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Au sud du Rost, les collines vallonées et les forêts verdoyantes forment une contrée qui est longtemps restée sauvage malgré les nombreuses tentatives des colons venus du nord ou du sud désireux de se l'approprier et d'y amener la civilisation. C'est le Taldor qui s'est montré le plus ambitieux dans ses tentatives de colonisation de ce royaume mais même cette grande nation n'est pas parvenue à dompter les terres sauvages qui forment une large bande verte entre le Brévoy et le cœur des Royaumes Fluviaux. Cette région porte le nom de Terres Volées, car certains considèrent cette étendue sauvage comme un territoire volé (puis ensuite perdu) par d'aucuns. Elle est restée à l'abandon pendant des décennies depuis la dernière tentative de colonisation, et il se dit que le moment de la prochaine tentative pourrait approcher à grands pas.

Mais, avant que les Terres Volées ne puissent être conquises, elles doivent être connues. D'anciennes ruines parsèment ces terres, telles des témoins des échecs du passé, et des tribus d'humanoïdes sauvages et de terrifiantes monstruosités voraces s'y sont établies. Les bandits et les barbares que les explorateurs peuvent croiser sont encore ce qui se rapproche le plus de la civilisation dans cette terre sauvage mortelle mais magnifique.


--- Extrait des "Royaumes Perdus" de l'historien Taldori Gustav Devarr.

Un aperçu de la géographie des Terres Volées

Les Terres Volées recouvrent une large superficie d'à peu près 100 000 km2 (trois fois la Belgique, un peu moins d'un sixième de la France) située entre le Brévoy (ou, plus exactement, la partie sud du Brévoy, le Rost) au nord et le reste des Royaumes Fluviaux au sud.

C'est un vaste territoire qui n'est que peu connu : vu la sauvagerie et la dangerosité de ses habitants, humanoïdes ou monstrueux, peu nombreux sont les explorateurs et les cartographes qui ont eu le courage de s'y aventurer. Et ceux qui sont parvenus à récolter des informations précises et à les ramener vers la civilisation sont encore bien plus rares.

Malgré cela, on connaît quand même quelques informations au sujet des quatre principales régions des Terres Volées.

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Le centre : la Ceinture Verte

La Ceinture Verte est le nom donné à la région centrale des Terres Volées, recouvrant la vaste forêt des Marches de Narl et les collines vallonnées des Terres de Kame à l'est. Les bandits sont tout particulièrement nombreux dans ce coin-là, et c'est d'ailleurs la région que votre groupe a été chargé d'explorer et de conquérir au nom du Rost.

Les Marches de Narl. Au centre des Terres Volées s'étend la vaste forêt des Marches de Narl (aussi appelée la Marche de Narl, ou le Narlmarch), des bois denses qui séparent les Terres Volées en deux parties. On dit que ses arbres cachent de nombreux secrets et de multiples terrains dangereux comme des crevasses extrêmement profondes, mais qu'on peut également trouver des coins paisibles et magnifiques, des ruisseaux paresseux, des collines vallonnées, de nobles cerfs, des ours noirs, des sangliers, des rongeurs et des thylacines sous la frondaison de ses chênes, hêtres et acacias. Certaines rumeurs prétendent que les Marches de Narl abriteraient également de vastes repaires de bandits ainsi que des tribus de trolls et d'autres monstres puissants.

Les Terres de Kames. La partie Est des Terres Volées est occupée par des collines ondulées qui forment comme des vagues couleur de sable entrecoupées ici et là par des monticules rocheux qu'on appelle des kames. Les collines sont couvertes d'herbes pouvant atteindre par endroits plus d'un mètre de hauteur où peuvent se cacher de nombreux prédateurs monstrueux ainsi que les nombreux troupeaux de chevaux sauvages, les renards, les loups, les serpents et les rongeurs qui ont élu domicile dans la région. Les kames, quant à eux, sont pour la plupart des formations apparemment naturelles mais certains d'entre eux forment des arrangements étranges, ce qui laisse penser qu'il pourrait s'agir d'anciens cairns ou de marqueurs d'une sorte ou l'autre.

Le lac de la Défense Ce lac brun et rocailleux se cache entre des falaises et des collines pentues. Il suffit de suivre l’une des rivières qui traverse les terres de Kame ou les marches de Narl pour atteindre ses eaux. Les sangliers se rendent fréquemment sur ses rives et apprécient les épais buissons de ronces et de baies qui séparent sa rive occidentale de la forêt. Ce sont ces bêtes qui donnèrent son nom à cette vaste étendue d’eau. Le Défense déborde à chaque fonte des neiges et se déverse dans les ravines marécageuses qui le longent à l’ouest. Ces inondations créent des goulets boueux et des trous d’eau stagnante où de féroces nuées de moustiques, de striges, de gros serpents et de lianes meurtrières se nourrissent de tout ce qui tombe dans la boue, aussi traîtresse que des sables mouvants. Dans les eaux plus profondes, le lac se montre généreux en brochets, en crapets arlequins et, plus dangereux, en anguilles mordeuses. Ces dernières sont réputées pour leur peau glissante et leur morsure douloureuse. Les plus âgées mesurent dans les deux mètres cinquante et peuvent facilement échanger les rôles avec un pêcheur qui compte en faire son repas. En revanche, ce sont des mets de choix sur les tables de Nouvelle Stetven, au nord, le prix à en tirer justifie donc les risques courus.

