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Offline Boadicee  
#1 Envoyé le : samedi 15 février 2020 21:51:36(UTC)
Boadicee
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18 Desnus 4716, minuit - Dans la salle des cartes impériale, Palais Impérial d'Egorian


Musique - Son Infernale Majestrix


Comme à son habitude, Symphonie se hatait d'un pas pressé dans les couloirs du palais impérial d'Egorian. Mais, contrairement à son habitude cette fois ci, c'était plutôt par inquiétude que par un désir de semer la confusion ou l'agacement chez les courtisans. D'ordinaire, elle était une curiosité, un élément perturbateur au sein de l'ordre fermement établi de la cour impériale. Du moins aux yeux des autres. Mais elle, et sa maîtresse, savaient toutes les deux que Symphonie pouvait aller et venir comme bon lui semblait et se manifester même parmi les nobles parce que cela amusait l'impératrice, là où les nobles y voyaient surtout une source de désagrément incompréhensible, et à leurs yeux intélorable.

Ce soir là, cependant, la lune n'était pas la seule à être encore debout. Symphonie était déjà en train de s'assoupir lorsqu'un diablotin avait frappé aux ardoises de la tour des faucons messagers, où la strix avait ce qui lui tenait lieu d'appartement. L'impératrice voulait la voir, et cela concernait la conduite de la guerre. En son for intérieur, ses serres bruissants sur les tapis de velours, elle se demandait si c'était enfin sa chance?

Autour d'elle, la magnificence du palais la laissait de marbre, tout autant que le sol et les nombreuses statues, dont la pierre noire et veinée luisait tout de même sous la lumière de la pleine lune. Dans cette partie du palais, où la cour ne s'aventurait qu'à l'invitation de l'impératrice, le silence régnait. Elle pouvait cependant sentir la présence des serviteurs dans les murs, arpentants de petits couloirs pour aller et venir sans importuner les nobles habitants. Au plafond, les lustres de fer noir incrusté d'argent diffusaient une lumière pâle, mais suffisante pour que les humains puissent contempler le palais. Elle même n'avait pas ce genre de problème, bien sûr...

Passant devant un bassin ou une fontaine en forme d'aigle tricéphale déversait une eau claire, elle se rendit compte qu'elle y était presque. D'après le diablotin messager, elle se trouvait dans la salle des cartes. Et effectivement, lorsqu'elle entra prudemment après s'être annoncée, elle trouva Son Infernale Majestrix, Abrogail II de la Trois-Fois Damnée maison Thrune, en grande réflexion. La salle des cartes était une merveille à elle seule. La lumière de la lune entrait à flot par une immense coupole de verre teinté, un vitrail représentant l'impératrice Abrogail Iere, en majesté, prenant la Couronne du Chéliax des mains d'Asmodéus lui même.

Les rais de lumière colorés tombaient sur une immense carte du Chéliax, faites de minuscules cristaux incrustés dans le sol lui même. On pouvait marcher sur la carte sans la perturber, mais d'une simple commande, l'impératrice pouvait lui donner du relief. Symphonie s'en était souvent émerveillée. Dans le cas présent, l'impératrice avait fait monter à hauteur du visage l'intégralité des champs de Chélam, les plaines de cristaux vert, des émeraudes, brillant doucement alors que des représentations des armées en présence se déplaçaient lentement. La jeune femme, dans une robe légère, rouge et noire, comme à son habitude, se tourna vers Symphonie. Sur son front brillait les rubis de la Couronne du Chéliax.
« Ah...Symphonie. Je t'attendais. »

Modifié par un utilisateur samedi 15 février 2020 21:54:28(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline Chaos  
#2 Envoyé le : samedi 15 février 2020 23:27:00(UTC)
Chaos
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Curieuse

Symphonie
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70 / 70


Des songes sans rêves peuplaient l'imaginaire d'une silhouette étrange, dans le noir presque complet de la tour aux faucons dont l'espèce si particulière s'apparentait parfaitement au Chéliax. Dans un espèce de capharnaum de vêtements, du tas de papiers qu'était le bureau, ou encore de vaisselle dont laissait un passage vraisemblablement humain, un doux ronflement s'échappait des ténèbres. A cette heure, même les volatiles ne gardaient pas l'oeil, et pourtant la silhouette gigantesque se dressa dans la nuit face au passage du diablotin messager.

Ses yeux luminescent portés par le peu clarté, laissaient voir le regard d'un prédateur dérangé dans sa sieste dirigée par l'ennui et la paresse. Un jaune vif, mauvais, et prêt à dévorer quiconque s'approcherait. Ils luirent dans la nuit comme deux flammes d'un loup agile en solitaire. Ses ailes de plus de cinq mètres d'envergure caressèrent le mur du bout de leurs plumes, qui dans la précipitation s'étaient ouvertes comme la bouche d'une mante religieuse. Créature, dont la nudité étrangement humaine se rabhilla prestement d'une armure dont les mailles tintèrent dans le silence comme des milliers de chaînes.

Cinq griffes dépassèrent de l'entrée de cette bâtisse, dont le seul accès n'était pas réservé aux humains. En effet, aussi délicate que le vent, c'est comme une légère bise que l'ombre bascula dans le vide... pour réapparaître une vingtaine de mètres plus loin. Zigzaguant entre les tours, elle ne dérangea pas les gardes qui avaient l'habitude d'une silhouette menaçante se pavanant.

~ ~


Marcher était indigne sur la majorité du chemin pour la créature, cependant elle accepta à l'intérieur des bâtisses de revenir à son état mortel. Les lueures des chandeliers frappèrent une armure de noir et de rouge, au casque recouvrant toute expression -si tenté qu'un montre en avait une, du front jusqu'au menton. Relique des temps anciens, ce casque ayant appartenu à de très belles et peu délicates jeunes filles recouvrait désormais quelque chose bien plus laid et plumeux. Repliées, les aîles restaient imposantes, dépassant au-dessus de la tête d'une silhouette qui dans un autre palais, aurait baissé le faciès face à bien des cadres de portes.

C'était une géante femme oiseau de deux mètres sur pieds, aux griffes ceignant ses pieds et mains d'un aspect monstrueux. Ses longues plumes noires parcourant ses ailes magnifiées de vautour, recouvraient la majorité de ses jambes et bras -laissant peu de place finalement, aux vêtements n'allant pas au dessus du coude ou du genoux sans frotter. Oiseau apparemment féminin d'après ses attributs, laissant place à une armure ajustée à la taille d'une ceinture de jais. Les cheveux cachés laissaient place à la fausse chevelure du couvre-chef, d'un rouge princier dans bien d'autres circonstances. Armée qui plus est, de deux épées carrées et courtes, aux fourreaux noir nuit, faîtes pour être dégainées expressément.

