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Offline Anadethio  
#41 Envoyé le : dimanche 29 novembre 2020 00:14:47(UTC)
Anadethio
Rang : Habitué
Inscrit le : 19/06/2015(UTC)
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Cyrielle

23 / 23

CA 11 (C11,D10)
Ref 16 / Vig 15 / Vol 15
Réserve Phrénique : 3/3
Inspiration : 4/4
Sorts
E : 2/2 ✵ L : 2/2
✵ N1 : 5/5 ✵


La réponse de Nicholas m'arrache un sourire amusé et c'est avec une petite lueur dans le regard que je le laisse continuer. Sur ce coup nous n'avions rien planifié mais nous commencions a prendre le coup. Un soupir un brin théâtral même si je dois bien admettre ne pas totalement jouer l'inquiétude :

« Tu as raison... Je suis simplement inquiète des réactions de père... »

Celles de mère je me suis fait une raison depuis bien des années. Du regard, je prend Martella à partie, espérant qu'elle aura quelque chose a dire pour me rassurer un minimum sur le sujet... Ou plutôt curieuse de voir si elle s'engagera sur cette voie.

Un léger hochement de tête pour répondre à Arno :

« Inutile de changer de nom à moins que vous ne souhaitiez que ce soit définitif. Les papiers sont suffisamment flous pour que ça ne pose pas problème. Ce sera votre entrée dans le Grand Jeu... A moins d'en décider autrement le personnage que vous allez jouer sera le votre jusqu'à votre mort.

En ce qui concerne les noms... Pour le tout début je me base sur ce qu'il y a là dessus... Et pour la suite... Il n'y a pas grand chose à craindre. N'hésitez pas a y ajouter quelques détails propres à votre propre histoire pour y donner plus de corps. »


L'idée d'Arno est loin d'être mauvaise : prévoir une explication solide si jamais quelqu'un creuse. La solution que propose Joanna est fonctionnelle mais risque de ne pas pleinement satisfaire ceux qui seront du genre a poser trop de question sur ce sujet. Après une brève réflexion, je propose :

« Une base ne fait pas de mal. Il est bon que vous ayez mis vos économies en jeu dans cette histoire... Pour justifier plus encore la force de votre engagement. Quand a compléter vos fonds... Nicholas et moi-même pourrons nous charger de le justifier. Si quelqu'un se pose trop de question, évoquez nos noms. Expliquez que nous vous avons soutenus. Cela devaient suffire à justifier d'ou vient l'argent aux yeux de la plupart des gens. Et si quelqu'un insiste et pose trop de questions... envoyez le moi. »

Cette démarche évite de mentir sur des points trop faciles a vérifier tout en apportant une réponse claire... Elle explique aussi assez bien la raison de notre présence même si elle nous engage assez lourdement. Après tout... engagés nous le sommes. J'y ai veillé. Alors nous ne sommes plus à ça près.

Et puis le sujet dévie... Ah la mode... Un instant j'envisage de répondre mais préfère finalement laisser la main à Nicholas. Qu'il gère le problème masculin. Je garderais simplement un œil sur Joanna pour lui éviter de se ridiculiser a grand renfort de dentelles si jamais... Mais j'ai plutôt confiance... Et puis un peu d'exagération ne dépareillera pas dans leur rôle de nouveaux nobles.

Ah... cousine... cousine. Comme je te comprend de faire ces petites remarques... Plus par réflexe qu'autre chose. Mais tu pourrais bien nous faire confiance pour y avoir pensé par nous même non ? Sans doute l'habitude de frayer avec des nobles moins... et bien... qu'il est difficile de formuler telle pensée sans être méprisante. Disons exigeants. Partons du principe qu'elle met simplement en principe le vieil adage "ne sous-estime jamais ton ennemi et ne surestime jamais ton ami".

« Oh ? Le Baron Okerra est de là bas ? Savez-vous comment il s'est tiré de cette mauvaise passe et s'il a perdu des proches ? »

Ragots... ragots. Okerra n'avait clairement pas été la première de mes préoccupations. Mais les choses s'étaient bien passées avec lui. C'était plutôt encourageant mais comme toujours il faudrait être prudente dans l'approche : le contexte pouvait bien avoir changé du tout au tout.

« Et je dois bien admettre que je connais assez mal la géographie de la région... Quels sont les autres seigneurs voisins ? Et puisque nous abordons ce type de sujet... a quel point pensez vous souhaitable que nous parlions de nos liens avec la princesse ? »


Offline Hikari  
#42 Envoyé le : lundi 30 novembre 2020 14:43:58(UTC)
Hikari
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Martella renvoie une mèche de cheveux derrière son oreille vérifiant du coin de l’œil que Valéria ne lui fait pas de signe.


« Tout à fait Sir Nicholas, tout à fait.
En revanche, je doute que l’on vous demande d’où proviennent les fonds nécessaires pour justifier le rachat du domaine. Qu’importe la provenance, les faits parlent d’eux-mêmes. Mais il est vrai que préparer une réponse à cette question serait plus judicieux, cela renforcerait la crédibilité de votre fausse identité.  »


Elle reprend délicatement une gorgée de son thé.

« Oui, il s’agit de la terre natale du baron. Je n’en sais pas plus que vous concernant ses proches, nous n’entrerons pas de bonnes relations vous savez, mais il semblerait qu’il s’en soit sorti avec des blessures superficielles, tant mieux pour lui.

D’ailleurs, puisque l’on parle de ça, il est difficile de répondre à votre question sur vos liens avec la princesse. Cela vous ouvrira certainement des portes, et en influencera plus d’un, mais cela pourrait également vous en fermer auprès des mauvaises personnes. Ce sera à vous de juger.

Parmi les petits seigneurs locaux, il y a la Baronne Adella Voinum, une femme attentionnée envers son domaine mais qui n’aime pas beaucoup la politique à ce qu’on m’a dit. Il y a également le baron Telus, mais… aux dernières nouvelles, son domaine est à l’abandon. On raconte qu’il a perdu la boule et qu’il s’est enfuit de chez lui. A part ça… je ne vois pas grand-chose à vous raconter de croustillant. C’est un endroit plutôt calme vous savez. Du moins en théorie.  »

Offline Hikari  
#43 Envoyé le : lundi 7 décembre 2020 22:49:13(UTC)
Hikari
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« Bien, si vous n’avez pas d’autres questions, il est temps d’y aller !  » affirme-t-elle, remballant rapidement ses papiers.

Tandis que vous vous apprêtez à partir, vous remarquez que Valéria n’est plus à sa place, elle a déjà quitté l’établissement et vous attends à l’extérieur, adossée contre un pilier proche de l’entrée. Arrivés à sa hauteur, elle vous sourit et vous salue d’un geste de main. Elle remet à Cyrielle un petit paquetage, et vous emboite le pas, satisfaite de quitter la ville pour un temps. Deux rues plus loin, vous trouvez une calèche, laquelle vous amène à l’entrée de la ville. Un contrôle de routine de la part des gardes, lesquels semblent toujours tendus après les récents évènements, et vous voilà hors des murs de la ville. A l’extérieur, vous troquez le voyage en calèche pour un carrosse rudimentaire mais confortable ainsi que des chevaux pour ceux qui le souhaitent, lesquels vous amèneront au compté de Meratt. Un voyage qui durera cinq jours. Cinq longues journées passées à parcourir les routes de la campagne du Taldor.




