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Résumé :

Comme c'est important d'avoir du style : Thème musical du PJ




Fiche de PJ :















Histoire :



Sombres furent mes songes ces jours-ci… je me suis souvent demandé… quel était le sens de la vie. Mais qu’est-ce que la vie ? Quelle est votre définition de la vie ?

Si l’on considère la vie comme un phénomène naturel, reconnaissable par son activité autonome, cela l’oppose par définition à la notion d’inertie. La notion de vie est donc inéluctablement liée à celle de mort. Pourtant… l’on ne définit un caillou comme étant mort. Pourquoi ? Car il n’a jamais vécu. Le concept de mort prend donc sa naissance dans celui de vie, et, par vase communiquant, inversement. Regardez autour de vous. Tout cela n’est rien… absolument rien… nous sommes sur une toute petite miette du cosmos, sur laquelle de tout petits êtres gesticulent. Ça né, ça vit… et ça meurt. Tout cela n’a aucune conséquence. Le fort dévore le faible, c’est le principe même de chaine alimentaire. La biche broute l’herbe, puis le loup dévorera la biche, et de la carcasse pourrie de ce dernier fleuriront les vers qui, la consumant à leur tour, alimenteront le terreau donnant l’herbe… Vous voyez où je veux en venir, j’en suis sûre… Le but de toute vie n’est autre que de finir pour en alimenter une autre.

Dès lors que l’on accepte cet état de fait, je puis affirmer que certaines vies ne sont rien d’autre qu’une équation déséquilibrée, inerrante à cet univers… L’éventualité d’une anomalie au sein de notre monde, qu’en dépit de leurs efforts les plus sincères, les rois d’antan ont été incapables d’éliminer. Des vies qui demeurent, à leurs yeux, au fardeau dont ils souhaitent s’affranchir, mais qui, par corollaire, les ont inexorablement conduits à notre situation actuelle.

Lorsque l’on vous offre la possibilité d’incarner un idéal, un concept ou même une pensée, pourquoi choisir de mener une vie insignifiante, privée de sens ? Par facilité me diriez-vous ? Mais la nature est tout sauf facile mon bon ami… elle est subtile autant que sauvage, cruelle autant que juste, généreuse autant que… vorace…

Je me rappelle… naguère, jeune sotte dénuée de bon sens, je m’imaginais vivre pour toujours une vie paisible, loin de l’absurde querelle des hommes. Je ne me souviens pas de tout concernant mon enfance… j’ai une mémoire déplorable à vrai dire. Quelques souvenirs flous, tout au plus. Je crois avoir vécu en ville, il y a longtemps. Je me souviens… d’un chien, des gouttes de pluie et d’une odeur de tabac…


Mais mes premiers souvenirs clairs remontent au village où j’ai passé toute mon enfance, un petit hameau de verdure du nom de Nebilis, au bord du Lac Mélancolie. J’y ai grandi seule, en compagnie de ma mère. Nous n’étions que deux dans la famille, mais nous étions heureuses. C’était un village producteur du grain d’Egorian, petit mais prospère, et propice à la vie. Ma mère était la boulangère du village, et j’étais fière d’être son apprentie. Notre pain rendait les gens heureux et nous permettait de vivre. Je me souviens de ma rencontre avec mon amie, une jeune fille étrange qui n’a jamais voulu me dire son nom, mais qui était un rayon de soleil à mes yeux. J’ai toujours pensé qu’elle était d’origine noble, et qu’elle avait peur de ma réaction si je l’apprenais. Nous allions parfois vagabonder dans les champs de Chélam, notre terrain d’exploration favori, notre royaume d’épis dorés à perte de vue… C’était le bon vieux temps…

Tout a subitement pris fin le jour où notre village est parti en cendres, subissant le courroux d’un foutu diable ou que sais-je encore… Tout, j’ai tout perdu ce jour-là… Je me suis enfuie vers les Bois des Tumulus, apeurée, et je me suis enfoncée dans les broussailles. Ce qui s’est passé dans ces bois… je ne peux vous le conter. C’est la règle. Sachez simplement que j’y ai découvert une sorte de… nouvelle conscience… de destinée. J’y suis rentrée enfant ignorante, j’en suis ressortie femme cultivée. J’y ai abandonné mon ancien nom, Irene Vespasius, pour adopter celui de Lucretia, "celle qui gagne". J’ai pris la route, en quête de ces vies dont je parlais tantôt… D’organismes plus petits encore que nous ne le sommes au milieu de ce gigantesque multivers.

Je vous parlais plus tôt du loup, de la biche, des vers et de l'herbe... J'y ai appris à forcer l'équilibre de ce cycle, à corriger ces déséquilibres menaçant la biosphère elle-même... qu'elle doive s'étendre ou... se restreindre...

Cette route m’a mené à la rencontre de Preatoria, une femme intrigante. Rien en elle ne respire cette insipidité propre à tant d’humains... Non, il se dégage d’elle une aura des plus… singulières. C’est l’unique survivante d’une étrange épidémie ayant frappé son village… Cela fait déjà d’elle un spécimen intrigant, qui fut en contact avec d’autres organismes qui le sont tout autant.