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Offline mdadd  
#1 Envoyé le : vendredi 19 août 2016 23:23:13(UTC)
mdadd
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Khelgür, Marnedi 27 du mois de Lamshan, en l’an 4709CA, jour du labeur.


Au tout commencement…

e matin-là il faisait froid, le vent rugissait sur la place du village de Khelgür. Le chef avait rassemblé le village, comme il le faisait chaque année en cette même période et bien-souvent en ce même jour du mois de Lamshan. Hormis le vent qui rougissait les visages et ébouriffait les cheveux, seule la voix grondante et tonnante d’Urien résonnait et tentait de couvrir les raclements de gorge, les pleurs des plus jeunes qui restaient agrippés aux jupes de leurs mères ou tenaient la main de leurs aînés comme si leur vie en dépendait ou encore les premières toux que cette fin d’automne avait provoquée. La scène ressemblait à ces veillées d’armes, ces conseils de guerre juste avant la bataille. D’aucun aurait pu croire qu’il y avait quelque chose de grave, la fin du monde ou une quelconque apocalypse digne des pires cauchemars, le visage du chef était dur, sévère, presque en proie à la colère, personne n’osait soutenir son regard lorsqu’il balayait la foule, les parents étaient là, les enfants aussi et chacun savait pourquoi…

Urien

Comme chaque année, Urien faisait son discours pour justifier la corvée, mais les enfants savaient bien comment cela allait finir. Il fallait ramasser des feuilles mortes, en grande quantité, en remplir de grands sacs à patates en toile de jute ou de grands draps en lin transformés en baluchons et les rapporter au village. Et ils auraient beau en ramasser en grande quantité, il n’y en aurait jamais assez. Puis il y aurait le tri. Les plus sèches serviraient pour allumer les feux, les plus moisies pour les laisser se décomposer avec les déchets de fruits, de légumes, de coquilles d’œuf et autres végétaux et former ainsi une sorte d’engrais naturel pour les plantations du printemps, le reste pour du paillage et protéger les vergers, les potagers et les plantes les plus fragiles – la belle affaire – commentaient tout bas les plus enhardis avant de vérifier que le vent n’avait pas emporté leurs paroles jusqu’aux oreilles du chef. Immanquablement, le tonnerre se serait abattu sur l’effronté et prendre un coup de marteau de forgeron sur la tête n’aurait pas été plus doux. Urien faisait passer cette tâche pour quelque chose de capital et ce, fait par les enfants du village, sous la responsabilité des enfants eux-mêmes. Les aînés guideraient les cadets et au final, son propre fils, Marciàn dirigerait l’opération. Les enfants seraient donc placés sous l’autorité de l’aîné des deux fils du chef, un petit prétentieux qui se targuait de son statut et s’en servait comme moyen de pression pour tyranniser les autres enfants qu’ils soient plus jeunes ou plus vieux. Si Urien avait acquis cette place par honneur et courage du fait de sa bravoure et ses hauts faits d’armes durant les grandes guerres seigneuriales, son fils la prendrait par droit d’héritage et il était loin d’en avoir l’envergure. Par ailleurs, il était le plus âgé de tous. A 15 ans, il aurait dû entrer en apprentissage pour la seconde année et laisser son frère, Patrocle, mener l’expédition. Mais Marciàn n’aurait manqué pour rien au monde une occasion d’écraser les autres enfants de par son statut et son autorité imposée par la force des jumeaux. A vrai dire, il prenait un malin plaisir à jouer son petit chef, ce qui n’était pas au gout de tout le monde et particulièrement des autres enfants, alors il n’aurait pas manqué cette occasion pour rien au monde !