Un port altier et incroyablement agressif, qui ne laissait personne s'approcher sans que sa tête, d'un coup sans frémir, fixe ce qui approchait telle une flèche perçante de plomb. Heureusement que peu de personnes croisèrent les deux pupilles d'un hibou s'étant malencontreusement trompé de région. Elle fit attention à ne pas subir de quolibets sur le chemin, car les rumeurs allaient bon train envers la princesse. Que son animal de compagnie en soit insulté, qu'importe, mais c'était depuis l'enfance que Symphonie avait compris que tout se savait rapidement dans ce Palais aux humains bien trop médiocres pour leur peu de capacités. Bons à picorer les miettes, une seule personne méritait l'intérêt d'une Stryx. Et ce n'était pas les jolies atours des lieux qui devaient déguiser la dangerosité d'un si grand lieu de prestige.

~ ~


Un changement d'humeur soudaint et abrupt corrompu le caractère si peu amène de La Chose, alors que la silhouette de sa bien-aimée maîtresse apparaissait au lointain. Elle pressa un peu le pas, la joie l'étreignant. Ce n'était pas tous les jours qu'elle avait Sa Majesté pour elle toute seule, qui d'ailleurs ne s'occupait plus de sa Stryx de compagnie depuis belle lurette. En regardant la zone si luxueuse, la tête de Symphonie parcouru de mouvements saccadés l'endroit, s'imprégnant des richesses qui avaient fait d'elles une esclave bien maîtrisée. Pour faire plaisir, elle avait porté ce collier frottant son cou, d'un fer amalgamé de dorures et de traits ferrés à la couleur rubis. Collier de ceux appartenant à leurs bien-aimés maîtres et dieux sur terre.

Pourtant, toutes ces richesses matérielles n'intéressaient pas la Stryx, dont le regard retourna fixer la silhouette féminine assise. Aux yeux de Symphonie, le plus beau des diamants taillés resteraient à jamais Sa Majestix. Alors elle s'arrêta à quelques mètres d'elle selon le protocole réglementaire, ploya le genoux. Et même sa hauteur, elle restait presque aussi grand qu'un humain. C'est avec déférence et un respect peu probable si on regardait les livres d'histoires, qu'elle baissa la tête et se présenta personnellement.

Une voix grave et éraillée sortie de la gorge cachée, étonnamment humaine. Ses soubresauts vocaux, dont certaines syllabes appuyées, contribuait à l'étrangeté de mots pourtant bien intellectuels. Des salutations polies, griefs d'une éducation sachant l'amabilité des rangs sociaux bien compartimentés.

« Cui cui. Votre oiseau de compagnie est là pour servir, Votre Majestrix. »


Ses plumes se hérissèrent de curiosité, car malgré qu'elles vivaient toutes deux au Palais, rares étaient les moments de discussions en solitaire. Symphonie se rappelait ce qui plaisait tant à la Reine, qu'un oiseau se couvre d'une tendresse ridicule. Fôlatre poésie pourrait lui rendre sourire. Car c'est après tout comme ça que L'Oiselle avait à la fois réussit à insulter les nobles, et réconforter la jeune héritière de la Maison Thrune. Notre protagoniste se demandait même en son fort intérieur, si Sa Majestix dormait ses huit heures par nuit réglementaires. Et cela, était inacceptable. Encore un coup de ces nobles chélaxiens inutiles, et pire, ces iomédéens abrutis. L'anneau de son collier noir teinta à ses paroles.

Les sons provenant de sa gorge revinrent dans l'air et l'irréalité des poèmes, contribuait à une espèce de violence intrinsèque et habituelle. Ton pourtant douceureux envers le plus pur sang Thrune. Un lion enchaîné ronronnant à la présence de son dompteur. S'il aurait fallut expliquer la sonorité d'une Stryx, cela aurait été entre le mélange d'un poison virulent et du souffre étouffant, mais de traces d'opiacés quant à eux sulfureux.

« Quel désastre accompage votre demande pour convoquer votre Stryx imméritée,
A moins qu'un sceau de cire envole l'écriture consommée de vos mains blanches?
La fatigue sied à une Reine comme le poids de son trône, immuable et solitaire...
Donnez à vos serviteurs serviles votre belle commande, car le sommeil attend. »


Comment résumer à l'aide d'énigmes l'inquiétude d'une guerre? la joie de se revoir? la remontrance du manque du sommeil? l'empathie du poids d'un empire? Gardant la tête baissée jusqu'à ce qu'on lui ordonne de faire preuve d'audace.

Modifié par un utilisateur dimanche 16 février 2020 03:09:38(UTC)  | Raison: J'avais oublié de parler de la voix... d'une Stryx.

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#3 Envoyé le : dimanche 16 février 2020 21:10:00(UTC)
Boadicee
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Musique - Son Infernale Majestrix


Inclinée comme elle l'était tout en déclamant son poème, Symphonie ne perçu qu'inconsciemment le sourire flottant sur les lèvres vermeil de l'impératrice. Celle dernière effleura du bout des doigts la joue de Symphonie pour lui faire signe de se relever.
« Debout, ma fidèle servante...laisse moi t'observer un instant. »
L'impératrice renvoya la carte à son état plat, les cristaux redescendant pour s'incruster dans le sol de la pièce, conservant la marque des armées en marche, tandis qu'Abrogail reculait de quelques pas, sa robe de brocard écarlate et noir bruissant doucement. Malgré son apparente jeunesse, l'esprit acéré de l'impératrice était clairement visible dans ses prunelles noires, où l'on pouvait presque croire deviner un reflet écarlate.

Avec un sourire appréciateur, jugeant la qualité de l'outil qu'elle avait créé, elle reprit.
« Je pense que tu es prête à véritablement faire tes preuves, Symphonie...et c'est effectivement une marque de cire qui est à l'origine de ta venue ici.  »

Elle tourna le dos à Symphonie, s'éloignant de quelques pas, pour aller faire face à la baie vitrée, qui donnait plein Nord. Dehors, les eaux du Lac d'Egorian brillaient comme une cascade de diamands à la lumière lunaire, et les champs et les bois s'étendaient bien loin au delà des manoirs et des rues de la capitale du Chéliax.
« Dis moi, Symphonie...que sais-tu de la situation actuelle de notre belle nation? »

Modifié par un utilisateur dimanche 16 février 2020 21:10:45(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline Chaos  
#4 Envoyé le : dimanche 16 février 2020 22:10:46(UTC)
Chaos
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Surexcitée

Symphonie
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Dix chevaux au galop secouèrent le coeur de Symphonie, sous la caresse de sa maîtresse. C'est d'un bond qu'elle se releva. Le temps sembla s'arrêter pour elle, et la pièce n'existait plus que dans les yeux de Sa Majestix. Malgré les années qui passaient inexorablement sur son plumage, sa respiration devenait toujours plus profonde lorsqu'elle était dans le giron royal. Malgré sa taille et ses capacités, surplomber la Reine d'une hauteur exponentielle n'entretenait qu'une fascination sincère, ou plutôt malsaine.

« Jamais Stryx n'a été tant choyée sur les terres chelaxiennes...
Une cage dorée et bonne chère, ont fait chantées la Symphonie de L'Oiselle.
La Princesse devenue Reine prend toujours soin de ses jouets rares. »


Si le casque avait été ouvert, c'est un rictus cruel qui aurait répondu à celui présenté, inspirant la terreur de bien des façons. Sa voix éraillée reprit, encore plus étrange dans les échos du silence. C'était un échange ou la Stryx pendait au bout des lèvres présentes, attendant les deux secondes réglementaires avant de demander de l'attention.

