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Offline mdadd  
#1 Envoyé le : dimanche 10 mars 2019 14:52:23(UTC)
mdadd
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Inscrit le : 23/12/2009(UTC)
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Localisation : Charente Aquatique (17)

e Baron Waldemar, son excellence le Mage de la Tour Blanche, le Chapelain, le groupe d’enfants et le jeune chevalier sortirent de la grande salle pour se retrouver de nouveau à l’extérieur. Ils descendirent le grand escalier et se dirigèrent vers la tour du coin Sud-Ouest, celle qui était surmontée d’un grand dôme de verre. Par là-même, ils passèrent devant la porte du rez à gauche de l’escalier, le renfoncement dans lequel Wallis avait aperçu le jeune garçon timide. Ce dernier n’était plus là et le jumeau regarda tout autour de lui pour voir s’il l’apercevait ailleurs, mais sans succès. Rapidement, ils se retrouvèrent devant un escalier large en bas et plus étroit en haut qui permettait d’accéder à la grande porte de la chapelle, grande porte tournée vers l’Est. Elle était faite de bois renforcée de métal doré représentant sur toute la surface cette femme les bras écartés, tenant une flamme dans une main et un cimeterre dans l’autre, avec des ailes d’ange dans le dos qui remontaient au-dessus de sa tête. Les plumes des ailes affleuraient le haut arrondit de la porte, c’était à la fois impressionnant et majestueux tout en étant un travail d’une grande précision. L’artisan qui avait exécuté ce chef-d’œuvre devait être un maître ou un grand expert. Une sorte de phrase dans un langage inconnu était gravé dans les pierres blanches de l’arche composant le linteau de la porte. Celui-ci avait un style assez particulier, en arc outrepassé plutôt qu’en arc brisé [gothique] ou en arc plein centre [roman] comme on pouvait le voir d’ordinaire dans ce genre d’architecture, ce qui donnait la silhouette d’un Ankh à la porte et l’ange-femme s’y inscrivait parfaitement avec ses ailes déployées autour de sa tête auréolée et flamboyante comme un soleil et ses bras écartés alignés avec les impostes des contreforts des pieds droit et gauche.

L’escalier coincé entre le rempart et le bastion prenait tout l’espace et permettait d’accéder à l’entrée principale de la chapelle. Le groupe gravit les marches et le Chapelain ouvrit la porte. Derrière, la chapelle était baignée d’une douce lumière diffusée par la coupole de verre qui coiffait la croisée du transept. Encore une fois, la forme au sol de la chapelle rappelait celle d’un Ankh. : La nef et les bas-côtés sectionnés en travées par des piliers qui soutenaient une voute toute en ronde an arcs plein formaient la partie droite et les bras du transept les parties droites de la croix en forme d’Ankh, le cœur et le déambulatoire derrière formaient la boucle. Quatre piliers plus gros et centraux délimitaient la croisée du transept et soutenaient les voutes où s’inscrivait la coupole de verre. Au sol, un autel de pierre blanche tout simple, comme un énorme pavé de pierre était baigné de la lumière du soleil et semblait même la diffuser autour de lui. Même si la chapelle ne semblait pas immense, il était difficile de tout voir pour les enfants. Les bas-côtés étaient plus dans l’ombre et la lumière centrale semblait obscurcir davantage ceux-ci. Des rangées de bancs entre chaque travée pouvaient accueillir les fidèles, un tapis parcourait la nef depuis le porche d’entrée jusqu’à l’autel. Il adoptait des couleurs chaudes et claires, orangées presque dorées. Du côté du cœur, on pouvait apercevoir du mobilier de servitude comme un encensoir, tabernacle, reliquaire, lutrin, quelques chaises, bancs, etc. et surtout une immense statue représentant Sarenraé, la femme-ange. Pour les enfants de Khelgür, c’était bien plus grand et impressionnant que la petite église en bois dédiée à Desna de leur village.

La première sensation fut le calme, la sérénité, la chaleur et le réconfort, un endroit de paix et de quiétude dans un monde froid et violent. Rapidement, les enfants distinguèrent des personnes dans la pénombre des bas-côtés. Peut-être une dizaine de soldats, allongés à même le sol sur des paillasses et des couvertures. Une jeune fille d’une douzaine de printemps en toge blanche serrée à la taille par une simple cordelette semblait être à leur chevet et leur donnait de l’eau à boire tout en changeant les pansements ou les compresses sur leur tête. Elle avait la peau très pâle, de longs cheveux blonds comme les blés et des yeux d’un vert profond comme l’émeraude, on aurait dit un ange et elle s’occupait des soldats blessés sans doute par l’assaut de la nuit dernière.

Père
Olwyn

Le Chapelain commenta d’une voix presque murmurée comme pour ne pas réveiller ceux qui arrivaient à se reposer – « Nous avons transformé l’église en hôpital, les combats de cette nuit ont été assez violents. Je vous présente, Véolia, ma novice qui est à leur chevet » – Puis d’une voix plus forte pour être entendu par la susnommée – « Véolia, ma chère enfant, nous allons procéder à une prière afin de canaliser le miracle de la Fleur de l’Aube. Profitons-en pour rapprocher nos vaillants soldats de l’autel afin que tout le monde puisse en bénéficier. » – Il se tourna vers les enfants et les adultes qui les accompagnaient – « Allez que tous ceux qui en ont la force et le courage, aident ma novice à rapprocher les blessés, je vais me préparer. » – Il se dirigea vers l’autel avec toujours dans les bras le jumeau de Wallis et le déposa avec douceur sur une couverture au sol près du pavé de pierre blanche. Le baron et son fils quant à eux prirent la direction des bas-côtés pour aider les soldats blessés à se rapprocher eux-aussi. La jeune fille fit une révérence au baron et son fils, puis s’inclina respectueusement et salua d’un sourire le groupe d’enfants, avant elle aussi d’aider un blessé à se rapprocher de l’autel. Bien-sûr il n'y avait aucune obligation, mais les enfants pouvaient donner un coup de main. Par exemple, Koram et Wallis pouvaient sans doute à deux aider un blessé, Milesteg pouvait s’en charger d’un autre, ainsi qu’Orloch, si jamais il était bien guidé et conseillé afin d’éviter toute maladresse. Otezea pouvait se charger de cette tâche. Taërim resta en retrait avec le disque sur lequel il y avait les Phylums. Visiblement ceux-ci allaient attendre pour une autre forme de cérémonie…
Tu sais ce que c'est, être réduit à l'état de pulpe ?
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Offline nauron  
#2 Envoyé le : dimanche 10 mars 2019 16:16:56(UTC)
nauron
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Koram
CA : 12