Marciàn

En réalité… Les enfants savaient bien ce qu’il se passait. Les grands, adultes et aînés, avaient trouvé ce prétexte pour éloigner les enfants du village et préparer le Jestercap, la fête du Bouffon. Ils allaient se déguiser, préparer des surprises, faire des mises en scène et les enfants seraient les acteurs involontaires des jeux de rôles qui allaient se succéder tout au long de la soirée, mais ils ne devaient jamais savoir qui était qui et pour cela la surprise serait totale. Puis il y aurait au-delà des jeux, le festin, les chants, les danses, les tours de magie, les démonstrations en tout genre, tout ce qui faisait une grande fête de village et qui allait se poursuivre jusqu’au cœur de la nuit. Mais avant… Il fallait ramasser des feuilles… Par ce bel après-midi d’automne alors que les premiers vents froids, les frimas de l’hiver, annoncent la fin de la morte saison, nos jeunes futurs héros, ainsi que plusieurs autres enfants du village, avaient pris la route en direction du nord, pour s’enfoncer au cœur de la Grande Forêt terrifiante et ténébreuse. Ils avaient pris quelques vêtements chauds, des gâteaux secs et quelques fruits, un peu d’eau et des grands sacs à patates en toile de jute ainsi qu'une pile de draps en lin pour les remplir de feuilles mortes. Marciàn lui-même avait donné le signal de départ tel un capitaine ordonnant la marche d’une troupe. Chacun avait un dernier regard vers leurs proches qui restaient au village, leur père, leur mère, leurs frères et sœurs trop jeunes ou trop vieux, un dernier salut de la main et les voilà qui disparaissaient dans les sous-bois verdoyants et denses.

Agius
Karel

Ils avaient atteint l’âge dit ingrat de la préadolescence, c'est-à-dire entre 11 et 14 ans, période où ils se prenaient tantôt pour des adultes, tantôt encore pour des enfants, mais ce qui est sûr, c’est que c’était la période d’une recherche perpétuelle de ses propres limites. Pour les adultes en tout cas, ils n’étaient plus considérés comme des enfants et ils leur demandaient de participer désormais aux basses tâches quotidiennes et de s’intéresser de plus en plus à un éventuel métier. L’apprentissage commençait en général vers 14 ans. Leur liberté d’enfant n’était plus, quant à la vie des adolescents pleine de labeurs et d’apprentissages n’était pas encore tout à fait à leur portée. Alors il leur restait quand même quelques temps libres le soir ou à midi pour se retrouver un peu plus au nord du village, au bord de la rivière, pour y faire les 400 coups : construire un barrage de branches et de cailloux, explorer les alentours en quête de sensations fortes, se battre comme des chiffonniers pour une insulte ou toute raison même si elle n’était pas valable, s’affronter à coups de bâtons ou bouts de bois taillés en épées rudimentaires - pour faire comme les grands - etc. puis ils reviendraient dans leurs foyers sales et égratignés afin de subir les sempiternelles réprimandes familiales… Bref, en cette fin automne, cette joyeuse bande ainsi que quelques plus jeunes de 8-10 ans se sont retrouvés à une petite demi-heure de marche du village sur leur terrain de jeu et de prédilection, surtout loin des adultes qui, ici, étaient trop loin pour les réprimander. Leur mission première était d’amasser une grande quantité de feuilles mortes dans des sacs à patates ou dans les draps en lin pour leurs familles respectives afin de les faire sécher pendant l’hiver. Mais comment allait vraiment se passer cette expédition ?

Modifié par un utilisateur dimanche 12 mars 2017 17:53:19(UTC)  | Raison: Non indiquée

Tu sais ce que c'est, être réduit à l'état de pulpe ?
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Offline Djezebel  
#2 Envoyé le : dimanche 21 août 2016 08:43:05(UTC)
Djezebel
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Orloch
Brute
CA 8
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6 / 6


Orloch, cette masse dégingandée plus haute que la moyenne, était sans doute l'humain le plus moche qu'il fut donner de voir. Les yeux n'étaient pas à la même hauteur, l'un semblait tomber comme si la peau eut été de la cire qui avait fondue. Des bosses et plis sur son visages le rendaient vraiment monstrueux et attirait les regards, les moqueries, les rires et les grimaces des enfants.

Mais Orloch avait l'habitude de tout cela.

En arrivant sur le terrain, il posa son sac en toile de jute et commença à prendre à grande brassées les feuilles, emportant branchages et terre. Milesteg lui tapota l'épaule et lui montra une feuille.
Devant le regard étrange et incrédule d'Orloch, le jeune homme lui expliqua qu'il ne fallait prendre "que" des feuilles.

Orloch acquiesça avec un hideux sourire et un mugissement rapide.

Il prit alors UNE feuille. Elle était jaune. Celle de Miles était un peu plus orangée.
Il tira sur la manche de Miles et lui montra sa feuille.
Le jeune homme acquiesça et Orloch la mit dans le sac.
Il prit alors UNE feuille un peu plus rouge. Il tira à nouveau sur la manche du garçon, lui demandant à nouveau son aval.

C'est ainsi qu'Orloch, feuille par feuille, mit sans rechigner les feuilles dans le sac.

