Welcome Guest! To enable all features please Connexion ou Inscription.

Notification

Icon
Error

Options
Aller au dernier message Aller au dernier message non-lu
Offline Mucmucho  
#1 Envoyé le : lundi 20 juillet 2020 14:15:17(UTC)
Mucmucho
Rang : Nouveau
Inscrit le : 20/07/2020(UTC)
Messages : 7
Localisation : Gévaudan
Bonjour à toutes et à tous !

Dans ce topic je vais vous proposer le récit romancé de mes parties de jdr sur Pathfinder !

Actuellement sur la campagne Pathfinder l'Héritage du feu où j'interprète un barde, j'ai été chargé par le MJ d'écrire le journal de campagne. Cela fait plusieurs campagnes où nous avons mis en place ce système qui nous permet à la fois de se remémorer des parties parfois espacées dans le temps, d'avoir des notes communes à tout le groupe et qu'un joueur absent puisse facilement avoir le résumé des événements passés !

Or dans cette campagne mon personnage étant conteur professionnel, j'essaie de rédiger ce journal de manière roleplay sous la forme d'un récit développé (un peu comme le ferait un Jaskier/Dandelion dans The Witcher par exemple). Je me suis dit que cela pourrait peut être intéresser certains d'entre vous, les fans de Pathfinder et/ou de cette campagne en particulier. Soyez indulgent sur la forme, je n'ai pas une grande expérience dans l'écriture : j'ai essayé de rendre le récit plaisant, mais je ne suis pas un auteur professionnel non plus !

Je vous préviens, il s'agit ici d'un récit de campagne, qui contient donc de nombreux spoilers ! Donc toi qui veut un jour pouvoir te lancer dans l'aventure de l'Héritage du feu en tant que joueur, passe ton chemin !!!

N'hésitez pas, en commentaires, à me dire ce que vous en pensez, et à éventuellement m'apporter des critiques constructives Smile Par contre veuillez ne pas aborder la suite de la campagne que je suis encore en train de jouer SVP !

A très bientôt,

"Je suis un serviteur du Feu Secret, détenteur de la flamme d'Anor. Le feu sombre ne vous servira à rien, flamme d'Udûn. Repartez dans l'ombre !"
Annonce
Offline Mucmucho  
#2 Envoyé le : lundi 20 juillet 2020 14:21:55(UTC)
Mucmucho
Rang : Nouveau
Inscrit le : 20/07/2020(UTC)
Messages : 7
Localisation : Gévaudan
[pour commencer, la présentation de mon personnage]

Gabriel Nejem, humble conteur à l’étrange destinée...


« Les amis sont les anges qui nous soulèvent lorsque nos ailes n’arrivent plus à se rappeler comment voler. »

Acte 1 : Un jour, un être supérieur.

Que faisait-il ici ? Etait-il simplement de passage dans notre plan ? Ou peut être avait-il un grand dessein dépeint par des puissances qui nous dépassent… Mais quand il attérit au Karapesh, une puissance plus grande encore le toucha en plein coeur. De cette irrépressible envie vis-à-vis du plus beau joyau que cette terre avait à offrir naquit une union, et de cette union naquit, bien plus tard, un petit être à la grande destinée.

Acte 2 : Le calme de Kelmarane

Les souvenirs de la jeunesse lointaine sont masqués par le voile des années… Et seul quelques notes des chants joyeux de Kelmarane résonnent encore aux oreilles de Gabriel. C’est par la rumeur et les contes de familles qu’il put connaître le faste ancien de ce bienheureux village, avant son funeste destin…

Acte 3 : Enfance dans l’insouciance à Katapesh

La porte de l’Aube fut le lieu de l’aube de la vie de Gabriel. C’est ici que sa tante trouva un premier logement de fortune pour l’élever en sécurité. Les souvenirs de cette période sont aussi bigarrés que la population hétéroclite qui y habite. Gabriel vivait souvent chez des amies ou s’amusaient dans les rues qui sentaient la bonne odeur de la Cantine de Cayden ou des produits des pêcheurs...La fortune fut bonne et sa tante finit par rassembler assez d’or et d’informations pour partir emménager à Solku.

