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Offline Hikari  
#1 Envoyé le : samedi 21 novembre 2020 11:09:35(UTC)
Hikari
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Préambule : le recrutement

29 Lamashan 4720, mois du Chien – Ngon Hoa, quartier marchand, début de soirée.

Musique d'ambiance :



omme à son habitude, la capitale est animée en soirée, notamment dans le quartier marchand. Bien que l’on puisse trouver ce dernier bruyant, il ne s’agit pas vraiment d’une ambiance désagréable, comme cela pourrait l’être dans d’autres villes très peuplées du globe, non… le quartier est simplement "vivant", en quelque sorte. A cette heure-ci, la place de Hue Lê est toujours remplie d’artistes de rue et de marchands ambulants, vendant épices, herbes aromatiques ou encore divers colliers et bijoux. Sur les balcons des maisons, de nombreuses personnes discutent, s’amusent, ou négocient. Tu y croises une patrouille de gardes, lesquels semblent être plutôt proches de la population et s’arrêtent même pour aider un enfant à récupérer son chat. Quelques gouttes de pluie commencent à tomber, venant gâcher cette bonne ambiance en forçant les marchands à fermer leurs échoppes plus tôt qu’ils ne l’auraient souhaité pour la plupart.

Non loin de là se trouve l’un de nombreux ponts de la capitale, le pont des trois batônnets. Nul doute que son constructeur a tenté de l’embellir, ornant ses rambardes de multiples gravures représentant divers arbres à fleurs, principalement des cerisiers. Même les pavés qui le composent sont tout particulièrement entretenus. Si je te parle de ce pont, c’est parce que le salon de thé des "Trois Batônnets" se trouve sur celui-ci -ce qui explique le nom du pont- et que c’est précisément là que tu as rendez-vous avec Pangxie Niijima.


L’architecture du bâtiment est traditionnelle, pleine d’élégance. Toute la structure du bâtiment est en bois, à l’intérieur comme à l’extérieur. Au-dessus de la porte d’entrée trônent trois énormes bâtonnets d’encens, lesquels laissent s’échapper une fine fumée. A l’intérieur, pas de fioritures extravagantes hormis un tapis d’excellente facture, un travail du bois très soigné et quelques accessoires pour donner "une âme" au lieu. Un petit bureau sert d’accueil et permet d’accéder à une grande salle, dans laquelle on trouve quelques tables basses accompagnées de coussins pour s’assoir au sol. Des fenêtres en bambou permettent de savourer son thé en profitant d’une splendide vue aérienne sur le capricieux fleuve Shung.

Au fond de la pièce, près de l’une de ces fenêtres justement, sont assis Niijima et Thanh Liem, ton mentor. Celui-ci est vêtu d’une ample robe aux couleurs d’or et d’émeraudes de première qualité, désireux d’exposer son statut de riche marchand, tandis que Niijima porte une tunique terne et un pantalon tout à fait banal, lesquels mettent néanmoins sa musculature en avant.


Lorsque Thanh Liem remarque ta présence, il te fait discrètement signe de les rejoindre.
« Ma chère Parü… Je te présente dame Niijima. Elle fait partie de l’expédition qui partira le mois prochain à destination des îles. Dame Niijima, je vous présente Parü, la demoiselle dont je vous ai parlé.  » affirme-t-il, tortillant l’une de ses moustaches.


« Enchantée dame Parü... Asseyez-vous, je vous en prie. On peut se tutoyer ? Au-delà de représenter une association avec la Compagnie des Perles, il parait que tu as… certaines compétences ?  » te demande-t-elle calmement.



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Offline Chaos  
#2 Envoyé le : samedi 21 novembre 2020 23:49:26(UTC)
Chaos
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Kogane no Shisen
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Les arts du vêtir, étaient les premiers préceptes enseignés aux jeunes filles de bonne famille. Le paraître, la justification de leurs existences aussi superficielles que humbles. L'établissement ou la jeune demoiselle avait été invitée, se paraît d'un traditionalisme aussi sobre que contemplatif. Le temps se gâtant ne pouvait permettre de tenue trop légère, aussi bien aux yeux de la morale que ceux de ses futurs employeurs. Se déguiser aussi rose que la pâleur des balcons, n'irait point pour s'y faire démarquer. Elle était la fleur. Elle était la perle. Et elle serait le bijou rare, l'épice exotique, qui réussirait parfaitement ce rendez-vous.

