dieux bons, les choses étaient différentes. Au moins, eux, ne voulaient pas de sacrifice de gens. Mais d'une certaine manière ils exigeaient toujours quelque chose de leurs adorateurs, que ça soit des créations artistiques inutiles pour Shélyn, ou une certaine forme d'honneur totalement déplacée pour Iomédae par exemple. Quand bien même Quoovar avait appris que ces dieux et leurs suivants ne risquaient pas forcément de lui planter une dague sacrificielle dans son dos dès qu'il l'aurait tourné, Quoovar n'avait jamais appris à leur faire confiance. Tout au plus y voyait il un truc vaguement utile via les sorts puissants que ces dieux octroyaient il ne savait comment à leurs prêtres.
Mais Shae... Shae avait été différente. Elle menait sa vie et sa foi comme elle l'entendait, mais surtout elle n'avait jamais cherché à dire que Shélyn était mieux qu'une autre, ou que de toute façon la création artistique était supérieur à autre chose. Elle n'avait jamais demandé quoique ce soit de Quoovar, alors que lui lui avait demandé son aide à plusieurs reprises. Et maintenant elle n'était plus. Elle avait trouvé la paix, malgré le sentiment d'œuvre inachevée, et ne voulait pas la quitter. Logique. Dans le même genre de situation, Quoovar ferait pareil.
Mais... Est-ce que son existence après sa mort serait aussi remplie de félicité et de paix que celle de Shae dans les Champs Élysée. Quoovar était un esprit libre. Sans être religieux pour deux sous, il connaissait les principes divins qui s'appliquaient à chaque âme. S'il mourrait dans des conditions normales, son âme rejoindrait la Rivière aux Âmes, pour finir juger de ses actes de mortels par Pharasma et ses serviteurs. Un Dieu aurait ainsi son destin en main. Alors, vu qu'il n'était pas religieux, il y aurait deux possibilités : soit Pharasma le jugerait comme un infidèle et il resterai puni à jamais dans son royaume, soit il irait dans un plan associé avec son comportement d'esprit libre... Probablement les Limbes.
Un frisson parcouru son dos. Il n'était pas sûr de vouloir ça comme destin. À choisir, il préfèrerai la disparition irrémédiable. Mais... Il n'était pas seul. Il avait une mission pour le moment, amener Aemiko à son propre destin. Mais aussi... il regarda le corps de Kelda endormie à ses côtés. Les dieux avaient trouvé un moyen de l'affecter. Quoovar ne se pensait pas suffisamment important pour penser que le lien entre Sekhmet et Kelda avait été planifié pour le cibler lui, mais il ne perdait néanmoins pas l'ironie de la chose : que celle dont il est tombé amoureux soit aussi inextricablement liée à une divinité dont il ignorait tout de ses intentions.

Et ?

Quoovar eut une idée. Celle-ci traversa son esprit et il fut alors certain que les pièces s'agençaient comme elles devaient le faire par logique. Il réveilla doucement la barbare en chuchotant.

« Mon aimée, sors de tes rêves, mais pas trop. J'ai eu une idée. Viens, on va voir Koya, on va avoir besoin d'elle. » Après un instant de réflexion, il indique « Prends tes armes, on ne sait jamais dans cette ville étrangère. »

Avec elle, il alla chercher Koya qui elle aussi dormait. Exposant rapidement son plan, il espère parvenir à la convaincre : si Desna est la déesse des rêves, elle pourrait faire passer un message à Sekhmet, ou au moins tenter d'expliquer cette relation entre la déesse et Kelda. Koya avait été démunie pour cette requête, mais la cité avait deux grandes prêtresses de Desna, peut-être pourraient-elles intercéder favorablement pour démêler ce mystère divin ?

Espérant l'avoir convaincue, il demanda aussi à Shaelelu de les accompagner. Les quatre allèrent alors dans la seconde enceinte. Quoovar restait sur le qui-vive. Il savait que leur petit groupe était espionné, mais il pensait qu'à eux quatre ils seraient suffisamment forts pour résister à un quelconque problème dans la cité.

En espérant qu'ils arrivent sans encombre au temple de Desna, il implora l'acolyte de lui permettre de rencontrer à nouveau les danseuses, ou au moins de pouvoir leur exposer leur problème.

S'ils parviennent au sommet de la colline, Quoovar explique sa requête aux vents.

« Vous ne me connaissez sans doute pas. Et je sais que je suis probablement un infidèle à vos yeux. Et ce serait juste je pense. Mais si je suis ce soir devant vous, à crier aux vents ce qui est dans mon cœur, c'est car mon amie, mon amour, est soumise à une terrible possession. Terrible n'est peut-être pas le mot car nous avons pu communier pour trouver un moyen d'apaiser l'esprit qui l'habite, mais nous sommes sans moyen pour la libérer de cette emprise. D'ailleurs, nous ne savons même pas si cette emprise est une mauvaise chose.
Nous... J'espère que grâce à vos dons et votre proximité avec la Déesse des Sphères, vous pourrez nous éclairer plus avant.
Kelda Helgrimmsdottir ici présente est liée d'une manière inconnue avec la lointaine Déesse Sekhmet, de la non-moins lointaine Osirion. En combat, l'influence de la déesse se fait sentir, et Kelda devient alors une valkyrie vengeresse, mais également meurtrière. Comme la légende de Sekhmet, l'abreuver de sang l'apaise. Mais si elle est mortelle pour ses ennemis, ce n'est pas sans danger pour ses proches. Je peux me défendre, de justesse, mais des innocents pourraient être blessés un jour.
Nous... nous aimerions comprendre les desseins de Sekhmet, ou peut-être rentrer en communication avec elle. Bref, les pauvres mortels que nous sommes cherchons à savoir où aller.
Je vous le demande humblement, à vous les Vents qui accompagnaient les voyageurs que nous sommes et qui viennent de si loin. Accordez-nous la connaissance qui pourrait nous aider à comprendre le sens de ceci.
Je... je paierai le prix s'il le faut. Pour elle. »


Kelda, Shalelu et Koya savent, connaissant Quoovar, que cette demande lui coûte beaucoup : il a toujours considéré que les dieux et les prêtres étaient, au mieux, inutiles, voire carrément nuisibles à la conduite du monde. Le voir mendier ainsi une faveur est quelque chose d'extrêmement inhabituelle venant du demi-drow.