« Ou est le chemin?
Ou est le parchemin?
Ou est la main?
Le sourire est le salaire. »


Le spectacle de la silhouette d'Abrigail dans la nuitée, fit approcher la Stryx de la fenêtre. Elle avait toujours détestée ces vitres de verre, préférant les meurtrières bien placées. Beaucoup plus sécuritaire, il lui était facile de se contorsionner pour y jeter un unique oeil.

La beauté des reliefs de ces contrées sautèrent aux yeux de Symphonie qui avait tant envie de parcourir des kilomètres à vol d'oiseau, depuis l'annonce des imbéciles iomédéens. Ses envies de violences n'avait fait qu'augmenter ses dernières semaines, alors que sa cage dorée qu'elle adorait l'empêchait d'aller démembrer ceux qui insultaient sa maîtresse. Une sanction irrévocable et personnelle, qu'elle ne pouvait assurer au sein des frontières du Palais. Les griffes de ses pieds crissèrent sur le marbre plein, alors qu'elle semblait avoir des asticots dans les mollets. Le moment. Le moment. LE MOMENT.

Aux paroles de sa maîtresse, Symphonie sauta d'un bond sur la table de bois qui grinça sous son poid. Les planches craquèrent lorsqu'elle s'y posa avec franchise, accroupissant brutalement les genoux comme si elle avait trouvé des proies juste à quelques mètres. Son ton se fit plus sourd et grondant, alors que sa voix prenait des tons monstrueux seyant à une race que même un milliers de précepteurs ne pourrait endiguer diplomatiquement. Ses aîles s'ouvrirent comme deux portes immenses gardant le trésor précieux d'un dragon millénaire.

« Les dévorer... les déchiqueter... Pour vous, j'aimerai depuis des semaines lacérer leurs chairs! Des stupides, des idiots des abrutis, des victimes... »

Un étrangement son sortit de la glotte cachée par le collier, rugissement inhumain donnant froid dans le dos. Soudainement après ce son, elle sembla reprendre une forme humanoïde dans ses propos juste après avoir éructé l'envie du meurtre. Si sa haine avait été liquide, elle aurait remplie la salle de propos appelant l'hémoglobine.

« KRRRRR... De ces traîtres, seuls les traîtres les défendent. Sous couvert d'un Dieu ils viennent fouler nos terres! Alors que la cupidité les rongent comme l'acide. Un jugement rapide et expéditif pour leurs têtes sur des pics. Une croisade sans queue ni tête pour des bien personnels sans nul doute. Des imbéciles pour la chair des créatures parlant Nécril. »

Alors elle imita dans un rire sardonique telle une porte de prison, le bêlement d'une créature stupide. Sa tête prise de soudains soubresauts dantesques, l'on se demandait vraiment si la Reine du Chéliax était en sécurité près de quelque chose comme ça...

« Hahahaha! Bêêê bêêê... Petits mouton iomédéens attendant d'être EGORGEEEEES! »

Sentant qu'elle avait parlé un peu trop fort dans la salle au beau luxe, le lion redevint chaton comme par magie. On dirait que décidément le chien volant avait envie de se dégourdir les jambes depuis belle lurette. Il fallait bien promener cet oiseau géant, sinon il reproduirait décidement quelques problèmes de comportement? Se sentant prise au dépourvue et honteuse, elle rabattit ses aîles pour cacher son corps, devenant une silhouette composée uniquement de griffes, de plumes, et d'un casque au saillant rouge. La table grinça de nouveau alors qu'elle s'accroupit plus modestement, penaude. Ce n'était pas comme ça qu'on l'avait élevée, et bien que sa violence restait appréciable, elle se devait de respecter un minimum l'étiquette.

« ... A celle qui sait tout de son Royaume pour des siècles des siècles, la nuit écoute. »

La respiration sifflante, elle essaye de retrouver son calme dans cette position réconfortante.

Modifié par un utilisateur dimanche 16 février 2020 23:16:32(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline Boadicee  
#5 Envoyé le : lundi 17 février 2020 22:40:21(UTC)
Boadicee
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Musique - Son Infernale Majestrix


Devant la démonstration de sauvagerie à peine contenue de Symphonie, le sourire de l'impératrice s'étira un peu. La Strix n'avait pas encore réussi à déchiffrer cette expression, malgré les innombrables heures passées en compagnie de la maîtresse du Chéliax. De l'amusement? Une certaine reconnaissance de la rage meurtière qui bouillonnait sous la surface de la créature ailée? Ou bien un déplaisir masqué?

Quoiqu'il en soit, elle la laissa se calmer d'elle même avant de reprendre.
« J'apprécie cet enthousiasme, mais il convient malheureusement à ma position de faire preuve d'autant de prudence que de finesse. L'église d'Iomedae est très populaire sur mes terres, et la persécuter maintenant ne ferait que pousser plus d'idiots égarés vers ces "croisés". Dans l'immédiat, l'église Iomédéenne reste donc hors de ma liste de cibles.

Ces croisés, en revanche...ils ne sont pas à sous-estimer. Leurs forces sont considérables, et si ils ont réussi à réunir tant de monde en si peu de temps, c'est qu'ils disposent de soutiens considérables. Pire...ils ont à leur tête une femme portant Lamecoeur, l'épée de la déesse elle même. Un symbole qui me laisse froide, mais qui inspire un bon nombres d'ignorants à travers tout le continent. Bref...je ne t'ai pas fais venir pour parler de politique, du moins pas dans le détail.

Dans l'immédiat, le combat est engagé dans les champs de Chélam, au Nord d'ici. J'en attends des nouvelles sous peu. Mais pour l'instant, cela n'a rien à voir avec la mission que j'ai a te confier. J'ai reçu des nouvelles de la petite ville de Kantaria, capitale de l'Archduché de Ménador...la ville a été reprise par un petit groupe d'agents que j'ai envoyé sur place. J'ai besoin d'eux. »


Elle claqua des doigts, et un rouleau apparu au creux de sa main, marqué d'un sceau doré.
« Je te charge de leur remettre ce message...tu les raccompagnera ici. J'aurais quelques tâches à vous confier, ensuite...je ne doute pas que tu seras capable d'acheminer ce message sans encombres. »

Elle remit le parchemin à Symphonie.
« Hum...avant que je n'oublie...j'ai également eu vent de la présence d'émissaire Nidali à Kantaria, avant la prise de la ville. Tâche de savoir ce qui leur est arrivé, et si tu les retrouves, dis leur qu'ils sont attendus à la capitale. »


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Offline Chaos  
#6 Envoyé le : mardi 18 février 2020 01:24:59(UTC)
Chaos
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Symphonie
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Engoncée dans son propre amas de plumes, la tête de Symphonie avait définitivement disparue derrière son ramage, laissant la silhouette gigantesque d'un rapace sans tête. Elle enfouit de même ses inquiétudes à propos de son comportement instantané -avec le temps, ne pas se faire du mal à penser ce qu'il y avait derrière les prunelles royales était une question de survie. Ses instincts meurtriers battirent à ses oreilles pendant quelques instants semblables à l'éternité. Attentive en enfant sage, une nouvelle mission se profilait.