Une silhouette féminine et esseulée longea les marchands ambulants, les artistes de sourires, les négoces journalières. Cachant ses atours sous son élégant et couvrant couvre chef pointu; longs voiles de satin pour préserver la malignité bien tâchée. Ses petits chaussons mignons et le bas de son kimono coloré dansant au rythme de ses pas. L'ombrelle aux décorations extrêmement soignées qui servait autant à se couvrir de l'eau tombée que de donner plaisir aux pupilles abritées.

Sur sa poitrine replète trônait deux magnifiques broches façonnées par le même l'artisan. Toutes deux avec des morceaux de coquillages fragmentés et calcifiés, de teintes dont on ne pouvait distinguer les noms. L'une représentant un dragon d'or endormit sur un tas de pièces d'or. L'autre celle d'une huître perlée ouverte sur le monde. Représentation outrancière d'un statut social sans nul doute immérité.

"Je suis de la Compagnie des perles. Mais je suis surtout moi. Une magnifique perle qui eclipse toutes les autres. Regardez moi, mais pas trop longtemps. Enviez moi, mais de la façon que je le souhaite. Approchez vous, mais ne me touchez jamais. Je suis magnifique. Je le mérite. Et je pique."

La silhouette parada peut être un peu trop longtemps lorsqu'elle décrocha des regards, ralentissant soudainement sa promenade de plaisance. Car elle aussi était une saltimbanque, aimant les compliments et contemplations émerveillées envers sa douce personne.


Une apparition vint soudainement dans l’encadrement de la pièce sobre, fantôme de couleur tombé soudainement par ici. La noble dame était de grande taille, aux hanches fines mais au buste remplis, au visage triangulaire et aux beaux yeux noirs sertis de longs cils. De cette couleur de chevelure si classique et à la longueur si longue.

D’un chignon faussement négligé, l’épingle de cheveu au noirâtre brillant, la noble dame avait optée pour un kimono au lin blanc comme neige glacée. Contraste engoncé par une lourde écharpe ceignant le dessous de la gorge pleine afin d’y montrer mieux les rondeurs. Une étole aux milles oiseaux de paradis, colorés et joyeux, s'ébattant sur des paysages de lacs enchantés. La doublure d’un bleu fascinant venait rappeler les touches d’ondées en indiennes sur le motif principal. Quelques nattes de fils rouges et dorés restaient accrochés, fausses broches parmi les véritables affiquets de coquillages. Parfaitement maquillée, à la peau de poudre satinée et au rouge à lèvre de sang. Le long de ses bras blancs et le côté de son cou haut, s’était gravé des peintures dans la peau représentant toutes sortes d’autres volatiles à l’encre monochrome.

Ainsi commença le petit numéro de l'artiste perlée, toute en charme, mesure, et noblesse de port altier. Elle commença par une révérence marquée faisant glisser légèrement sa lourde écharpe aux milles couleurs, comme par mégarde. Puis se posa négligemment sur un siège à côté de la nouvelle connaissance -les rapprochements physiques ramenaient toujours à ceux de l'esprit, se débarrassant de son ombrelle de pluie et de son couvre-chef tout en voiles.

Son doux éventail s'ouvrit comme un pétale alors qu'elle brassa tendrement l'air d'un mouvement de poignet qui demandait la saccade d'une grâce habituelle. Même si la noble dame avait depuis longtemps passée ses écoles et ses épreuves auprès de son mentor, elle appréciait toujours de l'appeler de la même façon qu'à l'orée de ses études.

« Maître Thuy. C'est toujours un plaisir de répondre à vos invitations toutes particulières. Surtout dans ce cadre enchanteur... J'y suis toujours votre obligée. Comment allez-vous? »

Elle darda une expression aussi charmeuse que l’était son caractère envers la nouvelle venue. La noble dame était comme cela, sans cesse dans la recherche de l’aménité et de l’agrément.

« Même si nous ne sommes qu'à notre premier rendez-vous, je suis contente de te tutoyer Niijiima. Peut être que des présentations de ma part serait une excellente chose. Après tout nous avons été introduites en relationnel par un bon ami. »

Sur ces mots, la noble dame sorti sa longue pipe d’ébène et d’os noir, disposant sa tabatière et tabac afin de profiter d’un petit plaisir coupable. Contrairement aux convenances qu’on lui avaient apprises, la jeune femme ne demanda absolument pas la permission. Ses pupilles d’encre prirent un regard beaucoup plus sombre et soudainement intense. Il semblait même qu’une puissante lueur, au cours d’un faible instant, fit penser à la teneur de l’or liquide.



