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Offline vaidaick  
#1 Envoyé le : mardi 13 janvier 2015 19:30:58(UTC)
vaidaick
Rang : Sage d'honneur

Inscrit le : 22/11/2012(UTC)
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Le 9 Lamashan 4731, Filip se rend à l'avant poste que le lieutenant Erika Taylor dirige, ou plutôt à ce qui fut un avant poste. Il est composé d'une caserne d'un étage et de deux tours de guet encadrant la double porte permettant de passer dans la nouvelle région. De chaque côté de la tour, sur chacune desquelles trône une baliste tournée vers la nouvelle région, s'étend une muraille de pierre d'environ quatre mètres de haut. A son arrivée, la double porte est grande ouverte et sa herse est remontée, et comme le prévoit le protocole, les deux gardes croisent leurs hallebardes lorsqu'il arrive à une vingtaine de mètres, tandis que deux sentinelles sont postées sur chaque tour. Le reconnaissant, les gardes décroisent immédiatement leurs hallebardes, et celui de droite s'adresse à Filip.

« Bonjour. Le lieutenant vous attend dans son bureau. »

Filip s'avance jusqu'à la caserne et ouvre la porte, entre, et referme la porte derrière lui. De chaque côté du couloir se trouvent plusieurs portes fermées, tandis que face à lui, un escalier prenant la moitié du couloir monte à l'étage. Il empruntant celui-ci, tourne à droite arrivée à l'étage, et frappe à la porte du bureau du lieutenant. Un « Entrez ! » plus tard, il pénètre dans la pièce, referme la porte derrière lui, et se trouve face à la belle officier. La pièce est légèrement meublée, munie simplement d'un secrétaire et d'un buffet en bois massif. Deux chaises simples mais confortables sont disposées face au secrétaire, tandis qu'Erika se trouve assise dans un fauteuil face à la porte.

Elle lui fait signe d'un ample geste gracieux de la main de prendre place sur une chaise, le visage grave. Elle est vêtue d'un harnois d'excellente facture, et sa belle hallebarde à la lame argentée se trouve sur sa droite, appuyée contre le mur aux côté d'une arbalète lourde.

« Ah ! Filip ! Heureuse de vous revoir ! J'ai appris que vous aviez été gravement blessé ? Je suis contente de constater que vous vous en êtes bien remis. Car c'est le cas, n'est-ce pas ? »

Modifié par un utilisateur mercredi 21 janvier 2015 18:59:56(UTC)  | Raison: Non indiquée

Entre ce que je pense, ce que veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous avez envie d'entendre, ce que vous croyez entendre, ce que vous entendez, ce que vous avez envie de comprendre, ce que vous croyez comprendre, ce que vous comprenez, il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même. - Edmond Wells.
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Offline Guyde  
#2 Envoyé le : mercredi 14 janvier 2015 10:43:39(UTC)
Guyde
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Filip
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CA : 18

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Filip avait salué sobrement d'un hochement de tête et d'un sourire les gardes qu'il avait croisé. Il ressentait souvent une certaine nostalgie à leur vue, celle de l'époque où il faisait partie de l'armée ou des chevaliers, une époque plus simple, plus heureuse...

Il se présenta devant la Lieutenant avec la grimace qui lui tenait lieu de sourire et lui servit son couplet habituel, presque un rituel, des paroles qu'il avait empruntées à un barde de taverne, lorsqu'il l'a voyait avec un ton joyeux, tout en singeant une courbette :
« Ha ma chère, lorsque je vous vois les maux du monde et de ma misérable carcasse s'effacent devant votre beauté. Mais mon coeur saigne que vous soyez marié à un autre. A moins que vous m'ayez fait mandé pour m'annoncer la plus belle des nouvelles ? »

Sans lui laisser le temps de répondre, Filip se redresse, la grimace lui tenant lieu de sourire toujours aux lèvres et enchaîne :« 
Je me porte à merveille. Connaissez-vous la famille des Frier ? Ils n'habitent certes pas à proximité... Ils ce sont occupés de moi et de mes blessures à merveille, je leur suis redevable. Mais trêve de bavardages, vous m'avez fait appelé pour une raison qui doit valoir le déplacement. Bien que vous savez, n'est-ce pas, que vous voir vaut toujours tous les déplacements. »


Si la lieutenant lui avait toujours fait comprendre qu'il n'était pas question d'amourette entre eux, Filip persistait à fleurter légèrement avec elle, à moitié pour la flatter, à moitié pour la provoquer amicalement, et sans se l'avouer parce qu'elle représentait pour lui ce qui lui manquait le plus et qu'il savait qu'il n'aurait sans doute jamais : une vie normale avec femmes, enfants, amour et chaleur du foyer. Cette vie n'était pas pour les hommes comme lui, il considérait cela comme une vérité intangible. Mais il s'acharnerait à protéger ceux qui pouvaient en profiter, à permettre aux gens comme les Frier de vivre le plus en paix possible. Il se l'était promis.

Modifié par un utilisateur mercredi 14 janvier 2015 10:46:00(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline vaidaick  
#3 Envoyé le : jeudi 15 janvier 2015 00:37:56(UTC)
vaidaick
Rang : Sage d'honneur

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Un charmant sourire se dessine sur son visage, comme à chaque fois. Elle lui répond sur un ton mi-amusé, mi-sérieux.

« Je crois que je ne me lasserai jamais de vos compliments, Filip. Je devrais vous faire mander plus régulièrement, ça me mettrait un peu plus souvent du baume au cœur. »

Elle joue avec son alliance, la faisant tourner sur son annulaire avec son pouce et son majeur, et la regarde une poignée de secondes avant de reporter son attention sur Filip, tout en reprenant son sérieux.

« Non, je ne connais pas cette famille. » Son air devient grave. « J'aurais besoin de vous pour une mission que je ne peux pas confier à mes soldats. Une mission de première importance, et pour laquelle vous avez toute ma confiance. J'espère que vous ne me décevrez pas, Filip, car je compte vraiment sur vous. » Elle prend une inspiration, comme pour révéler quelque chose lourd de conséquences.

