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Résumé :
Fiche de PJ :
Background :
         Partie 1
         Partie 2
         Partie 3
         Partie 4
         Partie 5
   Propositions de connaissances de Fiore, par ordre d'intérêt :


Résumé :

Nom : Fiore
Nom véritable : Fiore Aquila Stavian
Surnom courant : Fio' la borgne ou Fio' dix doigts.


Thème musical du PJ, parce que c'est important d'avoir du style ༻

























Fiche de PJ :







Background :




Partie 1


Improbable.
Si j’avais dû qualifier mon existence jusqu’alors, c’est le terme que j’aurais employé. Mon nom est Fiore Aquila Stavian. Oui, vous avez bien entendu. Stavian. Le nom de la famille régnante du Taldor peut faire rêver sur le papier, mais sans couronne, sans fidèles et mise à l’écart, en terre étrangère, ce n’est rien d’autre qu’une suite de sept lettres sur un morceau de parchemin. De toute manière, j’aurais été trop sentimentale pour régner, et trop cynique pour fréquenter ces hauts-lieux de peigne-culs, mais c’est pas la question. "On t’a éloigné du Taldor par protection" m’a-t-on dit. Ah, elle est belle la protection ! C’est sûr que derrière ces barreaux, j’risque pas grand-chose !

Comment sortir de prison et rester libre me demanderiez-vous ? Eh bien, il y a trois prérequis. Le premier, c’est de ne pas avoir fait quelque chose de grave. Un meurtrier est davantage surveillé, et s'il est en cavale, ça attire plus l’attention qu’une voleuse de pain. Courir après une petite voleuse, tant que ça ne s’ébruite pas trop, elles n’en ont pas grand-chose à faire les mignonettes de la garde, elles ont suffisamment de boulot comme ça. Un meurtrier, ça possède sa bobine sur les affiches de recherches, c'pas la même. Et chercher une fille dans Absalom, c’est comme chercher un grain de riz dans une rivière, bonne chance mon coco.

Le second prérequis, c’est de ne pas avoir une tronche trop reconnaissable. Si t’as le physique d’un gars lambda, tu te fondras plus facilement à la masse qu’un yrch d’une toise et demi. Et de c’côté-là, j’m’en sors pas mal aussi, sans vouloir me vanter. Quand il s'agit de se faire oublier, je m'en sors pas trop mal. Hum ? Mon œil ? Oui, c'est sûr que chercher une borgne, c'est quand même significatif comme truc... Mais disons qu'en terme de déguisement et de maquillage, j'ai un petit bagage. C’est-à-dire que… bon… vous voyez le garde lambda ? Vous voyez les pigeons ? Bon, bah… c’est un peu pareil. Des fois on tombe sur un futé, mais c’est souvent du p’tit machin belliqueux, bruyant et un peu concon.

Et enfin, le dernier point, le plus délicat, c’est de savoir sortir en douceur. Chacun sa technique. Et là encore, sans vouloir m’vanter, quand on a une belle gueule, de jolies courbes, et qu’on sait déplacer des objets à distance, comme une petite clef par exemple, c’est tout de suite beaucoup plus simple et beaucoup plus amusant. Quelques temps d'observation suffisent à se faire une bonne idée de la routine de patrouille et des mauvaises habitudes des gardiens. Un mot soufflé dans la bonne oreille déclenche une bagarre. Et pendant cette diversion, moi, je sors.

Quelques heures à peine après ma mise en détention provisoire, j’étais dehors. Un faux nom, aucun chef d’accusation grave, et roulez jeunesse. Enfin, il faudrait quand même que je me fasse un peu oublier, quelques temps, mais comme je le disais, ça, j’ai l’habitude… "Être oubliée" j’entends. C'est à dire que dans les Flaques... c'est vit ou crève.



Partie 2

Je suis arrivée à Absalom assez tôt, je me rappelle très peu de ma vie au Taldor. Je me souviens à peine de ma mère, de ses belles boucles châtaines et de son sourire… et de son caractère, je crois bien ! Les chiens ne font pas des chats, je suis aussi têtue qu’elle ! Je me souviens d’avoir pris la mer… et d’une autre femme aussi… le teint basané, peut-être originaire du Qadiran ? Enfin bref, qu’importe.