Cachée comme cela, elle prit le discours de Sa Majestix pour de bonnes remontrances envers l'idiotie de son oiselle, et resta cachée dans cette position en attendant que le soufflet passe. Sans avoir mot dit ou réaction pendant le discours, c'est à sa fin qu'elle ouvrit ses aîles afin de faire dépasser une main griffue, qui délicatement prit le message avec préciosité. Des étuis à parchemins à sa ceinture, elle rangea le papier roulé en automatisme. Sautant à plusieurs mètres d'un pas souple, au centre de la carte imprimée sur les dalles. Elle se releva droite comme un i. Si ces personnes faisaient partie des Agents Thrunes, alors il ne serait pas aisé de les dénicher sans casser leur couverture. Ainsi que la sienne.

« Un nom est un visage
Lorsque sa description complète,
Vient aux oreilles du messager silencieux.
A moins que leur stature se voit à tire-d'aîle...
Des portraits seraient-ils trop licencieux?

Dans les pas de la Reine, les ombres obsèdent
Seules leurs semblables peuvent les reconnaître.
Les lieux sont-ils emplis de lumière?
Ou les paroles peuvent être portées sans crainte? »


Ici ou ailleurs, le secret ne pouvait être indisposé par le manque d'informations. Elle devrait s'habiller au plus vite pour parcourir les étendues qui l'attendait, et le sommeil manquerait jusqu'à Kantaria. Voyager de nuit et dormir le jour, serait une excellente idée. Symphonie songea à une pièce de gibier qu'elle devait garder pour demain... Sûrement le dernier festin avant bien des jours de voyage. Encore des jours loin de l'objet de ses attentions, et la perspective d'accompagner sans nul doute des humains, ne l'enchantait guère. Mais les autres oisillons de la Reine étaient aussi ses frères et soeurs, et la Stryx ne pouvait déroger à ses obligations. Elle osa une autre question. Celle d'une inquiétude sincère de partir quelque part, définitivement.

Depuis des années Symphonie se sentait moralement inutile à ne pas remplir son rôle d'oiseau chanteur. On ne choisissait pas sa profession dans le Palais, on vous l'imposait ou vous pouviez mieux faire les choses. Ainsi cela se posait au Chéliax, de façon parfaitement cadencée. L'oisivité et la paresse contribuait à cette sorte de dépressive idée, morosité d'un avenir que Symphonie peinait à reconstruire. Cependant, loin des purs sentiments agaçants, si Abrigail décidait de lui faire raccompagner un groupe d'Agents Thrunes, il était plus que sûr qu'à un moment donné, elle devrait obéir à quelqu'un d'autre... ou pire, lui être faussement sympathique à ce "quelqu'un d'autre". Une apparence monstrueuse en dehors du Palais? ... Symphonie n'y avait jamais pensé, car cela était pour elle inconcevable hors de la capitale. Et de cela, elle devait être sûre.

« La main blanche prêtera-t-elle L'Oiselle à d'autres maîtres? ...
Si la porte de la cage reste ouverte, qui ira y remplir la mangeoire?
Demander à l'Iitari autre chose que chanter et béqueter...
Est raisonnable envers sa nature indomptée? »


Tolérer des nobles autre que Sa Majestix, pourquoi pas. Les tourner en ridicule, jouissif. Les ignorer et les mépriser, tout ce qu'ils méritaient au final. Mais leur tendre la main? ... Symphonie n'était pas très très contente mais essaya de tout son coeur de ne pas le montrer. Ce qui fit baisser légèrement ses épaules, alors qu'elle semblait avoir envie de se gratter la patte.

Modifié par un utilisateur mardi 18 février 2020 05:22:43(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline Boadicee  
#7 Envoyé le : mardi 18 février 2020 22:03:55(UTC)
Boadicee
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Musique - Son Infernale Majestrix


Abrogail sourit, un sourire qui cette fois paraissait sincère, même si la strix avait pris garde de se méfier de ses expressions, tant l'impératrice était rompue à la manipulation. Avant qu'elle n'ait pu s'interroger sur la sincérité de cette expression, cependant, l'impératrice poursuivit.
« Oh, ils ne devraient pas être bien difficiles à repérer...ils sont cinqs. La première, tu l'as déjà rencontrée. Nérali, cape écarlate, masque blanc...deux sabres dentelés. Elle ne quitte quasiment jamais son masque, ça ne devrait pas être trop compliqué de la repérer.

Avec elle, deux femmes. Quatre, je crois, qui à l'air féline. J'ignore exactement ce qu'elle est, mais du sang des plans inférieurs coule dans ses veines, j'ai pu le sentir. Aanara, également...elle est plus agée que toi et moi, et elle a la peau bleue, tout comme sa chevelure.

Les accompagnants se trouve aussi un Aspirant Infernal, de l'Ordre du Râtelier, aux dernières nouvelles. Il se fait appeler Ozran Mandrake, et ne quitte jamais son armure. Là encore, assez distinctif.

C'est le dernier qui risque d'être plus difficile à repérer...il ne fait pas partie de mes agents, mais il est mentionné dans la lettre rapportant leur victoire. Il s'appelle Aiakos Charthagnion, et fais partie d'une des plus grandes familles nobles de l'Empire. Un allié solide, mais tu sais comment sont les alliés. Temporaires. Dans l'immédiat, cependant, il a rendu un service considérable à l'Empire, et ce serait un tord d'ignorer un jeune homme talentueux.

Tu penses que cela suffira? Kantaria est de retour sur notre contrôle, tu devrais pouvoir opérer en plein jour...et eux aussi. Dans le doute, contacte la propriétaire de l'auberge du Petit Uskwood. Elle s'est révelée...utile. »


Les rimes de la strix semblèrent amuser l'impératrice, et elle les laissa flotter, mais la suggestion qu'elle puisse la prêter à quelqu'un d'autre apporta un éclair de colère dans le regard de l'impératrice. Elle se rapprocha de Symphonie, et même si la strix la dominait d'une bonne tête, il ne faisait aucun doute qui était le prédateur dans cette relation. Une de ses mains caressa la joue de Symphonie, avant de s'arrêter, poigne d'acier, sur son épaule.
« Oh, je ne crois pas. Tu es à moi, Symphonie, et je ne laisserai ni toi, ni quiconque l'oublier. Ce collier en est un signe. Tu agis en mon nom, et de fait, même esclave, tu représentes l'Empire. »

Sa poigne se dessera, et elle accentua son sourire, rappelant maintenant furieusement une louve affamée.
« Et je sais que tu reviendras. Là dessus, je n'ai pas de doute. Je t'ai forgée, Symphonie, et il est tant que tu voles de tes propres ailes. Mais n'oublie jamais que ton nid est ici. »
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Offline Chaos  
#8 Envoyé le : mercredi 19 février 2020 02:08:26(UTC)
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Ronronnante

Symphonie
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70 / 70


L'impératrice resterait définitivement un secret insondable, perdu au fin fond d'un océan inaccessible. Symphonie marchant sans cesse sur les oeufs depuis le début de la conversation, accumulait un mélange de fierté et d'insatiable impatience. Elle détendit finalement sa patte, faute de la gratter en bonne et due forme. L'étiquette, encore l'étiquette. Il était difficile pour elle de se contenir alors que ces instants seront les seuls pendant peut être de nombreux jours, qu'elle passera loin de sa maîtresse.