Modifié par un modérateur vendredi 8 mars 2019 20:21:36(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Boadicee  
#130 Envoyé le : dimanche 10 mars 2019 18:02:59(UTC)
Boadicee
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Kelda sortit presque immédiatement du sommeil, avec une vivacité acérée par des années passées à ne dormir que d'un oeil. Même endormie, elle relâchait à peine sa vigilance. Elle n'eut pas le temps de parler avant que Quoovar ne parle, cependant, et devant l'intensité du regard du demi-elfe, elle se contenta d'acquiescer et de récupérer sa hache. Rapidement cuirassée, elle emboita le pas à Quoovar.

Il fut bien moins aisé de réveiller Koya. La vieille prêtresse émergea lentement du sommeil, se frottant les yeux, désorientée. Elle protesta bien un peu devant l'heure et les manières de Quoovar, mais les paroles du demi-elfe malgré tout réussirent à attirer son intérêt. Elle accepta de les accompagner, et alors que la majorité de la cité dormait, ils retournèrent jusqu'au sanctuaire de Desna. Assez étrangement, leur passage suscita une réaction étrange de la part des gardes de la Seconde Enceinte. En les voyant approcher, un des gardes porta la main à son sabre, mais son collègue lui murmura quelque chose et ils purent passer sans encombres.



Musique - Filles de Desna

Le piton des Danseuses des Nuages était désert à cette heure, aucune trace de l'acolyte qu'ils avaient croisé lors de leur premier passage. Sans se laisser démonter, Quoovar mena ses deux compagnes jusqu'au sommet, avant d'adresser son message aux vents. Kelda, qui n'avait pas complètement saisi l'objectif de son amant en la matière, parue...à la fois surprise et intriguée. Elle posa une main sur l'épaule de Quoovar.
« Tu n'as pas besoin de faire cela pour moi, tu sais. J'apprécie, mais c'est une énigme qui... »

La barbare comme Koya sursautèrent, et elle du aider la vieille femme à se stabiliser, lorsqu'un éclair frappa la pointe du piton. Cette fois, les Danseuses étaient vêtues des mêmes robes, mais aussi noire que le ciel nocturne, parsemée de points brillants comme des étoiles.
Elles paraissaient plus...sérieuses, et certainement déterminées.
« Ce n'est pas en notre pouvoir. Nous pouvons en appeler à Desna, mais pas aux autres dieux et esprits. Ce que nous pouvons faire, en revanche, c'est enseigner à cette jeune femme comment faire. Lorsque son lien avec cette...Sekhmet sera suffisamment fort, elle pourra le faire elle même. Mais notre aide à un prix: un saphir de grande valeur, dont nous avons besoin pour certains rituels. »

Purement mécaniquement: un saphir valant 500 pièces d'or.
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Offline Septimus-  
#131 Envoyé le : mardi 2 avril 2019 10:13:59(UTC)
septimus
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28 Lamashan 4716, fin de la nuit et journée

Quoovar
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Extraits 1:6/6;2:4/5;3/3
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Quoovar serra la main de Kelda sur son épaule.
« Je sais bien que je n'ai pas à le faire pour toi. Mais je le fais quand même parce que je le veux. C'est la beauté de notre relation, n'est-ce pas ? »

Quoovar est toutefois déçu de la réponse négative des sœurs jumelles. Mais il regagne espoir quand elles annoncent qu'elles pourraient aider Kelda à résoudre son problème elle-même. C'était même encore mieux : il n'aimait pas du tout avoir une dette envers un culte, quelqu'il soit, et savoir que, au final, ce serait Kelda qui le ferait "comme une grande" lui enlevait une grosse épine de culpabilité. Mais il était trop poli pour le faire remarquer aux sœurs. Après tout, elles acceptaient de les aider.

« Merci bien. Je suis sûr que Kelda sera enchantée de pouvoir approfondir ce mystère grâce à vos conseils. Je vais aller chercher ce saphir quand les magasins auront ouvert et nous reviendrons dès que possible vers vous. Encore merci. »

Tout sourire, Quoovar rentra en ville avec les autres, et se mit en quête d'un saphir d'une valeur approprié dès que possible en ville. Écoutant ses propres conseils, il avait demandé à Kelda, et à qui le voulait, s'ils voulaient l'accompagner faire ses achats.



