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Offline Boadicee  
#81 Envoyé le : dimanche 24 mai 2020 17:00:35(UTC)
Boadicee
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Musique - Ordre du Glyphe


Une fois qu'ils eurent fait le point sur la meilleure manière d'occuper les trois derniers jours qu'il leur restait avant de devoir rejoindre Egorian, Aiakos rejoignit la Vicaire Publicia. Cette dernière avait encore les traits creusés...Apparemment, le rituel qu'elle avait employé pour communiquer à travers les plans n'était pas sans effets secondaires. Mais elle ne laissa rien paraître de sa fatigue lorsqu'elle le salua.
« Ah...vous revoici, Cardinal Carnifex. Dites moi, comment puis-je vous aider? Je peux peut être reproduire ce que j'ai déjà fait pour vous il y a quelques jours, mais pas plus d'une fois, je n'ai pas encore entièrement récupéré. »
Une fois qu'Aiakos eu exposé son projet, la Vicaire fronça des sourcils pensifs.
« Hum...Dis...ça ne devrait pas être hors de portée. Suttungr, vous dites? Je vais voir ce que je peux faire. »

Tout comme leur dernière rencontre, elle sortit son bassin divinatoire et la même dague qu'elle avait déjà employé auparavant. Lorsqu'elle remonta sa manche, Aiakos pu constater que les cicatrices des jours précédents avaient déjà presque disparus...mais les étranges tatouages luminescents de la Vicaire avaient changé, altérant leurs motifs pour se faire plus denses où les coupures s'étaient trouvées.

Malheureusement, le contact peinait à s'établir. La Vicaire avait les yeux étrécis, focalisés sur le bassin, et ses tatouages pulsaient tandis qu'elle déversait la magie du rituel dans la substance coulant de ses veines.
« Je n'arrive pas à établir le contact...vous dites qu'elle était proche d'une Porte des Enfers? »

« Votre talent est vraiment bien pratique. J'aimerais bien pouvoir faire de même. Oui, l'extérieur-cible est proche d'une porte des enfers. » dit le prêtre qui ne voyait pas où la vicaire voulait en venir.


La Vicaire murmura quelque chose pour elle même, réfléchissant à voix haute, tout en maintenant sa magie active, tandis qu'elle réfléchissait aux manières de contacter les Enfers pour aider Aiakos à mener sa mission à bien.
« J'ai peut être une solution, mais c'est délicat et probablement dangereux. J'ai besoin de magie et de sang pour réussir à stabiliser mon propre rituel. »
Elle tandis sa dague à Aiakos en la tenant par la lame.
« Une entaille peu profonde suffira, mais il faut que le flot soit constant. J'ai de quoi refermer vos plaies si nécessaire. »

Sans vouloir jouer les timorés, Aiakos demanda.
« Je suis un expert en rituel et mes canalisations imitent l'énergie de l'enfer... Vous êtes certaines que je n'ai pas un autre moyen de vous donner de l'énergie ? »


La Vicaire étrécit les yeux, calculant clairement les avantages et les inconvénients de la proposition d'Aiakos.
« Peut être que ça suffira, mais j'ai besoin que vous mainteniez un flot constant d'influence infernale à travers mon rituel, ça permettra de forcer le passage ouvert, et surtout de le maintenir ouvert. Vous pouvez faire ça? »

« Constant... Je serais capable de nourrir le portail durant moins d'une minute... C'est court... Je ne me suis jamais entrainé à faire appel à ces pouvoirs sur la durée. Je m'en sers surtout comme un coup d'éclat pour imposer mon autorité et renforcer mes sorts maléfiques. Mes canalisations renforcent les sorts infernaux lorsqu'ils sont des sorts de loi ou maléfique... Tandis qu'elles affaiblissent la magie du désordre et les sorts bénéfiques. »
Cela me gêne d'apparaître les mains ensanglantées dans une négociation. Cela ferait de moi une proie..


