Gobelours
FP 2
Source : Bestiaire p.163, Codex Monstrueux p.90
PX 600
Humanoïde (gobelinoïde) de taille M, CM
Init +1 ; Sens odorat, vision dans le noir 18 m (12 c) ; Perception +8
Défense
CA 17, contact 11, pris au dépourvu 16 (armure +2, bouclier +1, Dex +1, naturelle +3)
pv 16 (3d8+3)
Réf +4, Vig +2, Vol +1
Attaque
VD 9 m (6 c)
Corps à corps morgenstern, +5 (1d8+3)
Distance javeline, +3 (1d6+3)
Caractéristiques
For 16, Dex 13, Con 13, Int 10, Sag 10, Cha 9
BBA +2, BMO +5, DMD 16
Compétences Discrétion +10, Intimidation +7, Perception +8 ; Modificateurs raciaux Discrétion +4, Intimidation +4
Langues commun, gobelin
Particularités traqueur
Écologie
Environnement montagnes tempérées
Organisation sociale solitaire, couple, bande (3-6) ou groupe de combat (7-12 et 2 hommes d'armes de niveau 1 et 1 chef de niveau 3-5)
Trésor équipement de PNJ (armure de cuir, rondache en bois, morgenstern, 3 javelines, autres trésors)
Capacités spéciales
Traqueur (Ext). Discrétion et Perception sont des compétences de classe pour tous les gobelours.



Cette créature à la fourrure sombre brandit un morgenstern à piques. Ses yeux laiteux brillent d’excitation à l’idée de tuer.

Les gobelours sont les plus grands des gobelinoïdes : ces lourdes brutes mesurent au moins une tête de plus que la plupart des humains. Solitaires, ils préfèrent vivre et tuer seuls plutôt que de se retrouver avec d’autres individus de leur espèce. Malgré tout, on rencontre parfois des petits groupes de gobelours qui travaillent ensemble ou ont rejoint une tribu de gobelins ou de hobgobelins pour tenir le rôle de gardes d’élite ou de bourreaux.

Les gobelours ne forment pas de grands clans comme les gobelins ni de grandes nations comme les hobgobelins. Ils préfèrent les groupes plus petits au sein desquels ils peuvent pratiquer leurs activités préférées (le meurtre et la torture) de manière plus intime. Leurs proies de prédilection sont les humains. Bon nombre d’entre eux considèrent la chair humaine comme la base de leur alimentation. Ils se parent souvent de décorations macabres composées d’oreilles ou de doigts.

Les gobelours qui s’intéressent à la religion préfèrent les divinités tournées vers le meurtre et la violence, parmi lesquelles certains seigneurs démons figurent en bonne place.

Un gobelours moyen mesure 2,10 mètres et pèse 200 kg.

La nature du Mal chez les gobelinoïdes

Malgré les similarités superficielles que les gobelins, les hobgobelins et les gobelours partagent, ces races représentent des aspects différents du Mal. Les hobgobelins sont disciplinés et méthodiques : ils forment de vastes armées, des troupes de guerre et des nations despotiques. Les gobelins correspondent au Mal primaire : ils visent seulement à se montrer cruels et méchants chaque fois qu’ils le peuvent, que ce soit envers d’autres créatures de leur espèce ou envers leurs voisins.

Mais le Mal que les gobelours incarnent est peut-être le plus terrifiant de tous, car ils recherchent activement à infliger douleurs et souffrances de la manière la plus destructrice possible. Lorsqu’un hobgobelin tue une victime, c’est pour suivre la tradition ou les ordres. Lorsqu’un gobelin tue une victime, c’est pour s’amuser. Mais lorsque c’est un gobelours qui tient la lame, celui-ci attend le moment où il est certain de causer le plus de douleur et de souffrance pour tuer sa victime. Pour un gobelours, le véritable but du meurtre n’est pas tant de tuer la victime que d’accabler ceux qui la considèrent comme un être cher.

Écologie

Si la nuit terrorise certains humanoïdes, c’est en partie à cause des gobelours. Ce sont des tueurs cruels animés par le besoin de causer peur, souffrance et chagrin autant que par celui de trouver un abri et de la nourriture. Le gobelours se moque des autres créatures, même des membres de sa propre famille, et cherche seulement comment assouvir au mieux ses sombres passions.

Les gobelours et leurs cousins des neiges albinos, les wikkawaks, sont les plus grands des gobelinoïdes avec leurs 2,20 m. Enfin ce serait le cas s’ils se tenaient droit mais ils préfèrent généralement rester courbés. Ces imposantes créatures pèsent dans les 200 kilos (225 pour les wikkawaks). Leur visage ressemble à celui des gobelins et des hobgobelins en plus large et plus ramassé. Ils n’ont pas de poils sur la figure, mais le reste de leur corps est couvert d’un pelage hirsute, souvent emmêlé ou plein d’épis. Malgré leur imposante musculature et leur masse prodigieuse, les gobelours se déplacent avec une grâce et une discrétion surprenantes. Il suffit de voir un gobelours traquer sa proie, de regarder cette silhouette lourde et volumineuse se glisser sans un bruit dans des espaces qui semblent trop étroits pour elle pour se sentir inquiet.