Au cours de ce voyage, il ne se passe rien de croustillant. Vous croisez quelques paysans et leurs troupeaux, ainsi qu’un autre carrosse, se dirigeant quant à lui vers Oppara. Les nuits sont passées autour du feu de camp à discuter avec le cocher, un dénommé Bonifatius, un bonhomme à la conversation agréable, bien qu’un peu répétitif. Il vous apprend cependant une ou deux choses dignes d’intérêt. Notamment qu’une personne, probablement une femme, se fait surnommer "Le Cygne de la Nuit" et qu’elle sème le trouble dans les environs du compté. Le vol et le vandalisme sont des domaines de prédilection, mais elle a également fait preuve de violence envers les gardes des Lotheed sur place. Une rumeur circule selon laquelle elle chercherait à monter un groupuscule de voleurs.

Martella vous apprend également qu’Eutropia est actuellement partie faire une démonstration de soutien du côté de Golsifar. Compte tenu des tendances militaires de la ville, il est presque certain que cette dernière soutienne la candidature de Pythareus à la couronne, mais plus important encore, elle fait ça pour que les regards soient braqués loin de ses alliés, dont vous. Martella vous informe également qu’en guise de récompense pour cette mission, vous pourrez emporter tous les bijoux et objets de valeur que possèdent les Lotheed sur place si vous arrivez à évincer Bartelby.
Cependant, les meubles, les bibliothèques, les portraits et les autres articles de la famille doivent rester là où ils se trouvent pour les générations futures.
Elle vous fourni également un poison de sa confection, dont l’effet principal est d’effacer la mémoire récente de la victime. Elle le nomme "L’huile du Styx". Il pourra vous donner une seconde chance afin de corriger un faux pas social, par exemple. Cependant, le produit est cher et prend du temps à produire, et elle n’a que trois doses à vous offrir pour l’instant.

Autour de vous, la campagne défile. Les paysages se répètent, mais le temps passe relativement vite. Finalement, le compté finit par pointer le bout de son nez. Eutropia vous rappelle rapidement vos objectifs : gagner le cœur des habitants, puis prendre le palais du Chant d’Oiseau au nom de la Princesse Eutropia. Avec des alliés, ils pourront sans mal s’en emparer sans trop de casse. Bien que vous ayez carte blanche, Martella suggère une approche la plus diplomatique possible, ou du moins la plus discrète possible, si effusions de sang il doit y avoir. Il ne fait aucun doute à ses yeux que Bartelby ne se rendra pas sans tenter une fourberie, elle vous recommande donc la plus grande prudence. Le subterfuge est de la plus haute importance. Les Lotheed ont beau de pas être très appréciés des locaux, les anciennes alliances sont souvent plus fortes que les actes de bonne volonté. Martella vous encourage à vous déguiser si vous êtes amenés à faire quelque chose d’illégal, afin de ne pas griller votre couverture.
Le Jubilé durera deux jours, commençant pour un tournoi de joutes et se clôturant par une grande chasse suivie d’un bal masqué.




Peu de temps après avoir traversé le comté de Meratt, votre carrosse tombe sur des mendiants désespérés et quelques camelots, vous offrant une variété de marchandises et quelques outils de piètre facture. Ce barrage routier et ce marché de fortune vous permettent d’avoir un aperçu de la situation des petites gens du comté, en plus de vous donner une dernière occasion d’acheter des biens avant le Jubilé des Tangara.

Quelques femmes se mirent à genou, les mains en coupe au-dessus de leur tête, implorant l'aumône. Les enfants qui voulurent courir vers la charrette s'arrêtèrent net en voyant que les passagers étaient armés. Une femme poussa une jeune fille qui ne devait avoir pas plus de seize printemps. Celle-ci, bousculée, fit un pas et commença à dénuder son épaule espérant aguicher de la sorte sans doute un potentiel client. Son regard fuyant prouvait qu'elle n'était pas à l'aise.
Encore plus loin, une femme présentait un bébé dans un panier sur lequel était inscrit "A vendre". Les deux gamins à côté d'elle lui serraient le jupon et avaient également autour du cou une pancarte avec cette inscription. Ils regardaient de leurs yeux bruns, le visage sale de terre, passer le convoi.

Au passage du carrosse, ce fut une psalmodie de suppliques et de prières à peine audibles.

« - L'aumône, messeigneurs. L'aumône pour les humbles. »
- Achetez un petit quelque chose s’il vous plaît, par pitié… »

Offline Duck_Gauthier  
#44 Envoyé le : jeudi 10 décembre 2020 12:21:25(UTC)
Duck_Gauthier
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Joanna
touché captivant 7/7

20 / 20

Sucre

10 / 10


C'était son premier voyage hors de la ville. Dormir dans la nature... Joanna n'avait pas passé de très bonnes nuits, se réveillant au moindre bruit. Mais malgré cela, elle essayait de garder la bonne humeur et essayait d'être la plus agréable possible. Et au final, tout cela passa plutôt vite. Sucre semblait quand à lui apprécier le voyage, explorant les alentours sauvages à chaque halte, si différents d'une taverne aux murs de pierre.

Puis vient ce barrage de misère. Que de pauvres gens... Joanna était tiraillée, enfoncée dans son siège et partagé entre ses sentiments. La pitié pour commencer. L’incrédulité face au nombre. Son éducation qui dictait de ne pas donner de soi même sous peine d’inciter le mendiant à revenir. Et aussi son nouveau statue. Un coup d’œil à ses camarades plus habitués à ce rôle. Bon visiblement ils laissaient les nouveaux faire leurs preuves.

Elle inspira et sortit sa bourse et son grimoire avant de les tendre à Cyrielle.

« Garde moi les un instant je te pris. Arno, fait de même si tu veux sortir. »

Elle fit signe au conducteur de faire halte un instant puis se tourna vers son champion.

« Cap'tain, laisse aussi ta bourse à l'intérieur. Prépare ton bouclier mais pas d'autres armes en main. Approche ta main puis suis moi dehors. »

Elle incanta une arcane et toucha le bras du garde du corps. Ses biceps gonflèrent et son torse prit en volume alors que ses pectoraux semblaient à l'étroit sous sa peau. En tout, sa carrure se fit plus imposante et ce n'était pas une simple illusion. Le fait de savoir qu'elle aurait un tel colosse à ses cotés la rassurait et dissuaderait peut être les audacieux. Capt'ain reçoit un sort de force du taureau

Elle ouvrit ensuite la porte et mit pied à terre. Elle se concentra et parla d'une voix forte.

« Dans quel disgrâce le Taldor est il donc tombé pour que ses enfants vivent une telle misère ? Je ne pensais pas que les campagnes que je croyait si belles soient blessés comme je le voit aujourd'hui. Des mères qui abandonnent leurs enfants. De fiers hommes qui songent à voler ou à user du couteau ! Des marchands qui trafiquent ! Comment nos dirigeants peuvent accepter de laisser cela se produire ? Qui pourrait permettre cela ?

Moi, non. Je m'y refuse. Je connais ce sentiment de désespoir qui vous habite. Ce n'est pas avec une cuillère d'argent que je suis née mais avec le balai de la souillon, comme vous. Je vois et comprend votre souffrance.

Mais je vois aussi au delà. Je vois la force dans vos bras, la bonté dans vos yeux, la fierté dans votre cœur et l'honneur dans vos pas. Je vois ce que vous pourriez... Non, ce que vous devriez être. Des gens heureux et épanouis. Des parents fiers de leurs enfants et aspirant à voir leurs petits enfants jouer et non pas pleurer. Des artisans fiers de leur travail et des fermiers ravis de la pousse de leurs champs.