« A vrai dire, j'y serai bien allé moi-même si je n'étais pas retenue par mes engagements ici même. Il y a deux semaines, une attaque de brigands a eu lieu sur Belle Espérance. Contrairement aux attaques "habituelles", ils ne se sont pas contentés de piller. Trois morts ont été à déplorer, et tous ont été énucléés. Parmi les victimes, il y avait la future femme de Thompson, un de mes soldats. Il devait l'épouser cette semaine. De plus, il semblerait qu'il y ait des disparitions inexpliquées dans cette région, qui n'auraient rien à voir avec les excursions orques. Alors je me pose la question : qui a fait disparaître ces civils, si ce ne sont pas les orques qui les ont fait prisonniers ? La hiérarchie m'a répondu que ça concernait un trop petit nombre de personnes pour motiver une enquête sur le sujet, nos forces étant déjà suffisamment mobilisées. »

Elle soupire, l'air agacée. « Un groupe mené par la baronne et caporale Sterenn d'Orberoc, fille de feu le baron et capitaine Rolian d'Orberoc, est passé hier en début d'après-midi. Je lui ai rapporté ce que je savais, aussi bien sur ce dont je viens de vous parler, que sur le décès non moins étrange de son père. J'espérais qu'elle puisse me renseigner en retour sur ces sujets, mais je crains que mes espoirs soient infondés. Pourtant, son enquête m'a l'air tout aussi informelle que celle que je vous confie. »

Elle tire un tiroir de son secrétaire et y prend une bourse avant de le refermer. Elle dépose la bourse sur la table. « Je compte sur vous pour enquêter sur tout ceci. Prenez le temps qu'il faudra, je ne suis pas pressée, mais je veux des réponses. Et bien évidemment, en toute discrétion : je vais à l'encontre des ordres de ma hiérarchie, et je cours de grands risques s'ils venaient à le savoir. D'autant plus que je crains qu'ils n'en sachent plus qu'ils ne veulent bien l'admettre. » Elle détache les cordons de la bourse et l'ouvre, laissant voir des pièces d'or. « Elle contient 200 pièces d'or. A votre retour avec les informations demandées, je vous paierais la même somme, voire plus si vous détenez des informations vraiment très intéressantes. M'aiderez-vous ? »

Modifié par un utilisateur jeudi 15 janvier 2015 00:40:17(UTC)  | Raison: Non indiquée

Entre ce que je pense, ce que veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous avez envie d'entendre, ce que vous croyez entendre, ce que vous entendez, ce que vous avez envie de comprendre, ce que vous croyez comprendre, ce que vous comprenez, il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même. - Edmond Wells.
Offline Guyde  
#4 Envoyé le : jeudi 15 janvier 2015 11:13:18(UTC)
Guyde
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Filip
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Lorsque la belle officier joue avec son alliance, la grimace souriante de Filip s'éteint et le renégat semble sur le point de parler, mais il se tait, le moment passe, et la lieutenant aborde le sujet central de cette convocation.

Filip est étonné par la somme, la lieutenant semble faire de cela une affaire personnelle, sans doute parce qu'un de ses soldats et directement concerné suppose-t'il. Cependant, l'ancien mercenaire n'est que peu étonné par les faits relatés, les bandes en maraude sont souvent les auteurs d'exactions d'autant plus atroces et incompréhensibles qu'elles sont souvent le fait de la lubie d'un moment de folie de l'un d'entre eux. Filip ne le sait que trop bien pour y avoir assisté à de très rares mais néanmoins trop fréquentes reprises...

Son coeur se serre cependant, tout comme ses poings, en pensant à la terreur qui a du être celle des habitants et, comme il est révulsé par cette lâche attaque et s'est juré de faire de son mieux pour participer à apporter la paix et la sécurité à cette région, il a, en son fort intérieur, déjà accepté et fait sienne la mission avant que la lieutenant ne finisse son exposé.

A la dernière question du lieutenant, il s'avance et, évitant la bourse, il tend vers la femme son avant-bras, lui proposant un salut de guerriers à l'ancienne mode, engageant sa parole et son honneur :

« Madame, je vous aiderai. Je vous aurai aidé sans l'or, vous le savez sans doute, cette affaire mérite qu'on s'y attarde. Et soyez certaine que par amitié ma bouche restera close sur votre implication. »

Il regardait la femme droit dans les yeux, avec une franchise qu'il voulait totale.

Une fois le pacte scellé, son sourire grimaçant s'épanouit à nouveau sur son visage :
« J'accepte l'or bien sur, je ne suis plus guère en fond, et il sera utile. »

Après avoir pris la bourse et l'avoir placé dans son bardas, il reprend, l'air sérieux, distillant ses questions au fil de la conversation :
« Vous connaissez l'identité des deux autres victimes ? Des détails sur l'attaque ? Vous avez une supposition ou un soupçon concernant cette dramatique affaire de Belle Espérance ?
Et parlez-moi un peu de cette Sterenn d'Orberoc et de son capitaine de père, qu'est-ce que c'est que cette histoire de mort ? Vous pensez qu'il peut y avoir un lien ? A quoi ressemble son groupe au juste ? »

Modifié par un utilisateur jeudi 15 janvier 2015 11:15:02(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline vaidaick  
#5 Envoyé le : jeudi 15 janvier 2015 19:31:47(UTC)
vaidaick
Rang : Sage d'honneur

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Erika lève un sourcil, d'abord étonnée, puis se lève en répondant à cette poignée guerrière avec un franc sourire, différent des demi-sourires calculés qu'elle a par moment.

« Je savais que je pouvais compter sur vous. Vous avez beaucoup changé Filip, et vous prenez le bon chemin. Je dois dire que je suis fière de vous. » Elle regarde dans les yeux avec un sourire en coin, comme amusée. Il faut dire que ces paroles sont surprenantes, Filip ne se souvient pas lui avoir déjà parlé de son passé. Alors qu'entendait-elle par là ?

