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Offline mdadd  
#61 Envoyé le : mardi 1 octobre 2019 19:52:37(UTC)
mdadd
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Inscrit le : 23/12/2009(UTC)
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Localisation : Charente Aquatique (17)

u château la tension montait à mesure que les cris et tam-tams de guerre des monstres amplifiaient entrecoupés des claquements de tonnerre et surmontant de plus en plus le vacarme de la pluie diluvienne qui frappait la pierre des remparts. Les soldats étaient trempés jusqu’aux os et dégoulinaient de la tête aux pieds, rendant les armes glissantes et le sol plus dangereux, tout comme les cours intérieures qui se transformaient en boue tandis qu’une rivière commençait à ruisseler depuis la haute-cours vers la grande porte d’entrée. Mais si les conditions météorologiques étaient plus que défavorables, il restait à espérer que pour les assaillants, il en était de même et donc que cela ne favorisait aucun des deux camps. Pourtant les cris s’amplifiaient et bientôt ils surgiraient comme des diables à ressort sortant d’une boîte du Bois au nord du Château du baron. Ils seraient alors à découvert sur un sol irrégulier avec des rochers glissants et des rivières de boues se frayant un chemin entre. Ce serait le moment pour en tuer un maximum avec les armes de distance, arcs, arbalètes, balistes et pourquoi pas des sortilèges provenant de la Tour de l’Aigle et lancés par la Mage de la Tour Blanche ou le Chapelain, mais cela ne suffirait pas à endiguer la masse mouvante de monstres qui se rueraient à force de cris vers les remparts, montant sur les cadavres ou les corps agonisants de ceux qui seraient tombés devant eux et alors ce serait l’assaut, le choc frontal, les combats au corps à corps pour repousser vers l’extérieur un flot incessant d’ennemis jusqu’à ce que l’un des deux camps prenne le dessus. Tenir jusqu’à l’Aube, c’était le dernier espoir sur lequel les défenseurs se raccrochaient. Mais encore fallait-il être encore en vie pour voir le soleil paraître à l’horizon, annonçant l’hallali des monstres…

Taërim le Blanc et ce bon père Olwyn s’agitèrent une fois le messager parti ventre à terre dans l’escalier de la Tour de l'Aigle. Ils commandèrent tour à tour des récipients, des ingrédients, puis Olwyn se mit à chanter une prière rituelle tandis que Taërim demanda à sa jeune apprentie de préparer des mélanges sur le coin d’alchimie de la table, tandis que lui-même venait baigner de magie à l’aide de sortilèges certaines préparations. Otezea avait passé la dernière heure à répertorier chaque objet sur la table, apprenant leur nom et mémorisant leur forme ou la façon dont ils étaient préparés : réduits en poudre, entiers, etc. aussi quand tout cela s’agita, elle n’eut guère de difficultés pour s’activer et ne pas se tromper, car ce n’était plus le moment de se tromper, tout allait très vite et les deux maîtres n’attendraient pas. Elle commença à peser et mélanger ce que lui ordonnait le Mage tandis qu’elle faisait passer les objets demandés par le Chapelain et puis les puissantes incantations furent prononcées et ils jetèrent des petits pots de terre cuite depuis le haut de la Tour de l'Aigle vers la forêt. Ceux-ci volèrent bien plus loin et bien plus haut que les lancers ne laissaient espérer, comme s’ils suivaient une trajectoire guidées par les yeux de l’un ou de l’autre puis au loin ils éclatèrent dans un feux d’artifice de lumières colorées blanches, jaunes, oranges et illuminèrent la forêt et la trouée qui était en train de se former autour du sentier d'origine, par arrachage des arbres. Tous depuis la Tour comme depuis les remparts purent voir alors ces grosses formes humanoïdes monstrueuses de grande taille tirer sur des cordes épaisses et grossières accrochées aux arbres dont les racines étaient enfoncées dans un sol rendu meuble et boueux par la pluie diluvienne et les déraciner avec force presque trop... facilement.

Derrière, une grande tour d’assaut en rondins de bois montée sur des skis tel un traîneau, glissait sur des rondins en bois placés en travers devant, évitant ainsi de s’enfoncer. Des énormes monstres humanoïdes à la fourrure sombre de plus de six pieds de haut, bardés d’acier avec des armures lourdes hérissées de pointes et des armes de grande taille poussaient la haute tour qui devait probablement dépasser la hauteur des remparts. Ils étaient nombreux ces Goblours à former une sorte de maul pour pousser l’énorme tour et autour ils étaient nombreux les Orcs, eux-aussi en fantassins lourds, à faire des allers-retours de l’arrière vers l’avant pour déplacer les rondins de traverse et permettre à l’engin d’avancer. Le tout avançait au pas mais avançait inéluctablement à force de cris de guerre et eu rythme des tam-tams. Plus horrible encore, sur la façade avant de la tour, de grandes plaques articulées en bois recouvraient toute la largeur et la hauteur de l’engin et on y avait attaché sur toute cette surface, les prisonniers : femmes, enfants, hommes, ils étaient complètement dépenaillés et visiblement vivants, vu comment ils criaient et s’agitaient à la lumière soudaine. Ils servaient ainsi de bouclier humains afin d'éviter qu’on attaque directement la tour. Malgré tout, depuis les remparts, flèches, carreaux d’arbalète et de baliste fusèrent pour tenter d’atteindre les géants bouffis et monstrueux qui arrachaient les arbres ou encore les Orcs qui passaient autour de la tour, mais aucune chance d’atteindre les Goblours qui poussaient derrière ni d’atteindre ceux qui probablement devaient occuper l’intérieur de l’engin en attendant de faire basculer les panneaux sur les remparts et de s’en servir de passerelles pour se ruer à l’assaut. Mais ces tentatives étaient bien dérisoires face à la marée monstrueuse qui semblait patienter derrière le moment opportun…


a tour. Keanou et Koram s’étaient glissé au niveau supérieur et sans attendre avaient attaqué les créatures qui leur faisaient dos. Le jeune garçon fonça sans réfléchir davantage – « Pour Khelgür ! » – avait-il probablement murmuré, tandis que de toutes ses forces il plongeait sa dague coup de poing dans le dos du plus proche en la tenant à deux mains. Par une chance inouïe, la pointe se fraya un chemin entre deux plaques d’armure et s’enfonça dans les chairs de ce qui devait être probablement un Guerrier Orc. Celui-ci éructa un cri étranglé par la douleur et une gerbe de sang qui fusa de sa bouche, éclaboussant ses deux congénères devant qui avaient eux aussi des difficultés face au Roublard de Port-Énigme. Koram avait sans doute frappé en fermant les yeux pour se donner du courage et plus de force. Sa victime s’était immobilisée sous l’impact, restant debout et figée l’espace d’un battement de cils ou de deux, puis tout à coup le monstre chercha avec attraper ce qui lui piquait aussi fort le dos sans y parvenir car il s’agissait sans doute d’un endroit difficile à atteindre et en armure lourde cela devenait impossible. Il prit alors une décision qui lui fut... fatale. Il se jeta en arrière et au sol pour écraser le méchant "moustique", mais Koram fit un pas de côté et put entendre au moment du choc sourd de l’impact, le craquement sec que la dague produisit en s’enfonçant encore plus loin et probablement brisant des os. Agité de spasmes post-mortem, l’Orc avait les yeux révulsés, crachant du sang, agonisant lentement dans d’atroces souffrances. Mais le garçon n’eut guère le temps de se réjouir, le combat continuait. Quand Koram avait foncé vers sa cible, il avait vu Keanou se lancer lui aussi, très vite et plus loin que lui. De sa main gauche, il avait lancé une dague vers un monstre tandis qu’il fondait tel un oiseau de proie vers une seconde cible avec une autre dague tenue dans sa main droite. Presque en simultanée, la dague lancée vint se ficher dans le cou de sa cible tandis qu’il enfonçait profondément la dague en main dans le dos de la seconde victime. D’un mouvement sec et brusque, il remonta la dague vers le haut puis vers la gauche avant de se retourner vers la première cible qui se tenait la gorge en sang dans un cri qui ressemblait plus à un gargouillis immonde mêlé de sang et couvert par les bruits extérieurs... Bénéficiant toujours de l’effet de surprise, le Roublard était revenu sur lui et avait retiré la dague de la gorge d’un mouvement vif, libérant ainsi un flot de sang hémorragique et sans attendre, enfonçant en même temps ses deux dagues sur les flancs en faisant face au monstre. L’Orc était mort avant de tomber au sol, se vidant rapidement de son sang rouille sombre.