Non mes amis, c'est inutile de réclamer l'aumône. Ce n'est pas ce que vous trouverez auprès de nous. Mais vous trouverez autre chose. L'or juste et mérité. Je suis Dame Joanna, de la lignée Betony qu'on croyait éteinte. Une bâtarde qui est sortit de l'ombre pour réclamer son héritage, accompagnée de mon cousin, le Sir Arno ! »


Elle se tourna vers le carrosse et fit signe à Arno de sortir.

« Lui aussi est des nôtres. Et je sais, nous savons tous les deux comment sortir de l'eau où le malheur essaye de vous noyer : le travail juste. Nous allons avoir besoin de bras, de force. Nous voulons redonner à cette région la splendeur qu'elle mérite. Nous avons les projets et la volonté pour vous aider, pour vous offrir l'avenir que vous méritez. Dès que nous aurons mis la main sur notre domaine, nous commencerons à cette tache : vous offrir une vie meilleur. Ce sera notre seul but.

Ce n'est pas de la pitié que j'éprouve pour l'heure. C'est de la colère. Je suis furieuse de voir que le destin vous a jeté par terre et que personne ne vous tente la main pour vous aider. Nous allons nous en charger. Non pas en vous offrant une route pavée mais en vous donnant les outils pour tracer VOTRE route, que vous soyez fier de vous !

Faites passer le mot. Vos lamentations prendront fin sous peu ! »


Elle se calma et regarda la foule, le rouge montant à ses joues.

« Voilà... »
Duck Gauthier, émissaire du peuple des canards de l'espace envoyé sur terre pour guider les canards de la planète à prendre le pouvoir et à maitriser le theorycrafting et la préparation de sauce au jambon.
Offline Capuche  
#45 Envoyé le : samedi 12 décembre 2020 14:05:24(UTC)
Capuche
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Arno

25 / 25

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Si le voyage se fait sans histoire, il vous offre le temps de peaufiner plusieurs aspects. Tout d'abord, l'élaboration affinée de votre supposée généalogie bien sûr. Ensuite, quelques leçons d'étiquette de dernière minute, au fur et à mesure de l'inspiration de vos deux 'tuteurs'. Les soirées étaient propices au sondage du contexte socio-politique du comté ou vous vous dirigiez. Enfin bien sûr, l'occasion de discuter un peu plus librement entre vous et de rentrer progressivement dans vos rôles.





L'attroupement causé par les mendiants et autres miséreux vous offrent une vision peut être moins édulcorée de la réalité des lieux que n'a voulu vous laisser le paraître votre aimable cocher. A vrai dire cela ne te surprend guère. Partout les derniers de la plèbe semblent condamnés à la misère et la lutte continue pour la simple survie.
Mais ici… si la chose ne fait pas exception et se révèle exacte, la souffrance semble encore plus réelle, la misère plus profonde et encore plus… désespérée, comme en témoigne ce geste si… indigne? ou plutôt tragique d'une mère… ce renoncement à l'innocence si poignant d'une jouvencelle…

Comment y rester insensible? Là, sur l'instant, ton rôle fabriqué de toute pièce te semble un carcan t'empêchant d'agir comme tu l'as toujours fait, librement et impétueusement. Mais impossible de ne pas agir néanmoins.

Renfoncés dans leur banquette, le couple de vos tuteurs semblent … indifférents. Ou bien attendent-ils quelque chose. Sans doute veulent-ils vous jauger.
C'est Joanna la première à réagir. Dévoilant une personnalité insoupçonnée jusque là, la demoiselle semble vouloir prendre les choses en main et descend du carrosse, te faisant signe de la suivre, avant de s'improviser… et bien oratrice en herbe. Voilà un talent surprenant pour la jeune tenancière, mais force était d'admettre qu'elle semblait s'affirmer de jour en jour.

Si le Captain l'a suivi, tu restes quant à toi encore à moitié dans le carrosse, jaugeant de la situation et des réactions. Grimaçant intérieurement en ton for. Pas tant le discours et son sens, mais le choix des mots te semble discutable quand on choisit de s'adresser à des miséreux. Le stress de la situation joue certainement dans le choix de son vocabulaire, mais que celui ci te semble bien trop ampoulé et aérien pour cette bande de vagabonds et va nu pieds qui ne demandaient que du concret.

Lorsqu'elle se tourne vers toi, tu te lances, quittant le marche pieds pour enfin mettre pied à terre. La laissant finir sa tirade, tu attires l'attention du Captain vers la jeune jouvencelle poussée en avant, la moitié d'une jeune sein ferme à l'air et semblant ne plus trop savoir où se mettre au vu de l'évolution de la situation.

«  Vous êtes probablement le moins... embourgeoisé de nous. Pourriez vous aller glisser une piécette à cette malheureuse, et l'aider à se revêtir convenablement? Je reste avec Joanna, rassurez-vous.  » lui glissant la dite pièce en question dans la main.

Celle-ci a fini son discours et se tient maintenant coite, l'air un peu gênée. la nouveauté de la situation sans doute et l'expectative d'un retour plus ou moins clément. Tu te glisses derrière elle, lui prenant les épaules dans un apparent mouvement de soutien familial. C'est sans doute le moment de d'être plus… simple et terre à terre.

«  Braves gens, ma cousine et moi arrivons tout juste dans votre comté. Il nous faudra un peu de temps pour nous installer et juger de la situation mais réalisons bien votre détresse. Ce que ma cousine veut dire peut se résumer simplement : nous ferons notre possible pour vous aider si nous le pouvons. »

Puis tu glisses à l'oreille de ta cousine.
«  Je peux comprendre que la situation vous émeuve très chère, et je vous assure ne pas y être insensible, mais n'oublions pas les règles que l'on a tenté de nous inculquer. Saisir les tenants et aboutissants avant de rejoindre une partie déjà en cours dont nous ignorons les rouages. Laissons nous un peu de temps pour nous installer et mieux, nous faire accepter dans le coin, le voulez-vous?  »

La pression sur les épaules se fait peut être un poil plus forte comme pour l'inviter à faire demi tour et remonter dans le carrosse.

Modifié par un utilisateur samedi 12 décembre 2020 14:26:31(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Luciole  
#46 Envoyé le : dimanche 13 décembre 2020 00:03:46(UTC)
Luciole
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Nicholas

26 / 26

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La cousine de Cyrielle les avait quitté avant l'arrivée ainsi qu'elle les avait prévenu. Leur arrivée serait ainsi plus discrète et surtout, on ne ferait pas directement le lien avec la Princesse. Plutôt pratique pour une tache demandant tact, diplomatie et discrétion...

La campagne défile et le jeune noble observe les alentours un peu maussade. Rien de bien interessant durant ce voyage. Il a alterné la monte et des moments dans le carrosse plus rudimentaire. Il a beau apprecier une bonne chevauchée de temps à autre, au bout de cinq jour, c'en devient long. Bien sur, ils avaient eut le temps de transmettre les dernieres recommandations, les derniers conseils, de discuter... mais il devait bien admettre interieurement qu'ils quittaient son terrain de jeu et que loin du centre urbain que constituait Oppara, Nicholas se sentait sacrément plus démuni et vulnérable. Et il détestait cette sensation. Comment faisaient donc les gens pour supporter la sensation de ne pas avoir de prises sur ce qui se passaient ? Tsss.... Enfin, ça irait mieux une fois qu'ils seraient arrivés et qu'il aurait pu commencer à se faire une idée de la situation exacte sur place. Qu'il saurait sur quels leviers pousser et quels autres étaient au contraire à ne surtout pas toucher... Posée sur le dossier du carrosse, Sedaï dors. Spectacle qui serait assez inattendu en temps normal sachant que Sucre se trouve dans le même lieu mais Nicholas l'a simplement présentée comme son familier et la grive les a salué en vers de sa voix chantante -ignorant royalement le chat...