Pour passer le temps, et vu qu'il avait un besoin très limité de sommeil, Quoovar se relança dans la lecture du livre de formule de Saemund. Outre les formules, il contenait plusieurs de ses recherches. Il semblait qu'elle avait été obsédée par le pouvoir des objets. L'alchimie était, de son point de vue, une forme limitée d'application de fondements magiques s'appliquant à l'ensemble des objets, et pas seulement les réactifs chimiques. Ses recherches s'étalaient sur plusieurs dizaines de pages, sous la forme d'un journal d'expériences, toute ratée. Il semblait que même si la théorie était juste, et Quoovar avait le sentiment qu'elle l'était malgré qu'il ne soit pas lui-même un grand expert il avait quelques bases. Toutefois, pour passer à l'étape suivante, l'application pratique, Saemund manquait de clefs.
Selon son journal d'expérience, pour pouvoir utiliser la magie des objets comme elle l'appelait, il fallait ouvrir son esprit pour réveiller "l'esprit", le Ki, des objets. Tous les objets avaient un Ki, mais même en théorie seuls certains étaient suffisamment chargés pour pouvoir être utiles pour activer une telle magique. D'après ses dernières conclusions, il fallait des objets avec un historique chargée, une sorte de mémoire physique, ou un objet dont le propriétaire a subit un traumatisme, ou une expérience émotionnelle intense. Elle conclut que le Tian, avec sa tradition des Kamis s'éveillant spontanément à partir d'objet, devait regorger d'objets suffisamment chargés. Les fameux Tsukumogami, "esprit de 99 ans" en tian mot à mot, était une légende du folklore Tian où les objets parvenants à 100 ans d'existence s'éveillait spontanément à la conscience. Bien sûr, c'est une simple légende, mais comme Quoovar le savait bien, les légendes avaient bien souvent un fond de vérité. Qui plus est, une simple croyance, dans un univers où les divinités se créaient parfois d'une simple croyance, était une force majeure pour qu'elle s'auto-réalise. Par bien des côtés, Quoovar avait l'intuition que Saemund était sur quelque chose de très profond. Quoovar haïssait Saemund, mais il devait reconnaître le fondement réel de ses théories et de la validité scientifique de sa démarche.
Qui plus est, cette théorie rappelait certains de ses vieux souvenirs, de quand il était encore un enfant, un esclave dévoué à ses maîtres. Rien que pour survivre, Quoovar avait dû assimiler une large quantité de connaissance, en particulier sur les objets après avoir été racheté à ses maîtres drows par un marchand. Parmi ces connaissances, il y avait une tradition récurrente dans les Terres Sombres. Les Terres Sombres forment une sorte de monde parallèle sous la surface et la lumière du Soleil, mais il y a des choses qui sont plus ou moins constantes : l'influence permanente de la magie sous toutes ses formes. Souvent corruptrice, comme l'atteste par exemple l'adaptation des drows depuis leurs ancêtres elfes, la magie est partout. Elle affecte la terre, les vivants, et donc par extension les objets qui y résident, mais aussi les esprits. Bien que rare, la magie de l'esprit, souvent appelé magie psychique, est beaucoup plus commune dans les Terres Sombres qu'à la surface où elle est à peine connue. De même, la nature passionnée des elfes, même si elle est dépravée pour les drows, en font également une race plus susceptible de développer certains talents dans cette magie.
Quoovar avait cherché longtemps à refuter son héritage drow. En particulier, ses années passées avec Shalelu avaient beaucoup joué pour rapprocher Quoovar de son héritage "elfique" plus que "elfique noir". Mais en cette occasion, il devrait peut-être faire appel aux deux : son expérience de contact direct avec la magie pernicieuse des Terres Sombres, mais aussi son héritage elfique, aussi lointain soit-il. Quoovar était un demi-elfe, et seule une partie de lui était elfique, et encore pouvait-on plus raisonnablement dire qu'il était plus un demi-drow qu'un demi-elfe. Mais pour lui, c'était un tout : aussi dépravés soient-ils, les drows étaient des elfes, quand bien même les elfes et les drows voient cette vérité comme offensante. Quoovar, au contact prolongé des deux peuples et cultures, voyait maintenant le lien entre les deux : l'adaptabilité à l'environnement et la passion de leurs sentiments. Dans l'environnement hostile des Terres Sombres, la perversion des ancêtres des drows étaient, au final, une évidence. Mais les racines étaient identiques. Ainsi, le don naturel des elfes pour la magie, ou plutôt pour les magies, était une constante. Une constante dont, au final, lui aussi héritait.
Réfléchissant sur sa propre nature, en plongeant dans une séance d'introspection, il vit qu'il pouvait sciemment, du fait de sa rationalité immense, choisir quels aspects de ses héritages multiples il voudrait garder. Il voyait le puit de passion sans fin des elfes, leur adaptation aux pressions extérieurs, la disposition des drows à la magie de l'esprit, mais il voyait aussi l'énergie et le plein de vie de son héritage humain qu'il n'avait jamais vu. Cet heureux mélange. Enfin, ce mélange qu'il voit maintenant comme heureux, une sorte de révélation intérieur sur son propre être.
Il se vit capable d'ajuster ainsi son propre esprit. Pouvoir s'ouvrir au flux des pensées, de la logique mais aussi des émotions. Côté émotion, Quoovar n'avait jamais été un grand émotif. Mais cela avait récemment changé. Kelda, la brusque et direct Ulfèn, était arrivé dans sa vie, et dans son cœur, comme le météore de l'Âge des Ténèbres, chamboulant tout ce qu'il pensait définitif et établi.
Quoovar avait une révélation, il sentait que les théories de Saemund étaient valides. Il sentait aussi qu'il avait les capacités, que ça soit par ses héritages diverses, son intelligence mais aussi son parcours affectif, d'utiliser une telle magie. Il lui manquait une chose. La même qui avait manqué à Saemund également : un objet suffisamment chargé d'histoire ou d'empreinte émotionnelle qu'il pourrait en tirer des pouvoirs psychiques.

Quoovar eut une autre intuition : il devait trouver un objet qui était important pour son porteur, au point que l'esprit du propriétaire y pose une empreinte importante. D'une certaine manière, il en tenait un : le livre à formule de Saemund. Elle avait passé peut-être des années à faire ses recherches, ses théories, ses plans. Elle y avait placé ses espoirs, ses frustrations, ses processus mentaux. Quoovar tenta d'ouvrir son esprit envers le grimoire qu'il tenait entre les mains. Il ne reçu rien en retour. Il s'en était douté, mais il sentait qu'il pourrait essayer différemment. Quoovar, en pleine conscience, changea de train de pensées, encore et encore. Comme un œil sensible à une seule couleur de l'arc en ciel qui regarderait un prisme, il essayait de trouver la bonne couleur de son esprit. Soudain, en un instant, il trouva la bonne couleur. Vert. Quoovar se concentra sur le vert. Rempli de vert son esprit, à la fois sa mémoire du vert (des forêts, des plaines herbeuses), son esprit conscient écrivant vert dans tous les langages qu'il connaissait, mais aussi son cœur se souvenant de l'impression sentimentale de la couverture verte quand il étreignit physiquement Kelda. Par ce subtil mélange, il sentit le livre, le livre même, réagir. Celui-ci s'ouvrit, résonnant dans l'esprit de Quoovar. Un puit de connaissance, de magie lié à l'ouverture des sens et des esprits. Quoovar avait trouvé. Il tenait en main un instrument de pouvoir psychique. Un instrument capable d'ouvrir la magie de Divination.

Quoovar sourit. Il avait réussi. Il avait réussi là où sa Némésis, Saemund, avait échoué. Il savourait aussi l'ironie de sa découverte : Saemund avait cherché sa vie durant quelque chose qu'elle avait au final elle-même créé.
Quoovar se dit aussi que de tels instruments pourraient aussi être trouvés dans la ville. Se levant, il s'équipa rapidement. Il partait en chasse non seulement pour un saphir de bonne taille, mais aussi pour des objets avec un historique chargé.