L'ouest : Le Bourbier

Derrière les Marches de Narl, à l'ouest, on trouve de vastes marécages parsemés d'arbres pourrissant et de tapis de mousse. Cette région parsemée de milliers de veines aquatiques encombrées d'algues, de végétaux et d'autres détritus, porte le nom de bourbier de Crochelangue (ou bourbier de Hooktongue). On y trouve de nombreux insectes, des rongeurs porteurs de maladies, d'immenses serpents et des prédateurs monstrueux apparentés aux crapauds.

Le lac de Langue Crochue. Dans le nord du Bourbier, les innombrables ruisseaux qui abreuvent les marécages se rassemblent pour former le lac de Langue Crochue. Cette vaste étendue d'eau dissimulée sous une végétation épaisse dominée par des saules se confond avec les marais, n'émergeant des terres détrempées que sur sa rive ouest, qui forme comme une plage recouverte de galets. L'endroit serait également hanté par un monstre aquatique qui considérerait l'ensemble du bourbier comme son domaine et utiliserait ses nombreuses voies d'eau comme réseau de transport rapide lors de ses chasses.

L'extrême ouest : les Hautes Terres de Glénébon

La géographie de la région de Glénébon est marquée par des collines arides battues par des vents forts, sur lesquelles une végétation entêtée et très parsemée s'accroche avec peine. Les sommets rocailleux n'offrent aucun abri contre la violence des souffles et les vallées ne sont que poussière et caillasse. C'est seulement grâce aux pluies relativement régulières que la région ne s'est pas encore transformée en véritable terre aride. Vu les faibles ressources naturelles de l'endroit, on ne trouve dans cette région guère plus que des coléoptères (de taille normale ou géants), des serpents, des rongeurs et des loups affamés, mais parfois, certaines créatures monstrueuses comme de terribles manticores viennent s'adjoindre aux habitants locaux.

Cette région à la frontière de la Numérie à l'ouest est également proche du royaume fluvial de Pitax au sud. Certains prétendent d'ailleurs que la région de Glénébon serait sous la coupe des bandits de Pitax, mais ces derniers n'ont pas vraiment agi en tant que maîtres de l'endroit.

Le mont Branthlend. Le mont Branthlend, qu'on appelle également le pic des Promesses Brisées, se détache d'un tapis de montagnes relativement basses et couvertes de forêts. C'est le pic le plus haut de la région mais il se distingue surtout par le fait que son sommet ressemble à un promontoire de pierre blanche quasiment dénuée de toute végétation. La forme particulière de l'apex de cette montagne, qui évoque un point de vue qui domine tous les environs, a donné naissance à de nombreuses légendes chez les barbares numériens.

Pitax. Ce royaume fluvial situé au sud-ouest des Terres Volées a longtemps servi de sanctuaire pour les voleurs et les contrebandiers. Il agit aujourd'hui comme un centre commercial pour les Royaumes Fluviaux et certains désirent même qu'il devienne un centre culturel. Malgré les envies des voisins avides et les dangers provenant tant de l'intérieur que de l'extérieur, ce petit royaume est parvenu à survivre grâce aux actions de son rusé dirigeant, le Seigneur Irovetti.

L'est : Les Hautes Terres de Nomen

Les Hautes Terres de Nomen forment la frontière est des Terres Volées. On y trouve une chaîne de montagnes d'altitude modérée qui souligne la frontière avec les steppes casmaroniennes de l'ancien royaume de l'Iobarie à l'est.

Le Dunsward. Autour de ces montagnes (et au sud-est de la ville de Restov) s'étend le Dunsward, de vastes plaines herbeuses qu'on dit habitées par de nombreuses tribus de centaures ainsi que par des barbares descendant en ligne droite des ruines de l'Iobarie.

Les Tors de Lévenie. Les monts qui marquent la frontière est des Terres Volées semblent comme surgir des plaines herbeuses qui les entourent, du moins du côté ouest, où ils forment des falaises escarpées. Du côté est, la pente qui mène vers leur sommet est plus douce. Selon les rumeurs, ces massifs rocheux renfermeraient de nombreuses crevasses, grottes et cavernes ainsi qu'un vaste réseau de galeries souterraines. Certaines légendes parlent de salles antiques renfermant des trésors oubliés par l'histoire et gardées par d'anciens vigiles de pierre, parfois même par des dragons.