Ces informations plus que complètes lui permettrait d'avoir une certaine facilité dans cette mission. Les Agents Thrunes étaient de tous horizons, elle en était une belle preuve, mais entendre narrer de tels physiques rendaient ces personnes... comme des tâches de vinaigre sur un drap noir. Faciles à cibler, à trouver. Symphonie en aurait eu quelques inquiétudes si le sceau avait été d'une autre couleur, mais la méfiance de son caractère lui laissait un drôle préssentiment. C'était bien trop beau pour être vrai.

« L'Oiselle se demande si les Ombres de l'Aimée
Devraient être si colorées?
Comment ont-elle pû ne pas s'éteindre
Brillantes, si fortes, de rouge et d'airin?

Si les feux de forêts s'avancent et avalent
Les immensités sans Croisade
Alors un feu follet noir
Raccompagnera cinq flammes.

D'une mission peut être trop facile
Les ailes de l'horizon devront prendre garde
A la mer Lamecoeur qui s'agite. »


La respiration de la Stryx s'arrêta au contact étrange contre son casque. Pour Symphonie, Abrigail était la plus pure des puretés derrière son regard dangereux, et une carresse était un bien indescriptible. Sa serre gauche eu un tremblement sournois, s'empêchant de se lover sur la main blanche. Dans son coeur d'Oiselle, la beauté et la douceur n'étaient que les manifestations d'une humaine s'amenant vers la déité. Un aveuglement sincère que l'esclavage qu'un maître drow ne pouvait crée, même en y fustigeant l'entierté d'une longévité elfique. Un bruit étrange et régulier s'éleva.

« Krrrr... Krrrr... »

Lorsqu'elle se remit de nouveau à respirer, sous les compliments, une sorte de raclement sortit de ses cordes vocales. Un maillet de métal crissant sur les cordes d'un piano mal accordé, accentué par la réverbération du casque. Voilà longtemps que Symphonie n'avait pas ronronné. Le bruit recommença, et la Stryx se haït soi-même de ne pas avoir découvert son couvre-chef pour offrir un regard reconnaissant. Elle appréciait beaucoup cette déclaration. Depuis toujours lorsque la petite princesse s'approchait, et même si les centimètres l'avaient fait grandir, L'Oiselle ressentait le monde entier apaisé et capiteux. Les rictus cruels d'Abrigail étaient pour elle, ceux d'une bergère amenant ses moutons aux champs cotonneux. Et comme à l'habitude, il lui aurait suffit de claquer des doigts pour demander n'importe quoi à Symphonie.

C'est avec difficulté que l'oiseau géant se déroba, laissant la main glisser pour faire quelques pas en arrière. Elle ouvrit ses ailes dans l'optique de partir pressée, car plus les minutes continueraient, moins elle aurait le courage de partir du Palais.

« Le mot esclave est trop faible...
Lorsqu'une âme est donnée,
Elle ne peut être rendue.

C'est un cadeau
A celle dont le monde doit être offert.

Un contrat ou des mots
Ne pourrait expliquer
Ce qui ne se dit pas.

C'est un instinct naturel
Que l'on ne trouve nulle part.

Ni les poésies ni les livres d'histoires
Ne pourraient décrire
Ce que j'ai envie de voir chaque soir.

Penseras-tu à promener ton Oiselle lorsqu'elle reviendra?»


Et Symphonie se perdit en un battement dans la nuit, s'enfuyant presque de la salle des cartes. Son envol laissa une brise qui disparue aussi rapidement qu'elle était venue. Car le temps pressait de faire ses affaires, et de revenir tout aussi rapidement. En revenant dans sa bâtisse, c'est longtemps qu'elle tourna en rond au sein de sa chambre. S'agitant, heureuse et loin des regards, d'avoir eu une léchouille d'attention. Pour une fois, elle n'avait pas envie d'aller à un certain quartier loin du Palais pour se défouler sur un petit corps chantant du Premier Monde.

Modifié par un utilisateur vendredi 21 février 2020 00:18:17(UTC)  | Raison: Non indiquée

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#9 Envoyé le : samedi 22 février 2020 13:59:52(UTC)
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Musique - Son Infernale Majestrix


Abrogail ponctua son sourire un arc de sourcil, trace d'amusement dans son expression et un soupçon de taquinerie dans la voix.
« La facilité est souvent une illusion, Symphonie. Vois cela comme un premier pas...ou un premier battement d'aile. Va, à présent. J'ai beaucoup à faire. »

Elle raccompagna la strix jusqu'au rebord du balcon, ouvrant les grandes portes vitrées pour la laisser s'envoler dans les cieux nocturnes.


Symphonie travailla vite, et efficacement. Minuit avait tout juste sonné lorsqu'elle s'envola de nouveau, cette fois en direction de sa destination. D'après les cartes qu'elle avait pu rassembler, Kantaria se trouvait à trois nuits de vol, en prenant le temps d'avancer prudemment et discrètement.

Sous ses ailes, le Chéliax endormi n'était éclairé que par la lumière de la lune. Il ne lui fallut que quelques minutes pour laisser derrière l'échiquier dément que formait les toits de tuiles et d'ardoises d'Egorian, et les eaux scintillante du Lac des Epines sur sa droite alors qu'elle dirigeait son vol plein Nord, s'arrêtant de temps à autre sur les rares arbres de la campagne environnante pour s'orienter, son sextant et les étoiles guidant sa voie.

Les nuits de vol s'enchaînèrent, entrecoupées d'intervalle de lumière éblouissant, d'abri dans les arbres et de bivouac bienvenus. A mesure qu'elle s'éloignait d'Egorian, la campagne, ses champs, ses vignes et ses domaines laissaient la place aux bois épais et vallonés du Bois aux Tertres, qui couvraient tout le sud de l'Archduché de Ménador, séparant Egorian du Nord Ouest du Chéliax. Là, Symphonie se fit plus prudente. Elle savait que les forêts profondes avaient mauvaise réputation, et qu'elle n'était pas la seule chasseresse dans ces frondaisons.

Malgré tout, elle voyageait vite, en silence et sans être vue, et même ses détours et sa prudence ne la ralentirent pas...au coeur de la nuit, deux heures avant l'aube, elle apercu une poignée de lueurs le long de la rivière. Kantaria. A cette heure, la ville était encore endormie, et personne n'aperçut la Strix se posant lentement sur le toit du bastion, repliant ses ailes avec un froissement. La petite cité paraissait incroyablement vulnérable, réfugiée le long des berges de la rivière, encore plongée dans les ténèbres...

