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Nom :

Халиун-Ариунаа (se prononce : Khaliun-Ariuna)


Résumé :

Comme c'est important d'avoir du style : Thème musical du PJ


Liste des Esprits errants :
WiP
Wip
Les esprits sont invoqués via des osselets.



Configuration du jour :
Esprit : Esprit des Ancêtres : Ekhniikh
Maléfice : -


Combos :
Maléfice "Gaze of Flames" ou "Water Sight" + Sort "Obscuring Mist"



Fiche de PJ :

















Histoire :

Attention, risque de spoil

Tome I : Chaînes

Vous ai-je déjà parlé des Mutabi-qi ?
Fières tribus de semi-nomades errants au Shaguang, nous vivons au jour le jour dans l’immensité du désert. Dans cette région inhospitalière, nous sommes cernées à l’Est par la menace hobgobeline du Kaoling et au Sud par l’impérialisme du Lingshen. Je ne vous parle même pas des monstres du désert profond au Nord ni des esprits de l’Ouest…
Nous vénérons la Mère Lune, Desna, et sommes un peuple brave mais je ne puis m’empêcher de penser que nous y accordons trop d’importance et de sentimentalisme. La tradition disent-ils… Regardez où cela nous a mené ! Contraints à craindre nos propres terres, tantôt réduits en esclavage par les uns, tantôt envahis par les autres… Notre tribu court lentement mais sûrement à sa perte. Notre survie est sur le point de dépendre du bon vouloir de nos voisins. Les miens ne partagent pas tous mon avis mais notre tribu est plus vulnérable que jamais. Les miens ont bon fond, je les admire… mais regardons les choses en face : nous sommes faibles. Pas seulement nous d’ailleurs, l’ensemble des tribus est faible. Séparément, nous sommes des proies faciles pour nos ennemis. Si seulement je pouvais… Je rêve d’une terre fertile, de sublimer le Caoyuan et d’en faire une région paisible où mes enfants et les leurs pourront vivre en paix, loin des dangers du monde… C'était le rêve que ma mère avait pour ses enfants, et elle morte sans avoir pu en voir ne serait-ce qu'un rayon d'espoir.
Il faut le reconnaitre, et j’en suis la première agacée, mais nous devrions prendre exemple sur nos voisins, récupérer ce qu’il y a de bon dans leur société et nous en servir dans la nôtre. Ainsi serions-nous capables d’être sur un pied d’égalité avec ces maudits. J’ai fait valoir mes idées, mon projet… Et c’est ainsi que le Mìngyun a pris contact avec moi. Le chef a des idées, de l’ambition. J’aime ça. Je ne sais pas s’il aura le cran de faire ce qu’il faut, mais je le suivrai jusqu’alors. Je ferai ce qu’il faut pour garantir un avenir à mon peuple, un splendide avenir. J'ai pris conscience que pour atteindre cet objectif, des sacrifices seront nécessaires… Mon sacrifice. Si je veux réellement mener mon peuple à la paix et à la prospérité, je ne dois reculer devant aucun obstacle, que cela me coûte mon corps ou mon âme.
Si nous continuons sur notre lancée actuelle, nous finirons écrasés par le Kaoling ou le Lingshen, il faut réagir. Je ne suis pas la plus sage, et pourtant je me rends bien compte que nous allons dans le mur. Nous pourrions nous protéger de bien des façons… mais non, il a y toujours une quelconque tradition pour indiquer que ce n’est pas la marche à suivre. Au diable leurs maudites traditions, ne me demandez plus ne marchez droit ! J’éprouverai leurs torts et j’apporterai la paix et la sécurité à mon peuple, quoi qu’il m’en coûte. Vous pouvez me haïr, vous pouvez me bannir, mais vous ne m’empêcherez pas de vous protéger, car je vous aime, et si quelqu’un doit se salir les mains pour y arriver, ce sera moi.

Mon nom est Khaliun, fille d’Ariuna. Il signifie « Cerf rouge », il symbolise la vie, la détermination. Il est vrai que s’il ne fallait retenir qu’un adjectif pour me décrire, ce serait celui-ci : déterminée. Lorsque j’ai une idée en tête, je vais jusqu’au bout. Je serai patiente s’il le faut, j’attendrai des décennies, œuvrant dans les ombres des dunes tel un scorpion, tissant ma toile, mais j’atteindrai mon but, parole de Mutabi-qi. Je suis née à l’Oasis de Chahar, dans le Shaguang, au sein de la communauté des Mutabi-qi.
Je ne peux pas dire que j’ai eu une enfance malheureuse, mais j’ai toujours été d’un naturel pessimiste, d’aussi loin que je me souvienne. Déjà toute petite, courant dans les plaines, j’avais peur des hobgobelins. On racontait tout un tas de choses sur eux, et j'étais loin d'être courageuse. Ma petite sœur et mon petit frère ont toujours été les plus téméraires… Moi, je me contentais de suivre leur rythme. Et puis, il était difficile de démêler le vrai du faux et de connaître la vérité sur les "monstres du Kaoling voisin". Tout est toujours mêlé aux traditions et aux superstitions. Je n’ai jamais osé le dire, de peur d’être banni pour si peu, mais j’ai toujours trouvé nos croyances ridicules. La plupart ne rendent pas hommage à nos divinités par conviction, mais par espoir, par crainte ou par tradition. Une forme comme une autre de bien-pensance étouffante. Tenez, c’est comme les montagnes formant la muraille à l’Ouest. Nul ne sait quelles puissances se terrent là-bas. Si ça se trouve, on pourrait y trouver quelque chose de magnifique, un lieu légendaire, vestige d’un passé semblant depuis longtemps révolu… Je sais bien que les esprits du ciel sont réputés être mauvais, mais si nous parvenions à dépasser le stade de l’hostilité, de trouver quelque chose pour leur plaire, nous pourrions peut-être établir le dialogue avec eux et négocier une protection… L’idée est peut-être -probablement même- insensée, mais le principe est là : essayons ! Mais non, restons par ici, « il ne faut pas y aller » disaient-ils. Ce serait une folie. La folie, n’est-ce pas faire sans cesse la même chose et de s'attendre à un résultat différent ? N’est-ce pas ce qui représente le mieux notre situation actuelle ? N’est-ce pas justement ce contre quoi le Mìngyun se bat ?