J’ai quitté le Taldor en compagnie de Val, la femme de main de cette dernière. Elle ne parle jamais du passé avec moi, elle s’y refuse catégoriquement. Fichue vieille bourrique ! C’est elle qui m’a éduqué, m’apprenant à la fois les us et coutumes de la haute société, mais également à être… débrouillarde dans la rue, dirons-nous. Oh, j’vais pas me plaindre, elle me laisse à moi-même, je ne la vois quasiment plus, mais c’est une vraie. Avec du recul, j’suis assez fière de ce que je suis devenue et je lui en suis reconnaissante. Mon éducation ? ça marchait à peu près comme ceci : un mois d’études (l’histoire, la musique, les mathématiques, les arts et la magie), suivi d’un mois de pratique, "la vraie vie" (un mois dans la rue, seule, à me débrouiller pour survivre). Puis deux mois d'études, puis deux mois survie. Voilà comment ça marchait avec Val. J’étais une bonne élève je crois, elle semble fière de moi, même si elle le niera toujours, cette tête d’âne ! Mais j’ai connu des gens qu’elle jugeait incompétents ou abjects, et je peux vous dire que ce n’était pas la même. Des fois, je me demande quelles sont ses capacités. Je l’ai toujours imaginé en maître espionne ou en tueuse à gage, quelque chose comme ça. Les gens du commun ne manient pas les dagues avec autant d’aisance.

Au début, les premiers jours passés dans la rue sont difficiles. On ne sait pas quoi faire, ni comment le faire, et on n’a personne sur qui compter. Tu pourrais crever là que les gens s’en foutraient. Une aumône par-ci, une poubelle par-là, une soupe populaire -pas terrible- au temple de Desna, mais quand on n’a rien, je peux vous assurer que c’est un vrai régal. Autant te dire que la survie n’est pas des plus aisées. J’me souviens encore, de "mon coin", dans une ruine des Flaques, le district à l’abandon sujet aux inondations, près des Siphons.

C’est donc en partie là que j’ai grandi, dans les ruines des anciens quais de la ville portuaire. Un lieu davantage fréquenté par les clochards et les individus louches que par les rats. J'y ai passé les moments les plus forts de ma vie, et aussi les pires... Val le savait. Elle voulait que je me forge, gardant un oeil sur moi depuis les ombres. Aujourd'hui, avec le recul, je le sais, mais à l'époque... c'était difficile. J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps dans les Flaques.
Heureusement que d’autres âmes étaient dans le même cas que moi. Nous nous réconfortions ensemble dans notre malheur. Sans eux, je ne sais pas si j’aurais tenu bon. Je ne pense pas. Je vous passe les détails glauques et larmoyants de mon enfance insignifiante au sein du dépotoir d’une société décadente et corrompue, vous vous doutez qu’il s’en est passée des choses. Il y a tout de même eu quelques moments de bonheur dans tout cela. Je me souviens des histoires que me racontait le vieux Caudron, un estropié, mais débrouillard... On jouait souvent aux échecs ensemble... Oui, il y avait au moins ça. Au début, je me réconfortais en me disant que Val reviendrait, que ce n’était qu’un mauvais moment à passer… Mais avec le temps… j’ai fini par m’y faire, voire par apprécier cette vie.



Partie 3

Accélérons un peu le fil du temps. J’ai commencé à survivre par de petits larcins, puis par filouterie. Sans violence, toujours… du moins sans violence de ma part. Pas par conviction, mais par crainte des représailles. Bien sûr, il m'est arrivé de me prendre des beignes, et d'en distribuer, mais ce n'était jamais la première solution que j'envisageais. Me voici adolescente, quelques larcins et mésaventures plus tard, je rencontrai Flitz’, une filoute de sang mêlé, elfique je crois. Malandrin de talent, à la langue et à la main aussi vives que… compétentes, elle ne m’a jamais vraiment dit d’où elle venait, elle était toujours fuyante concernant ses origines. Quelque part au Nord me semblait-il.
Au début, on s'entendait comme chien et chat, elle et moi. Et puis, quelques baffes, pièces et bêtises plus tard... nous voilà devenues de véritables amies. La seule que j'avais à vrai dire. Nous vivions ensemble, volons ensemble et mangeons ensemble. C'est un peu comme ma sœur, bien que nous n'ayons aucun lien de sang. C'est d'ailleurs la seule qui m'ait déjà dit que mes yeux vairons étaient beaux. Fichue idiote.
Entre elle les mois pairs et Val les mois impairs, j’ai eu un entrainement… disons "singulier" à l'art de la filouterie. Passées quelques années, l’art de survivre -car c’était un art- n’avait plus aucun secret pour moi. C’était un jeu d’enfant, et c’était même plus simple que de se dégoter un travail honnête. J'aurais sans doute pu faire une bonne avocate, j'étais douée pour trouver les mots et les endroits où frapper... Mais pourquoi me lever l’âme à trimer toute la journée quand je gagne autant en fouillant dans la bonne poche, dans le district de la Monnaie ? Ou qu'en jouant cette même solde aux dés, et en gagnant le double ? J'ai toujours eu un certain don pour la musique et pour la danse, mais ça, je préférais le réserver pour mes rares mais précieux amis que pour un quelconque travail. Ma musique leur redonnait du baume au cœur, et ça, ça en donnait au mien.