Modifié par un utilisateur dimanche 21 août 2016 14:33:13(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Miilesteg  
#3 Envoyé le : dimanche 21 août 2016 09:47:47(UTC)
Miilesteg
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Milesteg
Enfant
CA : 8

6 / 6


Miles aimait cette période, le travail ingrat de ramasser les feuilles ne lui déplaisait pas, le chef avait donné un ordre, il fallait le suivre.
De plus il aimait la fête qui allait suivre.
C'est donc de bonne humeur qu'il accompagna Orloch dans sa tache.
Orloch n'était pas très malin, mais il avait un bon fond et Miles aimait son cousin.
Il acquiesçait de la tête à chaque fois que son cousin lui montrait une feuille sans jamais s'énerver.
La famille c'est sacré pensa t'il.
Il remplissait aussi son sac, le sourire aux lèvres

«  C'est une belle journée hein cousin? »
Offline nauron  
#4 Envoyé le : dimanche 21 août 2016 10:29:06(UTC)
nauron
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Koram

5 / 5


Koram s'activait pour faire ce qui était demandé, mais comme d'habitude il arrivait qu'il se mette à regarder dans le vide, rêvassant, ce qui lui valait la réputation d'être dans la lune. C'était comme cela depuis la mort de sa mère, il vivait seul avec son père bucheron, d'origine chelaxienne il avait les yeux et les cheveux sombres sur une peau pâle, il n'était pas très grand et plutôt maigrelet.
Lors de ses rêveries il arrêtait évidemment sa tache ce qui faisait râler les autres et en particulier Marciàn qui pouvait ainsi asseoir son autorité.
Ces rappels à l'ordre ramenaient à peine Koram à la situation actuelle et sans mots dire il recommençait sa tâche.

Modifié par un utilisateur dimanche 21 août 2016 20:46:06(UTC)  | Raison: Non indiquée

Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline Kali  
#5 Envoyé le : dimanche 21 août 2016 11:18:53(UTC)
Kali
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Otezea

5 / 5


L'épaule encore meurtrie par la terrible poigne de son père, Otezea ramassait consciencieusement les feuilles mortes un peu à l'écart des autres enfants. Elle repensait à la soirée d'hier, à cette malheureuse assiette échappée... son père avait beaucoup bu ce soir, elle aurait du faire plus attention....
Peut-être trouverait-elle parmi les feuilles quelques plantes antalgiques...
Otezea aimait ramasser les feuilles, l'esprit absorbé par cette tâche simple et répétitive. la fête qui suivait, par contre.. Bien sûr il y avait la musique, les chants, les danses et les jeux mais aussi la boisson...
Et sur son rêve, construire sa vie.
Offline Djezebel  
#6 Envoyé le : dimanche 21 août 2016 15:00:15(UTC)
Djezebel
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Orloch
Brute
CA 8
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6 / 6


Orloch répondit en acquiesçant à Miles avec un vagissement approuvant son cousin.
Il repéra la petite fille un peu à l'écart.
Il s'approcha d'elle et lui présenta une feuille, la tige maintenue entre ses gros doigts.

Que voulait-il ?
Offline blurpy  
#7 Envoyé le : dimanche 21 août 2016 19:46:33(UTC)
blurpy
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Wallis
Réf : 0 | Vig : -1 | Vol : 0
CA:11 | C:11 | D:10

5 / 5

Cette fois c'était la bonne. Enfin 11 ans ! Il allait pouvoir ramasser les feuilles comme tous les grands. En s'éloignant du village, il sentait la présence de Sillaw près de lui et le regard de toute sa famille rivé sur eux. Mais il se retourna à peine. Déjà, les yeux brillants, il observait ses deux héros, les jumeaux qui suivaient leur chef, Marcian le magnifique.

Il serra dans sa poche son canif. Ce n'était pas le moment de perdre le cadeau que lui avait offert sa mère, hier soir pour ses 11 ans Peut être trouvera-t-il un morceau de bois qu'il pourrait sculpter comme son père, et cette fois ce sera avec SON canif.

Il regarda son frère, et vit que lui aussi mettait la main dans sa poche. Il lui sourit. les mots étaient presque inutile. Il sentait la fierté dans le cœur de son frère, au moins égale à la sienne.

Lorsque Marcian s'arréta, ayant trouvé le lieu parfait pour le ramassage. Wallis se mit de suite au travail et les pris par dizaine avant de les enfouir dans le sac que tenait son frère. A ce rythme, il serait vite rempli. Marcian et ses parents seraient bien contents.