« Je me nomme Dame Kogane No Shisen, les “Regards Dorés”, ceux qui ont été touchés par la grâce du Juge des Dieux dans leur lignée. Dame Kogane Muzukashi Parü. Mais appelle moi simplement Parü.

Tout ce dont tu as besoin de savoir à propos de ma noble famille, sont qu’ils sont marchands de pères en fils, depuis des générations désormais. Tout comme leur symbole, ils sont allés au-delà des frontières afin d’y rechercher exotisme et rentabilité. Et construit leur fortune à la sueur de leur travail et selon les préceptes du noble dieu de la civilisation.

J’ai oeuvré pendant cinq ans, et avec succès et honneurs, au sein de l’école de la Plume d’or. C’est une noble université élitiste et fortement coûteuse autant en argent qu’en efforts intellectuels. Ou j’ai par la suite entrée sous la houlette de Maître Liem, qui m’a appris les crampes aux doigts et les actes de terrains propres aux marchandages, de gestions et d’évaluations commerciales pendant environ deux ans. Avant d’être complètement indépendante il y a deçà une dizaine de mois.
 »


Mais Parü était bien plus intéressée par ses “joyeux passe-temps” que par son métier en lui même. Cela se ressentait dans ses mouvements de poignets envers son éventail, qu’elle utilisait pour se cacher timidement ou bien appuyer son propos avec le “clac” qui résultait du bois glissant.

« Malgré mon jeune âge, j’eu aussi une vie extrêmement bien remplie d’un point de vue artistique. Ma magie bardique m’a permis d’être beaucoup plus performante lors de mes travaux chiffrés d’encre. Consistant à inspirer autant sles autres que soi-même, dans toutes sortes de situations rocambolesques. Artisane d’instruments de musique, je sais jouer à bien de mes propres créations, bien que ma première qualité soit les arts vaporeux de la danse.

Des arts bardiques dont j'ai oeuvré dans des cercles aussi bien populaires que de la haute société, comptant parfois des personnes peu recommandables tels des Pirates des Îles ou bien de simples étrangers venus visiter la ville par curiosité.

Mon maître d’arme a aussi œuvré à mon éducation martiale, mêlant les apprêts des combats de spectacle et ceux des ninjas Thích khách, spécialistes du corps à corps. De part mon caractère, né sous l’astral de la Guerrière, je n’ai jamais eu faute à être une fragile demoiselle en détresse.

Bien que je puisse être peu capable de tuer pour le plaisir ou valoir un mercenaire spécialement martial, déconcerter mes adversaires aussi bien avec mon joli minois que les chaînes du kurasigama clinquantes lorsqu'ils se retrouvent sur le sol, reste très grisant. Ou bien totalement perturbés par un simple coup d'éventail.

Mais j’espère que les parties indiscrètes de mon curriculum vitae resterons entre nous, n’est ce pas Niijiima?
 »


La pipe enfin préparée, Parü y siffla une longue lampée en appréciant le premier goût de la nicotine orientale : un mélange d’épices trop brûlées, dont la fumée blanche s’évapora élégamment. Son sourire de circonstances s'était transformé en une expression un brin malicieuse.



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Offline Hikari  
#3 Envoyé le : mercredi 25 novembre 2020 00:38:56(UTC)
Hikari
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Tandis que tu t’adonnes à une parade sans doute devenue une habitude, Thanh Liem dévoile un sourire amusé, validant ton entrée.

« Fort bien ma chère, fort bien, je te remercie.  »


Il laisse ensuite la parole à Niijima, observant votre échange avec la plus méticuleuse des attentions. Cette dernière t’écoute, son air amical laissant place à un visage plus sérieux, plus difficile à interpréter.


