« No one chooses sorcery; the power chooses the sorcerer. ‘
I
’ choose ‘
You
’. »



Fiche de PJ :


Nom :

Viz, de son nom véritable Vizindra Lilithia Andromeda

Résumé Combat & Rôle

En combat, Viz est agressive et utilise une magie polyvalente. Qu'il s'agisse de bombarder l'ennemi avec toute sa puissance, de désavantager ses adversaires ou d'invoquer des extérieurs en soutien, elle sera de la partie. Ce n'est pas une tête brûlée, bien que c'est souvent l'impression qu'elle donne. Hors-combat, elle utilisera son corbeau de compagnie et ses compétences, qu'elles soient magiques ou non, afin de combler les besoins du groupe, qu'il s'agisse de jouer les éclaireurs ou de charmer ses interlocuteurs.


Caractère social :

Curieux mélange de patience et d'explosion, Viz est une ensorceleuse dont l'excentricité cache un lourd et sombre fardeau.
D'un naturel plaisant et bienfaisant, il est cependant difficile de savoir si elle agit par altruisme ou par égoïsme, la bougresse ayant toujours une idée derrière la tête. De même, elle peut se montrer vicieuse et cruelle vis-à-vis de ses ennemis, c'est à se demander si elle n'est pas dénuée de tout scrupule. Si on rentre dans ce petit jeu, il est plus difficile encore de savoir si elle agit ainsi parce que c'est dans sa nature, ou parce que la "Chose" qui vit en elle l'oriente vers ce choix. Cette chose qui l'obsède, qu'elle craint autant qu'elle désire. Une part d'elle souhaite s'en débarrasser, quitte à perdre ses pouvoirs, afin de tourner une page sur son passé. Une autre part d'elle souhaite maîtriser cette force, et faire du passé la fondation de ce qu'elle peut devenir.
Elle a tout essayé pour s'en défaire, avant d'apprendre tant bien que mal à vivre avec, ce qui lui vaut un comportement parfois fataliste. Elle n'en parlera pas à ses compagnons, de peur de les inquiéter ou pire, de les perdre.
Bien qu'agissant par égoïsme, elle sera toujours là pour les siens, elle en attendra peut-être quelque chose en retour, voilà tout. C'est une survivante, qui peut être très protectrice pour ceux qui lui apportent de la lumière dans sa sombre vie.


Enfance (& Objectif) :

Enfant, père me parlait souvent de la magie. Cette science mystique qui transcende le réel, mêlant le tissu de notre réalité à l’immensité du Grand Au-Delà. Il a passé sa vie à étudier cette science, tantôt émerveillé par les merveilles qu’elle permettait, tantôt effrayé par les catastrophes dont elle pouvait être la cause. Il aimait à répéter “La magie sait être l’expression des sagesses les plus hautes comme celles des plus terribles folies”. Et je peux aujourd'hui dire qu’il avait raison.

Né d’un père elfe et d’une mère humaine, je suis une demi-elfe. On raconte que les personnes telles que moi combinent ce que certains disent être les meilleures qualités de leurs parents elfes et humains : la curiosité et la créativité humaine, et une ambition tempérée par des sens raffinés, l'amour de la nature et les goûts artistiques des elfes. J’aime à penser que c’est vrai, même si je pense également combiner les défauts des deux races. Mon ambition n’est pas tempérée, elle est… en adéquation avec ma patience.

J’ai grandi au Chéliax, dans un village du nom de Nebilis non loin du Lac Mélancolie, bordé par le cours du Tomarsulk d'un côté et la lisière du Bois des Tumulus de l'autre. C’était un village prospère, l’un des principaux fournisseurs en grain d’Egorian, voire même du Chéliax tout entier. Je n’ai jamais eu à me plaindre, je n’ai manqué de rien : ma mère était une apothicaire renommée, issue d’une famille noble de Couronne d’Ouest, et mon père un formidable enchanteur, du moins à mes yeux. Autant vous dire que je n’ai pas manqué d’amour. Rajoutez à tout ça quelques amis et un paysage magnifique, mêlant la beauté des forêts à celle de l’eau et des champs de Chélam, et vous aurez une bonne idée de ce que fut mon enfance.
Je me souviens encore de ces moments passés avec la belle Irène, une jeune boulangère, qui ne se lassait pas de mes bêtises. Nous allions parfois nous perdre aux champs de Chélam, ces champs magnifiques, une mer dorée d’épis à perte de vue dans laquelle nous, simples exploratrices, avons passé tant de temps allongées à contempler le ciel et l’horizon, mêlant nos rêves autant que nos êtres...
Mais ce qui me plaisait le plus, c’était d’être aux côtés de mon père et d’écouter ses leçons et ses histoires. Malgré ma motivation à lui ressembler, je n’étais pas une élève douée. Comme j’aime à le dire, j’apprends vite mais il faut m’expliquer longtemps. J’ai suivi ses enseignements de sorcellerie, étudiant la connaissance dissimulée dans la trame du multivers et la science des pactes. Au cours de mon apprentissage, j’ai passé un pacte avec la Reine des Corbeaux. Je vous parlais plus tôt de mon ambition : personne ne conclut un pacte avec d’aussi puissants patrons sans l’intention de faire emploi des pouvoirs ainsi obtenus.