La Vicaire acquiesça, saisissant parfaitement l'inconvénient d'user des pouvoirs d'Aiakos pour stabiliser le portail.
« Dans ce cas, il s'agit d'être efficace et de ne pas gaspiller le temps dont nous disposons. Prêt? »
Une fois qu'Aiakos lui eu donné le signal, elle déversa sa propre magie dans le rituel, reformant l'espèce sur brouillard argenté, parasite, que sa première tentative avait généré.
Aiakos se joignit à elle, et soudain, les Enfers se présentèrent sur le plan matériel, l'énergie des Neuf Cercles se déversant sur Golarion et formant une boucle à travers la magie de la Vicaire, s'alimentant d'elle même. Apparemment, Aiakos avait vu juste: utiliser le pouvoir des Enfers était remarquablement efficace. En une fraction de seconde, la magie suivit son cours.
Une silhouette surgit immédiatement du bassin, formée comme les précédentes de liquide argenté. Celle d'une femme...ou ce qui aurait pu être une femme si on exceptait les ailes aux longues plumes, les cornes recourbées et les muscles saillants.


La créature, probablement Suttungr, nota immédiatement la présence du sortilège de communication.
« Vous ne manquez pas d'audace d'oser ouvrir un portail ici, mortel. J'espère pour vous qu'il ne permet pas à la matière de passer, sinon vous risquez une mauvaise surprise. Parlez avant que je ne perde patience. »

Heu... C'était tout à fait ce que je voulais faire ? Quelle puissance... J'étais loin de m'attendre à un tel résultat... Tant mieux !
« L'orgueil est mon vice et ma vertu, honorable diablesse. Je suis flatté que vous qualifiez ce petit sortilège d'audacieux... C'est un beau compliment dans la bouche d'une vassale de celle qui défie les limites. Je vous remercie, Noble dame infernale Suttungr. Avoir votre patience est un premier pas, j'espère d'ici peu avoir votre intérêt. » dit Aiakos en recevant ce qu'il pris pour un compliment plus qu'une menace.

« De la même manière que vous incarnez la volonté de votre suzeraine. Je suis le porteur de la volonté de Son Infernale Majestrix Abrogail de la Maison trois fois damnées Thrune. Moi, Aiakos de la Maison Charthagnion m'exprime ici en qualité d'ambassadeur... J'ai pour impériale mission de rechercher une porte des enfers et de sécuriser celle-ci. Là où mes compagnons recherchent cette porte dans notre monde... J'ai d'autres moyens. Les diables avec qui j'ai échangé m'ont révélé que vous vous étiez gardienne de cette porte. Etant en guerre contre la Grande Réclamation et ses archontes, nous sommes intéressés par cette porte et le lien particulier qu'elle offre avec les enfers. Ainsi que par le fait de protéger cette connexion. »

« Convenez qu'il y a des précédents et que soit directement soit par l'intermédiaire de ses chevaliers infernaux, le Chéliax a démontré sa capacité à assurer le contrôle de telles précieuses reliques.

Je suis curieux de connaitre votre opinion de la chose. Et j'aimerais que nous concluions une alliance du fait de la mission confiée par nos deux souveraines. Le principe de ce pacte est relativement simple : promettons-nous de ne pas nous nuire dans la mission relative à cette porte des enfers qui nous est confiée par nos suzeraines. Qu'en pensez-vous ? »