« Les trois victimes sont Sélène Aptons, la compagne de Thompson ; Clar Garlow, un milicien qui n'était pas en fonction ce jour-là ; et Frédal Capan, un palefrenier. A priori rien ne les relie les uns aux autres, mais je n'ai pu mener qu'une enquête de surface. Ce qui me paraît étrange, c'est qu'on m'a rapporté que l'attaque venait de l'extérieur, et que les brigands sont parvenus à piller les quartiers proches des remparts avant de repartir avec leur butin. Pourtant, les victimes étaient plutôt situées vers le centre du village. »

Elle se rassied en soupirant. « Je n'en sais guère plus, le rapport officiel conclut à des victimes du pillage. Les brigands étaient une vingtaine. Peu de temps avant l'attaque, un épais brouillard s'était levé - probablement par magie - ce qui a empêché les sentinelles de repérer leur approche. A vous de découvrir le reste... et si vous les retrouvez et que vous le pouvez, débarrassez-nous d'eux sans pitié. Mais s'ils s'avèrent être trop forts pour vous, contentez-vous de me dire où je peux les trouver, et je m'en occuperai moi-même. » Filip peut voir à son regard farouche qu'elle pense vraiment ce qu'elle dit.

« Quant à la baronne d'Orberoc, je ne sais que dire. Elle m'a parue distante et prudente lors de notre entretien. Il est évident qu'elle enquête sur le décès de son père de façon informelle, pour son propre compte. L'escouade de patrouilleurs du sergent Bast Falka a retrouvé le capitaine d'Orberoc et quatre de ses hommes morts très proche de la frontière nord. » Sur la carte de Dernier-Rempart, juste en dessous du 4è point violet en partant de la droite. « Aucun officier de l'armée dans notre région ne s'est vu confié la mission d'enquêter sur cette affaire, bien que ça aurait du être le rôle des patrouilleurs. Aucune information n'a été transmise aux officiers concernant les circonstances du décès des défunts. Aucune délégation d'enquête officielle n'a été envoyée depuis, ou du moins ils ne sont pas passé par ce poste de garde. Enfin, ce jour-là, aucune menace n'a été identifiée : aucune attaque d'orques, de bandits, ni quoi que ce soit d'autre. Toute cette affaire est entourée de mystères, et nul ne sait non plus ce que son père faisait si loin au nord de la région, avec une formation non-réglementaire de six soldats seulement. Et bien entendu, on nous a fait comprendre en haut lieu de ne pas chercher à avoir d'autres informations... » Elle esquisse un sourire sarcastique.

« Vous voyez, ce ne sont pas les affaires étranges qui manquent dans cette région. Je n'ai aucune idée de si ces deux-là ont un lien, ce sera à vous de me le dire. » Elle se frotte les yeux avec le bout de ses doigts. Tu te rends compte qu'elle a l'air fatiguée. « Le groupe de Sterenn d'Orberoc est composé d'elle-même, une jeune femme brune aux yeux bleus, pas très grande ; de Lars, un jeune homme dont je me suis occasionnellement occupé lorsqu'il était tout gamin - que la terre est petite de le retrouver ici après tant d'années ! -, il est assez grand, châtain avec les yeux verts, et il porte un mousquet ; et enfin un demi-orque, un humain, et deux gnomes - un homme et une femme. »

Elle sort de sous son secrétaire une bouteille de vin et deux verres. Tout en versant le breuvage dans un verre, elle demande : « Vous en voulez ? »
Entre ce que je pense, ce que veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous avez envie d'entendre, ce que vous croyez entendre, ce que vous entendez, ce que vous avez envie de comprendre, ce que vous croyez comprendre, ce que vous comprenez, il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même. - Edmond Wells.
Offline Guyde  
#6 Envoyé le : vendredi 16 janvier 2015 10:06:32(UTC)
Guyde
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Filip
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L'ancien soldat s'était surpris à éprouver de la pitié pour celui qui devrait combattre cette valkyrie de lieutenant, il reconnaissait dans ses yeux l'éclat dur de tueur des hommes d'armes d'expérience et savait qu'elle savait manier son arme en professionnelle. De vulgaires bandits n'auraient pas la moindre chance. Il se surprit également à penser qu'il n'en aurait peut-être guère plus.

Avisant la bouteille de vin, Filip appuya son sourire grimaçant :
« Avec plaisir, mais juste un verre, je n'ai pas prévu de me battre aujourd'hui. ça ne vous rendrait pas très fier que j'esquinte vos soldats. » fit-il avec un accent ironique en accentuant sa grimace. « Je serai curieux de savoir ce qu'on a pu vous dire sur moi. Et qui. »

N'espérant guère de réponse à sa question implicite, et se détendant légèrement, le renégat hésita sur les sujets à aborder avec la belle lieutenant. S'il brûlait de décrier le mari de celle-ci qui la laissait seule dans ce fortin, il pensait comprendre que le sujet était délicat, voir douloureux, et l'esquiva, revenant à des platitudes locales.
« Les bruits courent que des orcs se massent à la frontière... est-ce vrai ? Les fermiers aiment se faire peur et les hommes d'armes encore plus, mais les rumeurs ont souvent un fond de vérité... »

Dans le même temps, il tenta de se creuser les méninges sur la famille D'orberoc, en vain, et la réputation de soldat du capitaine (la fille, il en était certain, avait du faire ses classes lorsqu'il était par monts et par vaux).
  • Connaissance locale ou noblesse sans formation : 1d20 donne [7] = 7
  • profession soldat : 1d20+5 donne [12] + 5 = 17

Modifié par un utilisateur vendredi 16 janvier 2015 10:12:43(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline vaidaick  
#7 Envoyé le : vendredi 16 janvier 2015 16:00:34(UTC)
vaidaick
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Elle remplit le deuxième verre puis le tend à Filip. Ses beaux yeux clairs le fixent alors que le silence s'installe. Une dizaine de secondes semblant être une éternité passent avant qu'elle ne le rompe.