Quoovar déambulait dans les rues, allant d'étals en étals. Manipulant rapidement certains objets pourtant très communs. Trouver le saphir n'avait pas été très compliqué : avec une bourse suffisamment remplie, ce genre d'achat ne posait pas souvent problème. Mais il chinait depuis des heures et n'avait toujours pas trouvé ce qu'il cherchait... Kelda, à côté de lui et à laquelle il n'avait pas voulu pour le moment expliquer ce qu'il cherchait, commençait à fulminer. Elle décida de changer de quartier et de, au moins, voir des choses qui intéresseraient, elle. Quoovar, bon gré mal gré, l'accompagna donc aux marchands d'armes et armures. Kelda cherchait une armure plus confortable, et peut-être plus "couleur locale". Quoovar l'accompagnait et la conseillait. Jusqu'au moment où il vu un ensemble qui faisait tâche dans les étals. Un riche marchant avait un ensemble bien étrange : une cuirasse en mithril de facture naine, une longue épée en adamantium de facture elfe et une targe étrange que Quoovar reconnu instantanément: une targe en mithril drow aux compartiments à poison dissimulés. Bluffant le marchand et faisant le difficile, Quoovar étudia cet ensemble. Leur histoire devait être particulière : très probablement un elfe s'aventura un peu trop dans les Terres Sombres et dont l'équipement tomba dans les mains d'un combattant drow. Utilisant ses nouvelles découvertes, Quoovar chercha si ces objets avaient une résonance particulière. Comme il le pensait, la targe résonnait de pouvoirs protecteurs, ouvrant l'Abjuration, utilisant la couleur mentale blanche. L'épée, quant à elle, résonnait d'un pouvoir étrange, métamorphe et mouvant, ouvrant la voie de la Transmutation via la couleur marron. L'armure, à la déception de Quoovar, n'avait aucune résonance.
Pourtant, il y avait quelque chose de plus. L'impression donnée par la targe et l'épée était sensiblement différente que celle du livre à formule. Les deux semblaient communiquer d'une manière que Quoovar ne comprenait pas très bien. Il lui semblait que le bouclier et l'épée allait de pair, comme une sorte de couple. Pourtant, l'épée était une longue épée qu'il serait quasiment impossible de manier avec un bouclier : vouloir utiliser l'un empêcherait d'utiliser l'autre. Pourtant, Quoovar sentait que les deux allaient ensemble, que leurs pouvoirs formaient plus que la somme de leurs pouvoirs respectifs, comme si un puissant et légendaire guerrier avait utilisé cette paire dans des exploits suffisamment importants pour marquer les objets.
Négociant rapidement, Quoovar obtint un bon prix sur les trois objets, quand bien même ces objets n'étaient pas des objets avec lesquels il était familier.
Quoovar se tint donc devant un dilemme : pour utiliser ces objets, il lui faudrait changer totalement de profession. Il devait abandonner ses formules et sa formation initiale. Mais Quoovar pensait que c'était naturel pour lui : il pensait désormais que son trop-plein de rationalité et ses petites formules limitées en alchimie, quoiqu'exceptionnels, devaient laisser place à quelque chose de nouveau, peut-être plus martial. Mais Kelda serait sans doute contente d'avoir à ses côtés un compagnon maniant enfin une "vraie" arme de combattant, et pas un mince fil de fer, quand bien même elle avait accepté que sa maîtrise de la rapière n'était plus à prouver. Il caressa le fil aiguisé et tranchant comme jamais de sa nouvelle lame. Il lui faudrait beaucoup s'entrainer, et aussi demander à Hibana si elle pouvait faire quelque chose pour en améliorer les enchantements, mais son choix était fait : au revoir l'alchimie, et bonjour la magie psychique...



Plus tard, Quoovar et Kelda, et peut-être si elles veulent venir Shalelu et Koya, retournent au temple de Desna apporter le saphir acheté par Quoovar, pour voir si les jumelles peuvent effectivement aider Kelda à avancer dans son voyage avec Sekhmet.

« Bonjour à nouveau. Comme vous l'avez demandé, nous sommes de retour avec la gemme qui vous était nécessaire. Pouvez vous donc accepter ma requête et aider Kelda ? S'il vous plait. »
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#132 Envoyé le : mercredi 3 avril 2019 21:28:52(UTC)
Boadicee
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Kelda sourit largement à la réponse de Quoovar, et lui planta un baiser sur le front, profitant de sa haute taille.
« Tu as raison! De toutes façons, je te connais suffisamment pour savoir que même si j'essayais de te convaincre du contraire, tu ne m'écouterais pas de toutes façons. Alors allons y! »



Musique - Filles de Desna


De retour au sommet du piton, les deux Danseuses des Nuages leur faisait à nouveau face. Ensembles, elles saisirent le saphir pour l'observer attentivement, avant de hocher la tête dans un bel ensemble.
Nous acceptons cette offrande, et votre requête. Approchez, jeune fille.

Kelda, hésitant un peu, s'approcha d'un pas. Comme mue par un instinct religieux, elle retira le baudrier auquel était accroché son immense hache de bataille, et le confia à Quoovar. Les deux Danseuses lui firent signe de s'approcher plus encore, et l'une d'entre elle tourna autour de la guerrière Ulfen, les deux femmes tourbillonant dans une danse qui désorientait même Quoovar, de l'extérieur. Les Danseuse se mirent à murmurer.
« Ferme les yeux... »
« Inspire profondément... »
« Ecoute le murmure du vent et son souffle sur ta peau... »
« Expire, à présent... »
« Focalise tes pensées sur le lien qui t'unit à ta déesse. »
« Inspire à nouveau... »
« Et demande lui une réponse. »
« Mets-y tout ton coeur... »
« Toute ton âme... »
« Tout ce que tu es... »
« Et si elle le souhaite, elle te répondra. »

Kelda, fermant les yeux et suivant les paroles des deux prêtresses, dont la danse commençait à faire tournoyer les nuages au dessus d'elles, se concentra visiblement. Soudain, sa peau se couvrit de veines métallique, comme si de l'acier coulait sous sa peau. Elle expira, laissant ce phénomène surnaturel se dissiper lentement. Elle rouvrit les yeux, et pendant une seconde, Quoovar aurait pu jurer que ses pupilles étaient verticales, comme celle d'un félin. Mais elle recouvra rapidement son contrôle, balbutiant.
« Je...je l'ai senti. Je n'ai pas encore réussi à l'atteindre, mais...j'y suis presque. A un cheveu. »
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#133 Envoyé le : mercredi 10 avril 2019 14:09:27(UTC)
septimus
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29 Lamashan 4716, fin de journée

Quoovar
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Extraits 1:6/6;2:4/5;3/3
Insp:9/9 ; Pana 6/6

73 / 73


Quoovar est content pour Kelda. Même si cette sorte de communion n'est pas quelque chose qu'il encourage car il refuse la main-mise du divin sur la vie des mortelles, il sait aussi que Kelda sera mieux formée et préparée si elle embrasse ce chemin, plutôt que de tenter de lutter contre. Il sait pertinemment que ses souhaits et désirs ne sont que quantité négligeable pour ces puissances. Autant rester pragmatique là-dessus.