Bientôt leur véhicule ralenti et fini par s'arrêter et le dandy jette un oeil dubitatif sur les environs... Son regard parcours rapidement les pauvres étals et s'attarde un instant supplémentaire sur l'état de ceux qui les tienne et sur celui plus douteux encore des miséreux qui s'approchent du carrosse.
A genoux dans la boue certaines femmes lèvent les mains vers eux. Une paysanne s'improvise maquerelle et plus loin encore il remarque plusieurs enfants avec un écriteau... Par tous les dieux ! Il faut une bonne dose de la maitrise inculquée au fil des années d'une éducation stricte à Nicholas pour éviter de réagir ouvertement. A vendre... Un regard est échangé avec Cyrielle dont il sait qu'elle doit partager au moins une partie de la colère qu'il ressent derrière le masque qui laisse seulement paraitre une certaine préoccupation...

«  Tu me corrigeras très chère, mais nous sommes bien d'accord qu'il y a visiblement un léger problème de gestion au niveau de ce comté... ? » Enonce t'il d'une voix un peu plus sourde qu'il ne l'avait cherché mais trop basse pour pouvoir être entendue au delà de leur petit cercle.

Que la paysannerie soit plus pauvre que les citadins n'était pas une surprise... mais à moins que sa mémoire ne le trompe, elle n'était pas sensée en être à ce niveau de misère... Il n'y avait pas eut de nouvelles de récoltes plus mauvaises ou d'intempéries particulièrement calamiteuses ces dernières années... Et ils n'étaient qu'à cinq jours d'Oppara. Si Bartelby en était responsable, il allait devoir rendre des comptes d'une manière ou d'une autre. Ce n'était pas comme ça qu'ils allaient pouvoir relever la tête si le peuple en était réduit à prostituer ses enfants pour ne pas mourir de faim... Du ménage... beaucoup de ménage... Mais pour l'heure...

Pour l'heure, ce n'était pas à eux de réagir et s'il force un léger air d'ennui à prendre place sur ses traits pour masquer la préoccupation qu'il ressent actuellement, il observe Joanna se lever décidée. Et entrainer Arno et Ernesto à sa suite. Allons... qu'allait elle faire...? Ca pouvait être intéressant, si on omettait le sordide des circonstances.

Le discours a au moins le mérite de lui faire lever un sourcil... Alors... oui... pourquoi pas... Mais... le coup d'oeil qu'il échange avec sa fiancé est assez révélateur de sa perplexité. De joli paroles bien creuses surtout pour quelqu'un venant de débarquer et ne sachant rien de la situation...

Des nôtres ? Le Karthis ne voyait pas trop à quoi elle pouvait bien vouloir faire référence... comment pourraient ils s'imaginer qu'elle était des leurs. Elle était visiblement bien nourrie, aisée, bien habillée, étrangère venant de débarquer et noble... le processus d'identification risquait d'être compliqué.. Enfin. A son avis... Après, il était lui même un parfait étranger aux coutumes rurales, rustiques et pitoresques... alors bon. Peut-être que dans le coin ça passait...

« Alors pour la discrétion on repassera... » marmonne t'il, se remémorant les instructions de Martella. Enfin, avec un peu de chance, elle serait juste prise pour une illuminée bizarre et oubliée, au moins pour le moment... Ca devait être l'effet de l'anoblissement. Elle devait se sentir capable de soulever des montagnes, ce genre de choses...

Arno semble d'ailleurs tenter de calmer le jeu et de remettre un peu de mesure... Mais c'est qu'il semblait avoir compris les règles de prudence. Pour un peu Nicholas lui aurait adressé un large sourire mais il se retint -situation et image de marque oblige- Grace à lui, et à un ptit coup de main de Desna pour que ça passe et ils pourraient reprendre la route sans laisser trop de souvenirs derrière..

Et Ernesto pourrait en sous main, faire l'offrande qui soulagerait un peu le fait qu'ils ne puissent agir pour le moment. A vendre... Tsss... c'était bon pour les colonies ce genre de tragédie, mais il était hors de question que le Taldor en soit réduit à ca !

Offline Chrome  
#47 Envoyé le : dimanche 13 décembre 2020 23:53:59(UTC)
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Cap'tain

31 / 31

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Depuis son départ d'Oppara, ces quelques jours avaient parus bien plus agréables qu'il ne l'aurait envisagé. Le trajet était des plus classiques, mais le fait de sortir de la cité et de son ambiance oppressante des derniers jours apportait une vraie bouffée d'oxygène.

Cela faisait longtemps que Captain n'avait pas monté mais il n'avait pas trop perdu la main. L'étalon qu'il avait pu se procurer avant de partir était une monture solide à la robe noire et blanche qui lui avait immédiatement rappelé un vieux compagnons d'arme qui avait fait ses classes avec lui et qui arborait déjà du haut de ses 20 ans une chevelure poivre et sel. Cela lui avait valu les railleries de la chambrée pendant des mois et quelques blagues sur son pseudo âge trafiqué auprès des recruteurs. C'est donc tout naturellement qu'il nomma la bête du même nom: "Horace"

La bête était plutôt docile malgré sa puissance et sa stature. C'était une bête entrainé pour le combat et malgré un caractère ténébreux dans l'enclos, une fois dans le vif du sujet, elle répondait plutôt bien aux directives de son cavalier.
La selle qu'il avait réussi à se dégoter était de qualité pour monter et le tout rendait ce voyage plutôt agréable au final.

A l'intérieur du carrosse, il entendait les jeunes nobles répéter leurs partitions et disserter de la stratégie à adopter une fois sur place. Son rôle à lui était finalement simple et peu différent de ce qu'il avait l'habitude de faire en temps normal. Seule sa protégée changeait. Il eu un léger pincement au cœur quand il se fit à l'idée qu'il ne côtoierait plus Milady, c'était quelqu'un qu'il avait appris à apprécier pendant son job précédent et l'idée de la laisser "seule" ne l'enchantait pas vraiment, mais elle savait se débrouiller seule après tout.



Puis vint le barrage d'infortune.. Ici aussi le peuple était désœuvré.. C'était finalement partout pareil, les paysans des campagnes vivaient la même vie que les citadins de certains quartiers, une vie de misère et de désespoir. Mais il se méfiait du désespoir et de la misère; ils faisaient souvent commettre des actes insensés, le genre d'actes qui n'avaient leurs places nul part et surement pas ici.

Quand il vit le carrosse ralentir et s'immobiliser, il vint immédiatement placer Horace en barrage entre le carrosse et le petit attroupement, de ce fait il savait déjà que le gabarit du palefroi ferait hésiter les moins valeureux. De sa position il pouvait voir le petit groupe et fit rapidement le tour du regard, guettant les comportements les plus suspects.

Psychologie sur la foule [14].

Du coin de l'œil il vit Joanna qui s'apprêtait à sortir, elle glissa quelques mots à l'intérieur pendant qu'il en profitait pour descendre d'Horace. Il s'approcha au plus prêt de la porte du carrosse, prêtant sa main pour qu'elle descende prudemment, ainsi il serait a proximité d'elle si les choses tournaient au vinaigre.