L'expression de la diablesse ne changea pas, mais il était difficile de percevoir ce qu'elle pouvait penser derrière le flamboiement de son regard tandis qu'Aiakos exposait sa proposition.
« Ce sera Commandante, pour vous, mortel. Et ma patience est limitée, tâchez de ne pas l'excéder. »
Elle eut néanmoins la politesse de se taire pendant qu'il parlait et d'écouter sa proposition.
Mais lorsqu'elle répondit, c'était en choisissant soigneusement ses mots.
« Voyez vous, mortel, c'est bien une exagération de votre place dans l'ordre de l'univers que de penser contrôler ces passages...lorsque des accords sont conclus sur le sujet, vous ne contrôlez les portes que tant que nous vous le permettons, rien de plus. Je vous accorde qu'il y a des précédents. Mais moi et ma Reine n'avons jamais traité avec votre....comment dites vous déjà? Ah oui. Majestrix...Tssk... »
Elle s'interrompit le temps d'une mimique de désapprobation, avant de reprendre.
« Ma mission est simple: empêcher qui que ce soit de transiter par cette porte sans l'accord explicite de la Reine. J'ai pour mission de la sécuriser, en quelque sorte. Tant que vous ne tentez pas de vous en servir pour mettre le pied dans son domaine sans permission, je ne vois pas en quoi je présenterais une menace pour votre mission, si vous êtes chargés de sécuriser l'autre extrémité de la Bouche Infernale. Je ne suis pas sûre de voir quel est l'objectif d'une négotiation, dans ce cas, et pourtant vous semblez habitué à la chose et manier les mots avec un art consommé, ce qui je présume signifie que vous avez autre chose en tête. Alors dis moi, mortel. Qu'as tu en tête? »

« Vous avez demandé ce que j'avais en tête... Soit, je suis prêt à accéder à votre demande, puisque vous avez consenti à cette entrevue.

Carnifex Cardinal pour vous "Commandante"... Ainsi que mon uniforme l'indique... Vous avez délibérément insulté le titre ma souveraine devant moi, ignoré ma qualité officielle d'ambassadeur et faites mine de vous montrer raciste en méprisant ma qualité de mortelle...

Voyez-vous j'ai foi dans le fait que les alliances peuvent être conclue pour le bénéfice de tous... Alors je vais parler un langage qu'une entêtée comme vous peut comprendre Commandante. Ma maitresse va prendre cette porte... Elle en a déjà une... Nous avons de quoi l'ouvrir de notre côté. Et elle a de quoi vous attaquer non-seulement depuis la porte mais également depuis les enfers... J'aimerais tellement voir la noble Lrilatha fondre sur vous et vous remettre à votre place pour avoir ainsi insulté sa pupille confiée par le Prince des Ténèbres lui-même... Ce serait un spectacle qui me procurerait beaucoup de plaisir. Je vendrais bien l'âme d'une dizaine de personnes pour donner votre joli corps à ronger à mes chiens... Et peut-être en grignoterai-je moi-même un morceau ? Je ne suis pas hostile à cette idée.

Vous avez un devoir envers votre maitresse et je respecte cela. J'ai un devoir envers la mienne, tâchez de respecter cela aussi. Cela s'appelle l'éthique de la réciprocité : ne fait pas à autrui ce que tu ne désires pas qu'on te fasse.

Je vous offre le succès de votre mission face à la reine d'une nation mortelle en face de laquelle vous perdriez... Cela s'appelle un fait. Je vous évite non seulement la défaite, mais également la honte de celle-ci. Je vous donne la possibilité de réussir votre mission demain, tout en participant à une guerre contre des archontes. Je vois vous Commandante une créature intelligente qui mérite cette offre. »

« Si vous avez compris ce que je vous offre... Et le prix que cela représente : votre vie immortelle, votre devoir, votre gloire et votre honneur.... Vous considérez un accord de ne pas nuire nous permettant d'accéder à un contrôle limité de la porte pour mener notre guerre comme un prix acceptable. Et vous accepterez mon ambassade de votre côté pour garantir le succès de cet accord. »
« Vous pouvez sonder mes mots, vous n'y verrez aucune trace du moindre mensonge. Je vous traite en alliée. Voila la place que je souhaite occuper dans l'ordre de l'univers : celle d'une personne qui vous est allié à vous et à votre déesse. »
« Ainsi conformément à notre pacte, vous avez obtenu les idées que j'avais en tête sans aucune dissimulation. »


A la mention des titres, Suttungr haussa les épaules, pas très préoccupée par cette remarque.
« Titres, uniformes, noms, comment voulez vous que je me souvienne de toutes les étiquettes que vous aimez coller sur les choses autour de vous? Je vous accorde le titre, Cardinal, puisqu'il suppose votre grade. Le reste ne m'intéresse pas vraiment. »

Cependant, à mesure qu'Aiakos exposait le reste de ses paroles, l'expression de la diablesse tourna de plus en plus à un sourire sauvage, révélant une douzaine de canines tranchantes, une expression où la joie et la colère semblaient se disputer.