Keanou

Mais il y en avait un quatrième et ce dernier était complètement indemne. Peut-être que si Wallis avait été là, ce ne serait pas le cas, mais l’histoire ne le disait pas. Lâchant son arc complexe et dégainant son épée à large lame courbe, le monstre était devenu dangereux. Ce fut le moment que choisit Wallis pour faire son entrée, complètement trempé, essoufflé, écœuré sans doute par ce qu’il avait aperçu sur le mur de prisonniers, puis là gisaient trois Orcs et un quatrième devenu dangereux. Keanou lança un ordre et se rua aussitôt à l’assaut – « Par derrière ! » – Sans plus d’explications il avança en frontal ses deux dagues poisseuses de sang en mains, l’Orc ayant l’avantage de l’allonge avec sa grande épée tenue à deux mains, mais Keanou était vif, agile et rapide…

@Wallis et Koram : jet d’attaque (+ dégâts) avec dague coup de poing, bonus de +2 au toucher car vous êtres en tenaille avec Keanou si vous vous tenez cotte à cotte.

@Otezea : test d’Intelligence.
Tu sais ce que c'est, être réduit à l'état de pulpe ?
Offline Kali  
#62 Envoyé le : mardi 1 octobre 2019 22:10:57(UTC)
Kali
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Otezea

5 / 5


"une patte de lapin blanc!", "un croc d'araignée!", "une pincée de diamant!", "plus!", "moins!" "mélange!"," 398 gr! pas plus!", les ordres fusaient de droite à gauche, Otezea essayait de tenir le rythme, de se souvenir de tout les ingrédients, elle passait d'une cupule à une autre, slalomait entre les deux hommes, cherchant avidement les bons ustensiles ou les bons composants sur les étagères.

  • intelligence : 1d20+1 donne [12] + 1 = 13


Malgré le stress de la bataille et les gouttes de sueurs perlant sur son front dû à l'effort incommensurable demandé, Otezea trouvait qu'elle se débrouillait plutôt bien.

Modifié par un utilisateur mardi 1 octobre 2019 22:13:34(UTC)  | Raison: Non indiquée

Et sur son rêve, construire sa vie.
Offline blurpy  
#63 Envoyé le : mardi 1 octobre 2019 22:19:46(UTC)
blurpy
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Localisation : charente inférieure

Wallis
Réf : 0 | Vig : -1 | Vol : 0
CA:11 | C:11 | D:10

5 / 5


Monter, grimper, passer la rembarde, souffler... Non !!! Un Orc se tenait là prêt à en découdre. Déjà le filou se glissait derrière son dos. La créature eut un moment de distraction. Wallis se lança à l'assaut

  • dague : 1d20+1 donne [17] + 1 = 18
  • dégât : 1d4-1 donne [2] - 1 = 1


Harassé par l'escalade, le bras du jeune garçon manquait de puissance

Modifié par un utilisateur mardi 1 octobre 2019 22:21:28(UTC)  | Raison: Non indiquée

Humains : I168 Alchimiste 3 / BW116 Bretteur 4/ CC161 scalde 10/14
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Elfe : W169 Tueur 4
Offline nauron  
#64 Envoyé le : mercredi 2 octobre 2019 07:00:29(UTC)
nauron
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Inscrit le : 28/07/2016(UTC)
Messages : 12

Koram
CA : 12

5 / 5


Koram fut impressionné de la facilité avec laquelle il avait réussit à pénétrer les chairs de l'orc mais le temps n'était pas à la fête, il restait un orc qu'il fallait abattre, et ça semblait tout de suite plus dur, il était grand avec une grosse épée en plus. Keanou se ruait déjà sur l'adversaire et alors que Wallis apparaissait, Koram le vit et senti son moral remonter en flèche, le voyant se placer pour affronter l'orc, un sourire au lèvre, il se glissa à ses côtés et attaqua celui qui lui paraissait un géant vert.

  • attaque : 1d20+3 donne [16] + 3 = 19
  • dégâts : 1d3 donne [1] = 1
Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline mdadd  
#65 Envoyé le : dimanche 6 octobre 2019 16:47:16(UTC)
mdadd
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Inscrit le : 23/12/2009(UTC)
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Localisation : Charente Aquatique (17)

aintenir les lumières en l’air et actives devaient sans doute monopoliser la concentration de Taërim le Blanc. Ce dernier fixait celles-ci sans sourciller tandis que le Chapelain poursuivait ses prières. A quoi pouvaient-elles bien servir ? Otezea n’en saurait sans doute jamais rien. La course soudaine autour de la table pour les préparations et les objets avait cessé aussi soudainement qu’elle avait commencé. Un peu essoufflée, la jeune fille rangea le désordre provoqué, referma avec précaution les pots, sachets, boites, grimoire, replaçant le tout à sa place initiale lorsque le Mage les avait disposée lors des préparatifs. Elle regarda plusieurs fois les composants afin de vérifier qu’elle ne s’était pas trompée et toujours très concentrée, elle attendait les prochaines instructions.

L'Pêchou

Dans la cour, quelque chose se passait. L’Pêchou avait traversé celle-ci aussi vite qu’il avait pu depuis le rempart Sud et avait rejoint Messire Guillaume et son jeune écuyer Milesteg sur le rempart Nord – « ‘scusez votr’ seigneurie, ‘fan d’ putrelle ! Heu l’a des Gobs qui ‘scaladent euh l’falaise ! Y’en a plein beaucoup ! Heu l’sont avec des peintures sombres et sont pas très voyants. Mais grimpent vite et s’ront sur nous avant longtemps, ‘fan d’putrelle ! » – Le seigneur Waldemar venait d’arriver lui aussi aux nouvelles et entendit la fin,

Messire
Guillaume

mais ce fut son fils qui répondit au jeune pêcheur tout en regardant son père afin d’obtenir son aval – « Il n’y a pas de défense importante sur le rempart Sud. Si les Gobelins font une intrusion, ce sera un vrai massacre. Père, je vais défendre le rempart avec les deux soldats qui surveillent le rempart Sud et mon écuyer, cela devrait suffire. Nous ne pouvons pas affaiblir la défense ici, ils vont arriver très nombreux. » – le baron acquiesça et se prépara à épauler les soldats du rempart Nord, tandis que le jeune Paladin de Iomedae et son écuyer dévalaient l’escalier qui descendait dans la basse-cour pour traverser celle-ci au plus vite sous des trombes d’eau et sur un sol boueux et glissant. Au niveau du rempart Sud, les deux soldats restés en faction par prudence avaient commencé le combat. Avec leur arc, ils tiraient sur tout ce qui bougeait et grimpait le long de la falaise Sud. Bientôt ils seraient rejoints par le fils du baron et son écuyer pour former le seul front de défense de ce côté-ci. Même en étant de bons grimpeurs, les Gobelins étaient en difficulté à escalader et cela suffirait peut-être. Messire Guillaume se dépêchait malgré son lourd équipement de combat qui ne jouait pas en sa faveur sur un terrain aussi hostile. Milesteg, les bras chargé d’armes, faisait ce qu’il pouvait pour suivre le jeune homme plein d’énergie. Affronter presque seul une horde de Gobelins, il devait avoir perdu la tête ou avoir une sacré foi en sa divinité, Iomedae, déesse de la bravoure.