Il l'a suivie sur quelques pas, jetant des regards insistants de sens aux quelques gens qui s'approchaient d'elle. Ces pauvres hères étaient prêts à tout pour quelques pièces et, quand on est prêt à vendre ses propres enfants pour manger un ou deux jours de plus, la garde robe d'une demie douzaine de nobles en voyage représente bien plus qu'ils ne pourraient gagner dans leurs vies.

Captain réfléchit, il fallait être convaincant dans sa moue, l'idée d'avoir à molester ces gens ne lui plaisait pas du tout, même par nécessité. Il fronça les sourcils tout en intensifiant son regard pendant que l'effet du sort de Joanna lui faisait prendre deux tailles de biceps. Non vraiment, il ne faudrait pas avoir à les molester.

Action d'aide à Joanna, Intimidation [17].

Il écouta avec attention les propos de la néo-noble, c'était prononcé avec passion et avec sincérité, teintant habilement l'histoire d'une part de vérité, sa vérité à elle, celle d'en bas finalement. S'il n'eut pas fallu qu'il garde toute son attention focalisée sur la foule, il aurait pleinement apprécié cette petite tirade pleine d'espoir. L'espoir qui était finalement la seule chose que l'on pouvait promettre à ces pauvres gens avec certitude.

Il l'a raccompagna avec fierté jusqu'au marchepied pendant que son nouveau cousin lui glissa à lui quelques mots.

« Entendu. C'est le moins que nous puissions faire en effet. »

Les deux autres nobles, quand à eux, n'avaient pas bougé et semblaient impassibles face a pareille misère. "Puissent ils avoir un peu de compassion un jour", se dit il intérieurement. Arno finit sa tirade qui était, elle, bien plus neutre.

Quand le jeune duo fut mit à l'abri dans le carrosse, il repris sa tête froncée en se retournant vers la foule qu'il fendit en quelques pas jusqu'au premier étalage, celui ci contenait quelques victuailles de piètre qualité, il s'arrêta quelques instants pour en évaluer le prix.

Puis en s'adressant au vieil homme édenté qui en avait la charge:

« Hola vieil homme! Voici quelques pièces pour l'intégralité de ton stock de nourriture, veille à ce qu'il soit distribué équitablement parmi ces gens et qu'aucun d'entre eux ne soient lésés. Si d'aventure, tu venais à garder l'argent ET la nourriture, je saurais ou te retrouver, crois moi. » dit il d'un ton ferme tout en posant une petite bourse dans son panier.

Il se dirigea ensuite vers la jeune femme dénudée, saisi le linge miteux qui lui pendait au bras et le releva sur son épaule.

« Quand à toi, cache moi cette chair que je ne saurais trop voir, tu es trop jeune pour ça petite. » et il lui tendit la piécette que lui avait donné le noble.

Il regagnât l'endroit ou se trouvait sa monture, l'enfourcha et il finit par conclure d'une voie puissante.

« TALDORIENS! Personne ici ne doit en être réduit à telles bassesses pour avoir le droit de vivre et de fouler ces terres! PERSONNE! Tenez le vous pour dit! »

Et il glissa à l'attention d'Arno

« Désolé, j'ai pas pu m'empêcher d'en faire un peu plus que prévu.. »

Modifié par un utilisateur lundi 14 décembre 2020 00:00:56(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Hikari  
#48 Envoyé le : lundi 14 décembre 2020 16:19:44(UTC)
Hikari
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Les manants semblent bouche bée devant votre prestation, dans un premier temps. Mélange d’incompréhension et de déception sans doute, alimenté par des promesses déjà entendues et un vocabulaire par-delà leur compétence. Si certains veulent y croire, notamment parmi les enfants, d’autres émettent une légère grimace. La perspective d’un avenir meilleur, si elle est attrayante, n’en reste qu’une perspective. Et même si cela était vrai, "sous peu" reste une autre approximation. Combien seront morts de faim ou de la maladie jusqu’à ce que cela arrive ? Des pensées qui sont dans la plupart des esprits.

Néanmoins, l’intervention du Cap’tain fait naître des étoiles dans les yeux de quelques-uns. La vue de l’or, pièce trop peu fréquentée et annonciatrice de quelques futurs jours meilleurs, suffit pour l’heure à rassasier leurs esprits. Après tout, dans une telle situation de misère humaine, la survie et le confort au jour le jour comptent plus que le long terme. Si ceux-là ont préféré faire l’aumône ou le sacrifice de leurs corps, nul doute que d’autres, comme le Cygne sans doute, ont préféré se tourner vers d’autres activités moins… légales.

L’homme édenté désigné par le Cap’tain s’élance pour rassembler la moindre marchandise susceptible d’être vendue. Des fruits et légumes de piètre qualité pour la plupart, vendus au prix fort par rapport à la capitale. Sans doute une carotte, même médiocre, a plus de valeur lorsque c’est la seule que dans les marchés opulents d’Oppara. Pourtant, à votre connaissance, la campagne taldane n’a pas tant que ça à souffrir de la famine, c’est une situation rare dans ces contrées. Il est plus probable qu’il soit arrivé malheur à la récolte de ces pauvres gens, et que l’esprit de solidarité ait laissé place à un individualisme nauséeux.

Finalement, c’est un homme d’âge moyen qui s’avance vers vous. Il semble avoir l’aval du reste du petit groupe de paysans amassés devant vous.


« Merci m’sieurs dames ! R'gardez où nous en sommes ! » clama-t-il, ouvrant grand les bras pour désigner toutes les personnes présentes.
« C'te crevure de Lotheed y s'occupe p'us d'ses terres ! Ca f'sait cinq générations qu'on était au pays ! Cinq ! Tout ça pa'sque môsieur qu'y paraîtrait qu'y-avait des dettes ! Alors y a des gars qui son v'nus nous piller, l'comte n'a rien fait. Pis nous z’ont proposé d’rach’ter not’ferme. On a r’fusé, et ils l’ont brûlée !

On n’pouvait rien faire : y a pas assez d'milice pour tous nous protéger ! Les bandits et les voleurs s’font jamais prendre, et y prennent comme ils l'entendent. On s'croirait en Numérie. D'vrais barbares. On n'en pouvait plus, on pouvait plus rien y faire. Y saccagent tout alors on a dû partir. Mais y a ma mère et mon n’veu... l'une a du mal à marcher et l'autre est malade... On a fait un camp'ment d'fortune dans l'bois. On n'a pas l'droit d'chasser, vous voyez... ce s'rait braconner et si les gens du comte l'apprennent, on est foutus. Mon fils l'est parti s'engager en tant que soldat dans l'comté d'Okerra, mais sa solde va pas v'nir tout d'suite. On n'a plus rien...  »


Les yeux du pauvre homme devinrent humides et il appuya virilement son pouce et son index sur ses paupières pour empêcher les larmes de couler. Il est évident que, si leur situation n’est sans doute pas représentative de celle des autres petites gens du comté, ils semblent abandonnés à leur sort, démunis. Vous leur avez vendu de l’espoir, croyant bien faire -et sans doute l’ont-ils compris-, mais l’espoir est bien la seule chose qu’il leur reste.