Acte 4 : Le sanctuaire de Solku

La vie était plus paisible à Solku, c’était la recherche de calme et de sécurité qui avait guidé leurs pas là-bas, mais finalement c’est la guerre et la désolation qu’ils y ont trouvé… Perdant l’insouciance de l’enfance, Gabriel grandit militairement, grâce au soin des saints hommes de la Citadelle lumineuse de Sarenrae. Finalement il y trouva la paix qu’ils étaient venu chercher, auprès de cette déesse éclatante. Les repos de ses journées d’entraînement il les passa auprès d’artistes et pèlerins de passage dont la musique emplit son esprit et son coeur. A sa charge militaire et son appel divin, il pouvait alors ajouter sa vocation musicale.

Acte 5 : Les maux d’Okéno

Alors que la guerre cessa enfin quand les rayons de Sarenrae firent détaler les charognards infects et fétides qui se massaient à ses murs, Gabriel comprit que son destin n’était plus à Solku, qu’il pouvait partir à la poursuite de son penchant pour la poésie. Il arpenta les routes pendant des mois et finit par attérir à Okéno. Sa muse l’y a conduit, et il y trouva art et déboires. Il était difficile d’entrevoir que les prouesses artistiques des Quatre noms côtoient la pratique dramatique d’une marchandise qui n’en est pas… Une lettre lui parvint de sa tante, alors que la douce musique qu’il entendait à ses oreilles ne suffisait plus à masquer les horreurs que Gabriel voyait de ses yeux.

Acte 6 : La fortune familiale

De retour à Solku, comme nécessitait la condition de sa tante, Gabriel apprit sur son lit de mort l’origine de ses parents et la tragédie de sa ville natale. Seul, avec dans ses mains l’héritage perdu d’un passé retrouvé, Gabriel décida de s’envoler pour Kelmarane là où, des ruines de ses souvenirs ,il pourrait bâtir sa destinée.
Offline Mucmucho  
#3 Envoyé le : mardi 21 juillet 2020 13:08:52(UTC)
Mucmucho
Rang : Nouveau
Inscrit le : 20/07/2020(UTC)
Messages : 7
Localisation : Gévaudan
[résumé du premier scénario]

Prologue : un bouc, émissaire du destin


Alors que j’errais dans les rues de Solku, en proie au doute et au désarroi, la lumière de Sarenrae guida à nouveau mes pas, et c’est ainsi que je rencontrai un certain Garavel. Un homme grand et fin, dont le regard perçant semblait jauger vos capacités avec une infaillible précision. Il se présenta comme étant le majordome d’une princesse d’une grande famille marchande prénommée Almah. D’ordinaire je ne porte guère grand intérêt à un vulgaire travail de mercenaire, mais les projets de la princesse semblaient étroitement liés à ce qui me préoccupait l’esprit et le cœur : elle assemblait une troupe afin de libérer Kelmarane de la présence gnoll.
Je décidai donc d’accepter cette mission, non pas que ce Garavel m’inspirait confiance, mais plutôt car je voyais cela comme une opportunité d’en savoir plus sur Kelmarane tout en bénéficiant à la fois de subventions et de compagnons d’aventures. Nous partîmes donc pour Kelmarane, Garavel, quatre mercenaires et moi-même.

Haïku du voyage
Le désert brûlant
Le scorpion creuse un tunnel,
Le bruit du sable


Ce trajet fut l’occasion d’en savoir plus sur mes compagnons de fortune :
-Deux frères contraires : anciens esclaves, ils différent tant par leur apparence que par leur personnalité.Tavius est le mercenaire binaire, avec un grand savoir faire mais un manque de flair. Lucifer pratique la magie, il semble maudit et certains lui attribuaient la goétie… Mais ayant moi-même été victime des colportages, je pense plus sage d’attendre de voir son usage.
-Un prêtre philosophe, qui répond au nom de Kazuyuki : sa pratique de la religion m’apparaît singulière, mais ses paroles et ses actes pieux ne me laissent aucun doute sur la véracité de sa profession.
-Un étrange rôdeur du nom de Cyrus At Azan : à ce stade de notre voyage, je n’ai pas encore réussi à cerner ce quatrième compagnon, il semble maîtriser l’art de la survie et ses propos montrent une haine farouche des gnolls. L’avenir éclairera peut être ma lanterne sur ce mystérieux compagnon...
Un soldat compétent, un mage aux allures démoniaques, un prêtre serein, un rôdeur sibyllin, un barde enchanteur et un commanditaire énigmatique, voilà notre bien curieuse compagnie !