Depuis les remparts, grâce à la lumière au-dessus de la forêt, les archers et arbalétriers faisaient de leur mieux pour ralentir la progression des montres et de leur horrible Tour d’Assaut. Mais inexorablement celle-ci progressait et bientôt ils seraient à l’orée du Bois, alors le chemin sera dégagé pour la Horde et l’assaut sera inévitable. Si jamais la Tour parvenait à atteindre les remparts, alors tel un raz de marée, un flot incessant et impossible à endiguer déversera ses monstres à l’intérieur du château et les soldats seraient trop peu nombreux pour avoir la moindre chance de victoire. Mais on n’en était pas encore là.

@Milesteg : test d’Acrobatie (ou de Dextérité) DD10 pour parvenir à suivre messire Guillaume en terrain difficile.


ans la Tour, le Guerrier Orc ne s’était sans doute pas assez méfié des deux moustiques qui l’attaquaient. Que pouvaient faire des freluquets comme eux face à la montagne de chair et d’acier qu’il était ? Bien mal lui en prit car aussi bien Koram que Wallis, les deux garçons parvinrent à enfoncer la pointe de leur dague coup de poing dans des interstices d’armure et avec suffisamment de force pour que la piqûre se ressente. Le monstre beugla des jurons tandis qu’il se raidissait sous la douleur et écartait légèrement les bras sous l’impact. Il n’en fallut pas plus pour que Keanou en profite pour esquiver la lourde lame maniée par le Géant Vert et vienne à l’opposé d’un des deux fils de Khelgür avant de plonger ses deux dagues en même temps, l’une dans le cou, l’autre sur le flanc juste en-dessous des côtes. Les gestes étaient précis et rapides et le monstre tenta d’évacuer sa rage et sa douleur par un puissant cri qui ne ressemblait alors qu’à un gargouillis de bave et de sang tandis que la vie le quittait aussi rapidement que les flots de sang qui jaillissaient de ses blessures. Il s’effondra lourdement au sol dans un dernier râle immonde.

Sans attendre, le Roublard de Port-Énigme ouvrit une trappe centrale. Il y avait là une échelle qui menait à une plateforme inférieure, mais aussi à deux escaliers en bois qui descendaient encore plus bas. Sur la plateforme inférieure, il y avait encore deux Guerriers Orcs qui ne soupçonnaient probablement pas ce qui venait d’arriver à l’étage au-dessus, vu le vacarme à l’extérieur. Autour d’eux, il y avait des leviers, cordes, contrepoids et même deux roues comme des gouvernails de navires reliés à des poulies et des systèmes complexe de cordes.

Keanou

Se reculant d’un pas de la trappe, Keanou avisa les enfants à voix basse – « Je m’occupe de ces deux-là et de détruire leur système mécanique. Vous, vous descendez tout en bas au niveau des patins et vous coupez toutes les cordes qui relient les patins à la tour. Vous ne réfléchissez pas, vous coupez tout ce que vous pouvez. Je viendrai vous rejoindre dès que j’en ai fini. Je descends en premier. Dès que j’engage le combat contre les Orcs, vous descendez aussi vite que vous pouvez. Cherchez pas à être discrets, y’a pas d’autres Orcs à l’intérieur. Ils sont tous dehors pour pas alourdir l’engin. » – Il attendit que les deux garçons lui aient confirmé qu’ils avaient compris et il se faufila par le trou de la trappe, descendant l’échelle ou plutôt glissant le long de l’échelle en serrant les montants de celle-ci avec les pieds et contrôlant sa vitesse en serrant plus ou moins fort avec ses mains protégées de gants en cuir. Il fut très vite en bas et le combat commença à peu près de la même manière qu’il avait engagé celui-ci à l’étage supérieur. Une dague projetée sur l’un tandis qu’il fondait sur l’autre. C’était le moment d’y aller pour Koram et Wallis.

@Koram et Wallis : test d’Acrobatie (ou de Dextérité) DD10 pour descendre le plus vite possible.
Tu sais ce que c'est, être réduit à l'état de pulpe ?
Offline blurpy  
#66 Envoyé le : dimanche 6 octobre 2019 17:28:04(UTC)
blurpy
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Wallis
Réf : 0 | Vig : -1 | Vol : 0
CA:11 | C:11 | D:10

5 / 5


Finalement, ces gros monstres n'étaient pas si difficile à vaincre. D'ailleurs keanou, après leur avoir donné de nouvelles consignes, se précipitait à nouveau vers de nouveaux adversaires. Descendant l'échelle d'une manière aussi peu orthodoxe qu'efficace, il inspira Wallis qui tenta de l'imiter...
  • dex : 1d20 donne [6] = 6

hélas, dès les premiers mètres, les mains glissant sur les barreaux le brûlaient si méchamment qu'il dut changer de tactique et descendre plus prudemment.
Ah si seulement il avait eu des gants ... ou une once d'intelligence.

Modifié par un utilisateur dimanche 6 octobre 2019 17:30:43(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline nauron  
#67 Envoyé le : dimanche 6 octobre 2019 20:41:09(UTC)
nauron
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Koram
CA : 12

5 / 5


Ouah! Il est trop fort, il est moche, libidineux mais trop fort!

Koram aquiesça aux ordres de Keanou puis s'avança pour s'engouffrer par la trappe dès que le roublard ai disparu, il fut prit de vitesse par Wallis qui tenta de faire comme Keanou, même si son frère de salive eu du mal à aller aussi vite...

Il essaya alors de descendre le plus rapidement possible.

C'est comme un arbre, avec des branches toutes identiques.
En plus y'a Wallis sur le chemin...


  • dex : 1d20-1 donne [12] - 1 = 11



MAIS POUSSE TOI!!!!

Dès qu'il arriva au bon endroit, il entreprit de couper toutes les cordes possibles.

Modifié par un utilisateur dimanche 6 octobre 2019 20:42:54(UTC)  | Raison: Non indiquée

Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline Kali  
#68 Envoyé le : dimanche 6 octobre 2019 21:08:26(UTC)
Kali
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Otezea

5 / 5


Otezea attendait en silence pour ne pas déconcentrer les deux hommes. Elle en profita pour repenser à ses frères Pourvu qu'ils aillent bien..... qi'ils ne fassent pas de bêtises..... comme d'habitude..... Ies garçons peuvent être tellement bêtes!
Et sur son rêve, construire sa vie.
Offline Miilesteg  
#69 Envoyé le : lundi 7 octobre 2019 08:46:37(UTC)
Miilesteg
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Localisation : Igny 70

Milesteg
Enfant
CA : 8

6 / 6


Miles ne souriait plus. Cela commençait, il se devait d'être parfait. Les dents serrées il tachait de suivre comme il pouvait le chevalier.

  • Dextérité : 1d20-2 donne [2] - 2 = 0


Concentré à ne rien faire tomber il ne vit la petite marche et s'étala de tout son long en fermant les yeux. Et la c'est le drame.

Modifié par un utilisateur lundi 7 octobre 2019 08:48:51(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline mdadd  
#70 Envoyé le : samedi 19 octobre 2019 18:52:14(UTC)
mdadd
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Localisation : Charente Aquatique (17)

a pluie battait la mesure avec les cris des monstres et leurs tam-tams de guerre. Maintenant du château on entendait clairement les râles d’efforts des Ogres qui tiraient sur les cordes pour déraciner les arbres autour du sentier et élargir celui-ci afin de laisser passer la sinistre Tour d’assaut qui allait bientôt vomir un flot incessant de créatures humanoïdes monstrueuses aux crocs saillants, comme les Orcs ou encore aux têtes bestiales comme les Gnolls. Désormais grâce aux lumières mêlant alchimie et magie, on pouvait voir l’engin avancer lentement mais sûrement, glissant grâce à ses larges skis en bois fixés sur sa base, sur des rondins placés en travers pour ne pas que la Tour s’enfonce par son poids dans le sol boueux et meuble. C’était une synergie considérable que déployaient les monstres, le tout pour ensuite venir se ruer sur les remparts et tuer tout ce qui se dresserait en travers de leur route. Mais le danger venait aussi visiblement du Sud où d’après le messager, des Gobelins avaient entrepris d’escalader la falaise malgré la difficulté que cela représentait et les pertes que cela engendrerait, car le moindre faux pas signifiait la chute et celle-ci serait forcément mortelle vu les conditions. S’il y avait bien une chose qu’on ne pouvait retirer aux assaillants, c’était qu’ils étaient déterminés et suffisamment motivés par le Sorcier Noir pour ne pas reculer malgré les difficultés.