« Eh bien, quelle entrée… De bien belles paroles dame Parü, ainsi donc vous aimez l’art de la rhétorique ? Je connais au moins l’un de mes gars qui serait ravi de vous affronter lors d’une joute verbale, si le cœur vous en dit…

Pour ne rien vous cacher, plusieurs de vos aptitudes peuvent m’intéresser. Je ne vous cache pas que si l’art bardique est un plus non négligeable pour le moral des troupes, ce sont surtout vos compétences de gestion et votre habilité martiale qui m’intéressent. Nous partons pour une contrée sauvage et dangereuse dans laquelle rien n’est fait, tout est à faire.  »


Elle marque une pause, prenant une gorgée de thé. Sa manière de tenir la tasse est quelque peu grossière, traduisant le caractère d’une personne accordant probablement peu de considérations aux us et coutumes de l’art délicat du thé. De son côté, Thanh Liem vous observe successivement, toujours un sourire aux lèvres. Si la partie est courue d’avance, l’exercice semble néanmoins l’amuser. Calmement, d'un ton posé, il en profite pour glisser une remarque.

« Au-delà de ça, une association avec la Compagnie des Perles assurerait un allié commercial pérenne, lequel serait un atout indéniable afin de développer le futur comptoir, comme tu t'en doutes... »

Niijima acquiesce avant de reprendre.
« Notre objectif premier est d’ouvrir un comptoir commercial, et de prospérer en association avec les autochtones, tant que faire se peut. J’ai besoin de quelqu’un sachant analyser les opportunités commerciales, anticiper leur évolution et sachant gérer une quantité importante de ressources multiples. Il ne s’agit pas du pilotage du notre politique commerciale, mais toute compétence en lien avec ce domaine m’intéresse grandement.

Vous parliez de votre expérience avec maître Thuy et de votre carrière indépendante. Vous voudriez bien m’en dire davantage ?  »
conclue-t-elle, reposant sa tasse de thé.

De son côté, Thanh Liem te fait un signe de tête approbateur, signifiant quelque chose comme « Vas-y, ai confiance ».


Thanh Liem, c’est le prénom de ton mentor. Son nom de famille c’est Thuy, si ça t’intéresse.

Modifié par un utilisateur mercredi 25 novembre 2020 00:52:36(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Chaos  
#4 Envoyé le : mercredi 25 novembre 2020 20:37:54(UTC)
Chaos
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« Je vois ça... Toujours une aussi belle moustache. Je m'étonne que vous soyez un homme mûr aussi entretenu, quel est donc votre secret? » Porta-t-elle son regard en coin habituel, sous son éventail cachant ses charmes.

Elle aurait bien fait comme petit goûter le marchand influent, mais elle estimait bien trop son mentor pour le rendre confus à coups de voiles. Après tout, il ne l'avait jamais jugé, parfaisant le joyaux brut qu'elle avait été il y a presque deux années. Ce qui l'empêchait pas de tenter de temps à autre -n'importe qui aimerait être flatté et considéré, surtout les hommes, d’après son expérience.

Mais Maître Thuy avait toujours été un homme beaucoup plus amusé par le comportement de la jeune fille que véritablement sensible à ses atours. Sans nul doute pourquoi il n'avait pas été une énième victime de la Perle Noire et qu'elle éprouvait un profond, très profond respect à ce commerçant de tissus.

« Malheureusement, je ne suis qu'une femme pleine d'humour. C'est ce pourquoi, en réthorique, j'ai toujours raison. Fufufuf. » Pouffa-t-elle avec plaisance aux paroles de Nijiima. Elle rajouta cependant quelques précisions sur ses "atouts" arcaniques. « Des compréhensions des langages pour traiter avec des étrangers et des sorts d'identification magiques sont toujours profitables. Ou bien de la pleine Adoration envers mes combats de spectacles ou bien les négociations que je propose. Mes arcanes bardiques me servent journalièrement au marchandage. »

Hmmmm... A quoi joue Maître Thuy. Ne m'aurait-il pas fait des cachotteries? Songea la dame en échangeant des petits regards avec lui, suivant les siens vers sa future employeuse. Petit coup d'éventail brusque destiné au seul homme de la table, ouvrant et fermant les lames coulissantes de bois selon le langage réservé au flabellum des jeunes femmes : "Vous êtes bien cruel avec moi." Puis le laissant frapper négligemment la table, l'abandonnant. "Mais je suis impatiente."

La noble dame avait continué de fumer à longue lampées. Un tabac fort et mentholé, que d'habitude l'on réservait aux hommes et aux lourds fumeurs. Elle n'avait rien contre un peu d'opium de temps en temps, mais pas au premier rendez-vous voyons. Un peu de tenue. Prenant une gestuelle plus décontractée, faisant cligner ses longs cils bordés de deux sombres lacs noirs, tout en douceur. Le contact visuel restait très important dans une négociation.

