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Le val de Sombrelune recèle de nombreux dangers et certains vous attendent juste hors des murs de Nid-du-Faucon. Voici ce qu’il faut savoir quand vous voyagez dans le val : vous ne serez pas en sécurité, où que vous alliez. Oubliez les animaux qui vivent ici car bien souvent, c’est la terre elle-même qui essayera de vous tuer. La Faille de Droskar surplombe la région, comme un souvenir de destruction, immense et terrifiant. Il vaudra mieux ne pas se trouver en Avistan la prochaine fois que la montagne décidera d’exploser.

— Luna Aldred, Éclaireur et Première citoyenne d’Olfden

La nature

On rencontre diverses formes d’activité géothermique de surface dans les plaines, en particulier au sud de l’Écume et entre la forêt d’Arthfell et les Aspodell. Les explorateurs humains qui arrivent dans la région doivent donc affronter les mares de boue et les sources chaudes dissimulées juste sous la surface de la plaine. Les premières expédition ont perdu bien des hommes et des animaux de bât quand une victime imprudente marchait sur une couche de terre particulièrement fine et tombait alors dans de l’eau ou de la boue surchauffée. Les guides actuels connaissent ces dangerset contournent les obstacles, souvent en suivant les pistes de gibier. Malheureusement, même les guides les plus expérimentés peuvent se fourvoyer car les phénomènes géologiques de la plaine de Sombrelune sont encore actifs et la configuration des lieux change fréquemment.

Beaucoup de phénomènes géologiques sont visibles et font régulièrement connaître leur présence. Beaucoup de geysers et de mares de boue à découvert attirent les gens et les créatures fascinés par la beauté et la chaleur naturelles. (Les nains et les gnomes semblent particulièrement apprécier la beauté des manifestations de la terre.)



Les monstres

Les recensements organisés par l’Andoran dénombrent à peine la moitié des habitants du val de Sombrelune. En vérité, la plupart des créatures de la région ne sont ni humaines ni même semi-humaines, ce sont, par manque de terme plus approprié, des « monstres ». Si les loups-garous du val de Sombrelune sont les monstres les plus connus de la région, ils sont loin d’être les seuls.

Les humanoïdes

Les divers géants, humanoïdes et humanoïdes monstrueux du val de Sombrelune et des environs ne sont généralement pas aussi intelligents que les humains, mais ils n’en représentent pas moins un danger certains pour les habitants humains et semi-humains du val. Les plus représentés dans la régions sont les hobgobelins, les kobolds, les harpies et les géants des collines.

On dit aussi que des ours-hibous, des gnolls, des ogres et des orques font parfois une incursion dans le val, seuls ou en petits groupes.

Les créatures draconiques

On dit qu'il y a au moins une douzaine de dragons qui ont établi leur antre dans la région du val de Sombrelune. Cependant, aucun n'est aussi craint que Daralathyxl, un formidable dragon rouge qui réside quelque part dans les contreforts rocheux qui séparent la Faille de Droskar et les montagnes des Cinq Rois. Daralathyxl se considère lui-même comme un Roi, et Sombrelune comme son domaine. Il apparaît parfois dans le val, le temps de terrifier ses « sujets » et de recevoir un tribut, généralement sous forme de nourriture, de trésors et de belles jeunes filles. Sa dernière visite eut lieu il y a 8 ans, en 4 699.

Mis à part les véritables dragons, il existe également toute une variété d'autres créatures qui n'en sont pas, mais qui imitent leurs terrifiants cousins d’une manière ou d’une autre : des tatzlwyrms du val de Sombrelune - petits mais féroces - aux dangereuses wivernes des montagnes des Cinq Rois, en passant par les diverses espèces de drakes. Toutes ont néanmoins en commun la fâcheuse habitude de guetter les imprudents dans les étendues sauvages afin de les dévorer.

Les fées

Bien que peu nombreux soient les habitants du val à en avoir aperçues, il est évident que les bois sont habités par des créatures étranges et troublantes que l'on désigne communément comme étant des fées. Si selon plusieurs histoires, certaines pourraient être amicales et bénéfiques (bien que souvent grivoises), de nombreuses autres histoires racontent les tours cruels que ces êtres aiment jouer au dépends des mortels.

Certaines nuit, les bûcherons peuvent apercevoir des bruits et des lumières inquiétantes qui semblent provenir du plus profond de la forêt. Le Consortium du bois a déjà envoyé un contingent armé dans la Laye afin de rassurer ses employés, sans grand succès. Non seulement les mercenaires n'ont trouvé nulle trace des fées, mais plusieurs d'entre eux ne sont jamais revenus. Régulièrement encore, des gens disparaissent dans la forêt sans que l'on sache vraiment s'il faut l'attribuer à une créature sauvage, ou à quelque chose de plus sinistre.

Les lupins

Le val de Sombrelune est peuplé de loups et de créatures lupines. Si la majorité sont des loups ordinaires, beaucoup possèdent une intelligence maléfique et terrorisent la région. On compte parmi ces derniers des loups sanguinaires, des loups arctiques, des worgs, et bien évidemment les redoutables loups-garous.

Les lycanthropes représentent de loin le plus grand danger qui menace les habitants du val de Sombrelune, tuant sans pitié citadins, fermiers et voyageurs. Qu'ils soient né avec cette maladie, où qu'ils aient été infecté par morsure, ces créatures perdent leur humanité au profit d'une rage intérieure qui les pousse à libérer leurs pulsions les plus meurtrières - les transformant de fait des ennemis de toute civilisation. En raison de leur capacité à prendre forme humaine, ils sont hélas difficiles à repérer et donc à exterminer. Leur influence s’étend de la forêt d’Arthfell, où vit la majorité d’entre eux, jusqu’aux montagnes des Cinq Rois, au nord.

Une fois par mois, la soif de sang meurtrière des loups-garous les pousse à quitter la forêt et à rôder dans la campagne voisine. Olfden passe les trois semaines où la lune n’est pas pleine à se préparer pour celle où elle le sera. Et si l’on excepte la Nuit du sang argenté, la ville a toujours réussi à repousser ces attaques sans trop de mal. En revanche, il semble que chaque mois, le nombre de loups-garous qui vient frapper à la porte de la ville (ou qui se lève au sein de ses murs) ne fait que croître.