Bref.

Un jour, quelque chose a mal tourné. Je… ne sais pas ce qu’il s’est passé. Notre village, mes amis, ma mère… mon père… en un instant, ils n’étaient plus. Il n’y avait plus que des flammes et des ombres. Et c’est là qu’Il a surgit, au centre de cette tragédie. Une ombre semblable à aucune autre. Je pouvais entrevoir son sourire à travers les volutes de chaleur, son souffle brûlant sur mon corps, son désir mêlé à ma terreur… Et tout s’est écroulé devant moi, je me suis évanouie. A mon réveil, j’étais ailleurs. Ils m’ont dit qu’une calamité s’était abattue sur mon village, qu’ils prendraient soin de moi… Naïve que j'étais. Quand cette voix éraillée a commencé à me parler, me susurrant à l’oreille, me promettant monts et merveilles, j’ai compris. Ma terreur a refait surface en un instant.
On ne sait pas ce qu'est la terreur tant qu'on ne l'a pas vécue. Et on se dit alors que les ignorants sont bénis.
Évidemment que j’en ai parlé à mes sauveurs ! Qu’auriez-vous fait ? Et eux, qu’ont-ils fait ? M’ont-ils aidé ? Non, ils m’ont enfermée, comme si c’était moi le monstre. Pauvres imbéciles.

C’est cette voix qui m’a permis de m’échapper. Elle m’a appris… à apprendre, d’une certaine manière. Ce fut une sombre année de captivité, je ne souhaite pas en parler. J'ai fait ce qu'il fallait pour survivre, ce qu'il fallait pour m'enfuir. Depuis lors, j’essaye de me défaire de cette chose, ou du moins de la contrôler. Aspirant à retrouver une vie normale, je m’efforce de garder ce qui me tourmente pour moi-même. Je ne veux pas que ma malédiction soit un fardeau pour d'autres. Je refuse de devenir une victime, et je ne permettrai pas que d'autres soient victimisés.

Au moins, cet isolement m’a permis d’apprendre à mieux me connaitre, ainsi qu’à contenir cette voix. Cet être… m’incite à devenir quelqu’un que je ne suis pas. Il me parle tantôt comme si j’étais étant une enfant naïve et lui mon mentor, tantôt comme si j’étais sa reine et lui mon plus fidèle conseiller. Il a touché quelque chose en moi, une puissance latente qui n’attendait que d’être éveillée. J’ai découvert cette nouvelle forme de magie, plus belle, plus sombre, plus… nuancée. La sorcellerie est une magie exquise, mais on ne peut pas l’étudier comme on apprend un langage, pas plus qu’on ne peut apprendre à vivre une vie de légende. Personne ne choisit la sorcellerie ; c’est le pouvoir choisit l’ensorceleur. Et c’est cette chose qui m’a choisi, moi. Je ne comprends pas son objectif. Il ne souhaite pas partir, il est là de son plein gré. Je ne suis pas sa prison, je suis son trône, mais il ne souhaite pas non plus prendre le contrôle de mon corps. Il ne souhaite pas ma mort, mais mon… évolution… Non, ce n’est pas ça, il me brouille l’esprit. Il souhaite que je devienne... quelque chose d'autre. Je ne sais plus vraiment où se situe la limite entre lui et moi, où les sombres aspects de mon être s’arrêtent et où les siens commencent, si mes désirs sont les miens ou les siens...

  1. 'Le dernier paragraphe dépend également du BG commun'
Bref, je m'égare. Par crainte que cette histoire ne se répande, j'ai fuis mon pays. J'ai rejoins le port le plus proche, pris le premier bateau et me voilà au Rahadoum. Comme il fallait bien vivre, j’ai commencé à chasser des monstres. Ça rend service aux villageois des environs, ça me permet de tisser des liens avec eux, et moi ça me permet de vivre. Avec ma magie, c’est un jeu d’enfant. Tandis que la bête s’approche de moi, cavalant à perdre haleine, je la pointe du doigt. J’inspire. Je concentre mon essence, comme si une partie de moi aspirait à quitter mon corps pour aller transpercer mon adversaire. J’expire. La décharge déchire l’air pour finalement atteindre la bête. Elle s’écroule, inerte. Au fond de mon être, je sens cet être infâme exulter. Je m'approche de la bête. La tête servira de preuve pour mon contrat, le cœur me servira à parfaire mon don. Ainsi, il continuera de vivre en moi, d'une certaine manière.
Parfois, ça me fait de la peine, c'est comme si je venais de tuer un de mes semblables.
Je ne suis qu’un monstre tuant d’autres monstres après tout.