Si Parü était une dame extrêmement bavarde sur l'essence des Magnum Opus, elle était d'autant plus sur le coeur de son métier : le sens du commerce, ou comment rendre l'humain libre. Ainsi commença de nouveaux blablatages, ou exposé intime de sa vie aussi commerciale que rocambolesque.

« Lorsque je suis entrée sous la houlette de Maître Thuy, je sortais tout juste de l’Université. J’ai suivi un cursus spécialisé dans l’estimation des biens, du droit, ainsi que de nombreuses options en culture générale, afin de devenir commissaire-priseur.

Pour vous expliquer un peu ce métier au nom barbare, il consiste en l’estimation de biens ou de commerces liquidés judiciairement, mais plus nécessairement d’organisation de ventes de pièces de collections, de direction, de promotion, et d’organisation de ces dites ventes.

C’est un métier qui destine également au commerce de produits d’exportation ou d’importation en plein air ou ce qu’on nomme “à la sauvage sur les places”. Et nous avions des cas pratiques directement sur le terrain avec des objectifs à atteindre. Tous se sont excellemment bien passés pour ma part, ce qui m’a permis de remplir mon carnet d’adresses -car dans ce milieu, vous prospérez avec vos amis ou vous ne prospérez pas.

Donc, j’avais besoin d’un peu d’air frais et ai proposé ma candidature à Maître Thuy, spécialisé dans les commerces de la coupe et de la taille. Premièrement, tout bon établissement commence par une comptabilité au millimètre après, un marchand se doit d’avoir ses entrées et ses sorties en ordre, ainsi que conseiller les autres et lui-même en la matière.

Après mon sens de l’expertise, j’appris donc le sens du conseil. Conseils que Maître Thuy prodiguait aux moultes établissements dont il a la charge, afin que ceux-ci tournent à plein régime en auto-suffisance en premier lieux, et bénéfices en seconds lieux. Des rapports de comptabilité, de fiscalité et prospérité de ces pourcentages sur plusieurs années supplémentaires, dont l’on doit d’exposer et vendre.

“Vendre ses ventes” fut une base qui fut confirmée par ces cas autres cas concrets, car je travaillais sur de véritables petites succursales en plus grandes succursales; il y fallait donc convaincre les investisseurs et fournisseurs de ces diagnostics, y gagner leur confiance inébranlable et remporter les plus juteux contrats.

La logistique et le contrôle des marchandises, je les connaissaient déjà, mais la différence entre un mauvais marchand et un bon marchand, est que le bon marchand sait reconnaître les mauvais payeurs. Ce flair digne d’un dragon d’or en somme.

Malheureusement le monde entier n’est pas si agréable que vous Nijiima, bon nombre d’escrocs fuient lorsqu’on leurs parlent de procédures judiciaires, et ce pourquoi un peu de psychologie et de tactiques intimidantes font les affaires. “Les affaires sont les affaires”.

Il me fallait aussi me fournir personnellement notamment à la promenade des marchés, à l’hôtel des enchères, ou bien directement sur les quais afin de devancer mes concurrents. Je refusais de me faire damner le pion, c’est pourquoi je me renseigna d’autant plus sur le nouveau fretin arrivé en ville afin de l’y fidéliser, ou bien des astuces que je pourrais employer afin de gagner centimètres par centimètres mon territoire marchand.

J’eut donc la bonne idée d’exercer mes arts bardiques en ville afin de fréquenter aussi bien la haute société que les moyennes classes sur leur temps libre. Un double travail qui porta fortement ses fruits malgré les nuits blanches. Je n’ai jamais eu peur de m’épuiser la tâche, même avec une tête remplie d’ananas, n’ai jamais manqué d’arriver à huit heures chaque matin. D’autant que cela m’apporta beaucoup plus de plaisances que de déplaisir, quadruplant mes connaissances et me gagnant quelques admirateurs -ou nouveaux clients.

Même si la présence de Maître Thuy était très agréable au quotidien, j’avais soif d’autre chose au bout de ces deux années. Je décidais après ma période passée auprès de lui de me consacrer pleinement aux arts de la danse et du spectacle, afin de gagner en puissance magique.