« Je savais que tu y arriverais Kelda. Je pense qu'il faut maintenant que tu t'entraines, à la fois pour garder le contrôle sur ce lien, mais aussi pour pouvoir en retirer un plus grand pouvoir.
Mesdames, tout d'abord merci pour votre aide. Puis-je vous demander ce que vous pensez de la nature du lien entre cette déesse et Kelda ? Ce n'est manifestement pas un lien de prêtrise, mais si nous voulons explorer la nature de ce lien, y poser un nom nous permettrait peut-être de continuer cette quête quand nous serons partie de la cité. »
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#134 Envoyé le : mercredi 10 avril 2019 16:10:47(UTC)
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Quoovar avait un don pour poser les questions les plus délicates...cette dernière laissa les deux Danseuses des Nuages assez perplexe, pendant quelques instants. Finalement, l'une d'elle finit par s'essayer à une réponse.
« C'est...inhabituel, en effet. D'ordinaire, les dieux accordent une partie de leur puissance à ceux qui font appel à eux, généralement en fonction de leurs dévotion, de leur expertise et de l'intensité de leur foi. Mais il existe bien d'autres formes de magie divine, comme celle des druides et des shamanes qui coexistent et communient avec les esprits et les divinités de la nature.

Enfin, et nous pensons que c'est le cas de votre amie...les dieux et autres entités surnaturelles parfois choisissent un individu auxquel ils confient une étincelle de pouvoir divin. Pourquoi, nous ne pouvons répondre à cette question. Mais ça n'est certainement pas par hasard. »
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#135 Envoyé le : vendredi 3 avril 2020 18:27:51(UTC)
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21 Kuthona 4716 - Sources des Esprits, Forêt des Esprits
Musique - Esprits de la Forêt


Alors que les autres caravaniers s'employaient à démonter le campement, et que Yogo, Amaya et Aloïs étaient en grande discussion à propos des ailes de ce dernier, Quoovar avait choisi de s'isoler un peu à l'écart pour entreprendre ses tentatives de divination. Kelda avait offert de l'aider, mais c'était une tâche qu'il ne pouvait accomplir que seul.

Quoovar se concentra, gardant en tête autant que possible la description que les kami lui avaient faite de chacune des armes impériales de Minkai, en commençant par Yamatora, le Faucheur de montagne, un tetsubo. Sa vision se troubla, et il fut soudainement saisi par un sentiment écrasant de vertige, alors que le sol semblait se dérouler sous ses pieds. Lorsque la vision lui revint, il plongeait à travers les nuages, droit vers les contreforts d'une chaîne de montagne enneigées, vers une forteresse bâtie sur un piton rocheux surplombant les collines des contreforts. Passant à travers les toitures et les salles de la forteresse, trop vite pour vraiment repérer les lieux, il parvint au coeur du château. Yamatora était bien là, reposant sur un montant de fer soigneusement forgé et dans lequel des tigres grimaçants étaient ciselé. Le reliquaire était au centre d'une grande pièce dont Quoovar ne pouvait pas voir les angles, mais l'arme était clairement en position centrale, sa poignée de bois sombre ornée de fourrure de tigre. Les lieux paraissaient occupé, la forteresse était sans doute occupée.

Ensuite, Quoovar s'efforça de repérer les Vent de l'Est et Vent du Nord, les deux éventails de la famille Sugimatu. Une nouvelle fois, il eut l'impression que le sol se dérobait sous lui alors qu'il chutait de nouveau vers des montagnes recouvertes de neige...mais cette fois, nulle trace de civilisation, simplement les pentes neigeuses d'un pic rocheux, lacérée de coulées noires de lave refroidie. Avant d'avoir le temps de s'attarder, Quoovar se retrouva emporter à travers les strates rocheuses et les cavernes illuminées de lumière ambrées, jusqu'à ce qui ressemblait à un amas de cristaux de quartz et de veines métalliques, un énorme amas de richesse concentrée au même endroit, et parsemé d'objets divers et variés...au milieu de ce trésor se trouvait, encastrés dans un bloc de verre, les deux éventails, déployés pour révéler les motifs représentant les nuages de mousson et les vents de l'hiver.

Enfin, en cherchant les traces de l'Etreinte de Kamikiri-hime, Quoovar se trouva à nouveau en chute libre, cette fois droit vers les eaux écumantes de l'océan, à quelque distance de la côte, assez proche pour voir une grande cité avant que la vision de l'emporte droit vers les vagues, à travers les eaux de l'océan...et jusqu'aux ruines d'une cité engloutie. Là, dans la carcasse d'une jonque envahie par les algues, reposaient les deux kama, dans les mains crispées par la mort d'un squelette.
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#136 Envoyé le : lundi 6 avril 2020 14:08:08(UTC)
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Quoovar n'était pas un fin connaisseur de la géographie et de l'histoire de Minkai...du moins, c'était le cas avant de devoir peupler les longues soirées pendant la traversée de la Couronne du monde, des steppes de Hongal et de la Forêt des Esprits en conversant avec Kurimi et Yogo.

Le plus difficile à identifier fut la forteresse où se trouvait le tetsubo, Yamatora, et il du se fier à l'orientation du soleil et du paysage ainsi qu'à la nature des collines et des montagnes pour essayer de l'identifier, et il lui fallu plusieurs heures de concentration sur le moindre détail pour être sûr de lui. Il devait sans doute s'agir de l'ancien siège du clan Teikoku, plus récemment repris par la famille Onoe; la forteresse de Yamatetsu, dans les contreforts montagneux de la province d'Hiyosai.