Nous arrivâmes dans le camps d’Almah. En son centre un grand arbre noir tendait ses cinq branches squelettiques vers le ciel comme dans un geste de dernière supplication. Ce décors de bien mauvais augure justifiait le nom de ce camp, la Griffe du sultan, lieu où se rassemblaient les mercenaires en vue de la reconquête du territoire gnoll de la région de Kelmarane.
Hélas, les mauvais présages s’accumulèrent alors que nous approchions : nous aperçûmes une grande fumée qui s’élevait du camp puis un feu de grande ampleur qui consuma à grande vitesse l’une des charrettes près des tentes, constatant encore la panique, une bourrasque de vent chaud apporta une carte à notre démoniaque ami Lucifer. Il s’agissait d’une carte du jeu du tourment, les fameuses cartes servant à la divination, le cyclone.
Alors que le feu se répandait et gagnait l’arbre central, une vision idyllique apparût dans ce chaos alors qu’une princesse resplendissante sortit de la tente principale et, soulagée de mon arrivée lors de cet événement terrible, se dirigea vers nous. Malgré son air inquiet et sa démarche précipitée, elle ne perdait rien de sa grâce et de sa beauté. Alors qu’elle faisait un point rapide avec Garavel, ma suspicion envers lui ne fît que croître : comment un homme pouvait-il rester à ce point stoïque face à ces yeux d’ébène où n’importe quel être humain se perdrait avec passion ? Je ne sais plus ce qu’ils se sont racontés, contemplant l’héroïne se présentant à nous, que sa mignonne petite moue rendait malgré tout accessible et réelle. Elle se tourna vers moi et nous demanda notre assistance pour régler ce cas de force majeur, puis pour prouver, s’il en était besoin, quelle meneuse prodigieuse elle était, elle se dirigea avec grâce mais conviction vers le feu pour l’éteindre, alors que le feu qu’elle venait d’allumer dans nos cœurs ne s’éteindrait jamais.
Après que Cyrus, Lucifer et moi-même prouvions notre force en sauvant in extremis une charrette primordiale qui allait être la proie des flammes, Travius et Lucifer se concentrèrent sur les flammes tandis que Kazuyuki partit aider le prêtre du camp pour s’occuper des blesser. Cyrus se précipita alors sur un chameau et disparut pour une mystérieuse entreprise. Je constatais le chaos de la scène et le désarroi de mes compagnons. La volonté de mes amis et le courage de ma nouvelle muse m’inspirèrent alors une balade avisée : je sortis mon cher oud et entamai un chef d’oeuvre qui transcende et apaise les cœurs. Mes compagnons revigorés redoublèrent d’efforts et les animaux du camps en panique se calmèrent, arrêtèrent de fuir et ne provoquèrent pas d’autres accidents. Alors que nous arrivâmes enfin à venir à bout des flammes, notamment grâce à la magie divine de Kazuyuki, Cyrus revint avec quelques animaux qui s’étaient enfuis plus loin dans le désert.

Le doux visage d’Almah montra son soulagement et sa profonde gratitude à notre égard. Je ne pensais pas qu’il puisse y avoir plus belle récompense, quand finalement elle nous accorda sa confiance pour une affaire de la plus haute importance ! Hélas il s’agissait d’une bien sombre requête venant d’une si lumineuse personne. La resplendissante princesse nous demanda en effet de vérifier si le feu ne provenait pas de funèbres desseins. Ils nous fallut alors mener l’enquête. Nous interrogeâmes donc nos nouveaux compagnons ainsi que Garavel pour dissiper les soupçons justifiées de notre splendide commanditaire.

Vers pour une héritière
Altière, venant d’une famille marchande haut placée ,
Loyale aux maître du pacte qui l’ont envoyée,
Meneuse de vingt aventuriers qu’elle a groupée,
Admirable princesse à l’éternelle beauté,
Heureuse rencontre pour notre petite communauté.