Au Nord, les défenseurs tentaient de ralentir voire arrêter l’avancée le l’engin de siège, concentrant leurs tirs de flèches et carreaux sur les Ogres qui représentaient des cibles plus évidentes ou encore des pousseurs qui étaient éloignés du bouclier de défense humain en fronton de la Tour. Mais cela s’avérait insuffisant. Les Ogres étaient extrêmement résistants et bien protégés par d’épaisses peaux animales renforcées de plaques en fer ou acier aux endroits les plus vulnérables, lorsque ce n’étaient pas des pans de maille sur les épaules qui descendaient sur la poitrine et les avant-bras. Certes des projectiles s’enfonçaient et ils criaient de douleur, ils se tordaient parfois et arrachaient les flèches d’un coup sec et rageur, criant leur douleur à la face des archers avec la promesse de leur arracher la tête et de les dévorer tout cru, lorsqu’ils seront sur place. Par contre quelques Orcs et Hobgobelins tombèrent sans se relever avant d’être piétinés par leurs congénères qui poussaient la Tour, une maigre victoire face au nombre de monstres qu’il y avait derrière…

Dans la cour, Milesteg fit de son mieux pour suivre le fils du baron, mais lorsqu’il entama la montée vers la haute cour, le passage ruisselait telle une petite rivière boueuse et le garçon glissa et tomba tête la première, ne voulant pas lâcher les précieuses armes du chevalier. Il fut confronté à un terrible dilemme : lâcher les armes au risque de les voir emportée par l’eau et la boue mais il pourrait se relever ou alors les tenir fermement contre lui et rester vautré dans la boue à plat ventre à se tortiller pour parvenir à respirer en maintenant la tête relevée ou vers la droite ou la gauche, mais sans avoir l’opportunité de se relever. Il n’eut guère le temps de choisir. Une paire de mains gantée d’acier le saisit vigoureusement par les épaules et le releva rapidement tout en l’entraînant en haut du passage dans la haute cour. Messire Guillaume s’était retourné et était venu secourir son tout récent jeune écuyer sans montrer la moindre colère ni attitude de reproche et avec une voix calme le rassura – dépêche-toi de me rejoindre la haut, nous ne serons pas trop de deux pour aider les soldats. Veille à enlever la boue des poignées des armes, il ne faudrait pas qu’elles me glissent des mains. – Sans attendre que le garçon se remette de ses émotions, encore secoué par la surprise de la chute soudaine, tout s’était passé si vite, il vit le jeune chevalier de Iomedae se précipiter vers l’escalier qui menait aux remparts Sud et dégainer son épée, tandis qu’il faisait glisser son écu de son épaule vers son bras. Milesteg resta quelques secondes interdit debout sous la pluie torrentielle, les yeux papillonnant, les armes de messire Guillaume serrées contre lui dans ses bras, de la boue partout de la tête aux pieds, il fallait réagir.

Dans la Tour de l’Aigle, Otezea restait concentrée, observant les deux sages débattre sur un nouveau plan tandis qu’ils restaient concentrés sur les lumières dehors. Le Chapelain allait maintenir l’éclairage extérieur pour que les archers puissent voir leurs cibles, tandis que le Mage de la Tour Blanche allait tenter de déconcentrer le Sorcier Noir qui visiblement insufflait une incroyable énergie aux monstres tout en provoquant cette météo exécrable qui rendait la défense du château beaucoup plus difficile, même si quelque part elle desservait aussi les assaillants, mais visiblement de moindre mesure. Le Père Olwyn commanda aussitôt à la jeune fille de nouvelles préparations dans les petits pots en terre cuite qu’il lancerait ensuite et qui exploseraient en lumières jaunes orangées avant que les précédentes ne s’éteignent. Quant à Taërim le Blanc, il appela Dragibus qui d’un bon se percha au sommet du bâton du vieux magicien. Après un échange éphémère sans doute mental, le petit dragon au ventre rebondit et à la queue en as de pique se jeta du haut de la Tour pour aller voler vers la vallée malgré les conditions de vol extrêmement difficiles, tandis que le Mage regardait dans le vide comme s’il pouvait voir à travers les yeux de son familier. C’était assez impressionnant. Il semblait donner des directives mentales, mais si en s’approchant de près, on pouvait l’entendre murmurer. Il guidait bien son compagnon et tentait de repérer quelque chose dans le campement des monstres. Le Père Olwyn attendait les préparations d’Otezea, cette fois aucun des deux sages ne pouvait l’aider, les deux étaient concentrés sur quelque chose, mais elle avait réalisé la préparation alchimique certes sous leurs directives, mais c’était il y avait à peine quelques minutes, donc elle n’avait pas encore oublié la recette ni les mesures.


ans la Tour d’assaut, à l’étage supérieur, Keanou se battait contre les Orcs et sans doute en avait-il fini rapidement et commencé à saboter les mécanismes de poulies et de cordages complexes. Mais Koram et Wallis avaient une autre mission et ils avaient profité de la diversion qu’avait provoquée le Roublard de Port-Énigme pour aller tout en bas de l’engin et à leur tour saboter celui-ci. Le jumeau avait tenté sa chance en premier, essayant d’imiter la descente agile du maître des couteaux et des ombres, mais il manquait d’expérience et la descente fut complètement incontrôlée et douloureuse, s’enfonçant des échardes profondément dans les paumes. Ce fut les mains en sang qu’il déboula comme un diable dans l’escalier menant au niveau inférieur tandis que Koram s’était beaucoup mieux accommodé de la descente de l’échelle et semblait même le pousser vers l’avant. Les deux escaliers latéraux étaient larges et descendaient tous deux au même endroit. Le niveau inférieur était le dernier niveau de la Tour, tout l’arrière était ouvert en grand afin de permettre aux monstres d’entrer en masse et de se ruer vers les larges escaliers faciles à gravir. Puis sans doute à l’étage supérieur, des pans de bois basculeraient en passerelle pour surgir directement sur le rempart. La large ouverture et les escaliers allaient permettre de faire passer un flot important de monstres, ce qui rendrait la défense impossible.

Les deux garçons marquèrent un temps d’arrêt, une fraction de seconde d’hésitation, la large ouverture, permettait de voir à chaque flash de lumière d’un éclair du violent orage ou grâce à la lumière jaune orangée légèrement vacillante qui semblait planer au-dessus d’eux, la marée monstrueuse qui poussait l’engin et qui patientait le moment opportun pour se précipiter dans la Tour. C’était vraiment impressionnant, des monstres humanoïdes gigantesques, bardés d’acier, d’armes, de pointes, des lueurs rouges dans leurs yeux, concentrés sur les efforts, certains faisaient des va-et-vient, ramassant des rondins derrière pour les ramener à l’avant et ainsi la Tour avançait sur ses patins de bois sous la rude poussée des monstres. Koram et Wallis prirent chacun un côté et avisèrent les fameuses planches larges maintenues par des cordages à chaque côté de la Tour. Avec leurs dagues il suffisait de couper tous ces nœuds et liens, les patins seraient alors désolidarisés de l’engin et la Tour ne bénéficierait plus de cet appui qui lui permettait de glisser sur les rondins de traverse. Que se passerait-il ensuite ? La tour pourrait-elle continuer à glisser sur les rondins avec des appuis moins larges ? Serait-elle stoppée ? Peut-être même qu’elle basculerait sur un côté ou un autre… En tout cas la mission des deux enfants était de couper tout ça et le plus vite possible et bien-sûr sans se faire repérer par les monstres à l’extérieur…
Tu sais ce que c'est, être réduit à l'état de pulpe ?
Offline nauron  
#71 Envoyé le : dimanche 20 octobre 2019 20:59:32(UTC)
nauron
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Koram
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5 / 5


Après avoir rongé son frein le long de la descente pour ne pas faire tomber Wallis, Koram se précipita à l'étage inférieur et serra fortement sa dague.