Modifié par un utilisateur samedi 22 février 2020 14:00:41(UTC)  | Raison: Non indiquée

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#10 Envoyé le : dimanche 23 février 2020 00:35:22(UTC)
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Symphonie
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Les étendues peuplées de crasse et d’ardoises de la capitale, Symphonie en avait déjà fait des milliers de fois le tour au cours de sa première dizaine d’années ; passées dans le giron d’une des plus dangereuses Cour de l’histoire golarienne. Les portes de sa cage dorée désormais ouvertes, le pigeon voyageur lâché savait parfaitement aller jusqu’à sa destination.

De ces instants de solitude avec elle-même coincée au Château sans occupation, ce bol d’air frais lui faisait le plus grand bien. Il n’y avait rien de meilleur que voleter de nuit, les seules silhouettes se découpant dans le lointain étant les rares sources de lumières. Le passage d’un nouveau rythme de sommeil fut assez difficile, en plus de son appréhension envers un groupe qu’elle devrait se coltiner jusqu’à la capitale.

Un petit noble…
Un chevalier noir …
Une samsarane magicienne…

Aux véritables antipodes de ce qu’elle considérait ayant de la valeur. Abrigail pensait vraiment qu’elle allait faire le chien-chien pour quelqu’un d’autre ? Ce sentiment d’inutilité lui fit parfois difficilement trouver le sommeil, alors que l’énergie ne devait pas lui manquer face la tâche.

Ses précautions habituelles, en plus du beau temps et des beaux lieux se présentant, lui firent avaler les kilomètres comme ces fameuses patisseries fourrées qu’elle adorait chourrer les jours de mariages de nobliauds faussement joyeux. Aucune perturbation autre qu’elle-même, ne troublèrent la traversée vers Kantaria.

Le jour, seuls les petits prédateurs des forêts se permettaint de débarquer autour de ses points de repos, alors que sa vigilance au cours de la nuit dispersaient toutes tentatives d’autres sournoises créatures. Un sentiment de quiétude intense la surprit à travers cet ermitage sauvage. Un plaisir coupable qu’elle n’aurait avoué pour rien au monde.

Son sac pouvant transporter bien des denrées facilement, pesait moins lourd que sa cape de plumes. Et comme à chaque chemin, c’est à peine si elle sentait le poids de ses propres armes et propres vêtements face aux vents, qui contraires faisaient voleter son plumage, qui ascendants la faisaient vriller et accélerer pour recevoir cette légère pincée d’adrénaline.

~~

C’était une ville au final petite par la taille, et si elle l’était aussi par l’esprit, il serait facile de rentrer dans le Bastion en gueulant un peu à la porte. Il n’y avait pas de plus grand bâtiment que celui-là, et ce n’étaient pas ces masures de pauvres gens que Symphonie avait repérée qui diraient le contraire.

Après avoir vérifié les lieux, elle vérifia ses gants et sa tenue, qui se devaient d’être irréprochables. Bien qu’un peu bouffis et pliés par le voyage, le déguisement qu’elle confectionnait depuis des années était lui aussi irréprochable. Cette messagère au regard fixe et peu amène, aux grosses bottes et la longue cape aux reflets de bronze, lui avait toujours sauvé la mise. Voir par elle-même l’illusion du chapeau de déguisement, doublé à des vêtements dont elle n’avait pourtant pas trop l’habitude, lui donna un peu de vertige. Même elle-même dans un miroir croirait à une toute autre personne.

Elle dégringola, la cape voletant presque au dessus de sa tête alors qu’elle atterit souplement juste devant l’entrée de la cour intérieure. Quelques gardes aux murailles, des beaux jardins et une belle fontaine, un petit coin de paradis finalement dont la quiétude fut perturbée par le heurtoir heurtant la porte sans délicatesse. La main recouverte de vieux cuir usé de Symphonie avait tapé le battant trois fois. Prête à répondre sans chaleur et avec un regard de tueuse « Message de la capitale. »

Apparence Messagère Humaine Déguisement DD30 Perception

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#11 Envoyé le : dimanche 23 février 2020 16:50:50(UTC)
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Musique - Son Infernale Majestrix


La réponse ne se fit pas attendre. Un sifflement aigu se fit entendre, et des bruits de pas précipités derrière elle, sur le chemin de ronde. Un bref coup d'oeil lui appris que deux archers s'étaient rapprochés pour l'avoir en ligne de mire et la tenaient en joue. Pendant ce temps, un raclement de bois contre bois se fit entendre de l'autre côté de la porte, et cette dernière s'ouvrit avec un léger grincement, sur une femme en armure de cuir clouté, portant un manteau à capuchon rouge, le même uniforme que les archers sur les murailles. Elle tenait une épée à la main, et examina Symphonie de la tête aux pieds, sans apparemment percer son déguisement.
« Bienvenue à Kantaria, messagère. Vous auriez du vous annoncer à la porte, ça vous aurait éviter cet accueil. A qui est destiné votre message? »
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#12 Envoyé le : dimanche 23 février 2020 21:15:15(UTC)
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Symphonie
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C'est sans ciller que Symphonie resta de marbre, les bras croisés face aux faibles archers des murailles. Un air neutre et les traits tirés, mi-figue mi-raisin.

« Salutations. D'habitude je ne passe pas par les portes, mais j'ai décidé de faire une petite exception. Cela aurait été un peu stupide de faire un aller-retour, vu que j'ai atterit sur le toît. Mieux vallait que j'alerte vos gardes dans la cour plutôt qu'autour des murailles. Désolée pour la panique, j'imagine? »

Pas franchement désolée et de toute de franchise vêtue, sa voix rauque et vivace -elle n'avait jamais pû changer son ton à travers tous les déguisements, laissa passer un suspense. Elle décroisa les bras pour déposer sa gestuelle gauche sur les étuis à parchemins. Déblatérant un discours éructé mainte et mainte fois.

« Message de la capitale! Je recherche le Chevalier de l'Ordre du Râtelier, Ozran Mandrake. Ainsi que le noble Sire Aiakos Charthagnion! La demoiselle féline nommée Quatre, ainsi que la demoiselle Samaran Aanara, et une autre demoiselle nommé Nérali! Un groupe assez distinctif vous en conviendrez. Si ils résident en ces murs, je dois leur remettre en mains propre. »

Elle renifla, un petit bruit qui après avoir réfléchit, concéda au moins un peu de temps aux "nouvelles têtes" qu'elle rencontrerait. Et cette question ne sembla pas... vraiment une question, au demeurant.

« J'attendrais leur réveil ou bon vous semble, sinon informez moi de leur localisation? »

Symphonie restait particulièrement attentive au visage de son interlocutrice. En effet, son tempérament de Stryx laissaient ses yeux tout de même assez fixes, petit air pincé et accent de la capitale à force d'y résider.