« Si vous le pouvez, cherchez à rejoindre le groupe de Dame d'Orberoc. Je pense qu'elle a, ou va avoir, des informations qui nous intéresseront. » Elle boit une gorgée de vin sans lâcher Filip des yeux. « Il est souvent utile de se renseigner sur les personnes avec qui on est appelé à travailler. Avec les bons contacts, on peut apprendre de nombreuses choses parfois vraiment intéressantes, qui permettent de mieux appréhender à qui on a à faire. » Le coin droit de sa lèvre se retrousse en un charmant sourire en coin amusé, ses yeux pétillants de malice.

Elle reprend une gorgée, et repose son verre. Ses mains sont appuyées sur le secrétaire, et malgré son maintien toujours superbe, Filip ressent chez elle une fatigue et une lassitude dont, semble-t-il, elle ne veuille rien laisser paraître. « Les orques ont trouvé un chef. On n'arrive pas à savoir de qui il s'agit, mais il doit être puissant pour les avoir rassemblés. Le nom de Grask Uldeth, l'un des plus puissants chefs de clan orque, est cité, mais sans aucune preuve. Ils se massent de plus en plus nombreux à la frontière, mais n'attaquent pas. A part quelques bandes en maraude, bien entendu. Je n'aime pas ça. Les orques ne sont pas connus pour leur patience ni leur discipline. Les voir inactifs et tous réunis à nos frontières, ça a de quoi en faire pâlir plus d'un. S'ils devaient donner l'assaut, nous serions perdus. La situation actuelle n'est pas en notre faveur. Je... » Elle s'arrête subitement, comme si elle allait dire quelque chose qu'elle risquait de regretter. Filip voit des sentiments contradictoires s'afficher sur le visage de la belle, et parmi eux une colère contenue, dont il serait bien incapable de dire vers qui elle est dirigée.

Au lieu de continuer sa phrase, elle saisit son verre et s'affale presque sur sa chaise en soupirant. Elle n'a jamais paru si las, et Filip la voit pour la première fois réellement comme une femme marquée par les années, elle qui est d'habitude si énergique qu'on lui en donnerait dix de moins que sa quarantaine d'années. Après avoir contemplé son verre sans y tremper les lèvres, elle relève la tête vers Filip. « Voilà, vous savez tout. Vous avez d'autres questions ? »

Modifié par un utilisateur vendredi 16 janvier 2015 16:02:08(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline Guyde  
#8 Envoyé le : vendredi 16 janvier 2015 17:09:23(UTC)
Guyde
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Filip
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Voir la belle lieutenant fendre l'armure et montrer sa fatigue et un peu de faiblesse fait fondre le coeur de l'homme d'armes, qui souhaiterait pouvoir la prendre dans ses bras, la rassurer, la conforter, mais il sait que cela ne se peut, du moins il pense le savoir.

A la dernière question, il grimace encore et se dit qu'il est temps pour un peu de légèreté :
« Et bien, j'aurai mille questions à vous poser, comme vous le dites, il est toujours bon de se renseigner sur les personnes pour lesquelles on travaille, et je suis toujours curieux de celle qui m'éblouissent... mais je crois qu'il nous faudrait cette bouteille et quelques autres avant que vous disiez ce que je veux savoir, et cela retarderait ma mission d'au moins une journée.  »termina-t'il avec un clin d'oeil qu'il réserve d'ordinaire à ses compagnons d'armes.
« Avec votre permission, je vais me mettre en route.
 »

Filip se lève, salut la lieutenant en la gratifiant d'un nouveau sourire grimaçant, puis, peu avant de franchir la porte, il se tourne vers elle :
« Si les orcs devaient finalement se décider à attaquer, je tacherai de venir me battre à vos côtés... Vous et vos hommes ne seront pas seuls à défendre cette terre et ses habitants tant que je vivrai.
Au revoir. Je n'oublie pas la récompense, je reviendrai, »
fait-il avant de partir sur un ultime sourire grimaçant.

Modifié par un utilisateur vendredi 16 janvier 2015 17:56:57(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline vaidaick  
#9 Envoyé le : vendredi 16 janvier 2015 17:35:05(UTC)
vaidaick
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Oubli d'indication de ma part : nous sommes en fin d'après-midi. Avancée Écarlate se trouve à trois heures à pied, ce qui ferait arriver Filip dans la soirée, après la tombée de la nuit.

Erika sourit aux propos de Filip. Au moment où il va passer le seuil de la porte, elle l'interpelle en se levant à demi. « Filip ! Vous devriez rester dormir ici et partir demain matin. Le village le plus proche est Avancée Écarlate, et il risque de ne pas vous ouvrir les portes après la tombée de la nuit. Je n'aimerais pas que vous passiez votre première nuit à la belle étoile. Et puisque vous y passerez, commencez par enquêter là-bas je vous prie. Je pense que la majeure partie des réponses se trouve à Belle Espérance, mais il y a sûrement des informations disséminées dans toute la région... »

Elle se rassied, ouvre un tiroir sur sa droite, et y contemple une pile de documents en soupirant. « J'ai encore du travail, je vous laisse prendre des quartiers dans la caserne auprès d'un soldat. Bonne soirée Filip, et merci pour tout. »
Entre ce que je pense, ce que veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous avez envie d'entendre, ce que vous croyez entendre, ce que vous entendez, ce que vous avez envie de comprendre, ce que vous croyez comprendre, ce que vous comprenez, il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même. - Edmond Wells.
Offline Guyde  
#10 Envoyé le : vendredi 16 janvier 2015 18:10:39(UTC)
Guyde
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du coup j'ai édité mon post précédent Wink

« Merci je vais faire ça ». Le rôdeur hésite à ajouter une remarque, ou à chercher à rester un peu plus en sa compagnie, mais préférant s'abstenir de toute allusion déplacée, il hoche la tête et sort.

Dans la caserne, il part à la recherche d'un sous-officier pour se voir attribuer un coin où dormir et en profiter pour poser des questions sur Thompson et sa future femme, ainsi que la famille de celle-ci. Après tout, si seules trois personnes ont été victimes d'énucléation, il est possible qu'un lien unisse ces trois personnes, ou pas. Filip sait qu'il lui faudra être à l'affut de toute information pour espérer lever le voile sur cette histoire.