Modifié par un utilisateur mardi 23 août 2016 09:57:26(UTC)  | Raison: Non indiquée

Humains : I168 Alchimiste 3 / BW116 Bretteur 4/ CC161 scalde 10/14
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Offline Miilesteg  
#8 Envoyé le : dimanche 21 août 2016 20:42:05(UTC)
Miilesteg
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Localisation : Igny 70

Milesteg
Enfant
CA : 8

6 / 6


Miles remplissait son sac avec sérieux mais il gardait un œil sur son cousin.
Quand Orloch s'approcha de la fille, il vint vers eux et dit:

«  Orloch veut t'aider, je pense qu'il t'a vu à l'écart et il se dit que t'es surement triste. Tu vas bien Otézéa?  »
Offline Kali  
#9 Envoyé le : dimanche 21 août 2016 21:29:10(UTC)
Kali
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Otezea

5 / 5


Quand Orloch s'approcha d'elle, Otezea eu un petit mouvement de recul. Ce n'était pas la première fois que ce gros bêta venait lui "parler", il y a à peine deux jours c'était un petit caillou qu'il lui avait présenté et une semaine encore avant il l'avait tirée à travers tout le village pour lui montrer un gros nuage qui passait au-dessus de la scierie et qu'il trouvait apparemment très drôle... Son père qui travaillait là, les avait surpris ensemble. Il lui avait pourtant interdit de s'approcher de lui mais que pouvait-elle faire? Il était tellement imposant qu'elle ne pouvait que rester muette et pétrifiée de peur à ses côtés, toutes ses gentillesses ne pouvant la calmer. Heureusement, son cousin Miles n'était jamais très loin... Otezea aimait bien Miles, elle aimait sa façon de traiter son cousin, toujours avec calme et patience.

« Je... je vais bien.... merci... Orloch... Miles... » répondit-elle la tête basse aux deux garçons, sa peau caramel ne pouvant dissimuler le rouge qui lui montait aux joues.

Et sur son rêve, construire sa vie.
Offline Djezebel  
#10 Envoyé le : dimanche 21 août 2016 22:24:41(UTC)
Djezebel
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Orloch
Brute
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6 / 6


Orloch acquiesça avec un sourire aux dents jaunâtres et écartées. Il continua de remplir le sac avec son cousin et Otezea.

C'est alors qu'il le vit : sur une toile de jute ouverte, un énorme tas de feuilles.

Rigolant grassement et poussant des petits cris, il se mit alors à prendre les feuilles et les lancer en l'air, les regardant tomber et sautant dedans comme s'il s'agissait d'une eau étrange.

Modifié par un utilisateur dimanche 21 août 2016 22:30:59(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline nauron  
#11 Envoyé le : dimanche 21 août 2016 23:12:12(UTC)
nauron
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Koram

5 / 5


Ramené à la réalité par les cris de joie d'Orloch, Koram se retourna et le vit en train de balancer les feuilles de son tas aux quatre vents...
D'abord abasourdi, puis le sourire montant devant tant d’allégresse, Koram prit une brassée de feuilles et la jeta sur Orloch en riant.
Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline Thoulkas  
#12 Envoyé le : lundi 22 août 2016 08:44:22(UTC)
thoulkas
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Sillaw
Réf : -2 | Vig : -1 | Vol : 1
CA:9 | C:11 | D:10



Sillaw Taillebois était également très concentré. Ce garçon qui arrivait au mètre 40 et qui n'était pas très épais était sans cesse confondu avec son frère Wallis. Et cela les amusait beaucoup, l'un servant d'alibi à l'autre ou se faisant passer pour l'autre si besoin. Ils portaient des vêtements similaires, des bottes et des habits plutôt vers le vert et le brun. Il est évident que parmi tous les enfants de la famille d'ébénistes du village, ils étaient les plus drôles et les plus perturbateurs.

Les feuilles s'entassaient dans le sac des jumeaux, à une vitesse exceptionnelle. L'un mettant les feuilles dans le sac de l'autre qui raclait le sol et leur technique semblait porter ses fruits... Puis il vit débuter une bataille de feuilles!