1 / 5



Ce doit être ça un ange, Véolia avec sa peau pale et ses cheveux blonds contrastait avec les autres femmes qu'il avait vu jusqu'alors, il la regarda intensément puis détourna le regard, intimidé.
C'est alors qu'il prit conscience du nombre de blessés autour de lui. il entendit le prêtre demander à ce que tout le monde se rassemble autour de lui pour bénéficier des bienfaits de la prière de Sarenrae, l ne savait pas à quoi ça seravait mais les grand eux le savait.
Prenant exemple sur la jeune adepte du père Olwyn, il se rapprocha d'un autre blessé et lui parla de sa voix cassée:

«  Venez je vais vous aidez à vous rapprocher du père, pour vous faire soigner. Appuyez vous sur moi... »

Il n'était plus en état de se rendre compte si il avait suffisamment de force pour être efficace, il était fatigué,blessé mais, plein de bonne volonté essaya d'aider au maximum de ce que son corps meurtrit lui permettait de faire. Puis il se rapprocha du cercle du père Olwyn pour profiter lui aussi d'un soin bien mérité!

Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline Djezebel  
#3 Envoyé le : dimanche 10 mars 2019 17:37:19(UTC)
Djezebel
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Sans cérémonie, Orloch acquiesça et se mit à déplacer les blessés comme il le pouvait. Il avait du mal à être délicat, mais faisait de son mieux pour déplacer les soldats.
Offline Miilesteg  
#4 Envoyé le : dimanche 10 mars 2019 19:36:23(UTC)
Miilesteg
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Localisation : Igny 70

Milesteg
Enfant
CA : 8

6 / 6


Miles s'approcha de la jeune fille et s'inclina devant elle.

«  Bien le bonjour dame Véolia, je me nomme Miles Teg de Kelghur, voici Koram, mon cousin Orloch, Otézéa et Wallis. »

Il montra ses compagnons chacun son tour.

«  Nous sommes enchantés de vous aider. »

Puis il s'approcha d'un blessé, le salua avec respect avant de l'aider à se déplacer.


Offline Kali  
#5 Envoyé le : lundi 11 mars 2019 22:05:06(UTC)
Kali
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Otezea

5 / 5


Voyant Koram aider malgré sa fatigue et ses blessures, Otezea se joignit à lui pour soutenir le blessé. Elle se demandait s'il lui restait encore un peu de baume dans son sac et si il pouvait servir.
Et sur son rêve, construire sa vie.
Offline mdadd  
#6 Envoyé le : mardi 26 mars 2019 22:54:36(UTC)
mdadd
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Localisation : Charente Aquatique (17)

Malgré leur fatigue, malgré les blessures, malgré la détresse de la trop récente destruction de leur village, de leur vie insouciante d’enfant ou la perte de leurs proches, es enfants de Khelgür aidèrent comme ils purent les soldats blessés. Ils étaient aussi peu nombreux que sur les remparts, une demi-douzaine tout au plus qui avaient leur tenue souillée par le sang et des pansements bien propres et bien faits sur une cuisse, un torse, une tête, une épaule, etc. Bien-sûr ils fournirent le plus d’efforts possibles pour ne pas être trop pesants pour ceux qui venaient les aider et serrèrent les dents dans l’effort et sans doute la douleur, avec le courage des hommes de devoir qui devaient être au bord de l’épuisement et au seuil de la mort. Certains paraissaient même très pâles et faibles mais malgré tout, ils essayaient de garder une posture digne, surtout devant leur seigneur et son fils qui n’hésitaient pas à se salir les mains et souiller leurs belles tenues nobles pour les soutenir.

Veolia fit la même révérence à Miles qu’elle avait fait à ses seigneurs, lorsque le garçon s’était présenté à elle et avait présenté ses compagnons de salive. Elle s’était approchée de Koram en fronçant légèrement ses fins sourcils lorsqu’elle avait vu le pansement sur sa gorge. Elle avait regardé quelques courtes secondes en laissant promener ses doigts sur les bandes de tissus afin de vérifier sans doute leur bonne tenue ou utilité puis avait laissé tout en place – « Voilà un pansement bien réussi et un baume que je reconnais. Ne vous inquiétez pas, Koram, bientôt vous n’aurez plus aucune difficulté à respirer et parler. La personne qui vous fait ce soin a sans doute sauvé votre voix et votre respiration. Sans cela, la plaie se serait infectée et cela aurait provoqué de graves séquelles. » – Puis elle alla aider Orloch tandis qu’Otezea venait la remplacer, afin de le guider et de le conseiller en douceur. Le pauvre garçon était très volontaire mais ménagement et précautions ne faisaient pas partie de ses gestuelles habituelles. Plutôt balourd, il avait saisi sans ménagement le blessé et commençait à le traîner comme il pouvait vers l’autel. Certes il était assez fort pour cela et le soldat avait eu des soubresauts de douleur qu’il tentait de réprimer en serrant les mâchoires à s’en faire péter les dents. Veolia était donc venue le conseiller mais aussi l’aider et à eux deux ils eurent tôt fait d’emmener le blessé jusqu’à destination. Miles s’était chargé d’un second soldat, Otezea et Koram d’un troisième, le baron et son fils chacun un autre, puis ils étaient repartis chercher le dernier tandis que les enfants prenaient place religieusement devant l’autel, laissant les soldats blessés allongés au sol ou adossés au pavé de pierre blanche à côté de Sillaw toujours allongé sur sa couverture avec son jumeau à côté qui lui tenait la main.

