le Chant de l'extinction

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Telles des vers de terre, des images de ruine serpentent à la surface de cette boîte bleu-nuit, juste assez grande pour contenir un crâne humain.

Histoire

Quand le chaman hérétique Tyruwat renonça aux totems de son peuple (les habitants de la cité mwangi de Dokéran), son âme malade se tourna vers le culte séduisant du Seigneur de minuit, Zon-Kuthon. L’évangélisation empoisonnée de Tyruwat poussa les anciens de la cité à le bannir dans les étendues sauvages. Dans son exil, Tyruwat supplia son dieu, nuit après nuit, mais nulle voix divine ne répondit à ses prières. Au lieu de cela, ce fut une mystérieuse mélodie qui se fit entendre. Possédé par la musique, il la recréa comme il put, par la voix, sur le papier et, enfin, dans le bois et l’acier d’une délicate boîte à musique. Ainsi naquit le chant de l’extinction, la musique qui apporta la ruine sur Dokéran et la vie éternelle et maudite à Tyruwat. Mais la boîte à musique n’est pas l’unique manifestation de ce chant redouté. Dees rares disciples mutilés de Zon-Kuthon, qui avaient pénétré dans le sombre royaume ravagé par la douleur du dieu et s’en étaient revenus, soutinrent avoir entendu jouer une musique parlant d’os et de lame, la sinistre harmonie des kytons démagogues canalisant les tourments de mondes infinis dans les notes du clairon à l’agonie. Ce sont les véritables compositeurs d’un air qui n’en finit pas, le chant de l’extinction. Par l’intermédiaire de ces visionnaires annonciateurs de la fin du monde, le chant de l’extinction filtre parfois sur Golarion, tatoué sur un morceau de chair, gribouillé sur les murs d’une cellule capitonnée ou caché dans quelque composition plus importante. Les bribes de cet air apocalyptique provoquent toujours une destruction sans précédent mais ne sont jamais qu’un élément de la véritable symphonie de la souffrance, encore en composition, ce chant funèbre qui résonnera quand la dernière étoile du multivers tombera en cendre.

Implications

Quiconque ouvre le chant de l’extinction libère potentiellement la musique même de la mort.