Les cavernes volcaniques n'étaient pas aussi facile à localiser précisément, mais il pensait savoir de quoi il s'agissait. De nombreuses histoires et légendes de Minkai parlaient des Trois Frères de Feu, trois volcans parsemant la péninsule qui seraient l'entée d'accès au monde souterrain, et le siège d'immenses richesses...mais également habitée par des dragons. A en juger par les montagnes alentours, il devait s'agir de cavernes sous le Mont Kazunan, a proximité du golfe de Ningyo.

Enfin, la cité submergée ne pouvait correspondre qu'à un seul endroit: Sangoshi, une cité ayant sombré sous les flots après un tremblement de terre, au large de la côte d'Hiyosai, et depuis le site de nombreux naufrages. Mais plus inquiétant, d'après les rumeurs, elle était aussi infestée de monstruosités marines attaquant les navires de passage, pirates opérant depuis le fond des mers...qui heureusement ne devait pas être très profond à cet endroit là, mais tout de même.
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Offline UrShulgi  
#137 Envoyé le : samedi 13 juin 2020 13:28:28(UTC)
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23 Kuthona 4716 - Sur les routes en direction de Hiyosai
Musique - Dans les bois de Minkai


Yogo profite qu'Aloïs soit occupé avec leur plus récente addition dans le campement pour approcher par étape son cheval de Quoovar, se mettant à son niveau, sans dire un moment pendant assez longtemps pour chacun se fasse à la présence de l'autre, peu habitués qu'ils étaient à la longue proximité.


« Je ne suis pas davantage friand que toi de ces ajouts tardifs dans nos effectifs. Mais pour gagner cette guerre, nous n'y couperons, et je préfère, actuellement, avoir un potentiel ennemi proche de nous que dans l'inconnu des bois.
Je sens que mon pouvoir revient. D'ici quelques jours, peut-être quelques semaines, je serai à nouveau capable de faire revenir une âme dans son corps. C'est aussi pour cela que je suis moins inquiet.

Mais ... je pense que nous devrions parler protections. Cette caravane me paraît plus exposée que nécessaire, même sans tomber dans la paranoïa. Paranoïa somme toute salutaire dans un monde entouré d'ennemis. »

Modifié par un modérateur dimanche 14 juin 2020 00:19:30(UTC)  | Raison: Non indiquée

Qui sème le vent ... est déjà d'un bon niveau.
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Offline Septimus  
#138 Envoyé le : lundi 15 juin 2020 11:36:31(UTC)
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Quoovar
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96 / 96


Quoovar fut quelque peu surpris de la tentative de rapprochement de Yogo. Pendant longtemps, le demi-drow est resté soupçonneux du samsaran. Il avait ensuite deviner lors de leur exploration de la pagode de l'Oni pourquoi le samsaran était si réservé, et aussi ce qui le motivait dans cette vie. Alors Quoovar avait accepté le samsaran pour l'être sur le chemin de la rédemption qu'il était. Quoovar ne cachait pas ses penchants paranoïaques, en particulier pour ses compagnons. À vrai dire, Quoovar voyait cette paranoïa avec un œil bienveillant : c'est elle qui l'avait maintenu en vie bien des fois, et il s'y était fait une raison.
Quoovar répondit en chuchotant.

« Être paranoïaque sauve la vie. Quand on a des ennemis puissants, je vois cela comme un mal nécessaire. Je ne pense pas que j'irais saper cette paranoïa. Oui, la caravane est trop exposée. J'avais proposé de ne partir qu'à moins de 10 des Hongal. Mais certains faibles ne voulaient pas rester en arrière. Je peux comprendre, car je serais aussi vexé si je voulais faire partie de cette expédition et qu'on me demanderait de rester en arrière. Mais c'est comme ça. Je ne pense pas qu'on puisse éviter que certains membres de la caravane meurent à court terme. Mais c'est leur choix : je respecte ça.
En terme de protection, je peux dissimuler le camp via un sort pendant une journée, mais il faut que je sois là pour renouveler la protection, et il faut aussi qu'on parte en mission. Je suppose que c'est similaire pour tes pouvoirs : on ne peut protéger et la caravane, et Ameiko et partir en mission en même temps. Il faut faire des choix. Ameiko sait se défendre et elle a des gardes du corps efficace. Elle manque probablement de défense magique, mais les mages de protection disponibles ne courent pas les rues et les chemins de forêts. Il faudrait peut-être voir pour demander à un puissant kami de surveiller cela. Serait-ce dans tes cordes ? Ton familier pourrait intercéder, non ?
Sinon, pour la caravane, l'excuse de la caravane marchande, rester incognito autant que possible, est probablement la meilleure solution. Mais ça ne durera qu'un temps : sous peu, les Cinq Tempêtes auront vent qu'Ameiko voyage dans une caravane marchande varisienne, et elles seront inspectées, chassées et détruites quand la nouvelle se répandra. À ce moment-là, il faudra soit passer dans la résistance cachées si nous n'avons pas pu trouver de soutiens locaux, soit se déclarer au grand jour.
Mais je ne vois pas comment faire pour éviter que la catastrophe arrive. Pour moi, la question n'est pas si elle va arriver, mais quand, et si on aura la chance d'être là pour éviter un bain de sang de nos compagnons... »
Offline septimus  
#139 Envoyé le : vendredi 18 juin 2021 17:11:12(UTC)
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Avant de partir en petit comité pour l'assaut risqué sur Eien no Nenshô, Quoovar avait du mal à rester en place ou à trouver un moment pour se reposer. Son esprit vagabondait encore une fois sur les multiples futurs mais, pour une fois, il ne pensait pas au moment présent ou le futur immédiat mais il pensait davantage au futur plus lointain. Il s'était rarement posé la question du après cette mission pour remettre Ameiko sur son trône héréditaire (et surtout pour libérer le peuple d'un tyrannie maléfique), mais c'était le sujet de ses réflexions du moment. Il décida d'aller voir Ameiko pour avoir un entretien en privé. Non pas qu'il ait des secrets pour le reste de la caravane mais c'était un sujet personnel qu'il voulait aborder avec elle.