Au lieu que ce soit moi qui était conseillée par mes clients et fournisseurs, je décida à la place de leurs proposer mes propres conseils -plans d’épargnes, de fiscalités, et les accompagner aux ventes afin d’y gagner les meilleurs pourcentages à leur place. En somme, je devins conseillère et rentière. Le passage d'apprentie expérimentée à conseillère autonome fut assez facile. Et je suis pleinement heureuse pour tout dire. Il y a toujours du travail à qui la fortune sourit, la paresse est bonne aux pauvres investissements.

Mais je trouve véritablement la capitale bouchée en termes de marchés… Sans parler de la ville portuaire où la concurrence est encore plus rude. Je pense qu’il faut innover, prendre des risques. Créer l’achat là ou il n’y en avait pas avant. Les îles de Minata, quoi que remplies de pirates et autres dangereuses dangerosités, pourraient devenir la plateforme des temps modernes. Si seulement une caravelle était capable de transformer ce joyau brut en un magnifique diamant…
 »


La noble dame regarda à droite, puis à gauche, comme si elle parlait d’une toute autre marchande cachée dans un coin. Pouffant d'un regard complice. Et rebattant l'air de son éventail fallacieux. « Oooohh… Je me demande qui serait la parfaite personne pour vous aider dans ce désespoir? »

Modifié par un utilisateur mercredi 25 novembre 2020 20:41:00(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Chaotiquement vôtre.
Offline Hikari  
#5 Envoyé le : samedi 28 novembre 2020 22:32:35(UTC)
Hikari
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Tandis que tu t’élances en pasquinades et autres boniments, Thanh Liem se contente d'émettre un petit ricanement, tripotant ses longues moustaches soyeuses. Il se concentre ensuite davantage sur Niijima, étudiant les expressions de cette dernière. Si elle n’en attendait pas tant de ta part -et qu’il est évident qu’il s’agit d’une femme d’action plus que de plaidoirie-, certaines parties de ton discours lui semblent indéniablement plus pertinentes que d’autres, notamment les parties concernant les îles.


Si la maîtresse d’équipage ne semble pas particulièrement causante, elle adopte néanmoins un ton qui se veut joueur, presque taquin.

« Hum…ce désespoir dis-tu ? Je serais curieuse de savoir ce que tu entends par là Parü, sachant que nous n’avons ni objectif monétaire à atteindre, hormis éviter un bilan financier négatif bien sûr, ni concurrents directs sur le domaine d’activité visé par cette expédition. Au mieux cela correspondrait-il aux pirates, ou à la nature, lesquels peuvent effectivement s’avérer sources de problèmes… mais rien d’insurmontable, je te l’assure…  »

Elle reprend une gorgée de thé et s’attarde quelques instants sur la pluie à l’extérieur. Elle s’empare ensuite d’une petite carte, rangée dans une sacoche posée à ses pieds, et l’étale devant toi. Il s’agit d’une carte très rudimentaire du Xa Hoi et du Nord des îles de Minata, accompagnée de notations sur divers partenaires et ressources importées.

Elle reprend, accompagnant son discours d'une gestuelle assez grossière.
« Bien, j’imagine qu’un peu de contexte ne nous fera pas de mal. Voici donc notre situation actuelle.
En dehors de quelques partenaires locaux, le Xa Hoi souhaiterait développer son commerce dans le Sud-Est, comme tu le sais. Il s’avère que la plupart des îles sont encore inhabitées, aussi la fondation d’un comptoir, servant à la fois de point d’entrée au commerce de la mer d’Okaiyo et d’ambassade xahoicienne, ne serait sans doute pas perçu comme un acte hostile par les autochtones.

Car il est une chose à laquelle le Xa Hoi tient davantage qu’à la prospérité, c’est son image. D’où le fait que je cherche notamment des personnes aptes à entretenir des relations amicales et à en profiter pour faire fructifier notre projet.  »



Autre gorgée de thé, autre échange de regard avec le moustachu.
« Mettons que je te prenne. Faisons une petite mise en situation si tu veux bien. Hors contexte, en écartant de notre réflexion toute menace ainsi que toute contrainte, si tu étais à ma place, sur quoi miserais-tu pour garantir un avenir prospère au comptoir ?  » te demande-t-elle, malicieuse.

Modifié par un utilisateur samedi 28 novembre 2020 22:33:25(UTC)  | Raison: Non indiquée

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