Il en profitera également pour poser quelques questions sur le moral des hommes et l'état du fortin, qui lui semble en piètre état compte tenu de sa position pourtant hautement dangereuse. Uthun II souhaite-t'il attirer les orques vers l'intérieur pour mieux les écraser en sacrifiant les garnisons et la population de la frontière ? Ou a-t'il simplement d'autres priorités que cette lointaine frontière Nord ? Les questions de haute stratégie ont toujours passionné le troufion qu'il a toujours été, tout en sachant qu'il n'obtiendrait jamais de réponses à ses interrogations sur les décisions des généraux, elles sont pour le troufion comme la pluie ou la maladie, un empêchement de mourir en paix de plus.
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Offline vaidaick  
#11 Envoyé le : vendredi 16 janvier 2015 22:18:29(UTC)
vaidaick
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Filip croise rapidement un soldat, qui l'emmène au dortoir et lui attribue une cellule, petite chambrette de 6m² munie d'un lit et d'un coffre en bois. Celui-ci se montre peu bavard au sujet de Thompson, répondant simplement qu'il s'agit d'une tragédie qui l'a particulièrement affecté, et que Thompson n'est plus le même depuis lors. Quant aux questions sur le fortin, la mort du capitaine d'Orberoc, figure renommée dans la région et héros militaire local, ainsi que l'attaque des bandits, ont bien sapé le moral des troupes. D'autant plus qu'ils se sentent peu utiles, puisque cette place se trouve à l'emplacement de l'ancienne frontière. Depuis que la frontière a été repoussée, sa seule raison d'être est d'être le dernier point sécurisé avant l'entrée dans la nouvelle région. Autant dire que ce n'est pas très palpitant, puisque depuis un moment les attaques orques ne sont pas arrivées jusqu'ici.

Cette discussion a au moins le mérite de faire remonter un souvenir à la mémoire de Filip. Le capitaine Mondekar avait eu une longue discussion avec lui sur les raisons qui le poussaient à l'envoyer chez les chevaliers radieux, et au détour de celle-ci, il lui avait parlé du capitaine d'Orberoc. Un proche ami avait-il dit, excellent éclaireur, archer et épéiste hors pair. Sa maîtrise du combat et son audace lui avait valu de nombreuses récompenses, dont le titre de baron. Mais Clayton Mondekar regrettait son imprudence constante qui le poussait à se mettre parfois trop en danger, tout comme Filip le faisait. Il avait comparé Filip à cet homme, et lui avait fait comprendre qu'il espérait qu'il gagnerait en sagesse auprès des chevaliers radieux, afin d'apprendre à calmer ses ardeurs.
Entre ce que je pense, ce que veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous avez envie d'entendre, ce que vous croyez entendre, ce que vous entendez, ce que vous avez envie de comprendre, ce que vous croyez comprendre, ce que vous comprenez, il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même. - Edmond Wells.
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#12 Envoyé le : samedi 17 janvier 2015 10:55:42(UTC)
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Filip
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23 / 23


Filip remercie le soldat pour la chambre et cherche ensuite des soldats qui ne soient pas en faction pour parler avec eux des animaux de la région et de la chasse ces dernières semaines (ce que les chasseurs ont pris, comment se portent les animaux sauvages de la région, etc...), laissant entendre qu'il part en chasse d'un animal du coin à la belle fourrure (il donne le nom d'un animal qui ferait une très belle cape de fourrure par exemple, ou un truc du genre) et en profite pour discuter des rumeurs des dernières semaines.

Puis il passe une nuit calme, se reposant en prévision du voyage du lendemain. Il part tôt après avoir cédé à son envie de saluer rapidement une fois encore la belle lieutenant avec une mention du genre :

« Je pars en chasse Madame, j'espère pouvoir revenir vous voir bientôt avec le fruit de celle-ci. »
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Offline vaidaick  
#13 Envoyé le : samedi 17 janvier 2015 21:48:07(UTC)
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Les soldats t'apprennent qu'ils ne chassent pas eux-même, la nourriture leur est livrée régulièrement en provenance de Vigil. Autant dire qu'il ne s'agit pas de nourriture fraîche, vu le temps de trajet. Ils ne chassent que lorsque qu'ils sont en manœuvre, ce qui n'arrive pas souvent ces derniers temps. Les animaux du coin sont classiques : des insectes en tout genre - et leur version géante - tels les araignées, scorpions et serpents, des petits félins, et rarement des lions. Quelques créatures magiques traînent aussi dans les environs. On a notamment vu récemment une chimère survoler la région, mais elle ne semble pas y avoir élu domicile... du moins pour l'instant.

Tu apprends également qu'un groupe est passé la veille et a été reçu par le lieutenant. Ils étaient bizarres, assez hétéroclites, et le gnome était un lanceur de sorts. Ils avaient aussi parmi eux un demi-orque, et tout le monde sait que ces engeances-là, on ne sait pas trop s'ils sont avec ou contre Dernier-Rempart. Et puis il y a les disparitions inexpliquées dans la région, que les attaques orques et la faune locale seules ne peuvent pas entièrement expliquer selon le soldat. Sans compter la mort du capitaine d'Orberoc, dont on dit qu'elle est bizarre, sans vraiment que quiconque sache vraiment en quoi elle est "bizarre". Il te dit donc que partir seul en chasse est une mauvaise idée, et que tu ferais bien de bien t'équiper en conséquence, ou plutôt de renoncer à cette folie.

Le lendemain matin, tu salues le lieutenant, qui te paraît guère plus en forme que la veille au soir. Elle ne semble pas avoir passé une excellente nuit. Tu entames ton voyage jusqu'à Avancée Écarlate. La route qui part du poste de garde est moins bien entretenue que celle qui provient de Vigil. Il s'agit plutôt d'un chemin tracé par le passage régulier des soldats, qu'ils soient à pied à ou à cheval, ainsi que des convois. Il serpente quelque peu au gré des obstacles naturels, à travers une terre aride et accidentée. De nombreux promontoires rocheux de tailles diverses parsèment ces étendues, dont certains pourraient tout à fait permettre des embuscades, te rendant nerveux, et dont d'autres sont assez grands pour te cacher une partie du paysage, ne te laissant découvrir la suite qu'après les avoir contourné. Un léger vent soulève un peu de poussière par moment. Par moment, tu dois protéger tes yeux alors qu'une rafale un peu plus forte te cingle le visage.