Il connaissait bien les gardes d'Ameiko, pour avoir croiser le fer avec elles contre leurs ennemis de nombreuses fois. Ils avaient risqué leurs vies ensemble, s'étaient sauvés tout autant de fois. Il avait confiance en elle, et elles avaient confiance en elles. Il demanda un entretient en privé. Autant Kuro que Kurimi savaient qu'elles pouvaient avoir une confiance absolu dans le demi-elfe qui ne payait pourtant pas de mine. Quoovar avait une ascendance assez obscure, sans jeu de mot, mais il s'en était ouvert à la caravane et elles savaient qu'il était probablement la personne de la caravane qui pourrait repérer une menace pour l'Impératrice avant tout le monde. Il salua Ameiko et sa mine grave lui fit comprendre que c'était assez sérieux. Quoovar, même s'il avait beaucoup changé depuis ce jour de printemps, il y a presque un an, où il avait débarqué dans la taverne de la future Impératrice, alors simple tenancière d'un taverne dans une ville totalement secondaire d'un pays que beaucoup de puissances dans le monde ne considéraient même pas comme un pays, encore moins comme une menace. Mais s'il était devenu plus bavard, plus amical, il avait toujours du mal à parler de ses sentiments. Par bien des côtés, il préférait combattre des onis la lame au vent plutôt que de s'ouvrir un peu vis à vis de ses sentiments. Pourtant, à la veille d'une des missions les plus risquées qu'il eut pu entreprendre ces derniers mois (prendre d’assaut à 5 une forteresse ennemie contenant des centaines de soldats), il fallait bien qu'il s'ouvre un peu. Il soupira. Commença à parler, mais s'arrêta avant d'avoir émis un son. Il soupira à nouveau, évitant le regard de la jeune fille qu'il sentait à la fois amusée et curieuse. En varisien, une langue que peu même dans la caravane parlait autour de lui, il réussit à prendre la parole...

« Ameiko, je voudrais te parler d'une chose. Pas de l'attaque. Je pense qu'on a un bon plan, et surtout une bonne équipe, pour y arriver. Même pas du après la forteresse en fait. Mais... je voudrais te parler du après après. Je sais que c'est loin. Je sais aussi que tu n'y a pas trop réfléchis non plus. Par certains côtés, on est assez proches, réagissant et s'adaptant à la situation pour le mieux. Mais je voudrais qu'on parle de l'hypothèse, de plus en plus probable, que tu deviennes Impératrice sur le Trône de Jade, que tu diriges le Minkai. J'ai confiance en toi. Je sais que tu feras une bonne dirigeante, aimante, proche du peuple, et aussi que tu mettras un bon coup de pied dans certaines traditions rétrogrades qui sont trop prégnantes dans la région. Mais ce n'est pas de ça dont je voudrais te parler. C'est... pour mon cas. Je voudrais savoir si tu avais une idée précise sur ce que je pourrais faire par la suite. Tu auras une cour, des aides, des gardes, des conseillers, tout ce qui fait que je ne t'envierai pas ta future vie pour être honnête. Mais je me demandais où je me situerai dans tout cela. Je ne pense pas souvent à mon propre futur, surtout aussi lointain et hypothétique, mais je me suis rendu compte que je n'avais pas vraiment de plan. Juste des envies.
J'ai envie de rester à tes côtés, m'assurer comme je le fais depuis des mois que tu restes en vie pour pouvoir diriger et changer le Minkai.
J'ai aussi et surtout envie de rester aux côtés de Kelda. Je ne lui en ai pas encore parlé (j'irais après notre discussion), mais je doute qu'elle soit à l'aise dans le Minkai : en tant que femme, même soldate, et en tant qu'étrangère, je ne sais pas si elle trouvera sa place ici. Elle risque de vouloir rentrer dans son pays, vouloir revendiquer la stature qui serait due à une guerrière comme elle là-bas. Si elle veut partir, je partirai avec elle Ameiko.
Mais j'ai envie de savoir si tu vois un moyen de concilier les deux. Où, et comment, je pourrais t'être le plus utile ? Pour le moment, je suis le plus utile pour toi et ta cause en risquant ma vie en m'infiltrant chez l'ennemi et les en combattant. Et ça n'est pas fini encore avant de nombreuses semaines, si tant est qu'on y arrive à la fin.

Mais voilà, quels sont tes plans pour après notre victoire définitive. En as-tu seulement ? Ou comme moi tu te laisses porter par le moment ? »
demande très sérieusement le demi-drow à la future impératrice (il est l'un des rares à systématiquement la tutoyer quand il s'adresse à elle, ce qui fait jaser chez les tians).



Avant d'aller voir Kelda et passer son dernier repos avec elle avant de partir attaquer Eien no Nenshô, Quoovar se mit en "chasse". Il cherchait celle qu'il serait sûr de trouver à l'extérieur du camp. Comme lui, elle avait du mal à rester dans le groupe, quand bien même elle en était pleinement partie. Il cherchait Shalelu. C'était une sorte de jeu entre eux : l'un cherchait l'autre. Autant doué l'un que l'autre à dissimuler leurs traces qu'à les trouver, Shalelu lui avait appris tout ce qu'elle savait sur le sujet. Pendant des années, il n'avait été qu'un élève doué. Mais après toutes ces aventures, tous ces dangers, Quoovar avait grandi en pouvoir. Il était devenu quasiment indétectable, le pas léger et agile, mais l'elfe parvenait parfois à le tracer. Par contre, ses sens étaient tellement aiguisés que jamais plus Shalelu parvenait à le perdre. Mais ce soir était différent : Shalelu partait avec leur petit groupe et, quand le danger approchait, il savait qu'elle avait besoin de s'isoler, comme pour communier avec la nature, dans la solitude. D'habitude, Quoovar respectait cette envie de solitude, mais ce soir Quoovar allait risquer sa vie et il voulait parler avec Shalelu. Il se mit donc au travail, et parvint au bout d'un moment à retrouver la trace de l'elfe. Il put s'approcher d'elle relativement prêt, mais quand elle se tourna vers lui avec une flèche déjà encochée, il arrêta de se cacher et se montra, tout sourire, les mains en l'air. En elfique, il commença à parler tout en s'approchant. Quand bien même l'elfique était leur langue natale à tous les deux, Quoovar avait des tournures de phrase héritées de son passé chez les drows qui faisaient parfois sourire l'elfe, quand elle ne le rabrouait pas sur son vocabulaire involontairement irrespectueux.