Avec le temps, Flitz’ et moi, on montait nos petits plans. On rêvait plus grand, enfin, surtout elle. Elle souhaitait une société meilleure, de l’évolution. Elle disait que la chance allait venir, que la route allait tourner... J’arrivais facilement à me lier d’amitié avec les laissés pour compte, les pauvres et les opprimés, et elle trouvait ça inspirant. Moi… bah j’rêvais aussi, et j’ai suffisamment de matière grise pour faire des plans sur la comète, mais j’me contentais bien de ce que j’avais en fait, c’était juste naturel pour moi d’être empathique, ou du moins d’essayer de l’être… et j’avais toujours un as dans ma manche, nommé Val. Et Val… c’est le genre de carte qui change ta main. Quand tu sais au fond de toi qu’on ne te laissera pas crever, même si tu souffres, ça change quand même la perspective que tu as de la survie. Cette dernière passait d’ailleurs parfois à l’improviste nous apporter des friandises ou des babioles, à Flitz’, moi et quelques amis. C’est dans ces moments là plus que tout autre que je sentais que Val avait un cœur, mais également qu’elle avait connu la rue, elle aussi.



Partie 4

Et puis un jour, Flitz’ avait trouvé une bonne occasion de s’attirer des ennuis, un cambriolage, rien que ça. Il parait que les elfes prient Calistria lorsqu’ils cherchent les ennuis, et Desna lorsqu’ils les trouvent. Je n’avais ni son audace ni sa souplesse, mais nous avons réussi à dérober un joli butin à un noble, une pourriture de bureaucrate corrompu. Nous n’avons pas gardé cette prise pour nous, nous l’avons partagé avec nos amis. Les jours suivants furent heureux, fête et reconnaissance, nous étions leurs héros. C’est ce jour-là que j’ai compris que la chance ne s’attend pas, elle se provoque. Malheureusement, ce n’est parfois pas sans risque. C’est dans cette période que j’ai eu l’idée de former une bande avec nos amis proches, et de s’unir contre cette société qui nous rejetait. L’idée avait l’air de plaire, mais j’étais hélas trop ambitieuse, trop insouciante… et inexpérimentée. Nous avions pris le goût du risque, et nous allions en faire les frais. Une bande rivale, celle de "Péotre le pisse-froid" avait entendu parler de nous et tentèrent de s’en prendre à notre dernière prise.

Un ami, "grand dadet" que je l’appelais, tenta de nous protéger, et ça lui valut un couteau entre les côtes. Nous étions pétrifiés, impuissant, tandis que ces meurtriers riaient à gorge déployée. J’étais hors de moi, je ne saurais l’exprimer. « non » murmurait une voix en moi.
Un mélange de tristesse et de rage, de rage pure, bouillonnait au plus profond de mon être. « Non » répéta la voix, haussant le ton.
L’un des marins nous regarda, Flitz’ et moi, l’air lubrique. Le butin ne lui suffisait visiblement pas à celui-là. J’étais tétanisée. Il a attrapé l’épaule de mon amie, laquelle s’est mise à pleurer, résignée à son sort. « NON » explosa la voix.
Sortie de ma torpeur, je fis un pas en avant, pour prendre sa défense. Choix courageux mais inconscient, qui me valu un coup de dague en pleine face, devinez où. Je me suis effondrée comme un vieux sac, ma main collée à mon œil, tentant vainement d'atténuer la douleur... mais je suis restée consciente. C'était la douleur qui me maintenait éveillée, et la rage qui alimentait mes jambes. Je me suis relevée, et tandis que je tendais machinalement les mains vers l’homme, que j’hurlais à plein poumons, je ne sais pas pourquoi, j'ai vu son ami se moquer de moi, et je lui ai ordonné de tuer son sale pote. Un acte ridicule me diriez-vous ? Et pourtant...
Il porta soudainement la main à son arme, et emplit de rage, trancha la tête de son compagnon. Deux ou trois secondes passèrent, paraissant durer une éternité, durant lesquelles il se demandait ce qui venait de se passer. Puis lui et ses semblables s’enfuirent, sans doute épeurés, tandis que je m'effondrais de nouveau au sol, œil en sang, le corps de notre agresseur gisait devant nous, mort. Je n'ai pas compris comment j'avais fait cela, et aujourd'hui encore, je ne sais pas d'où me vient ce pouvoir.

