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Offline Hikari  
#1 Envoyé le : lundi 13 mai 2019 14:04:22(UTC)
Hikari
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Préambule : le recrutement


’était un soir comme un autre à l’auberge de l’Ours Gris.
De l’extérieur, on pouvait déjà sentir un appétissant fumet de cochon rôti et le léger mais envoutant arôme des cocktails de Joanna, qui contribuaient grandement à la renommée des lieux.
En ouvrant les portes de l’établissement, on découvrait une salle bondée, comme à son habitude à cette heure-ci, et d’une décoration à la fois rustique et raffinée, ce qui n’était pas pour déplaire à la noblesse, considérant volontiers le lieu comme étant « une expérience rafraichissante ».
La clientèle était très variée, du noble désireux de fréquenter quelque chose d’autre que la luxure à l’humble ouvrier, soucieux de ses manières, heureux de pouvoir se considérer comme l’un des clients du lieu et ravi d’apprécier le talent des artistes se produisant sur la petite scène centrale.

À l’étage, on pouvait distinguer les salons privés, dans un cadre plus calme, réservés à qui en avait les moyens : sièges moelleux, tables en bois laqué, sensation de supériorité. L’un de ces salons était occupé par le mécène de l’établissement, et protecteur de la petite Joanna : le Seigneur Ervihon Lotheed.
C’était un vieil homme raffiné, élégant, grand amateur d’arts et d’alcools. Fréquentant aussi bien la noblesse que les classes inférieures, il n’était pas très bien vu de sa propre famille, mais était apprécié des petites gens. Néanmoins, son goût pour l’art n’ayant pour égal que son don pour dénicher les talents, il était aisément considéré comme quelqu’un de redoutablement talentueux.
Mais aujourd’hui, il n’était venu accompagné que d’une seule personne, une élégante demoiselle brune vêtue d’une veste de velours bleuté. Il avait demandé à Joanna de leur servir sa suggestion du jour et de venir les rejoindre un moment.



« Ah Joanna, assis-toi ma p'tite, je t’en prie. Je te présente Dame Martella Lotheed, ma nièce. Je lui ai parlé de toi, et elle aurait une offre à te faire. » dit-il, tortillant son épaisse moustache.




« Enchantée chère Joanna. Excellente boisson en passant, mon oncle ne m’avait pas menti en vantant votre talent.
Avec un don comme le vôtre, vous pourriez aisément servir dans les plus grands bals d’Oppara si vous le souhaitiez !  »
dit-elle sur un clin d’œil.

Se redressant et se penchant vers toi, elle poursuit :
« Je serai brève. Dans deux semaines aura lieu la Journée de l’Exaltation, qui se clôturera par un gala et un vote du Sénat. Ce vote concerne l’abrogation de la loi sur la primogéniture, ce sera un jour historique, une première depuis des siècles ! Voyez-vous, je fais partie des personnes qui souhaitent voir cette loi absurde disparaitre, et comme vous vous en doutez certainement, il y a… bon nombre d’opposants obstinés.

Mais passons. Je sais de source sûre que l’un de mes adversaires politique va offrir des bouteilles de vin rouge d’une grande rareté à cette occasion.
Là où je souhaiterais faire appel à vos services ma chère, c’est pour discréditer cette personne en altérant le vin avant qu’il ne soit distribué, il doit être exécrable, mais ne montrer aucune trace de sabotage. Je vous fournirai ce dont vous avez besoin.
Cela a peut-être l’air ridicule, mais croyez-moi, l’impact sur sa réputation sera magistral !

Si vous acceptiez de me rendre ce… petit service, je vous serais redevable, et pourrais vous introduire, vous et votre art, auprès de personnes de haut rang. Vous toucherez une récompense de cent cinquante pièces d’or si vous menez cette mission à bien. Par ailleurs, participer à ce gala serait une excellente occasion pour vous de commencer à tisser votre toile, voire même de présenter l’un des breuvages dont vous avez le secret.
Qu’en dites-vous ma chère Joanna ? »


Modifié par un utilisateur jeudi 16 mai 2019 18:11:21(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline Duck Gauthier  
#2 Envoyé le : jeudi 16 mai 2019 20:42:45(UTC)
Duck_Gauthier
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Joanna
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Sucre

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C'étais un soir comme un autre. Joanna était comme à son habitude derrière le comptoir, préparant les verres des uns et des autres. Elle y portait tout le soin qu'elle pouvait, comme toujours, attentive. A sa taille, le tablier usuel, plein des outils de sa profession : pinces, cuillères, tire bouchon... Au bout des doigts, elle glissait la glace, les jus et les alcools dans des verres, formant un éventail de couleurs et de saveurs. Et toujours avec le sourire du commerce. Sucre, comme à son habitude, appréciait de trainer du coté de l'âtre de la cheminée, se dorant le poil aux braises.