«  Wal on fait quoi? On intervient ou on participe? Marcian serait ptet impressionné si on interromps cette distraction?  »

Modifié par un utilisateur lundi 22 août 2016 08:46:01(UTC)  | Raison: Non indiquée

Le ridicule ne tue pas et ce qui ne tue pas rend plus fort, donc le ridicule rend plus fort Laugh
Les blagues faut toutes les faire on ne sait jamais qu'il y ait une bonne. Laugh
Offline blurpy  
#13 Envoyé le : lundi 22 août 2016 09:10:25(UTC)
blurpy
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Wallis
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CA:11 | C:11 | D:10

5 / 5

Wallis leva la tête et vit le gros bêta et son cousin se jeter des feuilles et répondit instinctivement à son frère.

«  T'es fou, on est plus des bébés. »

il jeta un œil dans la direction de marcian «  Mais t'as raison Sil. Prépares toi. Comme dit maman quand elle coupe un arbre » « Demande toujours à l'arbre s'il accepte d'être coupé. Et s'il ne répond pas et ne bouge pas....... »

Modifié par un utilisateur mardi 23 août 2016 09:57:54(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline Djezebel  
#14 Envoyé le : lundi 22 août 2016 10:02:16(UTC)
Djezebel
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Orloch
Brute
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6 / 6


Orloch fut surpris de ce lancé de feuilles de Koram. Il le regarda un instant et finalement dans un rugissement d'allégresse, se pencha et envoya une brassée de feuilles exceptionnelle sur le jeune garçon.
Il hurla de joie.

« Tout plein feuilles ! Tout plein feuilles !  »
Offline Thoulkas  
#15 Envoyé le : lundi 22 août 2016 10:07:46(UTC)
thoulkas
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Sillaw
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«  Alors c’est à toi de décider…  » Il eut son air espiègle… «  Même si je préfèrerais qu’elle dise : Alors tu peux le défoncer… Mais je doute que maman dise cela… Allons-y, mais faisons attention au gros s’il comprend pas ce qu’on demande… »

Il s’approcha alors, accompagné de Wallis, du groupe qui débutait la bataille de feuilles… «  Dites, vous avez quel age ? Je sais un peu compter et je pense qu’on est plus jeune. Pourtant vous semblez agir comme des enfants et pas des adultes ! Remettez-vous au travail et si on bosse dur peut-être qu’à la fête on pourra boire une bière, alors grouillez vos fesses bande de mollassons.  »

[pense] Je crois c’est comme ça qu’on dit et motive les troupes… [/dit]
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Offline Djezebel  
#16 Envoyé le : lundi 22 août 2016 14:51:56(UTC)
Djezebel
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Orloch
Brute
CA 8
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6 / 6


Orloch regarda d'un air ahuri Sillaw. Il lui tendit une feuille qu'il avait en main.
«  Huuuuuuu ?  »
Offline mdadd  
#17 Envoyé le : lundi 22 août 2016 20:07:26(UTC)
mdadd
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e trajet jusqu’au lieu de ramassage s’était déroulé relativement sans encombres. Les plus petits qui accompagnaient leurs aînés rechignaient parfois, reniflaient ou pleurnichaient, surtout les plus jeunes de 8 printemps. Ils ne comprenaient pas toujours la nature de cette corvée et c’était pour eux la première fois qu’ils quittaient les jupons de leurs mères. Marciàn n’hésitait pas à les haranguer sans cesse les traitant de « pleurnichards, boursemolles, chiabrenas, malcréants, malhardis, manants, maltaillés » et autres mots fleuris qui parsemaient sans cesse son langage dans une recherche perpétuelle de rabaisser tout le monde et d’asseoir son autorité indiscutable de chef mégalo, fils du chef du village. S’il le fallait les jumeaux, animés d'une intense méchanceté gratuite, donnaient coups de pieds aux culs ou calottes avec force sur l’arrière du crâne ou l’épaule, ce qui le plus souvent faisait tomber la victime qui aussitôt se faisait hurler dessus à cause de sa maladresse qui ralentissait tout le monde. Bref un trajet des plus ordinaires pour ceux qui connaissaient la tyrannie de Marciàn et de ses sbires animés et une profonde injustice pour ceux qui la subissaient. Orloch n’était pas le dernier à subir les brimades permanentes du fils du chef. Marciàn se voulait être le beau gosse du village, un physique dont le cousin de Milesteg ne partageait pas puisqu'il en était à l'opposé. Il l’appelait le monstre ou le malfé, lui jetant souvent des pierres ou des bouts de bois, enfin bref tout ce qui lui passait sous la main pour le chasser hors de sa vue soi-disant pour protéger les yeux des jeunes filles qui auraient pu devenir aveugles à vie à la simple vue de cette horreur immonde qui ne devrait même pas être en vie. Bien-sûr lorsqu’il s’en prenait à Orloch, Marciàn n’était jamais seul. Les garçons bouchers étaient forcément là en rempart et parfois d’autres enfants du village qui encensaient le fils du chef comme les jumeaux Taillebois. Enfin le lieu de ramassage mit un terme à ce trajet.