Le père Olwyn revint avec sa tenue sacerdotale, capuche rabattue dans le dos, une grande écharpe orange brodée d’or passée derrière le cou et pendant devant presque jusqu’aux genoux. Il tenait la petite statuette de la déesse-ange solaire entre ses mains et Veolia le suivait un pas derrière, les mains jointes. Prêtre et novice se placèrent derrière l’autel. Le chapelain commença à entonner un chant d’une voix de baryton qui résonna dans la petite chapelle. Il parlait dans une langue inconnue et tandis qu’il récitait sans doute des louanges à sa divinité, il répandait du sable blanc très fin sur l’autel. La lumière du soleil qui filtrait à travers la coupole de verre colorée pile au-dessus, se reflétait sur le sable et semblait répandre une plus forte clarté autour de l’autel. La lumière se propagea suffisamment autour pour baigner l’autel, le prêtre et sa novice d’un côté, les soldats blessés et les enfants juste derrière de l’autre côté, ainsi que le baron et son fils sur le côté. Les enfants eurent l’impression de sentir une douce chaleur estivale et une paix intérieure infinie. Lorsqu’ils regardaient la surface de l’autel, on avait l’impression de voir l’air juste au-dessus troublé par la chaleur comme lorsqu’on regarde au-dessus d’un feu. Des flammèches seraient apparue à ce moment-là, cela n’aurait rien eu de surprenant. Mais ce ne fut pas le cas. Les bras écartés, le prêtre tendit les mains. Veolia plaça dans l’une un cimeterre de fort belle facture à la lame miroitante et à la garde et au pommeau décoré et serti de petites pierres orangées semi-translucides, puis dans l’autre main, elle plaça un petit creuset d’où sortait une flamme. La petite statuette que le prêtre tenait en main durant le chant avait trouvé sa place en pendentif autour du coup et trônait sur la poitrine du père Olwyn.

Père
Olwyn

Alors pendant quelques minutes, il entama une prière, une louange à Sarenraé, la déesse-ange solaire, la Fleur de l’Aube, la Flamme guérisseuse, la Lumière purificatrice, la Messagère de la seconde chance, il présentait Sarenraé comme une déesse bonne, aimante, patiente, symbole de lumière, de guérison, de conseil, de compassion, mais aussi une déesse aussi douce soit-elle, une déesse puissante contre les forces du mal qu’elle combattait sans pitié. Puis il termina sa louange par une phrase simple - « Que la lumière salutaire du soleil chasse l'obscurité qui est en toi ! » – Disait-il à chacune des personnes présente dans la chapelle et baignée de lumière, soldats, enfants, adultes, prêtre, novice. A ce moment-là une vague de chaleur se répandit depuis l’autel et traversa chaque personne présente. La lumière du soleil sembla briller d’un seul coup sur chacun et tous ressentirent leurs blessures disparaître sans douleur, dans la chaleur et la lumière purificatrice et bienfaitrice, tandis qu’un sentiment de détermination renouvelé les gagnait une fois le miracle accompli. Pendant quelques secondes, tous étaient ébaubis, oubliant les malheurs et les désastres du passé tout en se disant qu’une nouvelle vie commençait à cet instant précis. Le père Olwyn regarda chaque personne présente avec le sourire et les libéra de cet état de béatitude par une simple phrase – « Louée soit la Flamme Guérisseuse ! » - ce à quoi la novice répliquait - « Gloire à toi, Sarenraé ! »

Les soldats se levèrent et défirent leurs bandages, toutes traces de blessures ayant disparues. Ils s’inclinèrent devant le baron pour lui demander la permission de regagner leur poste aux remparts, puis saluèrent leur seigneur et le chapelain, puis remercièrent les enfants avant de quitter prestement la chapelle. Les enfants eurent un petit frisson, ressentant de nouveau le froid post hivernal, mais leur fatigue et jusqu’aux plus petites égratignures, tout avait disparu. Koram put lui aussi retirer son bandage, sa gorge n’était plus tuméfiée, griffée et enflée et il pouvait respirer normalement et même parler sans ressentir la moindre gêne. Lui aussi avait bénéficié du miracle. Enfin Wallis se releva en tenant la main de son jumeau qui lui aussi était de retour à la conscience et totalement guéri. Veolia vint s’enquérir de la bonne santé de chaque enfant présent, leur demandant avec une gentillesse infinie si tout allait bien. Le père Olwyn s’entretenait déjà avec le Grand Mage de la Tour Blanche qui était resté à l’écart durant toute la cérémonie avec le disque flottant supportant les maléfiques Phylums. Le baron était avec eux mais messire Guillaume s’était approché des enfants pour venir lui aussi s’enquérir de leur santé. Maintenant une seconde épreuve allait commencer et celle-ci serait sans doute plus difficile. Le père Olwyn expliqua simplement de sa voix calme et apaisante – « Les enfants… Nous allons réaliser un rituel difficile qui va demander de canaliser toute la foi que chacun de nous possède. Sarenraé, la Lumière Purificatrice, nous a enseigné qu’il y a en chacun de nous une petite lumière et qu’il revient à chacun d’entre nous de la faire briller et de la faire grandir. C’est ainsi qu’elle accorde une seconde chance à ceux qui ont vécu dans le péché et elle leur offre la possibilité de faire briller cette lumière. Nous allons mettre en commun cette lumière et la faire grandir au point qu’elle deviendra si puissante qu’elle va détruire les ténèbres maléfiques qui imprègnent les Phylums du sorcier. C’est ainsi que nous allons les détruire. L’autel consacré va nous permettre de magnifier cette lumière que nous allons générer et je serai celui qui va canaliser celle-ci sur les phylums. La seul chose que vous aurez à faire, c’est de vous tenir la main et d’y croire aussi fort que vous le pourrez sans vous laisser envahir par le doute, car soyez-en sûrs, vous possédez une forte volonté et il ne revient qu’à vous de ne pas céder. Vous avez bien compris ? »

Veolia nettoya l’autel des stigmates du précédent rituel, laissant la surface complètement immaculée. Le père Olwyn invita tout le monde à former une ronde autour de l’autel en se tenant la main. Le baron, son fils, sa novice et lui-même se positionneront exactement aux quatre points cardinaux, lui-même occupant le point Est. Les enfants s’inséreront entre eux tandis que Taërim se tiendrait en retrait afin de rester concentré sur un cercle de protection visant à empêcher l magie maléfique des Phylums de se retourner contre eux. Lorsque le rituel commencera, chacun devra se concentrer sur sa lumière intérieure et la faire grandir par un effort de volonté et tenir, tenir, tenir jusqu’à ce que le père Olwyn leur dise d’arrêter. Il répéta les consignes du rituel plusieurs fois afin de s’assurer que chacun avait compris, Orloch inclus. Il n’obligeait personne à participer au rituel mais les invitait cordialement – « Plus il y a de petites lumières, plus puissante sera celle qui détruira les Phylums. » – Mais évidemment, c’était une rude épreuve et il fallait avoir la foi, pas forcément en Sarenraé, mais la foi en la parole du père Olwyn, une confiance totale. C’était donc le moment pour les enfants de se placer ou de sortir de l’église et d’attendre dehors…

Pour tous ceux qui participeront au rituel : JdS Volonté, svp
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Offline nauron  
#7 Envoyé le : mercredi 27 mars 2019 19:55:52(UTC)
nauron
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Koram
CA : 12

5 / 5


Lorsque Veolia fronça les sourcils en le regardant, Koram déglutit péniblement, qu'avait-il encore fait? puis lorsqu'il devint clair à ses yeux que ce n'était pas lui la cause de cette mimique mais son bandage, il fut soulagé...