Modifié par un utilisateur lundi 14 décembre 2020 16:33:21(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Anadethio  
#49 Envoyé le : lundi 14 décembre 2020 22:43:10(UTC)
Anadethio
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Le voyage prend du temps. Ce n'est pas particulièrement une surprise, j'ai plus d'une fois voyagé entre la capitale et le domaine de mes parents... mais... et bien disons sobrement que les routes ont toujours autant de trous et les conducteurs toujours autant de talent pour y passer les roues.

Malgré tout c'est une occasion pour profiter des paysages campagnards que je connais visiblement bien mieux que la majorité de mes camarades. Cinq jours pour réfléchir aussi. Je met également à profit ce temps pour discuter avec les autres, Martella, Joanna et Valéria en tête de file bien sur et principalement sur des sujets légers... Mais si je ne pousse pas la conversation dans un sens plus serieux, elles ont bien le droit a encore un peu de repos avant de mettre les pieds dans le fumier, je n'en suis pas moins ravie si jamais des sujets politiques viennent à être évoqués... Tout comme je me fais un plaisir de répondre a toute amorce de discutions de la part d'Arno.

Nicholas... ça ne compte pas vraiment. On badine, on discute a mot couverts ou non de sujets plus ou moins graves... Mais les plus sérieuses de nos discutions attendent qu'on soit au calme. Et se font généralement en Aztlan plus par habitude qu'autre chose.

Les informations qu'apporte Martella sur la situation continuent a me brosser un portrait du paysage politique... il me faudra bien du temps avant de disposer d'un réseau d'informateurs suffisamment fiable pour l'égaler a ce petit jeu...

Lorsqu'elle nous offre son "Huile du Styx", je lui adresse un sourire amusé :

« Et après ça, père ose encore prétendre que vous ne faites pas de magie... Enfin bref. Comment faut-il l'utiliser ? »



L'arrivée au comté de Meratt est... déplaisante. Bartelby... Bartelby... si tu m'offre une occasion je ne vais pas me contenter de te priver de tes terres... Je m'interdit de détourner le regard, bien décidée a évaluer le plus précisément possible l'ampleur des dégâts... Un instant, j'envisage d'utiliser une première once de magie pour en savoir plus mais me retiens juste à temps. Il est trop tôt. Je ne sais pas encore exactement a quoi nous allons devoir faire face et la journée est encore jeune.

Je ne suis finalement qu'à peine étonnée lorsque Joanna me tend sa bourse... Oui. Sur ce coup, il est bien plus sage qu'elle et Arno s'exposent plutôt que nous. Je retiens juste une grimace lorsqu'elle lance son sort... Probablement rien de grave mais j'aurais préféré qu'elle garde ça au cas où...

Puis elle commence a discourir. Bordel... J'aurais du prévoir un coup comme celui là. Le voir venir a plusieurs jours... Ou au moins en voyant les premiers mendiants. Pourquoi n'ai-je pas réagit plus tôt ? Qu'elle continue sur cette veine n'est pas bien grave... mais par contre elle prend des risques inconsidérés. Au delà de ça... c'est un discours moyen. Rien qui soit franchement honteux mais pas de quoi emballer une foule... Et leur réactions le confirme.

L'intervention d'Arno est plus... discrète. Et son discours, raisonné, s'il ne touche pas ses cibles a au moins le mérite de nous replacer, en partie, dans la situation humble qui devrait être la notre... Et puis passer une ou deux piécettes discrètement... Et bien ça ne coûte pas grand chose.

Et puis viens l'intervention du soldat... Bon. On repassera pour la discrétion. Son initiative n'est pas mauvaise... Ou ne l'aurait pas été sans les faux-pas faits juste avant. Elle nous fait gagner un peu de temps sur un plan... Et nous place en position de faiblesse sur un autre. Nos premiers mouvements auront probablement besoin d'être défensifs... Dans tous les cas les quelques informations qui nous sont données en réponse ne sont pas dénuées d'intérêt. Reste simplement a espérer que ni Bartelby ni aucun de nos opposants n'ai d'oreilles dans les parages. Et a faire, de toute manière, comme si ils en avaient.

J'attend que les deux nouveaux nobles nous rejoignent à l'intérieur et que nous avancions de quelques mètres avant de poser a mon fiancé d'une voix parfaitement égale :

« Mon cher... Tu ne m'avais pas dit que tu avais parlé des bases du Grand Jeu avec eux ? »


Modifié par un utilisateur lundi 14 décembre 2020 22:53:57(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Luciole  
#50 Envoyé le : jeudi 17 décembre 2020 23:54:51(UTC)
Luciole
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Nicholas

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Bon ben... autant pour ses espoirs de discrétion. Enfin... avec un peu de chance personne n'aurait retenu le nom prononcé un peu plus tôt par Joanna. Après tout, qui était capable de saisir au vol au milieu d'une foule un simple nom pas entendu depuis plus d'une décennie. Probablement personne. On allait compter là dessus.

Et si nécessaire veiller à corriger le tir. Dans une cité de cette taille ce serait bien la faute d'Asmodeus s'il n'était pas fichu en quelques jours de savoir comment manœuvrer. Mouais... encore fallait il qu'ils les aient ces quelques jours. En tout cas il échange un regard à la mention des Lotheed. Heureusement que lui et Cyrielle sont restés en retrait dans l'habitacle. Bartelby... Il se remémore ce qu'il en sait. Le fils ainé de Mercater est réputé pour son intelligence, ses talents à la lame et en magie. Un parfait courtisan. Dangereux, et méprisant profondément tous ceux qu'il considère lui être inférieur. Dont les paysans bien sur. Définitivement à ne pas prendre à la légère, du moins s'ils voulaient éviter les victimes trop nombreuses. Enfin, au moins... il serait probablement sensible à la flatterie bien placée de la part de Joanna. Bon, et le cadeau qu'ils avaient envisagé pourrait probablement être utile.

Il faudrait en parler de nouveau une fois arrivée dans la nouvelle demeure des deux chevaliers.

Mon cher... Tu ne m'avais pas dit que tu avais parlé des bases du Grand Jeu avec eux ?

Hein..? Mais... Nicholas tourne un visage prudent vers sa fiancé. Ah mais il n'y était pour rien lui ! Pour une fois.

« Bien sur très chère, nous les avons évoquée. Tu n'imagines tout de même pas que j'aurais oublié de leur parler de prudence... Bon, pour les travaux pratique par contre...Il est probable que leur enthousiasme ai pris le dessus...?  »

Surtout ne pas la laisser s'imaginer qu'il ai pu leur donner le moindre conseil ayant pu jouer aujourd'hui. C'était lâche, certes, mais il connaissait très bien cette voix bien trop douce et égale pour être honnête. Il montrait aujourd'hui qu'il ne fallait pas hésiter à battre en retraite face à une défaite certaine.



Offline Duck_Gauthier  
#51 Envoyé le : samedi 2 janvier 2021 09:37:34(UTC)
Duck_Gauthier
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Joanna
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Joanna se pinça les lèvres. Heureusement que les autres étaient venu l'épauler. Elle sortit son mouchoir et le tendit à l'homme.

« Nous allons faire notre possible pour essayer d'arranger la situation. Serrez es dents encore un moment, le temps que nous posions bagages et nous verrons ce qui est possible.

Maintenant, nous allons reprendre la route. Et vous, vous allez reprendre espoir. Tout n'est pas perdu. »


Elle se retourna après avoir récupéré le tissu et fit un signe de tête aux autres.

On y va ?

Une fois de retour parmi les autres, elle rougit profondément et se fit toute petite.