Almah est donc une princesse marchande dont la famille est haut placée. Sa famille s’occupait de Kelmarane, c’est donc assez logiquement que les Maîtres du pacte aient fait appel à elle quand ils ont conçu le plan de restaurer Kelmarane. Je ne sais trop que penser de ces Maîtres du pacte et de leur plan… Ces étranges créatures semblent venir d’un autre plan, ce qui ne fait pas forcément d’eux des personnes peu recommandables selon moi, comme vous pouvez facilement l’imaginer. Ils laissent se passer d’horribles choses dans leur cité, mettant le profit comme priorité absolue à leur politique, mais là encore, comment leur reprocher en Katapesh…
Les Maîtres du pacte ont envoyé quatre soldats d’élite vêtus de chitine rouge, pour protéger le plus beau joyau du désert, notre bien-aimée princesse. Almah a également engagé six mercenaires, un couple de chameliers, un spécialiste en gnolls, un prêtre, un devin, Garavel et nous quatre. Ce qui portait notre groupe bigarré à 21 avant le décès tragique du devin Eloais lors de l’incendie.
Almah était manifestement séduite par mon charisme mais le poids de ses charges ne pouvait lui laisser accepter cet amour naissant pour le moment.

Je ne m’étendrais pas sur les mercenaires. Ils semblaient bien ordinaires, en cela qu’ils ne me paraissaient pas très remarquables ou compétents. Deux ont tenté d’éteindre le feu, et en plus de leur échec cuisant ils ont fini dans un état grave. Leur manque d’intérêt se confirma quand Cyrus les interrogea et qu’il obtint seulement qu’ils n’avaient pas observé grand-chose le soir de l’incendie, et qu’ils alimentaient une rumeur grotesque d’une relation inenvisageable entre Almah et Eloais... Leurs soupçons se portaient bien évidemment sur l’original Dashki, qui aurait été jaloux de cette prétendue relation selon eux.

Dashki semblait effectivement le suspect idéal : « spécialiste des gnolls », antipathique, il sent mauvais et observe à distance autour du camp en restant dissimulé dans la végétation. Le fait qu’il ait ostensiblement des vues sur Almah ajoute de l’inimitié à son égard au sein du groupe… Aussi incroyable que cela puisse paraître, il m’est arrivé dans un lointain passé de souffrir également du regard des autres par rapport à mes différences. Je ne me compare aucunement à cet individu qui est d’une autre culture que la mienne, mais je me reconnais malgré tout un peu dans sa persécution injustifiée.
Bref, il sembla s’entendre plutôt bien avec Cyrus, qui lui soutira des informations intéressantes : pour lui, l’incendie serait l’oeuvre des pugwampis, d’étonnantes créatures : des rats chacals, des sortes de gremlins qui vénèrent les gnolls, mais ils apportent la malchance où ils vont donc ceux-ci les rejettent.
Il apprit également que Dashki aurait connu une tragédie dans le passé, son village ayant subi une attaque de gnolls qui ne firent pas de quartier. Sa mère succomba à l’attaque et son père réussi à s’enfuir avec lui pour Solku. Il a depuis acquis de nombreuses connaissances sur les gnolls pour pouvoir les traquer.
Il a visité le camp gnoll de la tribu des Trois Gueules. Finalement il a été recruté il y a un mois par Almah à Solku alors qu’elle était à la recherche d’un spécialiste en gnolls.

Le prêtre Zastoran est un sage vieillard priant la déesse de la magie. Il travaillait pour la famille d’Almah depuis 5 ou 6 ans. Bien sûr il privilégie le travail auprès de la princesse. Pour lui Almah cumule charme, bravoure et discernement puisqu’il me confia qu’elle est toujours prête à prendre des risques, mais calculés. Il me narra quelques aventures dans les profondeurs du désert, ou encore des affrontements contre de vils gredins. A propos du but recherché par sa maîtresse, il pense qu’il s’agit là de quelque chose de plus profond que la simple recherche du profit. Peut être quelque chose en lien avec l’honneur de sa famille qui administrait le village par le passé… Cela me fit me sentir encore plus proche d’elle.
Pour ce qui est des Maîtres du pacte, leur but avoué était d’en faire un carrefour, une place stratégique… Mais peut-on ne serait-ce qu’imaginer le vaste plan de ces ingénieux êtres ?

