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Le Consortium du bois

Aussi appelé parfois « Le Consortium des débardeurs », il s'agit d'une guilde aux activités lucratives qui contrôle l'exploitation du bois dans l'essentiel du pays. Vestige de l’époque où l’Andoran n’était qu’une province du Chéliax, le Consortium a vu son influence et sa fortune décroître avec la montée de la démocratie. Bien qu'il ne soit plus que l’ombre de ce qu’il était à son apogée, il continue d’exercer une influence inimaginable dans certaines régions et sur certaines communautés, en particulier dans les endroits les plus reculés de l’Andoran. Ce pouvoir se fait particulièrement ressentir dans le val de Sombrelune, là où se déroule la majorité de ses opérations d’abattage. Le consortium possède la totalité de la ville de Nid-du-Faucon - y compris les âmes des habitants si l’on en croit ces derniers.

Le Consortium est dirigé par un groupe d’administrateurs qui possèdent tous des intérêts dans l’entreprise. Ces puissants hommes dénués de scrupules sont tous des barons et des magnats du bois qui ont fait fortune aux dépends des bûcherons et des forêts. Ils supervisent les opérations collectives, décident des stratégies à long terme ou à vaste échelle et laissent la gestion des opérations quotidiennes aux contremaîtres de chaque site (contremaîtres que l’on appelle des "Maillets").

Le Consortium du bois possède un monopole absolu sur tous les feuillus - et en particulier la précieuse ébénite - qui approvisionnent les villes d'Almas et Augustana. C'est ce contrôle total qui lui permet de survivre, car toute tentative d'ingérence de la part du gouvernement d'Andoran est menacée en retour par un arrêt complet de l'approvisionnement en bois. L'enjeu économique est tel que la guilde a pu jusqu'ici continuer à mener ses affaires comme elle l'entend, malgré ses nombreuses pratiques à l'éthique plus que douteuse... En retour, l'Andoran possède l'exclusivité d'acheter les productions du Consortium, et ce dernier a l'obligation de se fournir auprès des exploitations minières du pays pour le fer qu'il emploie dans ses forges à Orégent.

Dans les environs de Nid-du-Faucon, le consortium emploie 300 bûcherons et 140 « agents de sécurité »… qui sont au mieux des mercenaires, au pire des criminels endurcis auxquels on a donné une légitimité. Ces gardes protègent bel et bien les bûcherons contre les loups et les autres prédateurs du val de Sombrelune, mais ce n’est pas leur utilité première. Ils servent surtout à faire pression sur les bûcherons indépendants (et ils « persuadent » souvent ceux qui ne travaillent pas pour le consortium de rejoindre ses rangs). Les autres employés travaillent durement pour un salaire misérable, mais ils n'ont pas vraiment le choix et la plupart ont fini par se résigner sur leur situation...

Le Régiment de diamant

Bien que le val de Sombrelune soit principalement une région inexploitée en bordure de la civilisation, il fournit une ressource essentielle à la marine andorane. C’est pourquoi l’Aire dorée, le quartier général des Chevaliers de l’aigle, a envoyé un régiment de 12 Chevaliers et de 388 soldats pour protéger la région et surveiller la route commerciale vitale qui traverse le val.

Le Régiment de diamant opère à l’extérieur d’Adamas et patrouille dans tout le val de Sombrelune au sud de l’Écume (bien qu’il se rende rarement dans la forêt d’Arthfell et fasse confiance à la Garde sauvage pour protéger cette région). Il se rend rarement au nord à Nid-du-Faucon. Le commandant du régiment, Ingrid Oursber, n’apprécie pas plus ces visites que les dirigeants de Nid-du-Faucon et le Régiment s’y rend donc uniquement pour escorter des convois d’ébénite jusqu’à Olfden ou quand l’Aire dorée lui en donne l’ordre.

La Garde sauvage

Les rôdeurs de la Garde sauvage - communément appelés les « Crocs » - patrouillent dans la forêt d’Arthfell. Ils quittent rarement la forêt et s’enfoncent tout aussi rarement dans ses profondeurs au sud du Val. Les membres de cet ordre se démarquent des autres rôdeurs par leur équipement et leurs pratiques peu ordinaires. Les rôdeurs de la Garde sauvage portent des combinaisons prêtes du corps et des vêtements moulants ou bien ajustés, souvent recouverts d’un habit flottant pour casser les lignes de leur silhouette. On pense que leur nombre varie aux alentours de 50.

Quand un étranger à l’ordre rencontre un Croc, ce dernier porte habituellement un masque qui recouvre son nez et sa bouche. Les Crocs ressemblent rarement à l’image que l’on se fait d’un rôdeur et la plupart des gens qui les aperçoivent, avec leur masque et leurs vêtements caractéristiques, pensent généralement avoir affaire à des brigands ou des hors-la-loi. Voilà bien longtemps que les rôdeurs ont abandonné l’idée de les convaincre du contraire.

Des rumeurs affirment que la Garde sauvage cache parmi ses membres plusieurs loups-garous, et que c'est pour cette raison que personne ne parvient à exterminer complètement cette engeance. Les rôdeurs démentent évidemment ce fait, mais la rumeur persiste.

Le cercle du Feu émeraude

Le cercle du Feu émeraude fut fondé il y a plus de deux siècles, peu après la mort du grand druide Narven Oeil-de-plume qui régna pendant un temps sur les bois d'Arthfell et de Sombrelune (qui formaient à l'époque une seule et même forêt). A l'origine voilé de mystère, le cercle a commencé récemment à se faire connaître au grand jour, et ce depuis qu'il est passé sous la direction d'un jeune druide nommé Tablic. Le cercle du Feu émeraude oeuvre pour la stabilité de la région, tentant désespérément de trouver un équilibre entre les besoins des colons humains, les appétits dévorants du Consortium, les défenseurs de la nature, et les mystérieux habitants féeriques qui peuplent la Laye de Sombrelune.

Les sombres druides

On chuchote craintivement que des cercles de druides maléfiques opèrent dans le val de Sombrelune ou non loin. Ces cercles, appelés la Meute des ombres et le Troisième voile, s’en prennent aux innocents et jettent parfois le discrédit sur les membres du cercle du Feu émeraude.