« Dites moi, Cardinal...me prenez vous pour une imbécile? Vous voulez cette porte pour obtenir l'aide des Enfers et vous pensez me persuadez que vous avez les ressources et les troupes pour prendre d'assaut les terres de ma Reine? Et bien, si vous en êtes certains...je vous en prie! Nous vous attendons. »
Son sourire s'élargit, tournant maintenant au rictus prédateur.
« Si vous avez une telle confiance dans votre capacité à forcer le passage, voyez ça comme l'occasion de la mettre à l'épreuve! Mais n'allez pas me faire croire que vous laisser contrôler cette porte nous bénéficie autrement que d'obtenir votre "reconnaissance", ou autre notion tout aussi nébuleuse. »

Elle étrécit les yeux, et son image de liquide argenté se mit à ramper hors du bassin divinatoire, ses poings liquides escaladant le rebord alors que le bassin lui même se mettait à bouillonner.


« Ce qu'un camarade Gelugon m'a dit sur votre espèce est donc avéré. Très bien, actons cet accord. J'accepte le principe. Si vous ne pouvez avoir d'approche plus raisonnable et que vous préférez le plaisir à l'honneur, faisons ainsi... Lorsque vous paraitrez devant votre maitresse (si votre âme n'est pas consumée par l'un de mes compagnons)... Vous pourrez lui dire que vous avez choisi de vous amuser plutôt que de préserver la paix et la loi. J'étais curieux de voir l'intérêt que vous pourriez trouver à un accord, je me sens sincèrement triste pour vous et pour votre maitresse. Je pensais que votre mission avait plus de valeur pour vous. Personnellement, j'avais déjà assez avec les archontes, ouvrir un second front ne me plait pas plus que ça.... Mais j'ai des compagnons qui seront ravis de cette issue. Je suis content que nous parvenions à un accord, même si j'eu aimé qu'il soit plus pacifique. » répondit Aiakos avec des nerfs d'acier.

« Passons à la partie technique de cet accord si vous le voulez bien, le prix de cet accord est la possession légitime de la porte. Après vous avoir vaincue nous obtiendrons possession de la porte et la gérerons comme nous le souhaitons. Sans représailles de votre maitresse ou de votre part, directe ou indirecte...

L'apport de cette porte au défi vous laisse le choix de fixer vos conditions sur le mode de duel, le nombre de troupes, et les conditions de victoire. Merci de fixer le nombre limite de soldats de chaque armée, réserves et invocations comprises... Veuillez également spécifier les armes autorisées... Si vous n'êtes pas en mesure de négocier cet accord vous même car vous êtes trop en colère. Je vous suggère d'en appeler à l'un de vos séïdes pour éviter que les intérêts de votre reine soient floués. »

« Si d'aventures, vous parvenez à dépasser cette ire qui vous anime et perturbe notre communication au sens propre comme au sens figuré. Je suis disposé à discuter des termes d'un pacte plus traditionnel et sans doute plus conforme aux intérêts de chacun, Commandante. »


« Ah, vous parlez comme un Phistophilius ou l'un des larbins de Dispater ou de Géryon! Je reconnais bien là l'esprit tortueux d'un lettré. Regardez les choses en face, Cardinal: la guerre n'a pas les règles étriquées que vous voulez lui imposer. Mais vous voulez jouer? Soit. Jouons. Si vous parvenez à prendre la porte que je défends, elle est à vous, et je ne me mettrais pas en travers de votre chemin. Si vous voulez établier des règles à notre conflit...pourquoi devrais je vous donner la moindre information sur mes défenses? Qui me dit que vous n'êtes pas un agent de Moloch, par exemple...? »
Elle se dressa sur le bord du bassin, sa silhouette d'à peine quelques paumes regardant pourtant Aiakos avec détermination et sans une once de pitié.
« Amenez vos armes. J'ai les miennes. Si vous tenez à cette porte, venez la chercher. »