Contrairement aux autres gobelinoïdes, les gobelours ont tendance à vivre en solitaire. Ils détestent se faire ralentir par les faiblesses et les besoins des autres et n’ont donc aucune confiance dans leur clan ni même dans leurs plus proches parents. C’est encore plus vrai pour les wikkawaks qui se rassemblent uniquement pour piller des villages ou se reproduire. Ces deux espèces sont parfaitement adaptées à la vie en solitaire : leurs sens très développés leur permettent d’identifier les menaces d’assez loin pour éviter celles qu’ils ne sont pas en mesure d’affronter et leur discrétion naturelle les aide à gagner (sans se faire repérer) des abris dissimulés où dormir ou stocker du matériel. Évidemment, il est plus facile de traquer un gobelours malade ou blessé s’il est seul, mais les gobelours connaissent leurs faiblesses et se montrent très prudents. Un gobelours solitaire blessé choisit des proies suffisamment faibles pour qu’elles ne le mettent pas en danger et espère qu’elles seront tout de même assez robustes pour qu’il les tourmente pendant des semaines ou des mois. Quand un gobelours solitaire âgé commence à développer des infirmités, il doit convaincre un groupe de l’accueillir ou se terrer dans les ombres en évitant de prendre le moindre risque et en soupirant après sa gloire passée. Les gobelours sont loin d’être des créatures généreuses, mais un clan de belle taille accepte souvent les anciens pour deux raisons. Premièrement, à cause de son infirmité, il ne représente pas de réelle menace pour le dirigeant actuel, ensuite, un vieux gobelours est censé être plus rusé que les jeunes et capable de leur enseigner les secrets de la traque et des assassinats silencieux. Les gobelours n’ont que faire de la majorité des formes de connaissance, mais ils apprécient beaucoup les leçons et les anecdotes sur ces sujets particuliers qu’ils considèrent comme de sages conseils et d’excellents divertissements.

Un clan de gobelours n’est guère plus qu’une famille où les trahisons ne sont pas trop nombreuses, cette structure sociale est donc extrêmement fragile. Un membre du clan peut tout à fait décider qu’il préfère s’en prendre aux siens plutôt qu’à des proies éloignées. En période de disette, les membres d’une même famille se battent souvent entre eux pour obtenir nourriture et abri, mais il arrive aussi qu’un gobelours en attaque un autre sans raison. Il n’y a pas de loi ni de tradition stabilisatrice pour empêcher un incident isolé de se transformer en conflit généralisé. Le clan vole alors en éclats, à moins qu’un nouveau chef ne sorte victorieux du carnage et n’impose un semblant d’ordre.

Les rares sociétés gobelours stables se divisent en deux catégories : les ghettos et les cabales. Dans les ghettos, un certain nombre de gobelours vivent selon les règles (et sous l’étroite surveillance) d’un gouvernement plus stable que le leur. Dans certains cas, il s’agit d’un unique dirigeant, comme un géant ou un dragon. Ce dirigeant doit être assez puissant ou rusé pour effrayer les gobelours et les empêcher de semer le trouble sur son domaine, ce qui relève de l’exploit. Il utilise généralement les gobelours comme espions, tortionnaires et police secrète, en profitant de leur cruauté, de leur vigilance et de leur furtivité pour maintenir l’ordre dans les autres factions de ses subordonnés. Les ghettos de gobelours se forment aussi dans les sociétés plus organisées, en particulier chez les hobgobelins. Les gobelours sont alors traités comme des citoyens de seconde zone et condamnés à servir d’éclaireurs et de troupes de mercenaires. Un gobelours est tout à fait capable de tuer n’importe quel hobgobelin, mais les hobgobelins forment des milices très organisées qui parviennent à maintenir l’ordre chez leurs cousins égoïstes et divisés et à écraser toute tentative de rébellion.

Les gobelours prisonniers de ces sociétés bien ordonnées sont souvent plus sauvages et colériques que leurs frères autonomes et enragent devant les limites qui les empêchent de créer panique et carnage dès que l’envie leur en prend. Certains s’enfuient et mènent une vie solitaire mais un régime tyrannique ou militaire bien organisé parvient généralement à convaincre de petits groupes de gobelours qu’il vaut mieux servir et vivre plutôt que se rebeller et mourir.

La seconde forme de société gobelours est encore plus rare. Il s’agit des cabales, où un petit groupe de gobelours règne sur une population plus importante composée d’autres humanoïdes, généralement des gobelins, des orques ou des kobolds. On ne peut pas considérer une cabale gobelours comme un gouvernement ni même comme un clan au sens habituel. C’est un groupe de criminels ayant pris le contrôle d’un autre groupe simplement en pratiquant tyrannie et extorsion. La cabale a toujours le dernier mot, mais ce sont des fonctionnaires du groupe asservi qui s’occupent de la gérance gouvernementale.

On pourrait croire que dans une telle société, la place d’agent de la cabale est la plus enviable, mais il n’en est rien, car les gobelours aiment terroriser leurs agents principaux autant qu’ils aiment générer peur et chagrin chez les sujets de rang inférieur. Une cabale de gobelours règne par la terreur, en s’adonnant à des démonstrations de force aléatoires. Ses sujets apprennent bien vite que le meilleur moyen de survivre consiste à ne pas attirer l’attention. Cependant, comme quelqu’un doit bien s’occuper du gouvernement, les gobelours obligent leurs sujets les plus âgés à gérer leur peuple et les torturent s’ils manquent à leur devoir.

Archétype gobelours

Dons des gobelours


Sort des gobelours

Objets magiques des gobelours

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