La vision de l'extérieur, où les ennemis se dessinaient à la lueur des éclairs avait un côté apocalyptique et le jeune garçon était content d'être à l'intérieur, "protégé" des plus gros monstres.

Il chuchota à son frère de salive
«  On finit le boulot, on mettra des bandages après ou mieux on ira voir le prêtre et il fera la prière à machinchose qui soigne...
Je prends la droite de la planche, je te laisse la gauche, vite sinon Keanou va nous gronder... »


Il se dirigea vers les nœuds situé à droite de la planche, sorti son couteau et entama sa besogne, il fallait tout couper, facile.
Le travail était presque accompli et pas une seule seconde il n'avait réfléchi à ce qui allait se passer après...
Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline blurpy  
#72 Envoyé le : lundi 21 octobre 2019 13:28:59(UTC)
blurpy
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Wallis
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5 / 5


Conformément aux ordres de keanou et malgré la douleur aux mains, il serra très fort sa dague et se dirigea à gauche pour couper les liens qui tenaient les patins. Il cisaillait, cisaillait, cisaillait, jusqu'à ce que la corde suffisamment entaillée lâche.

Modifié par un utilisateur lundi 21 octobre 2019 13:29:31(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline Miilesteg  
#73 Envoyé le : lundi 21 octobre 2019 14:01:41(UTC)
Miilesteg
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Milesteg
Enfant
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6 / 6


Miles n'eut même pas eu le temps de remercier le paladin, qu'il était déjà à montrer sur le rempart.
Il se cria à lui même.

« Bon sang de bois, fait attention!!!!  »

Puis il monta comme il put les escaliers pour suivre le Paladin.
Une fois derrière lui il posa délicatement les armes par terre et entreprit de les nettoyer avec les parties de ses habits qui n'étaient pas encore plein de terre.

Ceci fait il les reprit en main en attendant les ordres, frigorifié et appeuré par son propre échec.
Offline mdadd  
#74 Envoyé le : dimanche 3 novembre 2019 11:55:55(UTC)
mdadd
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ans la Tour de l’Aigle, les évènements s’accéléraient et la tension montait d’un cran. Désormais, le Chapelain assumait seul d’apporter la Lumière de Sarenraé au-dessus de la forêt afin que les défenseurs puissent voir où se trouvaient leurs ennemis et par là-même leurs cibles. Malgré la pluie de flèches, trop peu de monstres étaient tombés. Les projectiles semblaient avoir des difficultés à percer la peau épaisse et dure comme le cuir des Ogres qui portaient d’épaisses fourrures animales qui leur servaient à la fois de vêtements rudimentaires mais aussi d’armure supplémentaire. Parfois des pièces métalliques comme des spalières ou cubitières en acier souvent surmontées d’une pointe ou d’une lame ou encore un gorgerin en mailles qui protégeait le cou et le haut du torse et du dos, venaient compléter cet accoutrement. Les projectiles se perdaient dans l’amas de fourrures lorsqu’ils n’étaient pas arrêtés par le métal. Les Ogres grognaient à la fois sous l’effort pour arracher les arbres mais aussi sous la douleur face aux multiples piqûres qu’ils subissaient. Autour quelques Orcs, Hobgobelins et Gnolls tombaient, terrassés ou brutalement blessés par une flèche ou un carreau et s’ils ne mourraient pas sur le champ et qu’ils ne se relevaient pas très vite, alors ils finissaient piétinés par leurs semblables ou l’inexorable avancée de la Tour d’Assaut sous l’impulsion des Pousseurs. Il y en avait encore tellement derrière à ronger leur frein dans l’attente de pouvoir se ruer et en découdre avec les défenseurs du château… Tandis qu’ils approchaient de la lisière de la forêt, le Capitaine Rhidan Tangletorn ordonna le tir de la baliste et les soldats se mirent aussitôt en œuvre. Le premier carreau lourd manqua sa cible et le Sénéchal donna aussitôt les corrections de trajectoire à appliquer. Le second tir toucha un Ogre et cette fois la violence de l’impact le fit reculer et tomber à la renverse tandis qu’il beuglait tel un cochon qu’on égorgeait les deux mains se refermant sur le terrible projectile qui s’était profondément enfoncé dans ses chairs. Il l’arracha de rage et bien mal lui en prit car aussitôt un flot de sang éructa de la blessure et le monstre hurla encore plus de douleur, essayant d’endiguer l’hémorragie en pressant ses grosses mains dessus, rapidement le sang se répandait malgré tout. Une petite victoire pour les défenseurs mais il fallait du temps pour charger la baliste et viser et pendant ce temps-là la progression des monstres continuait et il y avait encore beaucoup trop d’Ogres…

Pendant ce temps-là, Otezea était passée à une autre activité. Elle avait fini le travail des petits pots en terre cuite pour le Chapelain et à présent elle servait de relais au Mage de la Tour Blanche qui en bougeait plus et restait les yeux ouverts sans ciller comme s’il était ailleurs. Il la guidait de la voix et lui demandait de trouver des pages dans son grimoire ainsi que les ingrédients qui y étaient mentionnés. Otezea courait alors vers la table pour peser, compter, rassembler tout ce qu’il fallait puis elle les donnait à Taërim le Blanc qui se concentrait pendant un court instant sur les paroles de la jeune fille qui lisait les lignes du grimoire. La formule récitée, les composants consommés, sans doute un sortilège avait-il été lancé, mais impossible d’en voir les effets. Puis il se passait encore quelques secondes pendant lesquelles le Mage semblait scruter dans la nuit puis venait une nouvelle directive, une nouvelle page à trouver et de nouveaux ingrédients à préparer. Voilà plusieurs sortilèges que Taërim lançait successivement et Otezea n’avait plus un seul instant de répit… De temps en temps, il murmurait et en tendant l’oreille, la jeune fille pouvait comprendre que le maître de la tour de magie communiquait avec Dragibus perdu quelque part dans la nuit. Puis il y eut cette séquence étrange. Taërim fut secoué de spasmes, les yeux révulsés, il se mit à produire un son continu, entrecoupé seulement par la reprise de sa respiration, il avait l’air de lutter contre quelque chose mais Otezea aurait été bien en peine de savoir quoi ni de savoir quoi faire pour l’aider. Cela dura quelques instants, un éclair frappa le toit de la Tour de l’Aigle et des tuiles volèrent en éclat tandis que du bois de la charpente et des tuiles s’écroulaient dans la pièce sans faire courir de risques aux trois personnes présentes. Mais ce n’était que les prémices d’autres éclairs qui frappèrent encore et encore et qui provoquèrent de sérieux dégâts à la structure, comme si d’un seul coup le sommet de la Tour de l’Aigle était devenu le centre d’attention de toute la colère du puissant orage qui sévissait depuis le début de la nuit. La toiture n’avait plus son intégrité et de grandes parties s’étaient effondrées. La table à composants était détruite et jonchée de débris ainsi que le sol. Le Chapelain, le Mage et la jeune apprentie avait été obligés de se réfugier dans la colonne de pierre de l’escalier en colimaçon pour ne pas se retrouver blessés ou ensevelis par les éboulements du toit, puis aussitôt les deux anciens s’étaient précipités à l’extérieur afin de poursuivre leurs efforts. Le père Olwyn Raffenor réorienta les sphères lumineuses encore en lévitation au-dessus de la forêt, tandis que maître Taërim reprenait sa concentration après avoir été repoussé en arrière par une force invisible et violente comme s’il venait de prendre un coup de fouet. Les mains tendues vers l’avant, le regard tourné vers la vallée, sous une pluie battante qui désormais inondait la salle et venait tremper son contenu,

Taërim
le Blanc


Taërim prononça une incantation d’une voix forte et lourde de colère. Tout à coup un éclair zébra le ciel et illumina toute la vallée. Lorsqu’il toucha le sol, il fit voler en éclats quelque chose et quelqu’un hurla si fort que son cri se répercuta comme une lourde menace et un sombre présage. Le Mage se plia en deux comme s’il était pris d’un malaise ou d’une vive douleur au ventre – « Dragibus ! Reviens tout de suite ! » – murmura-t-il tandis qu’il était à deux doigts de s’évanouir. Otezea quant à elle toujours réfugiée dans l’escalier, tenait serré contre elle le précieux grimoire afin qu’il ne soit pas endommagé par la pluie torrentielle ou la chute des moreaux du plafond. Elle regardait impuissante le combat magique entre le Sorcier Noir et le Mage de la Tour Blanche. Il avait l’air si affaibli et atteint, lui qui était déjà infirme et qui tenait debout uniquement par la force de sa volonté et sa magie. A présent il était à terre et ne pouvait pas se relever. Son cœur battait la chamade…

@Otezea : 1d20 chacun stp.