« Bonsoir sœurette. Je voulais te parler. Par vraiment pour tout à l'heure, mais en général. On approche de la fin, et même si c'est loin d'être gagné, mais je voulais prendre cette opportunité pour, encore, te remercier. Sans toi, tes leçons, tes encouragements, je ne serais pas parti avec Shae, Solomyia, Kuro et Hibana. Je n'aurais pas rejoins la caravane. Je n'aurais pas tant appris sur les autres et sur moi-même. Et surtout je n'aurais pas trouvé ce que je n'avais jamais cherché ni jamais espéré avoir : l'amour. Vraiment, je ne sais pas ce que j'aurais fait, voire même survécu, sans toi.
Je sais que je te l'ai dit souvent, mais merci. Je me demandais : y a-t-il quelque chose que je pourrais faire pour toi ? Que je puisse moi aussi t'aider comme tu m'as aidé ? »




Après ces discussions, Quoovar rentra dans sa tente pour retrouver Kelda. Il était trop soucieux, et quelque peu excité il se devait de l'avouer, par l'attaque qu'il allait mener avec elle. Il n'arriverait probablement pas à trouver le sommeil, que ce soit avec ou sans la magie de l'anneau qui l'empêchait de ressentir la faim. Sans bruit, il s'allongea à côté d'elle, la regardant, la contemplant. Il hésitait à perturber son sommeil mais il voulait lui parler. Il avait appris, depuis toutes ses semaines où ils partageaient leurs couches, comment la réveiller sans qu'elle se mette à tournoyer sa hache de bataille pour décapiter d'éventuels agresseurs. Il posa sa main sur sa hache qui n'était jamais loin. Puis posa son autre main sur son bras opposé à son bras d'arme. Il souffla alors en même temps :

« Kelda, c'est moi. Réveille-toi s'il te plait. »
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#140 Envoyé le : samedi 19 juin 2021 12:11:54(UTC)
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Trouver Ameiko ne fut pas bien difficile. L'impératrice n'avait pas tant que cela changé ses habitudes, et Quoovar la trouva en train de croiser le fer avec Kurimi ET Kuro. Et il devait bien admettre, malgré son style...Peu orthodoxe, Ameiko savait y faire. Il n'avait encore jamais vu quelqu'un arrêter une lame avec un éventail...

Les deux samouraï se retirèrent à son arrivée, et Ameiko, encore trempée de sueur, l'écouta avec attention malgré tout. Sa capacité à bondir d'action en réflexion était remarquable...et elle pris un instant de réflexion pour peser sa réponse.
« Avant toute chose...j'apprécie que tu viennes m'en parler, mais si tu ignores dans quelle direction vont les choses, ne devrais tu pas en parler avant tout avec Kelda? »

Un sourire fatigué naquit sur le visage d'Ameiko.
« Et crois moi, je ne pense qu'à ça! Enfin, presque, je ne suis pas sur le Trône de Jade pour l'instant. Mais je ne peux pas ignorer que si nous sommes arrivés jusqu'ici, j'ai de bonne chance de réussir. Et...Quoovar. Tu es l'une des personnes en qui j'ai le plus confiance, presque plus que moi même, et presqu'autant qu'en Amaya. Si tu souhaites rester à mes côtés, je serais plus que ravie. Mais je comprends également que la vie à Minkai ne te conviendra peut être pas. De même pour ta chère et tendre - je ne suis pas sûre que l'expression soit appropriée pour Kelda - et je ne t'en voudrais pas si tu préfères partir.

Quand à combiner les deux...Minkai aura besoin de sortir de son marasme. Et ca passe par rompre son isolation. Si Kelda souhaite rentrer chez elle et que tu veux l'accompagner, que dirais tu de devenir ambassadeur de la Cour Impériale auprès des Rois Linnorms? Kelda serait chez elle, et il faudra rétablir les routes commerciales avec Avistan.

De mon côté...difficile de faire des plans précis sans connaître l'état de l'Empire. Mais Minkai va mal, c'est évident. Il faut que je remette le pays sur le bon chemin. Et que j'aide son peuple. Et ça passe entre autre par cesser de nous isoler et de nous comporter comme si le monde extérieur n'existait pas. »






Shalelu était à l'écart, sur une vire enneigée, observant pensivement la lointaine silhouette de la forteresse. Elle se concentrait, Quoovar le savait, mais elle n'était pas inattentive pour autant, et elle le repéra avant qu'il ne se manifeste.
« Bonsoir Quoovar...qu'est ce qui t'amène...? »

Comme elle savait le faire, Shalelu se tue, laissant Quoovar trouver ses mots, silencieuse mais attentive. Mais le sourire qui se fit jour sur le visage de l'elfe ne trompait pas.
« Quoovar...et bien...je t'en prie. Je suis convaincue que tu ne me dois pas de remerciement...mais j'apprécie le sentiment. Et avant tout: tu dois tout cela à tes efforts, bien plus qu'à tout ce que j'aurais pu faire. Je n'ai fais que te donner une impulsion dans la bonne direction pour que tu ne gâches pas ton potentiel.

D'ailleurs, je te dois moi aussi des remerciements. Sans toi, nous ne serions jamais parvenu aussi loin. J'apprécie également ton offre...mais, vraiment, je suis venue ici pour accompagner Ameiko, et pour voir celui que tu allais devenir. Et je ne suis pas déçue, ni par elle, ni par toi. Tu m'as déjà offert plus que ce que j'espérais. Je suis fière de toi, Quoovar.  »





Kelda elle aussi avait commencé à adapter ses habitudes. Quand Quoovar l'effleura, ses yeux s'ouvrirent brutalement, mais elle ne fit pas le moindre geste vers sa lame. Elle savait à présent qu'elle n'avait plus besoin d'être aussi vigilante, maintenant que Quoovar était là et qu'elle pouvait se relaxer en sa présence.
« Quoovar...? »
Cry havoc, and let slip the hellhounds of war.
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