A propos du défunt devin Eloais, mort dans l’incendie, il fut recruté il y a près d’un mois par Almah, elle passait du temps avec lui et écoutait ses conseils. De son propre aveux, l’exquise Almah me confia qu’elle rencontra Eloais en tirant les cartes. Elle fut satisfait de cet échange ésotérique et pensa que ce don de divination pourrait être bien utile dans son expédition. De plus elle partageait ses racines avec lui, et la présence d’un autre Varisien dans le camp lui apporterait du réconfort dans les moments difficiles.
Eloais depuis quelques jours semblait de plus en plus sinistre dans ses prédictions. La carte de cyclone que nous avons trouvé était aussi celle qu’il tira à maintes reprises : un présage de mort par le feu ainsi que d’un projet fomenté par une puissance maléfique. Le village n’était qu’une petite partie d’un ensemble plus important « l’héritage du feu ». A ma grande surprise cela ne me rappela aucunes des nombreuses légendes qui m’avaient été contées jusqu’alors en Katapesh…

Le majordome Garavel restait un mystère. Mais Travius nota qu’il avait reçu un cadeau des maîtres du pacte, un étrange boulon qui dépassait de sa tempe, sensé protéger son esprit. Il semblait également apprécier travailler pour Almah qu’il estimait beaucoup.

Les chameliers étaient éplorés par la perte de leur bouc mais ne semblaient rien cacher de particulier. C'étaient de braves paysans qui connaissaient et aimaient leur métier. J’espérais juste qu’ils supporteraient le voyage malgré leur âge avancé.

Les gardes de chitine étaient également d’énigmatiques personnages. De son propre aveux Almah les avait comme un prêt des maîtres du pacte mais elle ne le dirigeait pas vraiment… Leur mission était d’assurer la sécurité d’Almah. J’aurais dû être soulagé de la savoir entre les mains de soldats aussi compétents, et pourtant je ne pouvais m’empêcher d’avoir une certaine inquiétude vis-à-vis des ces hommes à l’allégeance trouble. J’avais eu l’occasion de discuter avec Podram et Vodrave, assez antipathiques mais professionnels. Mon enthousiasme les avait convaincu de me faire confiance, et ils m’avaient confié qu’ils estimaient que Garavel était potentiellement dangereux mais les Maîtres du pacte leur avaient assuré de leur confiance à son sujet : je ne savais pas trop qu’en penser...

Après interrogatoire, il semblait clair que tout le monde avait un alibi pour l’incendie. Ma brillante théorie était alors la suivante : tout le monde était suspect s’il y avait eu préméditation, sinon toutes les personnes du camp étaient innocentes et il se serait agi d’un accident ou d’une intervention extérieure.
Almah, écoutant avec attention la sagesse de mes conclusions, montra une fois encore ses brillantes capacités de meneuse et élabora un plan sans faille.
Almah et Garavel allaient fouiller les tentes pour prouver l'absence de matériel pour mettre le feu afin de disculper tout le monde, pendant que notre groupe partait avec Dashki pour l’innocenter et montrer ses compétences en trouvant un fameux Pugwampi. Je ne croyais pas une seconde à la culpabilité de Dashki, et je ne pense pas qu’Almah y croyait plus que moi. J’admire alors la finesse de sa manoeuvre qui permettrait à la fois de lever les doutes des autres membres du camps sur Dashki tout en justifiant sa présence en démontrant ses compétences. Nous serions donc à la fois les assistants et témoins de Dashki dans cette aventure !