Mais son soulagement ne dura qu'un instant, lorsqu'il la vit tendre le bras et s'apprêter à toucher son bandage, il ferma les yeux, s'attendant a souffrir à ce contact. Le souvenir de la vive douleur éprouvée suite au coup du gnoll, puis lorsque Otezea le pansait alors qu'il gesticulait comme un forcené, se sentant alors étouffer, lui revint d'un coup.

Pourtant, il ne sentit quasiment pas le contact des doigts de la jeune apprentie. et lorsque, surpris de ne pas souffrir, il ouvrit les yeux et qu'il entendit Veolia lui dire que son bandage était bien fait, il montra Otezea et croassa tout fier:

«  C'est elle qui a fait le bandage, c'est notre sœur de salive. Elle est trop forte!
Par contre vous pourrez lui apprendre à toucher tout doucement comme vous? »


Après la prière du père Olwyn, il n'avait plus mal, il se sentait libéré, délivré... Quel bonheur!

Quand ce dernier leur demanda de se donner la main et d'en appeler à leur foi pour détruire les tablettes, il n’hésita pas une seule seconde et s'avança, prit la main de la personne au point cardinal le plus proche et tendit l'autre main en se tournant vers les autres et leur parla de sa voix normale, et il ressentit une sensation bizarre de l'entendre à nouveau.

«  Allez, on doit les aider »

Dans sa tête, il n'y avait pas de place pour le doute, ils allaient détruire les phylamachins et battre tout les monstres

  • volonté : 1d20-1 donne [8] - 1 = 7



Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline Djezebel  
#8 Envoyé le : mercredi 27 mars 2019 20:47:09(UTC)
Djezebel
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Orloch
Brute
CA 8
Ref -2,Vig +0,Vol -1

6 / 6


Orloch était resté émerveillé devant les lumières qui avaient brillé lors des soins. Il avait compris grâce aux multiples explications du père Olwyn qu'il allait y avoir des lumières pour chasser le noir vilain des tablettes. Il fallait juste le vouloir.

Oui, Orloch voulait que tout le mal s'en aille. Mais il doutait qu'il fut capable de faire scintiller quoi que ce soit. Visiblement, cela importait peu, seule la volonté comptait.
Le monstre de Kelghür se plaça à côté du prêtre et lui donna la main en essayant de ne pas trop serrer.

Puis un instant de doute l'assaillit. Fallait faire quoi au fait ?

  • Volonté : 1d20-1 donne [7] - 1 = 6
Offline Miilesteg  
#9 Envoyé le : jeudi 28 mars 2019 08:42:18(UTC)
Miilesteg
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Milesteg
Enfant
CA : 8

6 / 6


Miles fut stupéfait par les pouvoirs de la déesse et il répéta avec le prêtre:

«  Louée soit la Flamme Guérisseuse!!! »

Mais il y avait autre chose qui attirait son regard, le symbole sur le plastron du chevalier. Dès qu'il put il s'approcha du chevalier pour le questionner non sans le saluer d'une révérence la plus parfaite possible.

«  Messire, pardonnez moi de vous importuner mais qu'est ce que représente ce motif sur votre belle armure?  »

Puis il s'approcha du jumeau revenu des ombres.

«  Mon frère te revoila, louée soit la Flamme Guérisseuse!!! »

Il alla aussi près de Koram, enjoué aussi par sa guérison.

«  Koram tu es guéri mon frère, louée soit la Flamme Guérisseuse!!! »

Enfin aux injonctions du Prêtre il se mit à sa place et se concentra du mieux qu'il put, se remémorant le village, puis le chaos de l'attaque, leur périple, les prisonniers près de la rivière dans des cages....

  • Volonté : 1d20-2 donne [1] - 2 = -1

Modifié par un utilisateur jeudi 28 mars 2019 08:43:03(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Kali  
#10 Envoyé le : jeudi 28 mars 2019 21:51:13(UTC)
Kali
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Messages : 3


Otezea

5 / 5


Otezea était très fière que son bandage soit plébiscité. Plus tard elle serait une grande magicienne tellement forte qu'elle pourra sauver les morts! Elle était sur son petit nuage, prête à affronter tous les phylums de Golarion et d'ailleurs! Elle se dirigea très digne aux côtés de Veolia, lui tendit sa main et se mit à chercher la lumière. Elle ferma les yeux, s'imaginant plus tard, adulte, appréciée et respectée pour son infinie sagesse, montant les escaliers d'un quelconque bâtiment de grand nom, le tout baignée par une sainte lumière!

  • volonté : 1d20-1 donne [17] - 1 = 16
Et sur son rêve, construire sa vie.
Offline blurpy  
#11 Envoyé le : jeudi 4 avril 2019 10:02:35(UTC)
blurpy
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Localisation : charente inférieure

Wallis
Réf : 0 | Vig : -1 | Vol : 0
CA:11 | C:11 | D:10

5 / 5


Wallis ne s'occupa que de son frère, lui tenant la main le plus fort possible, lui commenta la cérémonie, l'encourageant à lutter contre les ténèbres, le suppliant de revenir. Alors que les paroles du serviteur de sarenrae, que les gestes du rituels se succédaient, Wallis reprit peu à peu espoir.

Il murmura
« Madame sarenrae, si vous ramenez mon frère parmi nous, je jure de vous servir de tout mon cœur jusqu'à ma mort »

Et le miracle vint.

A peine les yeux de Sillaw entrouverts, des larmes de joie coulèrent sur les joues de son double. Il prit son frère dans ses bras, le serrant le plus fort possible avant de s'apercevoir qu'il gênait ses mouvements. Il l'aida à se relever, le serrant à nouveau, le relâchant en s'excusant, le touchant afin de s'assurer qu'il n'avait pas rejoint leurs parents dans l'immobilité.
Wallis regarda le prêtre puis l'autel avec adoration, et c'est tout naturellement qu'il se plaça dans le cercle purificateur, tenant la main du père olwyn et de son frère.