Dehors, l’orage semblait s’éloigner et avec lui la pluie diminuait d’intensité pour passer de la douche torrentielle à une pluie soutenue mais plus légère. Il s’était passé quelque chose depuis que les éclairs avaient frappé la Tour de l’Aigle et que sa toiture avait été détruite, s’écroulant sur le dernier étage. Mais l’effort devait rester concentré vers la forêt ou l’inévitable approchait. La terrible Tour d’Assaut était parvenue à la lisière et à présent les Ogres n’avaient plus besoin d’élargir le passage. Ils étaient passés derrière l’engin et participaient à l’effort de poussée tandis que les rondins passaient de derrière à devant pour glisser dessus. Cette fois c’était imminent et les tirs de projectiles fusèrent des deux côtés. Les Orcs et les Gnolls bandaient leurs arcs et faisaient pleuvoir des flèches partout en tir aveugle et en cloche. Les défenseurs devaient se protéger constamment et avaient moins de temps pour viser et riposter. Quant à la baliste, elle continuait elle aussi son œuvre de mort, mais beaucoup moins maniable et longue à mettre en œuvre, elle restait inefficace à stopper l’avancée des monstres. Cette fois, tous les défenseurs des remparts Nord et Nord-Ouest étaient en mesure de voir le bouclier humain dressé en façade de l’engin d’assaut afin de le protéger. Les monstres n’avaient aucun honneur et recouraient à des stratégies barbares et cruelles sans respect pour la vie humaine. Entre la lisière de la forêt et le rempart Nord, il y avait une partie rocheuse accidentée, les risques de s’enfoncer dans la boue étaient moins importants, par contre le terrain était peu propice à faire avancer un tel engin de cette taille et de ce poids sans l’aide des rondins et des larges patins fixés aux pieds de la Tour pour servir de skis. Sous la forte impulsion des Ogres, la Tour prit une sorte d’élan tandis que des Orcs risquaient leur vie pour maintenir les rondins devant sous les tirs des défenseurs. Les assaillants intensifièrent leurs tirs vers les remparts afin de couvrir leurs pairs exposés, mais nombre de monstres tombèrent néanmoins et furent malheureusement remplacés par d’autres. Par ailleurs, afin de disperser l’attention des défenseurs, certaines bandes de maraudeurs se lançaient déjà à l’assaut avec de grandes échelles, monopolisant ainsi les soldats chargés de les empêcher de prendre pieds sur les remparts. La grande Tour se pencha en arrière alors qu’elle entamait la grimpette de roche aux pieds des remparts, puis tout à coup un bruyant craquement de bois se fit entendre et la Tour bascula dangereusement vers l’Est tandis que les fameux patins s’étaient arrachés de la base sans doute sous les trop contraintes trop importantes subies, à moins que… Les cordes qui les maintenaient n’étaient pas assez solides pour soutenir l’effort… Dans le même temps, la façade chargée des prisonniers humains se souleva en plusieurs panneaux, comme si quelque chose avait déclenché l’ouverture des passerelles destinées initialement à relier la tour aux remparts. Les Ogres tentèrent tant bien que mal d’empêcher la structure de basculer sur le côté, mais il était trop tard et elle était trop lourde, même pour eux. Baliste, flèches et carreaux leur donnaient du fil à retordre et la tour se disloqua comme un château de carte qui avait perdu toute sa structure de base. Le bois craqua, on entendit hurler, les prisonniers ne savaient pas ce qui leur arrivait ni s’ils allaient survivre à l’écroulement de l’engin. Dans un fatras de bois, rondins, poutres, cordes, tout craqua, tout bascula et se brisa, l’ouverture des panneaux de passerelle avait empêché les prisonniers ligotés de se retrouver face contre terre ou plutôt dans la boue avec le poids du panneau de bois dessus, à présent ils pendaient sur le côté. On pouvait dire qu’ils avaient eu de la chance.

Fous de rage, les monstres avaient perdu leur principal atout pour envahir le château. Ils se ruèrent de façon désordonnée sur les remparts, se servant de ce qu’ils pouvaient pour grimper, n’ayant pas prévu beaucoup d’échelles puisque la Tour devait faire cet office. On commença à voir la marée humanoïde monstrueuse se ruer, grimper les uns sur les autres, commencer à affluer vers les créneaux et les échelles des maraudeurs, tandis que les défenseurs faisaient leur possible pour les en empêcher. Dans la pénombre et le fatras de bois et de corde, une ombre sortit des décombres deux petits miraculés bien secoués par la destruction de la tour à laquelle ils avaient activement participé.

Keanou

Après s’être assuré de leur survie, il leur murmura leur prochaine mission – « Les monstres sont trop occupés à se lancer à l’assaut. C’est le moment de libérer les prisonniers. Servez-vous de vos dagues et surtout restez toujours accroupis ou à plat ventre. Passez pour mort s’il le faut. Vous ne faites pas le poids face à l’un de ces monstres, inutile de tenter l’impossible. Dites aux prisonniers de passer pour morts ou de fuir dans le Bois. Nous nous occuperons d’eux après. Vous en avez pour un moment, mais quand vous en aurez fini, rampez jusqu’à la poterne et attendez-moi. » – Une fois qu’il se fut assuré que Koram et Wallis aient bien compris leur mission, il disparut de nouveau dans les ombres en direction du rempart, ses dagues au clair. Les deux garçons avaient coupé, coupé, coupé les cordages qui retenaient les patins-skis, sans se préoccuper de ce qu’il se passait à l’extérieur. Puis ils avait vu ces énormes monstres, les Ogres, se mettre derrière et pousser, remplaçant les Orcs, Goblours et les Gnolls qui étaient là. Ils étaient si énormes qu’ils ne prêtaient guère attentions aux deux petits rats et leur travail de sape. Et tout à coup la base de la Tour et la Tour elle-même se pencha en arrière tandis qu’elle attaquait un terrain de roche et de boue. Les cordages tenant les skis étaient bien tailladés et craquèrent d’un seul coup et les patins furent éjectés de la base. Celle-ci se brisa sur la roche et les pans latéraux commencèrent à s’écarter et se séparer du pan frontal, la structure ne possédant pas de pan arrière. Puis tout bascula et les deux enfants se laissèrent tomber au sol et se recroquevillèrent en attendant la fin du monde. Ils furent bousculés, chahutés, secoués, comme s’ils étaient brassés dans un violent du bois craquait de partout et volait en éclat, des cordages claquaient et fouettaient l’air, les Ogres ou les monstres manquèrent de les piétiner, ils crurent mourir ou s’évanouir tellement ils étaient brassés, puis tout s’arrêta et quelques instants plus tard, Keanou, le Roublard de Port-Énigme les avait sortis de ce fatras. Ils n’étaient pas en forme, des coupures et des esquilles de bois de partout, couverts de boue, ils entendaient à présent les cris des monstres de lançant à l’assaut. Ils passaient autour d’eux sans s’arrêter, marchant sur les débris de la Tour, la tête levée vers les remparts, encore une fois, les petits rats passèrent inaperçus… Il était temps de se mettre à l’ouvrage malgré les contusions et les piqûres de bois. Visiblement ils n’avaient rien de grave mais ils auraient très bien pu facilement mourir broyés par la Tour.