« Je me suis emportée... Le stress, voir que vous attendiez qu'on agisse, la situation...C'est grave ? »

Modifié par un utilisateur lundi 4 janvier 2021 07:50:11(UTC)  | Raison: Non indiquée

Duck Gauthier, émissaire du peuple des canards de l'espace envoyé sur terre pour guider les canards de la planète à prendre le pouvoir et à maitriser le theorycrafting et la préparation de sauce au jambon.
Offline Capuche  
#52 Envoyé le : mardi 5 janvier 2021 11:24:01(UTC)
Capuche
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Arno

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'Un peu plus que prévu', certes. Mais l'action est loin d'être complètement déplacée, voire même pouvait offrir une certaine diversion.Ventre affamé n'a point d'oreilles, dit-on. C'est d'autant plus vrai lorsque l'on agite de la nourriture à proximité.

«  Bonne initiative. Profitons-en pour nous éclipser.  »



« Je crois que ce que nos compagnons essaient de nous dire, c'est que nous risquons d'avoir dérogé à la règle de la surprise. Si notre intervention remonte aux oreilles du principal concerné, nous risquons fort d'attirer son attention. En citant notre nom et nous posant en défenseur du pauvre et opposant du dirigeant, nous risquons de perdre certaines... libertés de mouvements et moyens d'actions. »

Tu poses une main affectueuse sur son avant-bras.

« Personnellement, très chère cousine, j'aurai du mal à vous en vouloir d'avoir en quelque sorte commencé la partie et avancé nos pions en premier. Voir tant de miséreux me rend malade, et à mon avis, la situation est bien spécifique à l'endroit. Contredisez moi si je me trompe, mais je n'avais pas la notion d'une campagne si miséreuse habituellement?  »

Modifié par un utilisateur lundi 11 janvier 2021 17:29:35(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Anadethio  
#53 Envoyé le : samedi 9 janvier 2021 12:59:47(UTC)
Anadethio
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En voyant leurs réactions, mon regard s'adoucit... C'est une première glissade... Il y en aura forcément d'autres. Impossible qu'il en soit autrement : ils n'ont pas des années derrière eux pour avoir intégré ce genre de détails comme Nicholas ou moi... Et ils ont la malchance de commencer dans le Noble Jeu par une partie... serrée.

« Assez bon résumé de la partie la plus inquiétante du problème. Barthelby... Je ne serais pas particulièrement étonnée si on m'annonçait qu'il enlève des gens pour lui servir pour de quelconque rituels sombres... Je pensais qu'il serrait un peu plus... et bien subtil... mais... bref. Non. Le Taldor ne vit pas une période de disette... Et normalement la misère est plus rare en campagne qu'en ville. »

Un soupir... Surtout j'ai dans l'idée que notre "participation volontaire" a certaines de ses expérimentations risque d'être a l'ordre du jour bien trop vite à mon goût. Bon... J'admet que je ne vois pas bien comment cela pourrait ne pas être trop vite à mon goût.

« Notre principal avantage pour accomplir notre mission viens du fait qu'il ne sait pas ce que nous comptons faire. Décider de parler ici pour donner un peu d'espoir a ces pauvres gens... Ce n'était pas forcément une mauvaise chose. Mais en donnant ton nom tu as fait deux erreurs. La première, comme l'a dit Arno, c'est de t'exposer vis à vis de notre ennemi. Peut-être qu'il n'a pas d'yeux et oreilles ici. Mais ça m'étonnerais qu'aucun de ses hommes n'en ai. Avec un peu de chance il apprendra la nouvelle alors qu'il sera trop tard.

La deuxième... C'est que tu es passée pour une parvenue cherchant à se faire mousser plutôt que pour quelqu'un cherchant réellement a leur donner du courage. Si tu dois faire quelque chose du genre... Fait le de manière détournée. Si tu veux que ça se sache, laisse les gens comprendre par eux-même que c'est toi qui a agit. Ils seront sincèrement reconnaissants à l'inconnue qui leur a donné un peu d'aide sans rien demander en échange. La noble... ils seront persuadé que c'était politique, froid, calculé. Avez-vous donc oublié les préjugés que vous aviez sur nous avant de mieux nous connaitre ?

Si je remarque un blessé dans une rue mal famée et que je désire l'aider... Je reviendrais un peu plus tard, habillée sobrement, pour le soigner... Si on me demande mon nom, mais seulement si on me le demande, un simple "Cyrielle" suffira. On peut pousser la manœuvre plus loin. Mais ça exige du temps. Beaucoup de temps. »


Techniquement j'aurais probablement proposé quelque chose du genre s'ils n'avaient pas fait leur sortie. Pour l'instant il nous reste donc a aller sagement nous préparer pour le jubilé. Le Noble jeu est souvent plus abordable pour les néophytes quand ils on conscience d'être en train d'y jouer. Bien sur il y a moins de marge de manœuvre mais...


Offline Hikari  
#54 Envoyé le : samedi 9 janvier 2021 22:04:16(UTC)
Hikari
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Penaud, l’auto-proclamé représentant du groupe de petites gens s’écarte de votre route.
« L’espoir, on n’a pu qu’ça vous savez… Faites bonn’route m’sieurs dames ! Et merci pour vot’ soutien. Puisse les dieux veiller sur vous.  » vous répond-il en s’inclinant, retournant vers les siens. Au moins auront-ils réussi à gagner quelques pièces, pour l’heure cela devrait leur permettre de survivre dans de meilleures conditions.

La calèche repart dans un cadre plus maussade. Dès que vous êtes suffisamment éloignés, Martella reprend la parole.

« Je dois dire que je m’attendais à mieux de la part de Bartelby… Quelques pièces aideront ces pauvres gens à survivre quelques jours, mais ça n’est que partie remise. Il ne faut pas traiter les symptômes de ce problème, mais s’en prendre à la source, à savoir Bartelby. Si nous pouvions reprendre le palais, et par extension, le contrôle de la région… nous pourrions changer la vie de ces gens.

Vous marquez un point dame Cyrielle, mais en demi-teinte. Car s’ils apprennent par la suite que vous êtes noble, ils pourraient en penser tout autant, voire songer que vous les manipuliez à l’époque. C’est une chose difficile que de s’extraire de son rang.  »





Le reste du voyage se fait sans encombre. A l’approche de la petite ville de Lotheedar, le paysage est magnifique, parsemé de nombreux champs et de quelques bois. L’odeur du foin et des vignes vous monte aux narines. Quelques paysans labourent la terre, mais contrairement à ceux croisés plus tôt, ceux-là n’ont pas l’air particulièrement malheureux. Pauvres, sans doute, mais pas plus qu’un paysan ordinaire, et en aucun cas miséreux. A croire que ceux-ci ont été épargnés par les bandits.

Un peu plus tard, vous croisez deux gardes à cheval, patrouillant le long de la route centrale. Le fait d’être deux est correct pour une région calme, afin de s’assurer que tout va bien, mais en cas de danger imminant, vous savez qu’ils ne seront pas de taille à affronter la plupart des menaces. Au mieux, pourront-ils faire remonter l’information et demander des renforts, mais à contretemps. Il semble assez évident que les routes, bien que vous n’ayez rencontré aucun obstacle, ne sont pas sûres.

Votre cariole continue son chemin, parcourant la campagne, puis longeant la ville ainsi que le lac Stavian. À l'approche du palais du Chant d’Oiseau, vous apercevez un nombre impressionnant d'invités dans les jardins, entourés d’une armée de serviteurs arborant des masques d'oiseaux. C’est là que Martella vous laisse descendre, vous invitant à suivre votre plan.