Il ferma les yeux et tenta de se concentrer comme l'avait dit son sauveur. Mais comment faire ?

  • Volonté : 1d20 donne [10] = 10

Modifié par un utilisateur jeudi 4 avril 2019 10:05:55(UTC)  | Raison: Non indiquée

Humains : I168 Alchimiste 3 / BW116 Bretteur 4/ CC161 scalde 10/14
Tieffelin : V180 Investigatrice 6 /AJ197 Paladin 2
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Elfe : W169 Tueur 4
Offline mdadd  
#12 Envoyé le : dimanche 7 avril 2019 22:18:39(UTC)
mdadd
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Inscrit le : 23/12/2009(UTC)
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Localisation : Charente Aquatique (17)

our le moins qu’on pouvait dire, les enfants avaient retrouvé la joie. Celle de Wallis dont le jumeau venait de se réveiller et qui ne savait pas trop où il se trouvait, regardant avec des yeux ronds tout autour son frère, ses amis de salive et tous ces adultes dont il ne connaissait pas le nom, celle d’Otezea toute fière d’avoir passé avec succès chacune des épreuves à laquelle elle avait répondu présente, celle de Koram qui avait retrouvé sa voix et son enthousiasme, celle de Milesteg qui voyait la lumière partout et enfin Orloch qui restait émerveillé par les jeux de lumière et qui essayait de comprendre les explication hyper complexes du père Olwyn. Oh oui, Orloch savait ce que c’était un prêtre. Il y en avait un à Khelgür. C’était un homme bienveillant qui faisait partie des personnes qui l’acceptaient tel qu’il était et ne le voyait pas comme un monstre. Souvent il parlait, parlait, parlait, le « Monstre de Khelgür » ne savait pas trop ce que tous ces discours signifiaient au juste, mais c’était sans doute drôlement bien puisque après il pouvait repartir sans subir de brimades ou de punitions. Par contre celui-ci ne parlait point de Lumière de machine-chose-ange-soleil mais plutôt d’une autre divinité appelée Desna qui était partout tout le temps dans les rêves comme dans la nuit et les voyages et bien d’autres choses aussi dont la chance. Bref cela était bien compliqué tout ça. Déjà qu’avec une seule divinité, ce n’était pas vraiment simple, mais voilà qu’il y en avait d’autres…

Messire
Guillaume

Très intrigué par le symbole sur le plastron du fils du baron, Milesteg s’approcha et le questionna à ce sujet. Le chevalier sourit et inclina à la tête pour répondre à la révérence maladroite du garçon. Ce dernier avait l’impression qu’une force invisible émanait du jeune homme, Milesteg se sentait en paix, rassuré, protégé, comme si toute peur ou crainte quelle qu’elle soit avait disparue – « Hé bien il s’agit du symbole de Iomedae, la déesse de la justice, du courage et de l'honneur. Elle combat le Mal sous toutes ses formes partout où il se présente et je suis l’un de ses nombreux suivants. Je pense que dans ce combat que nous allons livrer pour détruire ces phylums maléfiques, l’Héritière, comme nous l’appelons parfois ou encore la Lumière de l’Épée, comme la nomment ses plus fidèles chevaliers, sera présente et nous aidera. Iomedae et Sarenrae sont toutes deux des divinités Bonnes et combattent le Mal et les Ténèbres. Sarenrae et plus modérée et accorde une seconde chance. Iomedae combat l’injustice et le Mal, elle est le dernier rempart pour protéger les pauvres, les faibles, les opprimés, tous ceux qui subissent le joug des êtres maléfiques. » – Milsteg sentit une pointe de ferveur dans la voix du jeune homme et les yeux de ce dernier commençaient à pétiller. Il était visiblement très sincère et vouait une adoration non feinte pour cette nouvelle divinité qui venait d’apparaître dans le cercle de connaissance des enfants de Khelgür.

Tous se mirent donc en cercle en se tenant par la main, autour de l’autel. Tous ? Non, encore une fois Taërim, le Mage de la Tour Blanche restait en retrait et traçait des trucs étranges au sol autour de l’autel. Un premier cercle entre le pavé de pierre blanche sur lequel reposaient les maléfiques plaques de marbre et les personnes, un second cercle derrière les personnes, réalisant ainsi une bande circulaire dans laquelle tous se trouvaient sauf lui. Les deux cercles étaient tracés avec de la poudre très fine argentée et il réalisa ensuite plusieurs dessins complexes sur les cercles, des symboles qui formaient ainsi une sorte de chapelet tout autour

Taërim
le Blanc

« Ceci vous protègera des maléfices des Phylums. Vous ne devez en aucun cas, quoi qu’il se passe, toucher l’un de ces symboles ou rompre l’un des cercles avec le pied, surtout pas celui qu’il y a entre vous et l’autel. » – Il répéta sa recommandation plusieurs fois à chacun, jusqu’à ce que chaque personne, enfant ou adulte présent lui réponde qu’il avait compris. Puis il ouvrit son grimoire et après avoir tourné plusieurs pages, il se mit à lire directement dessus les écrits magiques prononcés d’une voix profonde et grave avec une gestuelle complexe et dans un langage incompréhensible pour le commun des hommes, la langue de la magie. Une fois son rituel achevé, la poudre d’argent qui formait les deux cercles et les symboles se mirent à briller et irradier une lumière diffuse en hauteur comme pour former une barrière devant et derrière les personnes inscrites dedans, à moins que ce soient les personnes qui soient baignées de cette lueur argentée…

Alors ce fut le moment où le père Olwyn, Véolia et la baron se mirent à prier à voix haute la déesse-ange Sarenraé et messire Guillaume faisait appel quant à lui à Iomedae. Une force impressionnante semblait irradier aussi bien du Baron que de son fils, tous deux avaient cette sorte d’aura d’apaisement et de sensation de sécurité qui émanait de leur personne et les enfants qui leur tenaient la main avaient la sensation que rien ne pouvait leur arriver. Le père Olwyn scanda alors le rituel à travers des prières et des louanges, tout en invitant sans relâche chacun ici présent à trouver cette lumière au fond d’eux même et de la faire grandir et exploser. Parlant de plus en plus fort afin de couvrir les voix des autres, le père Olwyn ne lâchait rien et perdura dans ses cantiques et louanges. Les enfants quant à eux faisaient ce qu’ils pouvaient, certains fermaient les yeux, d’autres regardaient fixement leurs pieds, à moins que ce soit l’autel ou encore les plaques de marbre noir qui tout à coup se mirent à scintiller. Des écritures apparurent sur leur surface, une écriture d’une lueur rougeoyante malsaine et palpitante…