@Koram et Wallis : 1d20 chacun svp.

Milesteg ramassa les armes maculées de boue et entreprit de rejoindre le plus vite possible le chevalier sur le rempart. La pluie torrentielle était plutôt providentielle d’une certaine manière. La boue ne restait pas accrochée aux armes qui par ce fait étaient presque nettoyées une fois en haut de l’escalier en pierre plutôt raide. En haut, cela se battait déjà. Partout des créatures aussi hideuses qu’immondes passaient entre et par-dessus les créneaux où elles rencontraient les deux soldats et Messire Guillaume. Les soldats tentaient vainement d’endiguer le flot de monstres avec leurs lances avant qu’elles ne montent mais elles étaient agiles et elles étaient parvenues à saisir la lance en même temps qu’elles restaient accrochées au mur extérieur, se servant de l’arme comme support pour continuer à grimper. Puis comme cela ne suffisait pas, une seconde puis une troisième créature s’étaient accrochées à la lance comme s’il s’agissait d’une corde. Les deux malheureux soldats n’eurent d’autre choix que de lâcher leur lance faisant par là même basculer dans le vide deux ou trois créatures qui vinrent se briser en bas de la falaise sur les rochers ou sur les radeaux rudimentaires qui leur avait servi à parcourir la rivière jusque-là. Quelques instants plus tard, des Gobelins prenaient pied sur le rempart et ce fut à l’épée et au bouclier que les deux soldats tentaient de les arrêter. Messire Guillaume s’était positionné en haut de l’escalier afin d’empêcher les créatures de descendre dans la Haute-Cour tandis que chaque soldat gardait le passage vers les tours, celle de la chapelle et celle de la grosse tour carrée sans toiture. Lorsque le garçon parvint à rejoindre le chevalier, celui-ci s’avança d’un pas vers la droite laissant un passage vers la gauche

Messire
Guillaume

« Prends le bouclier à deux mains et mets-toi dos à dos avec moi. Tu empêches les Gob de passer coûte que coûte et quand je te le dirai on tourne et tu prends ma place et moi la tienne ! Donne-moi ma masse d’armes ! » – Troquant son grand écu en bois contre la masse d’arme que tenait Milestaeg, Messire Guillaume entreprit une danse meurtrière avec son épée dans une main et la masse dans l’autre, faisant pleuvoir des coups qui fauchaient, écrasaient, broyaient à tours de bras les Gobelins qui tentaient d’envahir le rempart. De son côté, Milesteg lâcha toutes les autres armes pour saisir à deux mains l’écu qui faisait presque 4 pieds de hauts et s’en servit de rempart contre les premières créatures qui li fonçaient dessus. Elles faisaient la même taille que lui mais c’était bel et bien des adultes aguerris et lui n’était qu’un jeune adolescent plein de courage et de volonté. Il ne ressentait pas la peur, il avait l’impression d’être en sécurité adossé au Paladin de Iomedae, celui-ci dégageait une aura presque dorée et lumineuse tel un archange guerrier sans les ailes, c’était à la fois troublant et impressionnant et d’ailleurs les créatures devaient elles aussi le ressentir si bien qu’elles marquaient un temps d’hésitation avant de se ruer à l’attaque, ce qui n’était pas le cas contre les soldats qui faisaient ce qu’ils pouvaient pour tenir. Pour le jeune garçon, tout s’accéléra, on frappait contre son bouclier, on poussait parfois, il entendait les cris et les injures de ces monstres tout comme les bruits de bataille derrière lui ou aux extrémités du rempart. Il sentait Messire Guillaume en mouvement derrière lui et quand c’était possible, ils tournaient pour échanger leurs positions afin qu’il nettoie le côté que Milesteg défendait. A chaque fois, le chevalier l’encourageait et le félicitait – « C’est bien ! Continue comme ça ! Tu t’en sors comme un chef ! » – Il fallait dire que si le flot de monstre se déversait dans la cour du château, ce serait une catastrophe… Parfois un Gobelin tombait du rempart dans la Haute-Cour. Blessé, il n’avait pas le temps de se relever que Greshym, le majordome ou encore Dame Fila, la cuisinière ou encore quelques serviteurs accouraient aussitôt et le rouaient de coups avec leurs bâtons. Certes ils n’étaient pas des combattants mais un Gobelin seul, secoué par la chute et blessé ne faisait pas le poids face à groupe de personnes ordinaires. Cela s’appelait l’effet de foule. Même si on était le plus fort des guerriers, capable de vaincre seul des monstres extraordinairement puissants, on ne pouvait pas résister à un effet de foule. Assurément, cela ne le tuera sans doute pas et il provoquera de nombreuses victimes, mais très vite il serait submergé de toutes parts et probablement immobilisé voir assommé. Il ne fallait pas négliger la masse populaire.

@Milesteg : 1d20 chacun stp.

Depuis que les monstres s’étaient rués à l’assaut du château, les Ogres avaient un compte à rendre à la baliste. Ils s’étaient saisis de grosses branches d’arbre parfois de la taille d’un tronc et les avait projeté avec force en direction de la tour de barbacane où se trouvait la baliste. Ils parvinrent à détruire l’engin et les soldats autour ne purent tous éviter les énormes projectiles lancés. L’un d’eux reçut une grosse branche de plein fouet et il se roulait par terre de douleur la poitrine enfoncée. Les brancardiers avaient été appelés par l’un des deux messagers, en l’occurrence Denmel, le fils du sénéchal. Orloch et Sillaw coururent depuis la chapelle, tentant de garder leur équilibre sur le sol boueux de la cour intérieure. Le brancard était roulé et formait deux bâtons entourés dans la toile que le cousin tenait sous le bras. Parvenus tant bien que mal après plusieurs glissades et chutes dans la cour intérieure à la barbacane, ils entrèrent dans la tour et gravirent les deux escaliers qui menaient à la plateforme. Le capitaine et les soldats se battaient déjà contre les monstruosités en contrebas à l’extérieur. Ils ramassèrent le soldat blessé sur le brancard et cette fois il fallait le transporter jusqu’à la chapelle et de préférence sans le faire tomber ou aggraver ses blessures. Sillaw proposa à Orloch de passer devant et d’ouvrir le passage tandis qu’il dirigerait depuis l’arrière. L’homme était plutôt lourd pour des enfants, mais le « Monstre de Khelgür » avait une force extraordinaire et il compenserait largement. Pour descendre de la tour de la barbacane, Orloch prit le soldat à dos et Sillaw se chargea du brancard à nouveau roulé, car c’était difficile de manœuvrer avec un brancard dans des escaliers. Il avait saisi les deux bras du gaillard et trainait plus qu’il ne portait le pauvre hère jusqu’en bas puis avec Sillaw ils le remirent sur le brancard pour traverser la cour intérieure. Les deux garçons ressentaient un sentiment d’urgence. Le soldat avait l’air mal en point et avait crié de douleur pendant la descente des escaliers. Il gémissait toujours, c’était qu’il était encore en vie et il fallait l’emmener jusqu’à la chapelle où Véolia, la novice du Chapelain s’occuperait de lui. Elle avait tout minutieusement préparé dans la chapelle. Des couvertures à même le sol sur plusieurs épaisseurs le long des murs serviraient de lits, elle avait répertorié les bandages, linges, onguents, fioles d’un liquide transparent légèrement rosé et à la légère odeur alcoolisée, une autre avec une forte odeur d’alcool mentholée, elle avait allumé un brasero ou des ustensiles étranges chauffaient ainsi qu’une marmite d’eau, elle avait ouvert un livre où des petites écritures et des dessins envahissaient les pages, elle avait préparé des aiguilles et du fil, bref elle avait tout préparé. Orloch et Sillaw n’avaient plus qu’à lui amener les patients et elle se chargerait du reste. Ils étaient parvenus à mi-distance que déjà on appelait les brancardiers depuis le rempart Nord. Il ne fallait pas perdre de temps pour livrer celui-ci…

@Orloch : 1d20 chacun stp.
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Offline nauron  
#75 Envoyé le : dimanche 3 novembre 2019 14:36:51(UTC)
nauron
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Koram
CA : 12

5 / 5


Ce qui est pratique avec Koram, c'est qu'il fait ce qu'on lui dit sans jamais penser aux conséquences de ses actions, donc après avoir méticuleusement coupé les cordes comme l'avait demandé le roublard, il ressentit les vibrations indiquant que la tours se désolidarisait des patins-ski qui l'aidait à avancer.