Bartelby a sans doute dû embaucher du personnel supplémentaire et les jardins du palais, normalement calmes, sont emplis de bavardages et de rires. De nombreux amuseurs – furets, jongleurs, cracheurs de feu, échassiers et autres divertissements - occupent les invités à leur arrivée. En voyant de nouveaux invités, un petit bonhomme s'approche de vous, un masque de hibou sur le nez.

« Soyez les bienvenus ! Permettez-moi de vous décharger de vos bagages. Qui dois-je annoncer à mon maître ? »
Offline Luciole  
#55 Envoyé le : dimanche 10 janvier 2021 22:31:07(UTC)
Luciole
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Nicholas

26 / 26

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Derrière eux les malheureux ont finis par disparaitre derrière les arbres et les collines.. Vu la façon dont ça s'est fini, il est probable que le nom donné finira par disparaitre sans plus laisser de trace dans leur mémoire. Ce sera une noble mais... enfin, ne restait qu'à compter sur Desna pour le coup.

« Enfin, préjugés... Ils ne sont pas forcement faux hein » signale t'il innocemment. « Voir même particulièrement vrai pour tout ce qui concerne le calcul ou la politique. Enfin, je me contente de le souligner et te laisse continuer... je ne voulais surtout pas t'interrompre. »

Il veille d'ailleurs scrupuleusement à ne pas la couper ensuite... Laissant intervenir Martella également avant de reprendre la parole.

« Il va falloir s'en prendre à la source mais aussi après à tous ceux qui gravitaient autours. Même en le neutralisant rapidement, ça prendra ensuite bien des mois- » Des années plutôt « pour parvenir à défaire ce qu'il a fait... » réponds il un peu maussade. Il faudrait rétablir une économie et si les terres des fermes avaient effectivement été brulées... autant les champs repartiraient très bien, autant les vergers seraient une autre histoire... Et surtout, il faudrait faire en sorte que tous les bandits et voleurs attirés dans la région par le laxisme de Barthelby soient éliminés. Il préférait éviter de postuler pour le moment que ce dernier y ai pris part plus qu'en s'en désintéressant. Enfin... le nom et la popularité de Son Altesse devrait pouvoir assurer ensuite des volontaires parmi la population... surtout si on était assez honnête pour les payer correctement. « Enfin, il sera toujours temps de se demander comment réparer sa gestion douteuse plus tard. Prenons d'abords le contrôle dudit palais. On a combien de temps déjà ? »

Ca allait être une vrai partie de plaisir ça... non sans rire.



Le printemps naissant se faisait bien sentir, les champs occupés par les paysans portant l'agréable odeur de l'herbe fraichement fauchée. Vu la période, ils devaient terminer de préparer les champs pour les semis de la fin Pharast. Les terres paraissaient aussi riches qu'elles étaient sensées l'être et ... ils devaient disposer à profusion de tous les légumes qui recommençaient à abonder.

Bien sur, Bartelby n'aurait tout de même pas laissé les lieux où il passait et son cadre de vie risquer d'être déranger par du banditisme. Comme un accord informel et poisseux... A l'approche du Palais, il est temps de se remettre dans son personnage, de réenfiler l'habit du dandy legerement décadent habitué des dérives de la haute noblesse opparienne et des intrigues qui y ont cours.

« Vous êtes prets ?  » La question est réthorique mais pas seulement. « Si vous avez la moindre question n'hésitez pas à nous faire un signe. Et dites vous qu'içi la noblesse devrait être moins insupportable qu'à Oppara. Plus terre à terre. N'oubliez pas de toujours sourire, vous devez courtiser ses subordonnés qu'ils aient envies de vous suivre vous plutôt que Bartelby. Ernesto, ayez confiance en Joanna, et n'effrayez pas trop ceux qui l'approchent, » taquine t-il avec une bonne humeur qu'il ne ressent qu'à moitié. « Dans tous les cas, nous allons bien nous amuser. »

Finalement les voilà qui arrivent. Le Dandy descends de la calèche, tendant une main pour inviter les Dames à en faire autant.

« Merci. Vous pouvez annoncer à votre seigneur l'arrivée de sa cousine, Dame Cyrielle Lotheed ainsi que de son fiancé Sir Nicholas Karthis. » La présence d'une Lotheed devrait à coup sur pousser le majordome à un peu de diligence. « Annoncez également Dame Joanna Betony et Sir Arno Betony.... Où se trouve donc votre maître que nous puissions le saluer plus directement ? »

Réponds Nicholas avec l'aisance presque désinvolte d'un habitué de la cour.

Modifié par un utilisateur dimanche 10 janvier 2021 22:37:08(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Capuche  
#56 Envoyé le : lundi 11 janvier 2021 20:20:15(UTC)
Capuche
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Arno

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Les analyses et conseils des nobliaux de naissance semblent ma foi, avoir été écoutés et perçus sans trop de ressentiments de la part de Joanna.

Le reste du voyage est marqué par quelques autres discussions, interrogations et ajustements de dernière minute. Autour de vous, les alentours et scènes de vie paysanne semblent aller en s'améliorant, comme si au fur et à mesure que la ville épicentre de la région s'approchait, la misère refluait pour laisser place à un semblant de normalité plus… acceptable.
Les alentours immédiats du lac Stavian montrent à eux seuls le potentiel de richesse de la région, tellement vergers et vignes abondent. Au milieu de cette abondance agricole, transparaissent les toitures de certaines riches villas et exploitations agricoles.
La scène précédemment vécue est encore plus douloureuse. Et insupportable.

Puis viennent les abord du Palais. Et là, la normalité fait rapidement place au faste, bien trop déplacé maintenant que le souvenir des miséreux a refait surface. Sons de flutiaux, rires déplacés plus ou moins faux, tout parait tellement superficiel. Et en même temps, c'est bien cela la raison même de votre présence, l'explication de ton accoutrement qui te change tellement par rapport a tes frusques habituels, ainsi que celle des démangeaisons que te cause un début de pilosité inhabituelle.


Votre calèche s'immobilise après un dernier cahot, et déjà un domestique du cru se dirige vers votre porte.
«  Et bien, il semblerait que nous y voilà. Allons donc courtiser le courtisan.  »
Un sourire d'encouragement à Joanna. Après tout, cela va maintenant être votre réelle plongée dans le grand bain.
Nicholas s'extraie le premier de votre voiture, suivi de Cyrielle, et vous annonce auprès de celui qui doit s'apparenter à un chambellan. Tu suis avant de présenter à ton tour ta main, puis ton coude, à.. ta chère cousine.


Domestique? Chambellan? Majordome? Quoiqu'il en soit, ce quidam est le premier pion de l'échiquier que vous croisez ce soir, et celui-là même qui va vous introduire à votre cible.
Il va falloir doser ton propre jeu... comment déjà?


«  ... la première chose que tu va devoir apprendre, c'est l'arrogance...  » Un regard ignorant, superbe au loin? Diantre, que cela semble, au mieux, dérisoire... «  ... et au moins autant quand l'éviter ... 'inférieurs en staut'... plus grosses erreurs que tu puisse faire  » les propos t'avaient à l'époque presque sembler surprenants dans la bouche du nobliau.


Sourire poli.
«  Oui, effectivement, nous serions ravis de pouvoir le rencontrer  »

Modifié par un utilisateur lundi 11 janvier 2021 23:27:17(UTC)  | Raison: Non indiquée

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