« Une fois de plus vous n'êtes pas avare de compliments... Très bien... Je veux bien jouer avec vous. Je prendrais donc le contrôle de votre porte... Mais nous n'allons pas jouer pour une simple porte... C'est ennuyeux... Je préfère plutôt jouer avec vous. Que diriez-vous d'un paris entre les bons amis que nous sommes devenus commandante, commandante ? Si vous gagnez... Que demandez-vous comme prix ?

Je suis le Cardinal Carnifex Aiakos Charthagnion, Haut magistrat de l'Eglise d'Asmodeus... Grand-maitre du tout niveau Synode du Contrat et futur Primat de la Terre des Bassins Larmoyants, plaque tournante du commerce d'esclaves et de marchandises entre Egorian et Couronne d'Ouest, allié de plusieurs diables et amis de chevaliers infernaux. Je me tiens devant vous en tant qu'ambassadeur d'une des plus puissantes monarques parmi les mortels. Dites-moi le prix à vous concéder en cas de victoire et je vous donnerais le mien. »



« Ah! En ce qui me concerne, la victoire est un prix en soit, mais je ne représente apparemment pas uniquement mes propres intérêts dans cette discussion...et ma Reine ne m'aurait pas donné des responsabilités si je n'étais pas capable d'en tirer avantage. Puisque vous disposez d'une telle autorité sur le plan matériel, je vais même vous donner un choix: l'éradication du culte de Moloch sur le territoire de votre Empire, ou une élévation officielle d'Eiseth au rang de religion d'état, comme annexe à l'Eglise Asmodéenne. Voici mon prix. Quel est le vôtre? »


Nous y voila... pensa le cardinal.
« Mon choix est fait... Si je perds ce pari entre nous deux... Eiseith deviendra l'une des figures tutélaires de mes cathédrales ce qui lui ouvrira une voie de religion d'Etat annexe à l'Eglise Asmodéenne. Dès lors son culte deviendra parfaitement légal et officiel. Ma première cathédrale est construite en ce moment même à Egorian, j'en ai une deuxième prévue à Corentyn, et une autre à Bassins Larmoyants. Deux autres viendront plus tard à Couronne d'Ouest et à Kantaria... Ainsi le Synode du Contrat pourra rependre le culte de celle qui franchit les limites dans la plupart des grandes villes du Chéliax d'ici quelques années. Une paille pour les gens de votre race. La liturgie sera écrite par mes soins. Les gens ne verront pas la différence. Je mettrais l'accent sur l'aspect vengeance qui est une forme de justice personnelle efficace... »
Quand à mon prix...

« Commandante, je ne vous traiterais pas moins bien que ce que vous ne m'avez offert.

Si je gagne vous accueillerez mon ambassade. Toute la zone autour de la porte sera considérée comme terre diplomatique et placée sous ma tutelle en qualité d'ambassadeur auprès de Dis en général et votre suzeraine en particulier. La mission de cette représentation diplomatique sera d'entretenir de bonnes relations avec votre suzeraine et de contribuer à assurer la sécurité de la porte. Cette zone verra l'édification d'une grande cathédrale forteresse chéliaxienne et je nommerais un conseiller diabolique en qualité de connétable-régent chargé d'assurer la sécurité de cette forteresse. Je connais un diable possédant de grandes qualités militaires qui sera parfait dans ce rôle.