Toutefois, la région semble assez désertique, et tu ne rencontres pas âme qui vive. Sauf si on considère que les insectes et reptiles en ont une, puisque tu aperçois parfois quelques serpents qui s'éloignent de toi ou se cachent rapidement sous une pierre à ton approche, tout comme diverses bestioles que tu ne parviens pas toutes à identifier.

Sur ta droite, d'abord au nord-est, puis à l'est au fur à et mesure que la route s'incline vers le nord, tu aperçois au loin un promontoire rocheux largement plus imposant que les autres. Ses pentes sont escarpées, et il semblerait que le haut soit assez plat, formant une sorte de plateau. Tu penses être à une demi-heure de marche du bas de la pente. Le même temps te sépare d'Avancée Écarlate, qui devrait se trouver à l'ouest de ta position. Justement, la route s'incline à nouveau au gré du paysage vers l'ouest en contournant un pic rocheux. Tu parviens au bout d'une dizaine de minutes de marche à voir un village fortifié juché en haut d'une colline de terre aride à la pente douce et constante. Encore un bon quart d'heure, et tu parviens au bas de ladite pente. Celle-ci est constituée d'un terrain dégagé de bien 250 mètres de long, menant à un mur d'enceinte en pierre d'environ six mètres de hauteur protégeant le village. Deux tours de guets d'une douzaine de mètres de hauteur te font face, entourant une double porte en bois massif renforcé de rivets de métal, actuellement ouverte. Sur le chemin de ronde, tout comme en haut des tours, des hommes d'armes veillent. Tu en comptes deux par tour, et huit sur l'enceinte, soit une douzaine au total.

« Ohé voyageur ! Avancez jusqu'aux portes, les mains bien en évidence, et identifiez-vous ! »

Tu remarques au niveau de la double porte six hommes d'armes. Trois ont un arc bandé dans ta direction, et sont équipés d'une chemise de mailles, d'une épée longue, et d'une dague. Les trois autres possèdent une arbalète légère armée et prête à te tirer dessus, et une dague à la ceinture.
Entre ce que je pense, ce que veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous avez envie d'entendre, ce que vous croyez entendre, ce que vous entendez, ce que vous avez envie de comprendre, ce que vous croyez comprendre, ce que vous comprenez, il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même. - Edmond Wells.
Offline Guyde  
#14 Envoyé le : lundi 19 janvier 2015 10:36:07(UTC)
Guyde
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Filip
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Lourdement armé comme il l'est, et compte tenu des dernières nouvelles qu'il a apprises, le mercenaire ne s'étonne guère de l'accueil qui lui est réservé et se soumet de bonne grâce à la requête des gardes de la ville.

« Je me nomme Filip, je suis de passage et ne cherche nul ennui. Je cherche le couvert pour ce midi, vous pourriez me conseiller une bonne auberge pour un voyageur fatigué ? »

Arrivé près des gardes, les mains nues bien en évidence, le rôdeur acceptes de remettre ses armes de bonne grâce, sollicitant la permission de conserver l'un de ses dagues :«  j'ai l'habitude de couper mon pain avec ça, et je me sens tout nu sans un couteau... un homme ne devrait jamais sortir sans un couteau vous ne pensez pas ? On peut tout faire ou presque avec un bon outil comme ça.
 »

Calme, souriant, le renégat attend la décision des gardes concernant sa dague et s'y pliera sans rechigner, se jurant que la prochaine fois, il en planquerai une à l'avance sur lui.

« Sinon, quoi de neuf dans le coin ? Votre vigilance est sans doute due aux derniers évènements connus à Belle-Espérance ? C'est une bien dramatique histoire. J'ai l'intention de me diriger vers la région de Belle-Espérance pour chasser. La chasse est mon métier voyez-vous ? mais j'avoue hésiter un peu, du fait de la présence de brigands... Vous avez des informations sur ces histoires ? Vous avez vu passer des gens étranges ? des étrangers ? »
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Offline vaidaick  
#15 Envoyé le : lundi 19 janvier 2015 23:55:36(UTC)
vaidaick
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Tu t'avances vers les doubles portes et peut observer un peu ce qu'il se passe. Les vigiles en haut des murailles sont équipés classiquement : cotte de mailles, hallebarde, et arbalète lourde. Ils continuent leurs rondes en étant attentifs à tout mouvement au loin. Les six hommes d'armes t'attendent légèrement en retrait des portes. L'un des archers, celui qui t'a déjà parlé, te désigne un container à ta gauche, juste après la porte, à trois mètres d'eux.

« Pas de mouvement brusque ou suspect, laissez vos armes là-dedans ! » A la demande de Filip concernant sa dague, il secoue négativement la tête. « Comme vous le dîtes, on peut tout faire avec un bon outil comme ça. Une arme, c'est une arme ! Vous pouvez tuer avec non ? Bon, alors posez vos dagues à écorcher les lapins, bâtons de marche, ou tout ce qui pourrait représenter une arme ! » Il observe attentivement ce que tu déposes. « Tout vous sera bien entendu restitué à votre départ. » A ta question sur leur vigilance, il se renfrogne. « Peuh ! Non, rien à voir, on est toujours sur les dents. Vous vous croyez dans la campagne de Vigil à chasser avec les nobliaux ? C'est une zone de guerre ici. Et c'est encore plus le cas vers Belle-Espérance et tout ce qui se rapproche de la frontière. Si c'est la présence de brigands qui vous effraie, à votre place je repartirais de suite en zone sécurisée. »

Il se tourne vers les autres miliciens. « Je l'accompagne au Serpent Ardent, ouvrez l'œil. Pas besoin de m'accompagner. »

Après les portes principales, vous pénétrez dans une vaste zone (qu'on appelle des lices) séparant le mur d'enceinte extérieur d'un second mur d'enceinte criblé de meurtrières. A intervalles réguliers, des ponts suspendus en bois semblent permettre de passer d'un mur à l'autre. Vous parvenez à une autre double porte ouverte, puis il te guide à travers le village fortifié. Tu te rends compte qu'ici, rien n'a été fait pour faciliter les trajets : les rues sont plutôt étroites et ne permettent pas d'aller en droite ligne au centre. Il est nécessaire de contourner des quartiers entiers pour y parvenir. De plus, des petites tours sont régulièrement postées à des intersections, permettant d'établir une défense par zone. Tout dans l'architecture de ce village fortifié montre qu'il a été construit que dans un seul but : protéger sa population.