«  T'as vu ça a marché, on a sauvé le château. »
Il arborait un large sourire aux lèvres fier de lui, pas une seule seconde il pensa qu'être dans la tour si elle s'effondrait serait dangereux...

Alors que les vibrations augmentaient et que la tour commençait à se pencher, il se mit à réaliser qu'elle était sa situation, il avait deux options, sortir de la tour mais il allait être face aux monstres ou rester dans la tour et être écrasé et en plus le roublard n'était pas là pour leur dire quoi faire....

«  Wal, on fait quoi? »

Il n'avait toujours pas choisit quand la tour s'effondra...

Après avoir été sorti de là par Keanou, Koram hocha la tête pour exprimer qu'il avait bien comprit puis se mit à suivre les ordres. Il se traînait dans la boue, ce qui lui offrait un superbe camouflage et commença à libérer les prisonniers. L'avantage d'être occupé c'est que les douleurs qu'il ressentait et ses plaies baignant dans la boue devinrent très secondaires.

«  Allez vous cacher dans les bois ou faites les morts mais faut pas vous faire attraper, ils sont trop méchants... »

Koram s'occupait de couper les liens, il ne cherchait pas à voir qui il délivrait mais il répétait inlassablement les consignes, il rampait vers d'autres prisonniers et continuait, il regardait régulièrement par dessus son épaules si il n'y avait pas d'ennemi puis recommençait.
Après avoir finit son oeuvre, il chercha du regard la poterne, vérifia que Wallis était prêt aussi, puis il commença à ramper sur le long chemin du retour...

  • jet : 1d20 donne [18] = 18

Modifié par un utilisateur dimanche 3 novembre 2019 14:37:24(UTC)  | Raison: Non indiquée

Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline blurpy  
#76 Envoyé le : lundi 4 novembre 2019 10:08:32(UTC)
blurpy
Rang : Habitué

Inscrit le : 30/08/2014(UTC)
Messages : 1,623
Localisation : charente inférieure

Wallis
Réf : 0 | Vig : -1 | Vol : 0
CA:11 | C:11 | D:10

5 / 5


  • : 1d20 donne [12] = 12


Taillader, couper, inciser, la dague faisaient des allers et retours frénétiques sans grand résultat ... en fin au début. Püis d'un coup un brin se libéra puis deux puis dix. Poussée par ces petites victoires, les mouvements de la dague s'accélérait encore. Puis une myriade de fils explosèrent, et la corde céda. Wallis failli prendre un morceau de corde en pleine face aussi se replia t-il sur lui même, les yeux fermés.
Un instant tout devint immobile.
Un instant seulement.
Le sol s'inclina. Lentement.
Que se passait-il ? Sarenraé ou iomédae venaient-elles le chercher ?
Lorsque la pente devint trop forte pour rester sur place, il ouvrit les yeux et vit la terre approchée de la tour. le temps de comprendre que c'était plutôt l'inverse et il se retrouva le nez dans la boue au milieu de débris.
Tout autour des monstres gesticulaient, se lança à l'assaut des murs tout proche, d'autres beaucoup plus gros arrachaient des troncs d'arbres et les lançaient par dessus les remparts.
Des mains fermes, qu'il n'avait pas vu arriver, le soulevèrent. Keanou et koram se trouvaient accroupis près de lui. Keanou donnaient ses ordres. la moitié des mots parvenaient à ses oreilles mais miraculeusement il compris ce qu'on attendait de lui lorsque le roublard désigna les prisonniers englués sur les débris de la tour.

Il suivit koram et le vit procéder avec adresse et discrétion.
Alors Wallis fit de même.
Il dégagea les hommes, les femmes, les enfants. Leur dit de rester caché en attendant le bon moment, puis de fuir précipitamment.
A chaque personne libérée, wallis se dirigea vers une autre, espérant toujours libérer quelqu'un de Keldur, et pourquoi pas son père, sa mère ou l'un de ses grands frère ou sœur...

ne voyant plus personne de vivant à libérer, il leva la tête et vit koram commençant à rejoindre le mur de la forteresse, la poterne, la sécurité. Lorsque son frère de salive se retourna pour vérifier sa présence, wallis lui adressa juste un coup de tête. Il souriait.

Ses mains n'étaient que douleurs, ses jambes le soutenait à peine mais Wallis souriait.

Allez comprendre ...

Modifié par un utilisateur lundi 4 novembre 2019 10:16:11(UTC)  | Raison: Non indiquée

Humains : I168 Alchimiste 3 / BW116 Bretteur 4/ CC161 scalde 10/14
Tieffelin : V180 Investigatrice 6 /AJ197 Paladin 2
Homme rat : CO231 Pistolier 2
Elfe : W169 Tueur 4
Offline Miilesteg  
#77 Envoyé le : mercredi 6 novembre 2019 14:09:42(UTC)
Miilesteg
Rang : Habitué

Inscrit le : 31/05/2016(UTC)
Messages : 36
Localisation : Igny 70

Miles tenait le bouclier de toutes ses forces, il n'entendait plus la voix que du chevalier, son calme l’apaisait et il avait l'impression de se regarder de l'extérieur de son corps au ralenti.
Il tentait de repousser ses assaillants, toujours bien campé derrière messire Guillaume.

Comme ils avaient tous changer depuis l'assaut de leur village.
Il pensa furtivement à ses frères et sœurs, pris eux aussi dans cette bataille qu'ils ne comprenaient pas.

Il murmura
«  Dame Iomédaé, vous qui semblez si forte et si juste, protégez mes frères et sœurs et je vous servirai jusqu'à ma mort....  »

  • : 1d20 donne [11] = 11

Modifié par un utilisateur mercredi 6 novembre 2019 14:16:29(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Djezebel  
#78 Envoyé le : dimanche 10 novembre 2019 15:40:23(UTC)
Djezebel
Rang : Staff


Inscrit le : 23/04/2015(UTC)
Messages : 1,725
Localisation : Haute Saone

Orloch
Brute
CA 8
Ref -2,Vig +0,Vol -1

6 / 6



Le monstre de Khelgür suivait Sillaw docilement. Lorsqu'il arriva en haut des remparts, il ressentit une grande incompréhension. Heureusement que le jumeau donnait les instructions. Il n'avait qu'à agir docilement.

Alors qu'il transportait le blessé et que celui-ci geignait, Orloch lui dit doucement.

« Chuuut ! Faut pas trop crier, monsieur, ça vous fera encore pluss mal. Ma maman, elle disait que quand on a mal, c'est qu'on vit encore et que c'est plutôt bien. Pas vrai ?  »


  • Teste : 1d20 donne [9] = 9
Offline Kali  
#79 Envoyé le : dimanche 10 novembre 2019 18:59:57(UTC)
Kali
Rang : Nouveau

Inscrit le : 17/08/2016(UTC)
Messages : 3

Otezea

5 / 5


Otezea était terrorisée. Elle avança prudemment jusqu'au près de son maître et essaya de l'aider à se relever tout en continuant à serrer sous son bras frêle le lourd grimoire. « Maître! Maître Taërim! Réveillez-vous! Prenez mon bras et relevez-vous, je vous en supplie! » La jeune fille criait aux oreilles du vieux mage dans l'espoir de lui redonner un peu de courage afin qu'il vienne s'abriter dans l'escalier. Elle surveillait également le ciel à la recherche de Dragibus.

  • test : 1d20 donne [12] = 12
Et sur son rêve, construire sa vie.
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