Jet de psychologie pour savoir si elle les connaît, et si ses paroles sont vraies envers leur lieu de résidence. Psychologie +12 [15+12 = 27]

Modifié par un utilisateur lundi 24 février 2020 02:31:06(UTC)  | Raison: Un peu de diplomatie

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#13 Envoyé le : lundi 24 février 2020 20:57:35(UTC)
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Musique - Son Infernale Majestrix


La garde haussa un sourcil devant l'attitude confiante de la messagère, en particulier lorsqu'elle annonça être arrivée par les airs. Cependant, la garde eut la bonne grâce de ne pas relever. Elle rétorqua avec elle même une confiance inébranlable.
Elle désigna les gardes sur les murailles.
« Pas exactement de la panique, je dirais. »

Une fois que la strix déguisée eut annoncé les destinataires de son message, la garde acquiesça.
« Je vois. Il se trouve que ce groupe si distinctif, justement, fais partie des invités de Dame Narikopolus, et doivent actuellement se trouver au manoir. Je pense en effet qu'il serait plus sage d'attendre l'aube. Si vous voulez, vous pouvez rester ici en attendant, je demanderai à un garde de vous escorter pour que vous vous y retrouviez. A moins que vous ne soyez déjà venu à Kantaria? »

Psychologie
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#14 Envoyé le : mardi 25 février 2020 00:16:03(UTC)
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Grognon

Symphonie
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Symphonie ne savait pas vraiment quoi en penser de cet échange, mais ce qui était sûr, c'est que les lieux n'étaient franchement pas bien gardés. Mettons ça sur le fait qu'ils regardaient surtout l'extérieur de la bâtisse, plutôt que l'intérieur, les excusa-t-elle faussement en pensées. Elle n'allait pas reprocher à une petite bourgade de ne pas voir ce qu'elle ne devait pas voir. Les lieux semblaient tout de même gantés d'une main de fer, et c'était tout à l'honneur de son interlocutrice de faire avec son peu de moyens. De même, Symphonie ne releva pas les propos de ce qui était une femme respectée de responsabilités.

Cependant cette perspective d'avoir un garde collé aux fesses fit grimacer la Stryx. Le protocole devait au moins lui donner le gîte et quelques rafraichissements, mais si c'était pour regarder en chien de faïence un humain... un peu imbécile. Tout ça après un voyage qui mettait sa méchante humeur un peu plus acariatre, très peu pour elle. C'était un coup à tâcher le tapis.

« J'ai déjà repéré les environs, mais je vous remercie de votre proposition. Je ne risque pas de me perdre dans quelques kilomètres carrés, et les sires et demoiselles devant recevoir le message ne peuvent être dérangés de par leur statut de façon cavalière. C'est ce pourquoi j'attendrais à l'auberge attenante si vous n'y voyez pas de problème, jusqu'à ce qu'ils s'éveillent tranquillement, et prennent leurs dispositions. »

La politesse de Symphonie n'en était pas forcément une, cependant ses tournures de phrases laissaient peu de place au conflit. Syntaxiquement le vierbage était bon, mais le ton froid.

« Le voyage de nuit a été long, et j'ai ouïe dire les efforts de reprise de la ville. Une bataille est quelque chose de très fatiguant pour tout le monde. »

C'est pas que j'ai autre chose à faire, mais je ne me suis pas lavée depuis trois jours avec ce maquillage qui colle Krrr... pesta-t-elle intérieurement.

Un jet d'intimidation +20 au besoin pour pas qu'on me colle un garde aux fesses dans Kantaria si elle insiste. Une Stryx c'est pas très commode après pas avoir peigné ses plumes pendant trois jours.

Modifié par un utilisateur mardi 25 février 2020 01:41:42(UTC)  | Raison: Non indiquée

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#15 Envoyé le : mercredi 26 février 2020 22:43:23(UTC)
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Musique - Kantaria


La garde hésita un peu, prise au dépourvue par le ton glacial de la messagère, avant d'incliner la tête en signe d'humilité.
« Bien sûre, messagère. Je ne veux pas me mettre en travers de votre mission. Nous pouvons vous faire une place dans les quartiers de la garde, si vous le souhaitez, mais si c'est une auberge que vous recherchez, je vous recommande le Petit Ukswood, aux abords Nord de la ville. L'autre auberge a été détruite dans la bataille, et elle n'a pas encore été reconstruite. N'hésitez pas si vous avez besoin de quelque chose. »

Alors qu'elle pesait les paroles de la garde, Symphonie nota que l'impératrice lui avait aussi mentionné l'auberge du Petit Uskwood avant de la laisser quitter Egorian.
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#16 Envoyé le : mercredi 26 février 2020 23:15:03(UTC)
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Satisfaite

Symphonie
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<< Vous faites votre travail, je fais le mien. Les rumeurs sont venues jusqu'à la capitale, et j'avoue être un peu déçue... Mais ce n'est rien. Je vous prie de bien vouloir excuser ma mauvaise humeur perpétuelle. M'accorderez vous d'utiliser les portes de l'enceinte, en tant que responsable de la masure? >>


Lorsque l'adversaire était déstabilisé, Symphonie savait que la meilleure façon restait la douceur après la violence. Intérieurement elle s'amusait de la situation comme si elle décortiquait vivant un animal sauvage. Chauffer le chaud et le froid. Ses yeux se plissèrent alors que ses traits se détendirent comme une corde de guitare qui claque. Elle avait désormais les informations afin de confirmer la procédure. Cependant, elle n'aimait pas les lieux. Ses instincts paranoïaques lui disaient que quelque chose clochait. Tout semblait vraiment trop facile. Fermer à double tour sa chambre dans l'auberge serait une meilleure idée que de dormir dans les quartiers de la garde. Plus discret également pour faire son entrée.

La messagère à la cape de bronze fit quelques pas en arrière, descendant en premier l'allée pavée en attendant une réponse. Malgré le déguisement, Symphonie restait impressionnante avec une vingtaine de centimètres en moins dû aux illusions. Elle croisa ses gants derrière son dos, dans un chuintement de cuir.

<< Vous pourrez dire à leurs éminences qu'une symphonie les attends à l'auberge... D'Uskwood. >>

Je quitte le manoir avec l'autorisation du garde, allant jusqu'à l'auberge d'Uskwood. Hors de l'enceinte et du regard des gardes, je ferais un test de discrétion +20 pour ne pas faire peur aux habitants et aller a l'auberge sans un bruit. Au cas où, je vérifierai y si je suis suivie. Test Perception +20. Symphonie reste très tendue dès qu'elle quitte le manoir.

Modifié par un utilisateur mercredi 26 février 2020 23:22:07(UTC)  | Raison: Non indiquée

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#17 Envoyé le : vendredi 28 février 2020 23:44:25(UTC)
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Musique - Kantaria


La paranoïa de Symphonie était sans aucun doute justifiée, le fruit d'une longue pratique des intrigues de cour et complot qui abondaient dans les couloirs du palais. Mais lorsque la garde l'invita simplement à employer les portes si elle le souhaitait, et alors qu'elle avançait vers l'extrémité Nord du village, en suivant ses indications, elle réalisa peu à peu qu'il ne paraissait pas y avoir d'embuscade ou de piège sur son chemin. Etrange...

La ville elle même était loin d'être aussi inoffensive qu'elle le paraissait jusque là. Symphonie aperçu deux patrouilles, qui l'observèrent soigneusement avant de la laisser passer en reconnaissant son uniforme, et elle pouvait également voir les sentinelles au sommet des trois tour de garde au Sud, au Nord et à l'Ouest de la ville.