Nous partîmes donc à la recherche de ces diables de Pugwampi. Je ne puis qu’admirer les talents combinés de pisteurs de nos compagnons Cyrus et Dashki ! En quelques observations méticuleuses ils parvinrent à trouver la subtile piste de ce petit être malicieux. Alors que nous progressions dans le désert, l’air se fit plus lourd, tout sembla plus sinistre autour de nous. Nous arrivâmes face à un bosquet de cactus dense et difficilement franchissable, alors que le cris d’une pauvre bête hurlant à la mort se fit entendre. Traverser le bosquet ne semblait pas une mince affaire, mais la tâche se révéla encore bien plus ardue qu’escompté, nombre de mes camarades furent blessés dans la traversée et j’appris peu après que les Pugwampis étaient réputés pour leur aura de malchance. Nous arrivâmes dans la clairière, je détectai la magie du Pugwampi avec l’aide du puissant Lucifer : il se dissimulait traîtreusement derrière un rocher, utilisant un pauvre bouc comme appât ! Je me fis alors plus malin que cette bête en utilisant mon subtil don pour l’endormir. Travius parti accomplir sa basse besogne tandis que Cyrus et moi-même sauvâmes le bouc des chameliers d’une mort certaine.
Nous ramenâmes ainsi la bête perdue, la preuve de l’existence du Pugwampi et des compétences de Dashki, et enfin la culpabilité du Pugwampi qui avait en sa possession des cartes de divination de notre défunt devin !

Après cette brillante démonstration, notre chère Almah déduisit que les environs n’étaient pas sûr, et après nous avoir remercié et avoir pu apprécier l’étendue de nos nombreux talents, elle nous confia une nouvelle mission. Elle avait trouvé un ancien temple de la divine Sarenrae qui surplombait Kalmerane. Mais qui sait quelles menaces se terrent au fond de ses antiques ruines… Il fallait des aventuriers courageux et déterminés afin d’aller s’assurer de la sécurité des lieux : Lucifer, Cyrus, Travius, Kazuyuki et moi-même partîmes donc explorer ses ruines, pour la gloire, la richesse et la beauté d’Almah !
thanks 2 utilisateur ont remercié Mucmucho pour l'utilité de ce message.
Offline Mucmucho  
#4 Envoyé le : mardi 28 juillet 2020 11:32:05(UTC)
Mucmucho
Rang : Nouveau
Inscrit le : 20/07/2020(UTC)
Messages : 7
Localisation : Gévaudan
[récit du deuxième scénario]

Acte 1, partie 1 : des ruines édifiantes.


Après une âpre marche dans ces terres arides, nous arrivâmes enfin au but de notre périple : le temple de la glorieuse Sarenrae. Les rudesses du temps et de conflits passés n’avaient toutefois rien enlevé à la majesté du lieu, propre à l’architecture lumineuse et éternelle de cette immortelle déesse. La végétation ne faisait qu’épouser avec harmonie les sculptures taillées de main de maître.

Les querelles fraternelles de Tavius et Lucifer vinrent cependant troubler la quiétude des lieux. Si je ne doutais plus de leurs compétences respectives, je me questionnais encore sur l’incertitude que représentait le duo dans notre valeureux groupe. Mais leur rivalité me rappelait Torag et Angradd, ces dieux nains opposés, mais malgré tout capables de grandes choses !

Nous trouvâmes sans difficulté une entrée dans les murs percés des côtés du monastère. Nous découvrîmes alors un hall dont le gigantisme n’avait pour égal que la magnificence. Nous avions ici largement de quoi installer notre futur camps. Il nous fallait néanmoins pousser plus avant notre exploration afin de nous assurer de la sécurité des lieux.

Nous commençâmes par ce qui fut un jour la cuisine. Jonchée de débris, elle abritait trois terribles pugwampis. Ces créatures maléfiques, dont j’avais défait un congénère lors de notre précédente aventure, rayonnaient par leur diablerie, et une attaque frontale semblait vouée à l’échec. Notre mystique, Lucifer, proclama alors d’étranges incantations. Sa magie déferla sur les créatures telle un tsunami et les pétrifia. Son frère Travius sauta sur l’occasion et sur les tables de la salle pour éviter le sol accidenté confectionné par les fielleux. Surgissant à côté d’eux, son coup cogna comme un couperet la vile entité, terrassée instantanément.
Malgré ses prouesses, le combat n’était pas fini : il restait encore deux démons à vaincre. Je décidai d’inspirer une fois encore mes compagnons grâce à la justesse de ma voix et la précision de mes mots. Lucifer tenta d’aller achever les créatures, mais leur terrible maléfice le fit chuter. Tavius, porté par mon art, frappa en un éclair, et renvoya l’un de ces diables dans les enfers. Un chakram bien placé de votre humble serviteur solda ce combat par une nouvelle victoire du bien contre le mal.