Ou alors, vous pourrez choisir de vous sacrifier pour protéger un temps le domaine de votre maitresse et de devenir ma fidèle, loyale et dévouée assistante parmi ma suite infernale à l'image de Contessa Lrilatha... Avec le temps, je suis sur que vous commencerez à apprécier ce que je peux accomplir et à apprécier mes mauvais côtés. Vos qualités d'officier me seront précieuses. En outre, avant que l'on ne vous modifie, vous étiez parmi les Érinyes... Autrement dit, vous pourriez m'aider à corrompre des archontes et d'autres extérieurs pour qu'ils servent les dessins de l'Empire en outre vous pourrez me doter d'une troupe d'Erinyes pour notre guerre contre la Grande Réclamation. Il va sans dire que je ne suis pas un maitre ingrat... »

« Je vous laisse le choix ainsi que vous me l'avez laissé. »


« Je ne vois pas ce que vous voulez dire...je suis née ainsi. »
Elle se tut un long moment, pesant le pour et le contre de la proposition d'Aiakos. Finalement, peu avant que l'énergie de ce dernier ne s'épuise, elle répondit.
« Très bien, j'accepte d'accueillir votre ambassade sur nos terres de Dis. Vous pourrez disposer du terrain aux abords immédiats de la porte comme bon vous sembler... »
Avant qu'elle ne puisse terminer sa phrase, l'influence infernale convoquée sur le plan matériel par Aiakos se dissipa, et la communication se brouilla de nouveau, la figure de liquide argenté s'effondra sur elle même pour revenir couler au creux du bassin.


La Vicaire, les traits plus creusés encore qu'auparavant, soupira de fatigue en relâchant enfin sa magie.
« Ca n'a pas été sans mal. Je vois que vous êtes un jeune homme talentueux, Cardinal. J'observerai votre carrière avec le plus grand intérêt. Sur ce, si vous voulez bien excusez, je vais devoir me retirer »


« Je suis votre débiteur, Vicaire. Vous et votre ordre serez toujours les bienvenus à ma table... Si jamais vous décidez d'étendre les activités de votre ordre je vous aiderais avec joie. »

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Offline Boadicee  
#82 Envoyé le : dimanche 24 mai 2020 18:20:05(UTC)
Boadicee
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134 Gozran 4716 - Archives Impériales, Île de la Sorcière

Musique - Ordre du Glyphe

Une fois la question de ses négotiations avec la Munagola réglée, Aiakos pu se consacrer à des recherches plus...terre-à-terre. Il se plongea dans tout ce qu'il avait pu rassembler comme documents sur Bassins Larmoyants, ce qui malheureusement consistait principalement en une collection de textes de loi, relevés fiscaux, catalogues de recensements et autres terriblements secs et poussiéreuses affaires. Mais après tout, Aiakos était un Cardinal Asmodéen...c'était exactement son domaine, et il aurait été bien malvenu qu'il ne tire pas avantage de ses dispositions.

Il avait déjà une solide image de la baronnie, et surtout du seul élément intéressant qu'elle comportait: la ville de Bassins-Larmoyants. Elle comptait environ 6900 habitants, principalement des humains, mais également des demi-elfes, des halflings, des gnomes, et des tieflings. C'était sans compter environ 1000 esclaves de toutes origines, dont la population changeait régulièrement au gré des transports et du marché aux esclaves.
Un autre élément qui lui sauta aux yeux était les effets secondaires des Arches Staviennes qu'il n'avait pas anticipé...l'immense dispositif était certes un aspect important du commerce de la ville, bien que la plus grande ne soit plus opérationnelle depuis des décennies, mais elles attiraient aussi l'attention d'ingénieurs de tout l'Empire et au delà.

En dehors de ces détails supplémentaires sur la ville, il parvint aussi à se faire un tableau du conseil qui auparavant conseillait son prédécesseur et formait un panel plutôt complet des acteurs important de la ville.

La première et sans doute la plus excentrique était une gnome du nom de Gwena Brassmind, qui d'après ce qu'il découvrit était apprentie à l'époque de la construction des Arches Staviennes...plusieurs siècles plus tôt. Elle était toujours en charge de leur entretien, et paraissait y attacher une grande importance, et apparemment était aussi à la tête d'une école d'ingénierie officieuse répondant au nom de l'Atelier des Bassins.