L'auberge qu'on lui avait indiqué, en revanche, n'était pas vraiment impressionante...la bâtisse était très bien entretenue, mais ses murs renforcés d'ébène et son toit d'ardoise avaient un côté plutôt sinistre. Il était très tard dans la nuit, mais la porte n'était pas fermée pour autant et lorsqu'elle entra, l'aubergiste était présente derrière le comptoir, plongée dans un livre. A son entrée, elle le posa rapidement, et lui souhaita la bienvenue.
« Soyez la bienvenue au Petit Uskwood! Puis-je vous servir quelque chose? »
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#18 Envoyé le : samedi 29 février 2020 02:36:04(UTC)
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Blasée

Symphonie
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Au final, elle était passée par la porte... C'est avec un petit sourire qu'elle franchit la porte d'entrée... Ou plutôt sortie du bastion, tout en souhaitant ironiquement bonne journée à la garde. Elle marmonna sur le chemin.

<< Hmm-hmmm... Pas de danger, deux patrouilles. Pas d'embuscade, trois tours. Sud. Nord. Est. >>

Symphonie n'était pas particulièrement intelligente, pour elle il lui fallait répéter deux fois plus que la moyenne, voire quatre plus qu'un érudit afin de mémoriser certaines informations. Ses lèvres répétèrent sans un bruit ce qui pourrait lui servir plus tard. Toujours les mains dans le dos et d'une humeur maussade, elle héla platement les deux patrouilles en signe de bonne foi, sans un mot. Ce qu'il était agaçant de faire ça à pieds... Les fausses chausses de cuir à ses pieds, réduites magiquement, lui faisaient un mal de chien.

<< (...) Pas de danger, deux patrouilles. Pas d'embuscade, trois tours. Sud. Nord.. Oh une auberge. >>

La Stryx aima plutôt bien le style de la bâtisse, semblant refermée sur elle-même et peu accueillante, tout comme son propre cocon au sein d'une tour d'Egorian. Il semblait qui plus est avoir de l'activité à l'intérieur, et il hâtait à notre protagoniste de manger quelque chose de consistant... A savoir si ils avaient de quoi lui mettre sous la dent avec son régime alimentaire. Elle poussa la porte sans férir, claquant ses talons rembourrés de bois jusqu'au comptoir ou siégeait la maîtresse des lieux.

C'était une messagère à la cape de bronze, peu commode avec son regard fixe et sa grande taille. Ses grands gants et grandes bottes confortables étaient faîts pour le voyage, alors qu'elle ne se trimballait qu'un mince sac raplapla. Deux épées courtes carrées aux fourreaux noir nuit, entouraient ses deux hanches d'une armure de mailles sombre et rutilante, quoi que remplie de poussière de la route. Qui se détendit un peu en sentant la ripaille approcher. Sa voix grave tonna, toujours de cet accent spécifiquement citadin.

<< Bon matin. Ou plutôt, bonne nuitée. Je viens de loin : est-ce possible d'avoir bonne ripaille et mangeaille avant de me reposer un peu? Quelque chose de consistant avec de la viande, les rations ça va bien deux minutes... >>

Elle fit un tour des lieux du regard, haussant les épaules.

<< Une chambre côté rue ne serait pas de trop, ainsi qu'un bain chaud. Si vous n'avez pas d'autres clients, bien sûr. >>

Je paye tout d'avance si elle m'indique le prix. Take my money.

Modifié par un utilisateur samedi 29 février 2020 02:39:41(UTC)  | Raison: Non indiquée

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#19 Envoyé le : samedi 29 février 2020 16:05:42(UTC)
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Musique - Kantaria


L'aubergiste l'examina de la tête aux pieds, et acquiesça.
« Avec plaisir. J'ai d'autres clients, mais il me reste une chambre de libre dans le coin Sud-Ouest, côté rue, donc. Enfin, si tant est qu'on puisse appeler le chemin de Kantaria une rue. Ce déguisement n'est pas nécessaire, contrairement à certains de mes collègues indélicats, je ne refuse pas les strix. Installez vous, je vais vous préparer de quoi manger, et faire chauffer de l'eau. Vous n'avez que l'embarras du choix, la salle commune est vide à cette heure. Laissez les sept pièces d'argent sur le comptoir. »

L'aubergiste s'éclipsa, s'affairant en cuisine et la laissant à elle même. Bien qu'éclairé par des lanternes, l'intérieur de l'auberge réussissait l'exploit d'être tout aussi froid que l'extérieur, loin des lueurs ambrées et fuligineuses qu'on trouvait d'ordinaire dans les lieux que fréquentait Symphonie. Ici, les lanternes diffusaient une lumière blanche, pâle, à mi-chemin entre l'éclat de l'argent et celui du soleil hivernal. Les murs étaient lambrissés de bois noir, et toute la salle commune semblait plongée dans une pénombre apaisante, le feu dans la cheminée envoyait des lumières dansantes à travers la pièce. Le calme paraissait délibéré, loin de l'agitation qu'on pouvait d'ordinaire trouver dans les tavernes. Ici, Symphonie avait le sentiment qu'elle ne serait pas dérangée.

Il ne fallut pas plus de quelques minutes pour que l'aubergiste revienne avec un plat fumant, au centre duquel trônait un cuissot encore grésillant, et le posa sur la table devant Symphonie. C'est à cette occasion que Symphonie nota pour la première fois l'accent de son hôte, qui n'était définitivement pas chélaxien, mais quelque chose de proche.
« Voici. Saignant, je me suis dis que vous le préféreriez ainsi...n'est ce pas? »
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#20 Envoyé le : samedi 29 février 2020 16:19:49(UTC)
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Perturbée

Symphonie
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<< Une... Stryx? >>

Un ange passa et Symphonie comprit qu'elle était restée bouche bée quelques secondes, car l'aubergiste avait semblait-t-il disparue. Déposant les 7 pièces d'argent sur le comptoir après avoir fouillé un peu au fond de son sac, elle s'asseya tendue comme un i près d'une fenêtre. Au cas ou. On ne sait jamais. Jouant avec ses pouces, elle resta perdue dans ses pensées jusqu'à sentir quelque chose de chaud et bon devant elle. Décidément, cette ville était pleine de surprises. Il lui monta l'eau à la bouche aussitôt.

<< Hmm-hmmm... Oui, d'habitude c'est plutôt bleu, voire cru, mais ça m'a l'air très bon. Merci. >>

Vu que le plat semblait fort chaud, elle osa la question ou plutôt les questions qui lui brûlaient les lèvres. Elle parla d'un ton plus bas que la moyenne, ayant toujours peur des oreilles indiscrètes. Elle ressemblait à une enfant prise en faute.

<< Mon déguisement est parfait... Comment se fait-il qu'une aubergiste sache tant de choses? Est-ce de vous qu'Elle m'a parlé? >>

Modifié par un utilisateur samedi 29 février 2020 16:23:03(UTC)  | Raison: Non indiquée

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