Notre répit fut néanmoins de courte durée alors que Kazuyuki, qui était resté en arrière garde afin d’éviter toute prise en tenaille, nous avertit de la présence de créatures sauvages à proximité. Le retentissement de notre triomphale bataille avait, semblait-il, attiré de brutaux babouins qui se précipitaient vers nous pour défendre leur territoire. Là encore, le mage Lucifer fut le premier à réagir, incantant un rituel de protection, tandis que son frère tentait sans succès d’intimider les bêtes féroces. Malgré l’intervention divine de Kazuyuki, les animaux n’en démordaient pas : l’affrontement semblait inévitable. S’en suivit un combat aussi brusque que brutal. Les chakrams, les épées, les crocs et les projectiles glacés tournoyaient dans une danse sanglante. Malgré une grave blessure, je pus entrevoir l’étendue de la rage contenue en Lucifer : celui-ci la laissa s’exprimer en devenant plus bestial que les babouins eux-mêmes, démembrant l’un d’entre eux d’une morsure sauvage. Tavius, quant à lui, vint à mon secours et fit fuir les créatures restantes, apeurées par le spectacle sanguinaire de leur congénère désagrégé.
Comme cela fut le cas à plusieurs reprises dans mes nombreux voyages, ce combat m’apprit à ne pas me fier aux apparences. Le sage Lucifer peut laisser place à une créature infernale, tandis que son frère bourru peut faire passer ses compagnons avant tout le reste. Mes doutes concernant le bien-fondé de leur présence dans notre expédition s’étaient évanouis après ces événements.

Après ces affrontements, nous poursuivîmes notre exploration du monastère par la découverte d’un ancien réfectoire puis d’un ancien dortoir. Une fois encore, ces berceaux de la célébration du Bien et de la Lumière ne sont plus que l’ombre d’eux-même, abandonnés depuis fort longtemps… Traversant rapidement ses pièces désertes, nous arrivâmes aux restes d’une tour dont le délabrement ne parvenait à faire oublier la grandeur architecturale et symbolique de cet édifice. La seule chose encore d’usage était un escalier qui s’enfonçait dans les profondeurs du sous sol du monastère : qui sait quels mystères se cachaient au-delà cette pénombre qui s’étendait à nos pieds…

D’un commun accord nous décidâmes de reporter notre expédition dans ces profondeurs ténébreuses afin de procéder en premier lieu à l’exploration de la surface du monastère. Alors que nous discutions de la meilleure manière de procéder, mon regard s’est attardé sur les délicats motifs divins de mosaïques vertes, rouges et oranges, les chatoyantes couleurs de Sarenrae. Mon esprit se perdait également en réflexion sur l’état d’abandon des lieux. Il m’apparaissait que le monastère devait être à l’abandon depuis une vingtaine d’années, ce qui correspondrait à l’époque de la disparition de la civilisation à Kelmarane. Peut être trouverions-nous ici des traces d’explication de cet écroulement..

La poursuite de notre périple nous transporta jusqu’à une bibliothèque délabrée. L’odeur de moisi qui y régnait présumait de l’état dans lequel nous allions trouver ses livres. Alors que mon cœur peinait de constater la disparition d’un si grand savoir, le vif Kazuyuki parvint à trouver un ouvrage encore intact. Il m’expliqua qu’il s’agissait d’un ouvrage rare, un traité sur les génies des plans élémentaires, intitulé Les cours de la pierre et de la flamme .