Au départ les enfants formèrent des groupes suivant leurs affinités pour commencer le ramassage. Tandis que certains se penchaient sac en main pour le remplir au fur et à mesure, d’autres formaient de grands tas de feuilles sur les draps en lin étalés sur le sol ou tout simplement par petits tas que d’autres ramassaient derrière avec leur sac en toile de jute. Mais bien sûr ce genre d’activité à la base peu attrayante n’allait pas perdurer sous une ambiance consciencieuse et appliquée sous l’oppression et les brimades permanentes de Marciàn et des jumeaux Agius et Karel, les fils du boucher. La situation allait vite dégénérer car quoi de plus amusant que de se jeter de grandes brassées de feuilles en pleine figure ou encore d’y pousser quelqu’un d’autre et de partir en courant en riant à pleines dents… Les cris des enfants qui se poursuivent les uns les autres, les rires de ceux qui tombent ou se jettent volontairement dans de grands tas de feuilles, les plus jeunes qui très vite avaient trouvé d’autres jeux plus amusants, en tout la 20aine d’enfants du village se retrouvaient ainsi en pleine chamaille au milieu des cris, des rires et de l’insouciance. Les plus vieux entraînaient les plus jeunes dans des rivalités aussi puériles que - « t’es pas beau » -, - « mon papa c’est l’ plus fort du village » -, - « t’es un pouilleux » -, - « ton père y vend qu’ du poisson pourri » -, - « tu pues comme la tannerie d’ tes parents » -, etc. Les dissensions finirent par ressortir, puis les insultes et les premières bousculades et violences qu’elles soient physiques ou verbales.

Personne ne savait qui avait bien pu commencer, même si beaucoup de regards se tournaient vers Marciàn. Est-ce que c’était l’action sur Orloch lorsque celui-ci s’était approché d’Otezea ? Le fils du chef et les jumeaux étaient très vite intervenus pour « protéger » la demoiselle du monstre de Khelgür, le repoussant à coup d’insultes et de tout ce qui leur passait sous la main. Ou était-ce lorsqu’un des jumeaux était passé à côté de Rina, la petite sœur de Keldrim et l’avait poussé d’un violent coup de pied dans l’arrière train par pure méchanceté gratuite, la faisant tomber la tête la première dans le sac de toile presque rempli de feuilles. Bien-sûr le sac était tombé et avait versé son contenu au sol et les jumeaux de vociférer sur elle l’accusant de saboter le travail. Marciàn avait beaucoup ri et avait commenté d’un air narquois – « normal pour une fille porcher, ça peut être qu’une truie ! » – ce qui fit éclater de rire les jumeaux qui se mirent à imiter le cri des cochons, puis de se tourner vers le frère avec un ton narquois et supérieur - « Balrest ! Rien qu' ta face de porc est une insulte à l'humanité ! T’es comme ce gros porc monstrueux » - fit-il en désignant Orloch qui maintenant jouait avec les feuilles – « Fils d'une truie et d'un troll ! Les erreurs de la nature comme vous ou les tue à la naissance ou on les jette dans la forêt. Faut croire que même les animaux sauvages ne supportent pas l’idée de vous bouffer ! » - . Bien-sûr Keldrim avait réagi aussitôt et tête la première avait foncé sur l’un des garçons bouchers, le faisant tomber à la renverse sous l’impact. Puis une fois sa sœur mise en sécurité derrière lui, il s’était retourné vers Marciàn, une lueur de défi ou de folie dans le regard. Les poings serrés, il était tendu comme la corde d’un arc, prêt à bondir sur le fils du chef. Ce dernier riait un peu moins. Même s’il mesurait une bonne tête de plus que le fils Balrest, il n’était pas prêt à prendre des coups et tout naturellement les jumeaux s’étaient placés en protection devant lui, regardant Keldrim avec cet air stupide de ceux qui allaient tout simplement le bastonner par pur plaisir. Naturellement, des regroupements se formèrent. Les uns se mettaient derrière Marciàn dit « le prétentieux », le fils d’Urien le chef du village, et de ses 2 acolytes Karel et Agius « les jumeaux », les fils du boucher qui n’avaient rien à envier physiquement aux énormes porcs bien gras que leur père équarrissait et qui provenaient bien souvent de la ferme des Balrest... D’autres se rangèrent derrière Keldrim, « le fils Balrest », un petit teigneux, fils du plus important exploitant agricole de Khelgür et principalement éleveur de cochons. Bien sûr, tous les futurs héros étaient là, peut-être pas forcément dans le même camp, mais ils étaient là…