Venait ensuite la figure religieuse la plus importante de la ville, le Prêtre-Banquier Surius Galla, un chélaxien d'âge moyen dirigeant le temple d'Abadar qui faisait aussi office de banque, et possédait des intérêts dans un bon nombre de compagnies jusqu'à Couronne d'Ouest. Le père Galla lui même paraissait plutôt discret, mais talentueux pour les chiffres, étant donné la prospérité de son église.

Son pendant Iomédéenne n'était pas exactement dans la même catégorie. La petite église Iomédéenne de la ville, située dans un ancien temple d'Aroden, était dirigée par la Quatrième Epée d'Iomedae Maril Varias, varisienne recueillie par l'église après le massacre de sa caravane. C'était la première paroisse qui lui était confiée depuis sa formation à Ultime Rempart, et elle préférait rester discrète, se contentant d'une soupe populaire et d'un dispensaire pour les pauvres.

Aiakos ne serait pas non plus le seul représentant de l'Eglise Asmodéenne, puisque l'évêque de la baronnie, Soeur Lilith Ragar, était elle aussi présente au conseil. Fait rare, elle portait du sang drow, et avait quand même réussi à atteindre un rang élevé dans l'église, ce qui dénotait sa compétence. Son officine servait également de tribunal et de conseil juridique.

Desian Drus était techniquement le vassal d'Aiakos, mais il risquait de ne pas prendre ce fait avec beaucoup de grâce. Le Marquis des Cascades, était également le chef de l'Association des Marchands d'Esclave de Bassins Larmoyants, titre ronflant mais non sans influence, le commerce des esclaves étant un des secteurs économiques les plus florissants de la ville. L'homme paraissait extrêmement fier de son statut aristocratique...

Chose intéressante, la ville comptait aussi un bureau du Consortium d'Aspis, qui n'employait que trois personnes, menés par une tieflinne du nom de Servane Blasio. Elle et sont équipe formaient une des rares implantations du Consortium dans l'Empire en dehors d'Ostenso.

On trouvait également au conseil la Capitaine de la garde, Alwa Main-Sanglante, originaire de Rahadoum. Les effectifs de la garde étaient modestes, et surtout engagés dans la lutte contre la contrebande et dans les évasions d'esclaves ou les échauffourées sur les docks, ce qui n'empêchait pas Alwa de tenir ses hommes par une discipline de fer.

Le dernier membre du conseil, Leivur Sera, était un Ulfen à la retraite, propriétaire des chantiers navals de Bassins Larmoyants qui s'occupaient de l'entretien et des très nombreuses réparations sur les multiples barges et transports qui voyageaient sur la rivière, ce qui en faisait un homme plus que prospère. Mais un homme capable également de défendre ses investissements, considérant qu'il avait fait partie de la cour de plusieurs Roi-Linnorms dans sa jeunesse.

Dernière personne notable, qui ne faisait pas partie du conseil, était Cassandre Oeil-De-Verre, une halfling qui dirigeait le seul atelier d'artificier de la ville, était était l'unique fabricante d'objets enchantés de la baronnie.


L'autre problème qui le préoccupait était tout aussi important, mais considérablement plus mystique: déplacer la porte des Enfers. Malheureusement, ses recherches sur le sujet furent bien plus ardues...ou plutôt, il en appréciait beaucoup moins le résultat: d'après ses découvertes, il était absolument impossible de déplacer une porte des Enfers.

Il ne semblait y avoir que deux exceptions à cette règle: pouvoir ouvrir une nouvelle Bouche Infernale, ce qui requérait une puissance bien plus considérable que de rouvrir une faille déjà existante, et requérait de déstabiliser le tissu des plans, une entreprise dangereuse en elle même; l'autre solution étant apparemment de faire appel directement au pouvoir d'un Archidiable, ainsi que l'avait fait son Infernale Majestrix Abrogail Iere du nom lors de la première guerre civile chélaxienne.

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