Pendant le trajet, qui vous prend à force de tours et de détours une vingtaine de minutes, il te répond. « Y a un groupe bizarre qui est arrivé plus tôt se matin. Ils avaient l'air d'avoir eu des ennuis, leurs vêtements étaient en piètre état et certains étaient blessés. Ils étaient déjà venus il y a trois jours et étaient repartis le lendemain vers l'est. Et sinon, y a trois personnes - enfin ils sont venus à deux, mais sont repartis hier à trois - un grand gars costaud et une jeune femme plutôt mignonne accompagnés d'un bison, et maintenant d'une gnome qui parle tout le temps. Enfin je trouve ce couple bizarre, mais eux on les a déjà vu plusieurs fois ici, alors que l'autre groupe, c'est la première fois. Enfin la deuxième maintenant, vu qu'ils sont partis deux jours et revenus. Il y a parmi eux un demi-orque, et un autre gars vraiment étrange, qui a une gueule de demi-elfe poilu et un peu sauvage. Avec eux y a deux humains, une elfe qui cause pas et suit le type bizarre sans le quitter d'une semelle, et un gnome tout chétif qu'on dirait qu'un coup de vent peu le casser en deux. Ah et ils ont un chien. Ouais, eux, ils sont vraiment bizarres, on peut pas dire qu'ils font couleur locale. »

Enfin, tu arrives à l'auberge nommée Au Serpent Ardent. C'est un établissement visiblement robuste et relativement grand. Une personne est assise à une table dans un coin et te regarde entrer, tandis qu'une demi-elfe paraissant une trentaine d'années humaines fait un peu de rangement derrière le comptoir.

Modifié par un utilisateur lundi 19 janvier 2015 23:58:07(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline Guyde  
#16 Envoyé le : mercredi 21 janvier 2015 14:55:33(UTC)
Guyde
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Filip
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Filip, s'assoit à une table, dos au mur et propose au garde, s'il est entré, de boire un verre avec lui. Il fait signe à la serveuse et se présente :
« Bonjour, y a pas foule hein ? Je m'appelle Filip, auriez-vous la bonté de m'apporter un peu de charcuterie, du pain et du fromage, ainsi que du vin, avant de me servir votre plat du jour ? Ah et pourriez-vous m'indiquer si votre village compte un armurier et un alchimiste ? J'aurai sans doute deux trois courses à faire avant de repartir. »dit le rôdeur en posant une pièce d'or sur la table pour la serveuse.


Et de l'interroger tout bas :
« Qui est l'homme assis là-bas ? »

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Offline vaidaick  
#17 Envoyé le : mercredi 21 janvier 2015 17:14:47(UTC)
vaidaick
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Le garde secoue la tête négativement. « Je dois retourner auprès de mes hommes. Bonne journée. »

Il s'en va d'un pas rapide, te laissant à l'entrée de l'auberge.



Tandis que tu t'installes, la demi-elfe te sourit aimablement. « Bonjour. Oui, c'est plutôt calme en effet. Je suppose que la présence des traqueurs au sein du village n'incite pas les gens à sortir de chez eux. » Il ne te semble pas avoir vu de traqueurs pendant ton trajet jusqu'à l'auberge. « Je peux vous apporter la charcuterie, le pain et le fromage, mais il est encore un peu tôt pour le repas du midi. Il sera prêt dans une bonne heure. » Tu es parti tôt du poste de garde, en comptant trois heures de trajet tu es arrivé à Avancée Écarlate vers 10h30. Avec les vingt minutes de trajet au sein même du village, il doit être pas loin de 11h. « Aujourd'hui ce sera viande d'auroch grillée et poêlée de légumes du soleil. En attendant souhaitez-vous une chambre ? Quant aux commerces, nous avons un peu de tout. L'armurier se trouve non loin de l'entrée du village. Et nous avons un apothicaire au bout de la rue. »

Elle s'esquive en cuisine et revient avec le repas demandé : jambon à l'os, pâté de sanglier, fromages de chèvre et de vache, et un gros pain complet. Pendant qu'elle te sert un verre de vin avant de reposer le pichet sur la table, elle te répond sur le même ton en se penchant vers toi. « Il s'agit du sergent patrouilleur Bast Falka. » Puis elle se redresse, rejetant ses cheveux en arrière, laissant planer derrière elle l'odeur d'un parfum léger et fleuri. Elle récupère la pièce d'or et la fait tourner entre ses doigts. « J'en conclus que vous passerez la nuit ici ? »
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#18 Envoyé le : mercredi 21 janvier 2015 17:51:05(UTC)
Guyde
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Filip
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Filip répondit en plaisantant à la question de la demi-elfe :
« Est-ce une invitation ? »

puis, il reprit son sérieux et poursuivit :
« Je ne suis pas encore fixé, cela dépendra de comment mes emplêtes se passeront je suppose. Mais dîtes moi, que font les traqueurs dans un petit village des marches Nord ?Ils sont la depuis longtemps ? »

Il cherche à se remémorer si les Traqueurs employaient à l'époque où il a eu affaire à eux des patrouilleurs ou d'autres soldats ou s'ils agissaient seuls.
  • Profession soldat? : 1d20+5 donne [11] + 5 = 16