Tout à coup un vent violent émergea des Phylums, un tourbillon de ténèbres qui tentait de prendre de l’ampleur et qui se chargeait de petits éclairs rouges. A y regarder de plus près, les petits éclairs étaient formés par les symboles qui étaient apparus à la surface des plaques de marbre, comme s’ils s’en détachaient et formaient des arabesques de symboles qui se mirent à illuminer tels des éclairs le tourbillon ténébreux qui se formait. Le vent rugissait à présent dans la chapelle et les ténèbres commencèrent à se répandre tout autour de l’autel, tentant de traverser la barrière de protection qu’avait dressé le Mage de la Tour Blanche. Ce dernier luttait à présent pour maintenir la barrière intègre et empêcher la force maléfique de s’échapper ou de traverser. Comme tous ceux qui étaient présents, les enfants furent assaillis par des visions cauchemardesques, comme si quelque chose tentait de les faire flancher et rompre le cercle en s’enfuyant à toutes jambes ou de les faire mourir de peur sur place. Principalement, ils se voyaient poursuivis par quelque chose de monstrueux, une sorte de tourbillon noir avec des yeux rouges et des griffes qui ressortaient parfois, à moins que ce soient des crocs gigantesques qui auraient pu les avaler tout crus en une seule bouchée, le tout dans un hurlement effrayant et un vent glacial. A chaque fois qu’ils arrivaient à esquiver un assaut du monstre cauchemardesque, ils se voyaient dépérir, la peau se desséchant, s’effritant et se détachant par morceaux, perdant un œil, puis l’autre, toutes ses dents, puis ses cheveux, comme si tout leur corps perdait des morceaux petit à petit et bien-sûr dans d’atroces souffrances qu’ils ne pouvaient exprimer car leur langue arrachée ne leur permettait pas d’échapper le moindre cri. C’était vraiment horrible au point d’en avoir le cœur qui flanche et de vider tout le contenu de sa vessie, sphincter ou estomac.

Ceux qui tenaient la main du baron ou de son fils se sentaient moins affectés par ces visions, mais les autres n’avaient pas cette chance mais ressentaient tout de même leur aura, comme si le fait d’avoir placés le baron et son fils de part et d’autre permettait de couvrir et protéger chaque personne formant le cercle, chacun en protégeant une moitié. Mais même s’ils ne tenaient pas la main d’un Paladin, la présence du Père Olwyn qui scandait à présent à tue-tête pour couvrir le vacarme ou de Véolia qui ne bronchait pas était rassurante aussi. Aussi bien le vieux prêtre que sa novice avaient l’air de tenir face aux assauts incessants des visions cauchemardesques et cela aidait malgré tout à tenir même si majoritairement les enfants avaient cessé de chercher la petite lumière tellement ils étaient secoués. Koram cherchait son souffle et avait l’impression de suffoquer et chaque petite goulée d’air qu’il parvenait à prendre avait une odeur pestilentielle d’œuf pourrie mêlée de purin. Il vacillait. Orloch quant à lui ne comprenait plus trop ce qu’il devait faire, il était assailli de partout par cette chose obscure et semblait gagné par la rage animée par la colère. Il aurait voulu se cacher sous un lit ou dans un trou et ne ressortir que quand tout serait fini mais il semblerait que quoi qu’il fasse le monstre le retrouvait et la peur avait laissé place à la colère. Orloch instinctivement voulait survivre et il ne savait pas comment. C’était effrayant. Milesteg quant à lui lâcha complètement prise et voulu partir en courant et en hurlant, mais quelque chose le retenait comme s’il était enchaîne de part et d’autre à des piliers de pierre qui l’empêchaient de s’enfuir face au monstre. Il sentit sa dernière heure arriver…Les jumeaux quant à eux s’étaient placés entre le père Olwyn et le baron et il semblerait que cette promiscuité associée à la force que des jumeaux pouvaient développer l’un pour l’autre leur permit de redoubler d’efforts pour lutter contre les incessants assauts cauchemardesques. Enfin Otezea malgré ce qu’il se passait autour et ce qu’elle ressentait, restait concentrée sur cette petite lumière qu’elle avait ressentie et faisait tout ce qu’elle pouvait pour la faire grandir grandir grandir. Elle se voyait recroquevillée au sol les mains sur les oreilles et fermant les yeux afin de rester concentrée et essayait de faire exploser cette petite lumière qui allait repousser ce monstre cauchemardesque ténébreux. Elle avait confiance en Taërim et il n’allait pas faire flancher la barrière protectrice. Malgré tout c’était une expérience difficile mais la jeune fille appliquait studieusement les consignes des aînés et maîtres. Elle sentait la main de Véolia se resserrer sur la sienne comme si la novice essayait de la réveiller de ce cauchemar, à moins que ce soit pour trouver du soutien elle aussi…

Alors tous eurent l’impression de plonger dans les ténèbres et le cauchemar que chacun faisait, des visions de tout ce que chacun subissait tournoyaient à une vitesse vertigineuse et dans un hurlement à s’en faire crever les tympans. Certains se mirent à hurler à leur tour, n’en pouvant plus, d’autres sentaient le sol se dérober sous eux comme s’ils tombaient d’une montagne, c’était sans doute ça la fin… Alors quelque chose apparut de manière récurrente dans les ténèbres. Des petits points scintillants argentés, comme des petites étoiles qui se mettent à briller dans la nuit. La force cauchemardesque ténébreuse sembla perturbée et quelque chose était entrain de basculer. On entendit à nouveau les cantiques du père Olwyn, les louanges du baron et de son fils, les incantations du Mage de la Tour Blanche, quelque chose était entrain de prendre le pas sur les cauchemars, chassant le tourbillon monstrueux par une nuit étoilée douce, calme et apaisante avec un léger zéphir doux et agréable qui apporta un peu de réconfort, une force nouvelle qui additionnée à la ferveur présente avait la force de repousser les assauts du mal et des ténèbres. Les étoiles formaient une sorte de constellation, on aurait dit comme une paire d’yeux. Y avait-il eut un battement de paupière ? Une lueur était apparue, comme une étoile filante, une comète et elle semblait s’intensifier comme si elle se chargeait de lumière. Alors la petite flamme que chacun tentait de trouver à l’intérieur de lui-même sembla s’animer elle aussi et venir s’ajouter à cette lueur argentée qui fendait les ténèbres. Puis ce fut une sphère de lumière qui grandit encore et encore puis une explosion de lumière qui finit par chasser les ténèbres. Le vent retomba aussitôt, les visions de cauchemar avaient complètement cessé, tous ressentirent comme un grand soulagement mais aussi une grande fatigue…