Les choses changèrent à partir de ce jour-là. Cette haine intense et soudaine ne s’était pas évaporée avec la mort du marin, elle avait fini par se reporter sur la société, cette société qui avait laissé cette situation se produire, et qui n’avait rien fait pour l’en empêcher. Tous les mois, des démunis, sans-abri, estropiés et enfants vivaient la même chose. Absalom n'est pas la ville de vos rêves, croyez moi. Dans l'ombre de la Ville au Centre du Monde se déroulent de bien tristes choses.
En apparence, j’avais toujours l’air d’être la même, joyeuse, joueuse et cynique, mais au fond… je haïssais ce monde qui s’imposait à nous, qui tenterait de s'en prendre à d’autres tels que Flitz’.



Partie 5

Aux yeux de mes amis, j’étais aussi impressionnante qu’effrayante. Je les avais sauvés… j’étais devenue plus qu’une petite héroïne des bas-fonds à leurs yeux… mais je n’étais plus comme eux, et ça me brisait le cœur. Fitz’ me regardait avec une admiration nouvelle, mais aussi, pour la première fois de ma vie, avec crainte. Je me suis demandé si c’était pour cette raison que Val m’avait emmené à l’écart de ma famille, mais elle sembla sincèrement surprise de ce qui m’arrivait.
Quelques jours plus tard, alors que nous étions disputés Flitz' et moi, nous avons été enlevées en pleine nuit. Je me suis retrouvée dans une cellule, et... on... je me souviens mal, il y avait un taré... je me souviens de ses aiguilles et de ses couteaux... je les sentais rentrer au plus profond de mon être... Il parlait de... "d'éveil", "d'enfant", "d'âme"... de quelque chose de "latent"...
Je n'ai pas envie d'y repenser. Je me souviens que Flitz' a réussi à se libérer -ça ne m'étonne pas d'elle- et qu'elle est venu me libérer aussi. Ensemble, nous avons réussi à nous enfuir discrètement par les égouts. Nous avons tout fait pour oublier ce jour là. Mais c'est également à partir de là que mes pouvoirs ont commencés à m'apparaitre comme étant une partie de moi-même, maintenant éveillée.
Mais bref, chose faite, j’arrivais à manipuler ce pouvoir pour m’en prendre à mes adversaires. J'arrivais à manipuler la psyché d'autrui, en quelque sorte. Le monde était soudainement plus... réceptif à mes demandes.
Demander un service était devenu une chose enfantine, et même laisser penser que l'idée ne venait pas de moi. Et surtout... il y avait cet étrange don qui m'était venu l'autre jour. J'arrivais à faire naitre une rage intense au fond d'eux, et à la diriger vers autrui. Effrayant non ? Tu m'étonnes...
J’étais devenue une sorte de voleuse "mystique" comme le disait Flitz’, et je représentais plus que jamais cet espoir d’un monde meilleur à ses yeux. Mais du mien... je sentais le monstre qui sommeillait en moi. Cette voix qui m'appelait, qui me susurrait de nombreuses choses... Si j'avais pu inciter ce salaud à tuer son pote... si je pouvais insuffler des désirs dans les esprits des gens... jusqu'où pourrais-je aller ?
Au fond de mon être, je sentais cet.. appel. Ce désir d'aller ailleurs, d'aller plus loin... Mais je ne voulais pas. Je ne pouvais pas me résoudre à laisser mes frères et sœurs à leur triste sort.


