Testament de Petro Lorrimor

police='Dancing Script',Cursive fond=https://www.sketchuptextureclub.com/public/texture_m/0047-old-parchment-paper-texture-seamless.jpgPar la présente, moi, Petro Lorrimor, sain de corps et d’esprit, couche sur ce parchemin mon testament. Je veux que l’on sache qu’à l’exception des détails particuliers mentionnés ci-dessous, je laisse ma maison et tous mes biens personnels à ma fille Kendra. Utilise-les ou vends-les comme bon te semble, mon enfant.

Pourtant, en dehors du legs de mes effets personnels, ce document doit servir d’autres objectifs. J’ai prévu de retarder la lecture de ce document jusqu’à ce que toutes les parties concernées soient présentes, car j’ai plus qu’un simple héritage à distribuer. J’ai deux derniers services à demander.

À mes vieux amis, je déteste vous l’imposer à tous, mais rares sont ceux à pouvoir apprécier la vraie signification de ce que je dois demander. Comme certains d’entre vous le savent, j’ai consacré une si grande partie de mes recherches au mal sous ses nombreuses formes que je connais l’ennemi et que je veux informer les gens mieux placés que moi afin qu’ils se dressent contre lui. Car la connaissance de son ennemi est le chemin le plus sûr pour déjouer ses plans.

Ainsi, au cours de ma vie, j’ai jugé opportun de réunir une collection significative de livres précieux mais dangereux, et chacun d’entre eux aurait pu, dans de mauvaises circonstances, me mettre dans une situation légale difficile. Si la plupart de ces ouvrages se trouvent en sûreté à l’université de Lepidstadt, je crains que les quelques tomes que j’ai empruntés ne restent dans une malle dans ma maison de Ravengro. S’ils étaient inestimables pour mon travail durant mon existence, je préférerais qu’à ma mort, le fardeau du côté le plus sombre de ma profession – ou pire, le danger de posséder ces livres – ne pèse pas sur les épaules de ma fille. Je vous confie donc mon coffre à titre posthume et vous demande de bien vouloir apporter ces ouvrages à mes collègues de l’université de Lepidstadt, qui en feront bon usage dans notre quête commune.

Mais avant que vous ne partiez pour Lepidstadt, il y a encore cet autre service que vous pourriez me rendre. Retardez s’il vous plaît votre voyage d’un mois et restez à Ravengro afin de vous assurer que ma fille est saine et sauve. Elle n’a personne sur qui s’appuyer maintenant que je suis parti. Si vous pouviez l’aider à mettre toutes les choses qu’elle souhaite en ordre, je vous en serai éternellement reconnaissant. J’ai également voulu attribuer à chacun d’entre vous la somme de cent pièces de platine, prélevée sur mes économies. Pour plus de sûreté, j’ai laissé ces fonds à Enbreth Daramid, une de mes amies en qui j’ai le plus confiance à Lepidstadt. Elle a reçu comme instruction de donner cette somme au retour des ouvrages que j’ai empruntés, au plus tôt un mois après la date de la lecture de ce testament.

Moi, Petro Lorrimor, signe ce testament à Ravengro ce premier jour d'Abadius, en l’an 4712./police/fond