Ils étaient encore là, autour de l’autel, se tenant la main et formant le cercle. Ils se regardaient un peu hagards, conscients que quelque chose d’important venait de se produire. Sur le pavé de pierre blanche, les plaques de marbre noir étaient brisées en plusieurs morceaux et étaient devenues plus ternes, n’ayant plus cet aspect brillant mais plutôt une couleur charbon. Le père Olwyn et Taërim, le Mage de la Tour Blanche, semblaient épuisés et marqués. Le baron et son fils avaient le visage grave eux-aussi mais reprenaient rapidement leur posture afin de venir en aide à ceux qui tenaient à peine sur leurs jambes. Véolia dut s’asseoir sur les marches du dais quelques instants. Milesteg paraissait très marqué et encore choqué, il tenait encore la main du Pêchou qui l’aida à s’asseoir avant que ses jambes ne se dérobent et qu’il ne tombe à la renverse.

Baron
Waldemar

Koram et Orloch regardaient autour en essayant de rassembler leurs esprits, Otezea et les Jumeaux reprenaient leur souffle eux aussi mais reprirent assez vite leurs esprits. Ce fut le baron qui rompit le silence soudain installé et devenant pesant - « Ce fut une rude épreuve et nous nous en sommes sortis avec succès. Bravo les enfants. J’ai l’impression que nous avons eu un petit coup de pousse de Dame Desna. Elle n’aime pas trop qu’on vienne perturber son monde et les Phylums se sont servis de celui des rêves pour tenter de nous vaincre. Il faut croire que la Déesse des Étoiles n’a pas aimé le voyage que le Mal voulait nous faire subir. Eh bien, les enfants, je vous propose de retourner à la grande salle. Vous allez vous y restaurer et vous reposer et me raconter tout ce qu’il ce qui vous est arrivé en commençant par votre village. Une fois que je connaîtrai toute l’histoire, alors je tiendrai conseil et nous établirons un plan d’action. » – Il se tourna vers le jeune chevalier – « Guillaume, aide les enfants à rejoindre la grande salle, je me charge du père Olwyn et de Taërim. »
Tu sais ce que c'est, être réduit à l'état de pulpe ?
Offline nauron  
#13 Envoyé le : dimanche 7 avril 2019 23:12:29(UTC)
nauron
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Koram
CA : 12

5 / 5


Quelle horreur!

Alors qu'il venait juste d’arrêter de souffrir à chaque inspiration et déglutition, il se retrouva avec des hauts le cœur à cause de cette odeur, entre ces deux états, il ne savait pas celui qu'il préférait...
Heureusement, tout disparu après le passage des étoiles et il se retrouva hagard à regarder les autres membres du cercle, il n'y avait plus cette odeur, et il n'avait pas mal, tout était positif.

Ce ne fut que quand le baron prit la parole que Koram se rappela le pourquoi du comment de leur présence et comprit qu'ils avaient réussi et sans vomir, malgré l'odeur.

Koram alla voir sa famille de salive

«  Vous avez pas vomi non plus? C'était vraiment infâme comme odeur! J'avais presque envie de partir du cercle, Ça va Miles? T'es tout pâle? »
Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline Miilesteg  
#14 Envoyé le : jeudi 25 avril 2019 14:30:35(UTC)
Miilesteg
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Milesteg
Enfant
CA : 8

6 / 6


Miles avait du mal à retrouver son calme, il répondit à son frère Koram.

«  Ma foi, j'ai cru que j'allais mourir.... Qu'on allait tous mourir... »

Il prit la main du chevalier.

«  Messire, pardonnez moi de vous importuner mais vous n'avez pas eu peur? C'est votre déesse qui vous a protégé? Comment vous faites pour rester si calme? »
Offline Kali  
#15 Envoyé le : vendredi 26 avril 2019 16:17:23(UTC)
Kali
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Otezea

5 / 5


Elle avait réussi l'épreuve, encore. Décidément, plus tard, c'est sûr, elle serait une grande magicienne! Rien ne pouvait arrêter son talent! Droite et fière elle s'avança vers Koram et Miles. « Ce n'était pas si difficile et ça ne puait pas tant que ça.  » Elle sortit son fennec du sac: « Hein, Fenny, que c'était facile? »
Et sur son rêve, construire sa vie.
Offline Djezebel  
#16 Envoyé le : vendredi 26 avril 2019 16:22:24(UTC)
Djezebel
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Orloch
Brute
CA 8
Ref -2,Vig +0,Vol -1

6 / 6


Orloch était encore tout tremblant de colère et de peur. L'adrénaline avait afflué dans son corps sans qu'il ne puisse crier quoi que ce soit de peur de gâcher l'effet, pourtant, il avait eu envie de hurler, de crier, de déverser cette colère en un cri.

Ne comprenant pas son état, et totalement perdu, il se contenta de commenter.
« J'ai les bras qui tremblent... et les jambes aussi !  »

Il avait le visage tout penaud et semblait sur le point de pleurer.
Offline nauron  
#17 Envoyé le : vendredi 26 avril 2019 16:27:10(UTC)
nauron
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Koram
CA : 12

5 / 5


«  D'abord Fenny y compte pas, il a pas donné la main dans le cercle, il était à l'abri dans le sac.. Et puis heureusement qu'il y avait les étoiles qui formaient les yeux... c'est quoi ces yeux au fait monsieur le père? »

Ensuite il s'approcha de Guillaume et attendit que ce dernier ne les mène à la grande salle .
Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline blurpy  
#18 Envoyé le : dimanche 28 avril 2019 18:57:08(UTC)
blurpy
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Wallis
Réf : 0 | Vig : -1 | Vol : 0
CA:11 | C:11 | D:10

5 / 5


Wallis garda encore quelques secondes ses mains dans celles de ces voisins. Le père Olwyn semblait très affecté, sa main tremblait. Wallis regarda son double et vit que, comme lui, il avait ressenti cette onde de choc à travers tout son être.