Plutôt que d’être le monstre, cette bête qui sommeillait en moi, je m’efforçais alors d’être bien plus. J'userai de mon charme et de mes talents au quotidien afin de m'attirer reconnaissance. Je serai leur guide. J’ignore si j’y arriverai, mais… j’essayerai. Non, je le ferai. Je les guiderai à être plus que de simples survivants, à se rassembler, à s'organiser, et à faire évoluer la société nous-mêmes, quel qu’en soit le moyen pour y arriver. Qu’importe la méthode, qu’importe le temps qu’on y consacrerait, qu’importe ce que l’on pensera de moi, je plierai cette société à nos pieds, et j’imposera une méritocratie. Plus personne ne sera contraint de vivre comme eux par malchance ou par injustice, Milani m'en soit témoin. C’est mon nouvel objectif de vie.
Absalom est un arbre magnifique, mais dont certains fruits sont pourris et tombent sur les racines. Ensemble, mes frères, mes soeurs, nous nous battrons contre l'injustice que nous portent ces fruits ! Suivez-moi, et ensemble, montrons leur que tout comme Milani, nous aussi, nous fleurirons sans cesse tant que l'oppression sera notre quotidien ! Moi, Fiore Aquila de la maison Stavian, j'en fais devant vous le serment !

Mais ce que l’on prend parfois pour un coup du destin n’est rien d’autre qu’une pièce déplacée sur un échiquier, et ça, à l’époque, je l’ignorais…






Propositions de connaissances de Fiore, par ordre d'intérêt :


Val, ma tutrice.
Alignement : CN
Classe : Roublard ou équivalent

Il existe une chose plus dangereuse qu’un coupe-jarret : un coupe-jarret avec des idéaux politiques. Je ne sais pas grand-chose de Val, si ce n’est qu’elle travaille pour une noble taldane, qu’elle est plus que louche et qu’elle a probablement grandi dans la rue. Bien qu’étant parfois d’humeur joyeuse -moqueuse généralement- elle est le plus souvent froide et méthodique. Pour Val, la fin justifie les moyens. Ce que Val veut, Val le prend. La morale et la bonne conscience sont des obstacles à tout idéal.

Bien que j’ignore pourquoi, je sais qu’elle est crainte dans les Réduits -les Bas-Quartiers d’Oppara- et dans Port-Levant. Néanmoins, elle a une sincère affection pour les gens issus des classes inférieures, et souhaiterait améliorer leur condition. Nous partageons cette envie commune de faire évoluer la société, et avons également une affinité commune pour les méthodes permettant d’y arriver.

D’ordinaire, on ne trouve pas Val, c’est elle qui vous trouve.


Skwik, maître spirituel, rat géant miniature.
Alignement : C'est un rat.
Classe : C'est un rat.

L'histoire qui me lie à Skwik est trop belle et trop longue pour être contée...
Sachez simplement que nous nous sommes rencontrés par un jour de pluie, autour d'un morceau de pain, et que nous avons lutté contre le Mal ensemble. C'est mon ami et je me battrai pour la dignité du moindre rat de cette fichue ville.



Flitz’, amie intime, sœur de cœur.
Alignement : CB
Classe : Roublard ou équivalent

Flitz, Flitz, Flitz...
Lorsque l’on grandit dans la rue, on partage les mêmes misères, les mêmes rêves et parfois même les mêmes ennemis. C’est comme ça que l’on s’est rencontrées, Flitz’ et moi. Oh, nous n’avions pas le même ennemi, nous étions nos ennemies.
Il faut dire qu'on a toutes les deux un caractère de cochon doublé d'une prédisposition pour les ennuis.
Au début, on ne pouvait pas se voir en peinture. On "habitait" chacune dans une rue voisine, et on s'évitait constamment. Deux caractères de cochon doublés d'une prédisposition pour les ennuis ? ça ne pouvait que matcher voyons.
Et puis un jour, alors que je rentrais bredouille de mes aumônes, déprimée par l'idée d'une soirée sans pain, j'en ai trouvé un bout sur le pas de ma "porte". Je n'en ai jamais eu la confirmation, mais je sais que c'est elle.
Coïncidence ou fruit du destin, le lendemain même, elle avait des ennuis avec des gros bras. J'ai volé à son secours et j'ai utilisé ma langue de vipère pour diriger ces sales types vers une autre cible. Et depuis, nous sommes devenues inséparables.