Elle avait reçu la commande de son mécène et tachait de s'appliquer pour lui. Pour ce soir, quelque chose de doux, comme le temps à l'extérieur, mais laissant un souvenir de chaleur comme ce qu'elle voulait que l'auberge laisse de souvenir.

Elle avait préparé à l'avance un sirop de pèche qu'elle versa dans les verres. En base, un jus filtré de pomme. Pour la chaleur, elle avait opté pour un mélange subtil de rhum brun et de liqueur de poire. La petite touche d'épice avec de la cannelle et pour titiller la langue, un trait de citron. Sachant faire la part des chose, elle fit le choix d'user de magie pour refroidir la boisson, n'appréciant pas la décoration que ferait de la glace dans ce verre. Non, pour l'apparence, elle se contenta de quelques gouttes de colorant rouge, sans homogénéiser le produit pour avoir un dégradé du vermillon au jaune du jus. Elle porta les boissons en haut.

Une fois arrivé, elle déposa devant chacun les verres et s'assit, la tenue droite. Elle écouta l'invitée, la remerciant d'un signe de tête au compliment. Elle fronça cependant les sourcils face à la demande. Elle s'accorda un instant pour trouver ses mots.

« Et bien, ... Il faut dire que ce n'est pas vraiment dans mes habitudes de faire ce genre de travail pour être franche. Mais... Mais votre offre me tente et je pense que cela doit être possible. Je songe à quelques manières de faire. Je pourrais vinaigrer le fond des verres, mal l'aérer ou encore le trafiquer en ajoutant par exemple du tanin en plus pour le casser. Je déconseille de le mélanger à un autre vin directement, cela se verrait et je serais la première en danger.

Cependant...

Je ne pourrais toucher le vin qu'une fois les bouteilles ouvertes. Cela ne me laisse qu'une courte période, entre l'ouverture, l'aération et le service et demande que ... Ce soit moi qui soit en charge de le faire et que personne ne soit avec moi. Seriez vous capable de m'affecter à cette tâche sous cette condition ? »

Modifié par un utilisateur vendredi 17 mai 2019 18:31:49(UTC)  | Raison: Non indiquée

Duck Gauthier, émissaire du peuple des canards de l'espace envoyé sur terre pour guider les canards de la planète à prendre le pouvoir et à maitriser le theorycrafting et la préparation de sauce au jambon.
Offline Hikari  
#3 Envoyé le : vendredi 17 mai 2019 15:42:58(UTC)
Hikari
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Martella sourit, l’air gênée :
« Pour être honnête, je m’attendais à une telle réponse. Il est vrai que c’est triste de sacrifier une bouteille si rare…
J’avais pensé à utiliser une seringue à travers le bouchon pour y infiltrer un quelconque liquide capable de l’altérer, pendant qu’il est encore entreposé en cave. Mais votre idée peut-être réalisable, notamment celle de vinaigrer le fond des verres. En revanche, il est possible que vous ayez besoin d’une diversion, je pense qu’ils ne vous quitteront pas des yeux une fois le vin en votre possession autrement.

Sinon, il existe une autre solution, qui préserverait ce vin… Il faut que j’y réfléchisse, mais je peux m’arranger pour que le vin ne soit simplement pas là pour la dégustation. Vous pourriez alors peut-être présenter l’une de vos délicieuses boissons à la place, en mon nom ? Cela devrait suffire à reporter l’attention des convives sur notre camp.
Qu’en pensez-vous ?  »
Offline Duck Gauthier  
#4 Envoyé le : vendredi 17 mai 2019 19:07:08(UTC)
Duck_Gauthier
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Une seconde, son oeil s'alluma. Puis elle se reprit.

« Hum... Oui j'ai songé à la seringue. Cepandant un tel travail n'est pas dans mes compétences. Je pourrais conseiller à une personne plus agile quoi mettre dedans mais je ne saurais manier une seringue de la sorte.

Mais sinon, l'autre méthode me paraît... plus certaine. Il n'y aurait pas de risque de se faire prendre en plein sabotage et je n'aurais aucun mal à faire quelque chose de qualité. En ce cas, donnez moi un budget pour les matières premières et trouvez un message à laisser transparaître : douceur, énergie, chaleur, printemps... Je saurais vous le retranscrire et m'afficher comme votre protégée. Il faudra aussi me dire combien de convives il y aura. »


Il va sans dire que l'idée l'intéressait au plus haut point...
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Offline Hikari  
#5 Envoyé le : dimanche 19 mai 2019 08:37:44(UTC)
Hikari
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L’air soulagé, Martella reprend :
« Effectivement, la seconde méthode me parait également la moins risquée. Vous aurez accès à la réserve de mon oncle pour cette entreprise, considérez donc que vous avez carte blanche.