Forts de cette nouvelle acquisition, nous continuâmes nos investigations et nous arrivâmes dans la promenade au cœur du monastère, où la nature semblait tout particulièrement avoir repris ses droits. Au delà de cette jungle réduite qui faisait son centre, les parois qui l’entouraient arboraient de somptueuses fresques racontant la vie de personnages mythiques.
Au Nord le bas-relief représentait cinq humains barbus gigantesques, triomphant, chevauchant le vent. Malgré les parties manquantes de la sculpture, il était possible de distinguer qu’ils possédaient chacun une arme distincte : une hache, un bâton et trois autres hélas non identifiables. Face à eux se dressait une sinistre montagne.
A l’Est ces cinq héros affrontaient des créatures maléfiques. Parmi ces visions d’horreur, nous découvrîmes des monstres inconnus, certains composés de flammes, ainsi que des guerriers qui ne font qu’un avec leurs armes. En haut de ce que je reconnu comme étant la montagne Pâle s’affrontaient deux êtres titanesques : un éfrit noble contre une princesse djinn.
Au Sud il s’agissait cette fois d’un triptyque racontant l’histoire d’un des héros qui laissait ses compagnons s’élever dans les cieux pour veiller sur la montagne. Il était ensuite blessé mortellement par une créature mi-homme enflammé, mi serpent, armée d’une lance. Enfin représenté gisant au sol avec sa blessure au dos, une autre forme de lui-même s’élevait, l’air triste.
A l’Ouest, enfin, il nous était raconté l’histoire du monastère. Le héros apparaissait sous forme spirituelle à des pèlerins de Sarenrae, puis discutait avec un religieux alors que le monastère était en construction, et rendait visite aux différents chefs religieux des lieux au fil des siècles. La plus récente de ces sculptures datait de trente ans, ce qui confirmait mon hypothèse sur la date de l’abandon du monastère.

Après avoir observé attentivement les différentes scènes représentées et en discutant entre nous, Lucifer, Kazuyuki et moi-même étions arrivés à la conclusion qu’il devait s’agir ici de représentations des Templiers des cinq vents : Kardwann, Pazhvann Vardishal, Zavifd et Davashuum. D’après les anciens, il s’agissait d’un groupe de cinq génies des temps anciens à la puissance incommensurable. Ce sont des janns, des esprits-génies rendus immortels par un puissant souhait, selon le chant d’Edréhu. Pour le plus grand nombre il ne s’agirait que de légendes racontées depuis des siècles, mais au fil de mes voyages j’avais rencontré des voyageurs ayant traversé les confins septentrionaux du Katapesh, ou aux frontières méridionales de l’Osirion, leur attribuer des miracles ou rapporter certaines de leurs apparitions. Leur histoire, encore fréquemment contée en nos contrées, raconte leur victoire contre un grand fléau dans les pics d’Airain, au niveau de la montagne Pâles, proche de Kelmarane. Chaque templier est associé à une arme et un aspect du vent. Ces Templiers, dans leur lutte contre le Mal, s’opposaient au culte de Rovagug, dieu de la destruction, et ses serviteurs. Ils servaient la princesse djinn Nefeshti qui les auraient rendu immortels tant qu’ils seraient à son service.
Vardishal semblait être le héros devenu saint, associé aux origines du monastère.

Chemin faisant, toujours à nos réflexions, nous arrivâmes à une petite chapelle chatoyante, réceptacle de l’art glorieux de Saranrae et d’une splendide statue. Mes yeux s’émerveillaient devant la finesse des filigranes d’or représentant Vardishal affrontant les créatures enflammées. La sculpture imposante le montrait tendant les mains comme attendant une offrande. Je supposais que cette œuvre avait pu, par le passé, servir de support à un artefact divin. Nos sens en alerte purent déceler la présence d’un passage secret mystérieux derrière cet ouvrage, descendant lui aussi dans les profondeurs du monastère… La mythologie des lieux nous amenait à penser que certains trésors du culte de la déesse et de Vardishal pouvaient avoir été mis à l’abri dans ces recoins camouflés !
thanks 1 utilisateur a remercié Mucmucho pour l'utilité de ce message.
Utilisateurs actuellement sur ce sujet
Guest (Masquer)
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum.
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets de ce forum.
Vous ne pouvez pas effacer vos messages dans ce forum.
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum.
Vous ne pouvez pas créer des sondages dans ce forum.
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum.

| Pathfinder-fr v2 Theme by Styx31, with some icons from fugue
Propulsé par YAF.NET | YAF.NET © 2003-2020, Yet Another Forum.NET