Cette fois le vent sifflait entre les arbres et agitait les tignasses crasseuses des enfants qui pour le moment se défiaient du regard. Les frères Mercant, le taciturne et froid Éric, l’aîné, et l’enthousiaste et volontaire Ylvian, le cadet, les fils du meunier et Ferréol, le grassouillet fils du potier, s’étaient rangés derrière Keldrim. Mais une majorité des autres garçons s’étaient placés du côté de Marciàn, soit par peur des représailles du tyran, soit par pur fayotage, soit parce qu’ils n’aimaient pas plus la petite teigne de Balrest que Marciàn mais se rangeaient du côté supposé le plus fort. Enfin d’autres restaient indécis ou n’osaient prendre parti ou trouvaient ça trop stupide ou encore avaient trop peur de prendre des coups ou étaient trop jeunes et s’étaient mis à l’écart avec les filles plus jeunes. Dans ce groupe, certains commençaient à pleurnicher. D’un instant à l’autre Marciàn ou Keldrim allait perdre cette sorte de défi du regard et le premier cri serait sans doute le coup d’envoi pour la baston. Encore des coups de poings, des coups de pieds, encore des bras tordus, des doigts qui craquent, des gifles et des cheveux tirés. Comment cela allait-il finir ? Encore avec des vêtements déchirés, des visages marqués et des corps sales couverts d’ecchymoses et d’égratignures car il était rare de voir un canif ou une arme sortir d'une poche ou décrochée d'une ceinture pour ce genre de baston. C'était le quotidien des enfants de Khelgür.

Allez tous faire un tour <ICI>
MAP en cours de construction

Modifié par un utilisateur lundi 22 août 2016 20:27:36(UTC)  | Raison: Non indiquée

Tu sais ce que c'est, être réduit à l'état de pulpe ?
Offline Djezebel  
#18 Envoyé le : lundi 22 août 2016 21:24:39(UTC)
Djezebel
Rang : Staff


Inscrit le : 23/04/2015(UTC)
Messages : 1,725
Localisation : Haute Saone

Orloch
Brute
CA 8
Ref -2,Vig +0,Vol -1

6 / 6


Orloch regarda cet échange. Lorsque Marciàn le désigna, il ne bougea pas, la bouche entre-ouverte, l'oeil hagard.

Il comprit cependant ce qui allait se passer, ou pensait le comprendre.
Il murmura tout bas de sa voix grave.

« Noooooon.... pas taper enfant...  »

Il se raidit un peu, il ne fallait pas que ça se produise.
Offline Miilesteg  
#19 Envoyé le : lundi 22 août 2016 21:55:28(UTC)
Miilesteg
Rang : Habitué

Inscrit le : 31/05/2016(UTC)
Messages : 36
Localisation : Igny 70

Milesteg
Enfant
CA : 8

6 / 6


Miles, le fils du forgeron, ne supportait pas la méchanceté gratuite et vint naturellement se placer derrière Keldrim, de plus ils avaient insulté Orloch et ça ça se faisait pas.
Il n'était pas d'un naturel bagarreur mais tout ceci était injuste et cruel.

«  Bon sang de bois, y en a marre de vous. Demandez pardon ou ca va chauffer »

Modifié par un utilisateur lundi 22 août 2016 21:56:43(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Kali  
#20 Envoyé le : lundi 22 août 2016 23:23:31(UTC)
Kali
Rang : Nouveau

Inscrit le : 17/08/2016(UTC)
Messages : 3

Otezea

5 / 5


Otezea courut au côté de Rina et d'un oeil habitué chercha d'éventuelles blessures. Elle leva ses yeux d'or vers les deux groupes qui se faisaient face.
le calme avant la tempête pensa-t-elle, l'estomac noué.

Et sur son rêve, construire sa vie.
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