Quelle puissance

Il sourit.

Le chaos était vaincu. Cela lui semblait une évidence. Il le serait toujours ainsi malgré tous les efforts insidieux qu'il pourrait trouver.
Et il serait un maillon de cette immense chaîne qui permettait de résister à la noirceur.

Entouré de sa nouvelle foi, de son autre lui et de sa famille de salive, il se sentit invulnérable.

Lorsque le baron ordonna à son fils de les amener, il le suivit le cœur léger.

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Offline mdadd  
#19 Envoyé le : mardi 30 avril 2019 20:24:32(UTC)
mdadd
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es enfants eurent tôt fait de regagner la grande salle à l’étage du Bastion, où ils avaient rencontré le baron pour la première fois. L’endroit paraissait toujours aussi impressionnant de par ses dimensions et les enfants avaient l’impression qu’il y avait encore milles détails nouveaux qui étaient apparus entre temps. Une des grandes tables alignées le long des murs avait été tirée entre deux cheminées des murs latéraux et des bancs mis en place de part et d’autre. Le grand serviteur vieux chauve et maigre au point de voir la peau qui lui colle aux os, avait disposé ou fait disposer des écuelles, des chopes ainsi que des sortes de dagues mais à deux pointes en extrémité pour dresser le couvert et des plats encombraient la partie centrale. Du lard grillé, des cuisses de lapin rôties, un marmiton contenant sans doute une sorte de brouet à base de féculents, une miche de pain, des brocs d’eau, de bière et même de vin, il y avait vraiment de quoi remplir un estomac affamé même celui d’un « monstre de Khelgür » et une bonne odeur annonçait la promesse d’un excellent festin.

Messire
Guillaume

Pendant le trajet qui les mena de la petite chapelle à la grande salle, messire Guillaume répondit aux questions, surtout celles de Milesteg toujours aussi intrigué – « hé bien celui qui dit ignorer la peur, alors celui-là est inconscient. Je suis un paladin, tout comme mon père du reste. Nous n’embrassons pas la même religion puisque lui honore Sarenrae, la divinité de la petite chapelle que nous venons de quitter, quant à j’ai foi en Iomedae, la déesse de la bravoure, de la justice et de l’honneur. Mais qu’importent nos croyances, Sarenrae et Iomedae sont toutes deux des divinités bienveillantes et qui combattent chacune le mal à sa manière. Par contre tous les paladins apprennent à ne plus se laisser dominer par la peur en apprenant et comprenant le sens de la litanie Benegesserit dit ceci :


Cite:
Je ne connaîtrai pas la peur car la peur tue l’esprit.
La peur est la petite mort qui conduit à l’oblitération totale.
J’affronterai ma peur.
Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi.
Et lorsqu’elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin.
Et là où elle sera passée, il n’y aura plus rien.
Rien que moi.


C’est en apprenant à vaincre la peur que naît le véritable courage, vois-tu ? C’est une force de l’esprit qui ainsi forge en nous, à force d’entraînement et de persévérance, une immunité contre la peur et ses effets mentaux. Et à mesure que nous devenons plus aguerris dans notre foi et vertueux, cette immunité se répand autour de nous et permet à nos alliés de se sentir rassurés et protégés, ce qui les aide grandement pour combattre la peur à leur tour. Vous avez certainement dû ressentir cet aura pour ceux qui avaient donné la main à mon père ou à moi-même. C’est la raison pour laquelle nous nous étions mis à l’opposé l’un de l’autre, afin que tous puisse en bénéficier. »


Dans la grande salle, plus loin, Keanou s’entretenait avec le sénéchal devant la table haute sur laquelle étaient étalés de grands parchemins recouverts de dessins et d’écritures. La discussion semblait sérieuse et ils s’arrêtèrent lorsque le groupe entra dans la grande salle. Messire Guillaume invita les enfants à aller se rassasier tout leur saoul pendant qu’il rejoindrait le duo pour poursuivre les discussions d’adultes. Ils avaient un peu de temps pour préparer leur discours lorsque le baron sera de nouveau là, car celui-ci voudra que les enfants lui racontent dans les détails toute leur histoire depuis les premiers évènements à Khelgür. Par la suite ce tiendra un conseil de guerre et le baron prendra les décisions nécessaires en fonction des informations que chacun lui aura rapportées, tout en prenant en compte les avis de ses conseillers, en l’occurrence toutes les personnes adultes que les enfants avaient rencontrées dans la grande salle : le Chapelain, ce bon père Olwyn, Taërim, le Mage de la Tour Blanche, le Sénéchal, le capitaine Rhidan, Keanou et messire Guillaume.

Mais l’heure était au repos et au repas et tandis que les enfants commençaient à se jeter goulument sur la nourriture sous le regard de Greshym, le majordome qui faisait en sorte que tout se passe bien et que les enfants ne manquent de rien. Moins d’un petit quart d’heure plus tard, le baron Waldemar, le Chapelain et le Mage Blanc arrivèrent à leur tour, prenant place autour de la table haute du conseil tandis que le baron s’assaillait sur le trône afin de faire audience. Le majordome invita les enfants à avancer vers leur seigneur une fois qu’ils furent rassasiés et prêts. Afin de les aider à finir les plats, Dragibus, toujours aussi mal élevé, avait bondit sur la table et picorait directement dans les plats…

Modifié par un utilisateur mardi 30 avril 2019 20:25:24(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline Kali  
#20 Envoyé le : mercredi 1 mai 2019 18:20:24(UTC)
Kali
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Inscrit le : 17/08/2016(UTC)
Messages : 3

Otezea

5 / 5


La panse pleine et après un petit toussotement afin de s'éclaircir la voix, Otezea se lança dans le récit de leurs aventures. De leur découverte du village détruit à leur combat contre le guerrier à tête de chien bizarre qui les avait presque tué (heureusement que le grand mage blanc était là pour protéger tout le monde) sans oublier leur course à travers la forêt avec Saxifrag et les énigmes résolues, et, il fallait aller sauver les autres enfants restés au village!!! Elle se leva pleine d'émotion et repensa un pincement au coeur à Erik! Est-il encore vivant? Bien sûr, il était tellement... tellement.... grand ...et sérieux.... et mature....
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