J’avais autrefois une sœur et un frère, Kayla et Temüjin, respectivement ma cadette de deux ans et mon benjamin de trois. Nous allions souvent explorer les plaines, cavaler à toute allure et chasser le raptor des sables ensemble. Dans notre trio des plus atypiques, j’étais la tête pensante craintive à la langue bien pendue, Kayla était la plus sage et la plus précise et Temüjin la forte tête, le plus téméraire d'entre nous. Nous étions soudés comme les doigts de la main, rêvant d'un monde verdoyant et merveilleux, mêlant la beauté du désert et le confort des plaines de Caoyuan, un lieu paisible, bienveillant. Ce n'était qu'un rêve d'enfant bien sûr, et pourtant, même si nous le savions déjà au fond de nous, je pense que ce rêve m'anime encore à l'heure où je vous parle. Nous discutions souvent de nos projets d'avenir, de l'avenir de notre tribu… Nous étions de grands rêveurs… Naïve que j’étais, je nous voyais déjà passer notre vie ensemble, eux et moi. Je ne me voyais pas vivre sans l'un d'entre eux, ils sont plus importants que ma propre vie à mes yeux. Puis vint le jour où nous fûmes victime d’un raid du Kaoling. Ce fût un carnage. C’est lors de cet événements que je perdis Temüjin. Tué dirent les uns, esclavagé dirent les autres… Une seule chose était sûre : ils me l’avaient pris ! J’ai toujours gardé l’espoir qu’il était retenu quelque part, qu’un jour nous le sauverions ma sœur et moi…

Je n’ai plus jamais vu le monde de la même façon après cela. Je nous voyais tels que nous étions : une société de cœur, mais une société faible. J’étais prête à tout pour que cela ne se produise pas de nouveau, que personne d’autre n’ait à vivre ce que j’ai vécu… Le Kaoling m'avait prit mon frère, et ils menaçaient de prendre d'autres enfants mutabi-qi, encore et encore… Et ma tribu a décidé d'en rester là. Ils ont choisi la voie de la tradition, de se terrer dans le passé au lieu de se tourner vers l'avenir. J'étais folle de rage, et ma tristesse s'est muée en haine… Quoi qu'ils en pensent, notre peuple navigue vers sa fin. Ils ne pourront jamais garantir la paix et l'intégrité des nôtres, jamais…
Je n’ai alors eu de cesse de m’entraîner avec Kayla, d’explorer ce potentiel magique latent qui sommeillait en moi… J'ai "vendu" mon âme à la Mère des Cauchemars, acceptant d'endosser tous les cauchemars destinés aux miens, en quelque sorte. J’ai commencé à me radicaliser, à penser à la sécurité des miens avant tout, quelles qu’en soient les conséquences… et c’est alors qu’il est rentré dans ma vie. Le Mìngyun. Je me suis donc mise à son service, pour le bien de mon peuple. Qu’importe qui il est, ou qui sont-ils, je partage son projet d’indépendance du Shaguang. J'ai pris conscience que pour servir mes idéaux, j'allais devoir devenir matriarche. J'ai rencontré Yesügei, l'un des hommes du Mìngyun qui partageait mes ambitions, et nous nous sommes… "alliés", si l'on puis dire. Je n'ai jamais été attirée par la gente masculine… Mais il me fallait passer par là… La tradition voyez-vous. Ce n'est pas une union d'amour ni de tendresse qui donna naissance à ma fille, Aria, mais une alliance politique… C'est triste quand on y pense, mais ça fait partie de mon sacrifice… Je fais ce que je peux pour ne pas imposer mon choix à ma fille, tâchant d'être une mère aimante malgré tout… mais c'est un fardeau bien plus difficile à porter. Heureusement que son père est là pour veiller son elle. Je sais qu'elle deviendra une belle jeune femme un jour, et j'espère pouvoir lui apporter le monde de paix que je n'ai pas eu.
En attendant ce jour, j’ai été embauchée par la guilde du Riz pour servir de guide à l’équipe d’exploration du Lingshen, et cela sous les directives du Mìngyun. Espionnons-les, apprenons d’eux… Et voyons quels sont leurs intentions… Et s’ils s’avèrent qu’ils viennent envahir la terre de nos ancêtres et nous imposer leur vision des choses… advienne que pourra.








Famille de Khaliun :


Khaliun-Ariuna, l'aînée de la fratrie.
Âge : 26 ans
Description : ToDo,


Kayla-Ariuna, la cadette de la fratrie.
Âge : 24 ans
Description :



Temüjin-Ariuna, le benjamin de la fratrie.
Âge : 23 ans
Description :



Aria-Khaliun-Ariuna, fille de Khaliun et de Yesügei.
Âge : 8 ans
Description : Jeune âge, oracle de Desna

Yesügei-Naranchimeg, compagnon de Khaliun.
Âge : 28 ans
Description :