C'est une jeune femme fougueuse, orpheline et élevée par un Nain. Sa passion se transforme de vengeance contre les autorités à idéalisme combattif. Plutôt ingénue que naïve, elle combat pour le bien, ce qui lui permet d'être en première ligne pour critiquer les autorités, mettre les contradictions de leurs lois en lumière et prendre les devants pour les actions que personne n'ose faire bien qu'il le faille. Flitz’ n'est pas très cultivée, elle ne connait même pas ses tables de multiplication, mais elle sait lire et dispose tout compte fait d'assez bonnes capacités de raisonnement. Toujours prête à aider les autres, Flitz’ est capable de mettre ses soucis personnels de côté lorsque la cause pour laquelle elle se bat est plus importante.



Styx, amie proche.
Alignement : CN
Classe : Roublard ou équivalent

Je me souviens encore de cette époque où Styx n'était qu'une petite fille apeurée et trouillarde, blottit dans les ruines de l'atelier de ses parents. Elle n'a vraiment pas eu de chance, la pauvre. Des parents emportés par la maladie, leur fond de commerce pillé, une inondation dans les Flaques endommageant leur maison, obligeant la gamine à aller vivre dans l'atelier de ses vieux...
Je me souviens qu'elle a toujours aimé lire. C'est d'ailleurs comme ça que nous avons fait connaissance : avec l'un de mes premiers larcins, je lui avais acheté un livre, les Aventures de... quelqu'un le barde, me souviens plus du nom. Ce dont je me rappelle, ce sont des petites étincelles dans ses yeux lorsque qu'une étrangère comme moi, de son âge, lui avait offert le bouquin.
Depuis, elle a bien grandi. Si elle est toujours passionnée de livres et qu'elle a parfois encore cette étincelle dans le regard, elle n'est plus la petite fille innocente que j'ai connu. A grandir dans les bas-fonds, il fallait s'y attendre, elle a adopté le même état d'esprit que nous : "La fin justifie les moyens". Elle reste néanmoins très fidèle à ses rares amis.



Kazemde, ami proche.
Alignement : CB
Classe : Roublard ou équivalent

Kaz' est un jeune garçon des quartiers populaires d'Absalom, inconscient de sa propre aura. Tout chez lui est motivant pour autrui. Il est altruiste, courageux et cherche à tout prix à gagner l'affection de ses amis. A côté de ça, c'est un escroc et et un voleur de talent. Enfin, pour notre âge du moins. Il ne le fait jamais sous le coup de mauvaises intentions en revanche.
Par exemple, il m'a déjà fait du chantage -c'est d'ailleurs comme ça que nous nous sommes connus-, mais en "tout bien tout honneur" comme il aime le dire. C'était pour aider un énième orphelin des rues. Fin bref.

En grandissant, il s'est spécialisé dans un domaine bien particulier, propre à son caractère : le recel d'informations. Et il faut dire que dans son domaine, il est plutôt efficace le bougre ! C'est toujours lui que je vais voir quand je chercher une info, ne serait-ce que pour me renseigner la personne à laquelle je dois m'adresser pour l'obtenir. Il prend une petite commission, moi je gagne du temps et je diminue des risques, tout le monde est content. Enfin, presque tous, ça dépend de l'information que je recherche.



Yambagorn, connaissance de la rue.
Alignement : NB
Classe : Expert

J’ai rencontré Yamba quand j’étais une gamine des rues, tandis que j’étais au plus mal de ma vie. Il était dans une situation semblable et, à vrai dire, nous nous détestions. C’était un idiot qui cherchait à s’imposer par la force, et j’ai souvent eu peur de le croiser dans les rues en rentrant chez moi. Il faisait bien deux têtes de plus que moi, et pouvait se montrer cruel. Je me souviens d’une fois où il… Enfin, c’est du passé tout ça. Je m’arrangeais souvent pour l’éviter, et si je pouvais le faire accuser, je le faisais. C’est tout ce qu’il y a à retenir.

Nous nous sommes perdus de vue, et nous nous sommes retrouvés il y a peu de temps. Il a réussi à sortir de la rue et à devenir apprenti forgeron auprès d’un petit artisan local. Depuis le temps, il s’est assagit, on ne dirait plus du tout le même. Enfin, j’imagine que c’est la même chose pour moi, la sagesse en moins. Etrangement, nous avons pu “refaire” connaissance en mettant nos vieux griefs de côté. J’ai conservé de bonnes relations avec lui depuis ce jour, et je n’hésiterai pas à le recommander à quiconque cherche une lame aiguisée, un outil "particulier" ou un joli bijou de qualité.