Casmaron

Le Casmaron est le plus grand des continents de Golarion. Il s'étend à l'est de l'Avistan, au-delà des montagnes du Bord du Monde. Au sud, il est bordé par le vaste océan Obari et au nord, il rejoint la Couronne du Monde.

Le Casmaron est traversé par une importante piste commerciale appelée la Route Dorée. Celle-ci traverse les steppes et les déserts du Casmaron pour relier la capitale du Qadira, Katheer, et l'empire du Kélesh (avant de poursuivre son chemin plus à l'est vers le Vudra).

D'un point de vue géographique, on peut décrire le Casmaron en prenant pour référence la grande mer de Castrovin, une mer intérieure en forme d'oeil qui semble surveiller ce vaste territoire.

Sud/sud-est : le padishah du Kélesh

Au sud et au sud-est de la mer de Castrovin, le vaste territoire du padishah du Kélesh s'étend jusqu'à l'océan Obari. C'est une nation qui a exercé une influence importante sur la région de la mer Intérieure, et plus particulièrement sur le Taldor et l'Osirion, via sa colonie (sa satrapie plus exactement), le Qadira. Entre le Qadira à l'ouest et le coeur du Kélesh à l'est se trouvent toute une série de satrapies kéléshites plus ou moins désertiques et ponctuées d'oasis et de lieux de culte de Sarenrae visités par de nombreux pèlerins (le plus connu est sans doute l'oasis de la Lumière Éternelle, que les locaux appellent Ourzid-Mah).

Sud-ouest central : les anciens royaumes

Les terres au sud-ouest de la mer de Castrovin appartenaient autrefois à d'anciens royaumes aujourd'hui disparus, comme le Ninshabur, le Kaskkari et l'Iblydos. Ces contrées parcourues par de nombreux cours d'eau avaient atteint des sommets de culture aussi élevés que ceux de l'Azlante dit-on. Mais ensuite, elles ont été ravagées et intégralement détruites par les Rejetons de Rovagug, la terrible Tarasque en tête. Celle-ci serait d'ailleurs enfermée au fond d'un gouffre béant situé à l'endroit où s'élevait autrefois une des cités du Ninshabur, un lieu qu'on appelle désormais la Fosse de Gormuz.

Sud-ouest : les Étendues balayées par le vent

Plus loin vers le sud-ouest, on trouve une partie du Casmaron qui est très justement appelée les Étendues balayées par le vent. Il s'agit de steppes désertiques au sol craquelé par la sécheresse. Ces territoires ne sont habités que par quelques poignées de Kéléshites très traditionnels et quelques cavaliers nomades qui, même s'ils sont officiellement soumis au padishah du Kélesh, prennent la liberté de poursuivre leurs anciens cultes et rites inspirés des légendes et prédictions datant des royaumes disparus.

Nord : l'Iobarie

Au nord de la mer de Castrovin, on trouve de la taïga et de vastes forêts denses et primitives de conifères majestueux, qui semblent dater d'une époque plongée dans les brumes du passé. Aujourd'hui, ces terres ne sont plus peuplées que par des barbares primitifs mais, selon les érudits, il s'agirait du territoire ancestral de l'ancien royaume d'Iobarie, une nation fondée autrefois par des colons ulfes qui auraient tenté de contourner la calotte glaciaire par l'est. Même si l'Iobarie a aujourd'hui disparu (elle aurait été ravagée par de nombreuses épidémies qui, dit-on, couvent encore à l'abri de ces forêts vénérables), on peut encore voir des traces de son influence jusqu'en Avistan : le Brévoy (autrefois appelé l'Issie) et le Mendev auraient été des colonies iobariennes. Certaines rumeurs prétendent également que les forêts ancestrales de l'Iobarie renfermeraient de très anciens monuments datant d'une époque où les cyclopes régnaient sur cette contrée.

Sud-est : le Vudra

Enfin, très loin à l'est, au-delà de l'empire du Kélesh se trouve la gigantesque péninsule du Vudra, celle qu'on appelle "la Contrée aux 10.000 dieux et aux 100.000 miracles". C'est surtout via les colons vudranais établis sur l'île de Jalmeray que cette étrange culture est connue dans la région de la mer Intérieure. Encore aujourd'hui, de très nombreux navires marchands suivent la côte de l'océan Obari pour relier le Vudra aux marchés d'Absalom et aux autres ports de la mer Intérieure. Ils ramènent avec eux des marchandises aussi variées que du thé, de la soie, du jade ou des bijoux complexes, en plus de la mystérieuse et fascinante culture vudranaise.