Il mange un instant en silence, tout en observant de temps en temps le sergent patrouilleur ne sachant que penser de l'homme, il finit par lui faire signe,
« Venez partager mon repas si le coeur vous en dit, je serai ravi d'avoir un peu de compagnie. L'heure n'est peut-être pas la plus appropriée, mais j'ai pour principe de toujours manger bien quand je le peux. Réflexe de d'éternel voyageur sans doute. »

Modifié par un utilisateur mercredi 21 janvier 2015 17:53:30(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline vaidaick  
#19 Envoyé le : mercredi 21 janvier 2015 19:20:25(UTC)
vaidaick
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Les forces en place au Dernier-Rempart sont multiples, et leurs relations sont compliquées. Voici ce que tu en sais :

- l'armée comprend plusieurs corps, dont, entre autres, l'infanterie, la cavalerie, les éclaireurs, les patrouilleurs. Ils sont en charge de la défense contre les menaces extérieures et de l'agrandissement du territoire. L'exception notable est le corps des patrouilleurs, dont le rôle est d'assurer la défense intérieure en territoire rural.
- chaque ville a sa milice, dirigée par un chef, qui travail en étroite collaboration avec le shérif. La milice est en charge du bien-être de la population urbaine.
- chaque ville a son shérif et ses adjoints, dont le rôle est purement urbain : ils enquêtent, s'occupent des problèmes mineurs (mendicité, bagarres d'ivrognes, petits délits...), et transmettent les problèmes majeurs à la milice.
- les deux temples principaux (Iomédae et Gorum) sont officiellement indépendants du pouvoir du roi, mais beaucoup de leurs membres font partie de l'armée ou des traqueurs. Il existe d'autres temples, moins représentés et donc moins influents, comme celui de Pharasma par exemple, mais tu ne sais pas vraiment quelles sont leurs relations avec le gouvernement et les autres factions.
- le chef des traqueurs est l'ordonnateur Aristide Baltus. Leur rôle est de recenser la population utilisant la magie, de s'assurer qu'ils appartiennent à une organisation ou guilde officielle, et de traquer et châtier ceux qui n'obéissent pas. Le châtiment peut aller d'une peine financière et/ou une peine de prison, à une mise à mort par un rituel de feu magique. Ils peuvent demander le concours des autres corps armés, mais tu ne connais pas les modalités.

Petite aparté : les lanceurs de sorts appartenant à l'armée sont donc officiellement reconnus, puisqu'ils appartiennent à une organisation officielle : l'armée. Idem pour ceux appartenant aux traqueurs, à la milice, ou qui sont au service d'un shérif. Ceux qui n'appartiennent pas à un organisme de l'état ou d'une ville doivent appartenir à une guilde officielle. Tu ne sais pas sur quelle base on estime une guilde officielle ou non, ni ce que ça signifie réellement.


La demi-elfe a un sourire amusé, se penche à nouveau vers toi, et te répond en chuchotant proche de ton oreille, te permettant de humer son parfum subtil. « Une proposition, et non une invitation. Si c'était une invitation, vous n'auriez pas à payer. » Elle te fait un clin d'œil, puis te lance sur un ton faussement innocent en se redressant. « Nous parlons bien d'un lit pour une personne, n'est-ce pas ? » Son sourire s'élargit, mais s'efface lorsque tu parles des traqueurs. Elle te répond à voix basse, d'une voix plus grave, presque chargée de tristesse. « Il y en a toujours un ou deux qui traîne dans chacun des trois principaux villages de la région, mais il se font d'habitude discrets. Depuis l'évasion de Paraigon il y a quelques jours, d'autres ont afflué discrètement, jusqu'à hier, où leur chef est arrivé. Depuis, ils fouinent partout. C'est pas bon pour l'ambiance du village, donc pas bon pour les affaires. Les gens n'osent plus sortir de chez eux, de peur qu'on leur reproche quoi que ce soit. »

Pendant ce temps, l'homme ne t'a quitté du regard que pour plonger par moment ses yeux au fond de son verre presque vide. A ta proposition, il relève la tête vers toi. « Bon réflexe que voilà. » Il se lève et te rejoint à ta table. « Merci pour la proposition. Je suppose qu'elle n'est pas gratuite. » rajoute-t-il avec un sourire en coin.


Petite correction sur les dates : nous sommes le 10 Lamashan, et tu as rencontré Erika le 9. Le groupe de Sterenn est passé par son poste de garde le 5 (et non la veille comme je te l'avais dit).

Modifié par un utilisateur mercredi 21 janvier 2015 19:24:18(UTC)  | Raison: Non indiquée

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#20 Envoyé le : vendredi 23 janvier 2015 15:27:51(UTC)
Guyde
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Filip
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Filip hoche la tête aux propos de la demi-elfe sur les traqueurs, toute envie de plaisanter légèrement l'ayant quitté pour le moment.

Lorsque le sergent accepte son invitation, il répond à sa remarque par un autre sourire en coin :
« Mon vieux père, paix à son âme de vieux salopard, disait toujours :
Y a rien de gratuit dans la vie fiston... Aujourd'hui, il ne repose pas dans une tombe, ni même dans une fosse commune, son cadavre à du pourrir dans un coin perdu. Quant à moi j'ai rencontré des gens qui, sans y avoir le moindre intérêt et sans jamais me demander de payer, m'ont recueilli, soigné et nourrit quand j'étais blessé. Moralité ? et bien j'ai plus appris d'eux que de mon père je crois. Qu'en pensez-vous ?  »

« 
Vous faites partie des patrouilleurs n'est-ce pas ? Alors considérez mon invitation comme une récompense pour ce que vous faites, si vous le voulez. Une tâche pas évident en ce moment à ce qu'il paraît. »


Puis, si le sergent ne mord pas à l'hameçon Filip lui parle rapidement de son enfance sur les bords de la Tourondelle en décrivant un peu les coutumes de là-bas, pas celles de sa famille de pilleurs et de pirates, mais celles des gens bien du coin. Il l'interroge également sur ses origines et son enfance.

Modifié par un utilisateur vendredi 23 janvier 2015 15:30:38(UTC)  | Raison: Non indiquée

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