Hum... Probablement quelque chose d'énergique oui... de frappant ! Quelque chose qui surprend le palais, vous voyez ?
Si je devais résumer cette impression en trois mots, je dirais énergie, chaleur, et surtout surprise.
Qu’en dites-vous ?  »


Offline Duck Gauthier  
#6 Envoyé le : dimanche 19 mai 2019 09:22:30(UTC)
Duck_Gauthier
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Elle sourit et approuve.

« Énergie, chaleur et surprise. Très bonne idée, vous pouvez compter sur moi Madame. Je vous enverrais peut être dans quelques jours une commande de quelques produits qui ne se trouve pas dans une cave, mais rien de bien extravagant.

Merci de votre confiance. »
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Offline Hikari  
#7 Envoyé le : lundi 20 mai 2019 11:41:39(UTC)
Hikari
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Ravie de cette nouvelle association naissante, Martella savoure une autre gorgée de ta commande.
« Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n’hésitez surtout pas. Vous pourrez contacter le seigneur Ervihon pour vos matières premières. Je vous fournirai une tenue pour le gala, ne vous en faites pas pour cela. »

Puis ravie, elle tend sa main vers toi :
« Bien, il me semble donc que nous ayons un accord !
Nous pouvons nous retrouver le 28 de Calistril à l’aube si cela vous convient, à l’auberge du « Cerf d’Argent », juste avant le début du gala. L’auberge est située non loin du Sénat, en face du jardin des statues de Porthmos. Vous trouverez facilement, j’en suis sûre. »


Si tu as des questions/remarques, n’hésite pas.
La suite dans le topic de la grande journée de l'Exaltation dès que les autres ont fini leur intro...

Offline Duck Gauthier  
#8 Envoyé le : lundi 20 mai 2019 12:40:55(UTC)
Duck_Gauthier
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Elle sert la main offerte en souriant.

« C'est entendu. Vous m'y trouverez sans faute. Merci de votre confiance.

Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, je dois retourner travailler. La tournée est pour la maison, profitez d'un agréable moment. »


Elle se lève et s'incline légèrement.

« Madame, monsieur. »

Elle part.
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Offline Hikari  
#9 Envoyé le : mercredi 11 décembre 2019 14:50:47(UTC)
Hikari
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Ajout à la vision :

Je reste volontairement vague, afin que Joanna puisse l’interpréter comme elle en a envie.

Lors de ta vision, tu peux te voir notamment en compagnie d’un tieffelin, parcourant les mers, chevauchant un griffon, amassant un énorme trésor et festoyant dans une splendide taverne à l’ambiance irréelle, utopique. La taverne semble t’appartenir, tu t’y trouves accompagnée des gens que tu connais et que tu apprécies, ainsi que de ce tieffelin, qui, s’il ne semble pas être quelqu’un de proche de toi, te rappelle Cayden tel qu’il aurait pu être de son vivant. Autour de son cou, un pendentif à l’effigie de la chope du dieu des aventuriers scintille, rappelant à tous quel idéal ce tieffelin a choisi.
Offline Hikari  
#10 Envoyé le : jeudi 28 mai 2020 21:41:32(UTC)
Hikari
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C’est donc en milieu de journée que vous partîtes de l’auberge du Cheval Silencieux à la recherche de l’échoppe mentionnée par Martella, un certain dénommé Paulin, camelot de son état, qui pourrait, selon elle, racheter de tout et n’importe quoi. Il s’agit d’un homme brun de petite stature, l’air hautain et toujours vêtu d’atours vert sapin, très sombres, presque noirs. Son lieu de travail principal, « La Botte de Foin » est accolée à l’un des marchés les plus populaires d’Oppara, situé au Nord de la Rue du Canal, au bord du fleuve Porthmos.

L’air est frais dans les rues pavées d’Oppara, transportant une légère odeur d’humidité. Sur votre route, vous croisez de nombreuses patrouilles, partageant toutes le même air renfermé sur le visage, la démarche raide, témoin qu’aucun traitement de faveur ne sera fait à quiconque troublera leur garde. Les passants les évitent prudemment, tout comme les quelques voyeurs qui s’éloignent des volets lorsque la garde passe. Dans les rues non gardées, les discussions vont bon train sur la question de la succession et sur celle de la fermeture des portes de la ville. Le ton monte, et si la peur et l’anxiété se lisent sur les lèvres de certains, pour d’autres c’est la grogne. Personne ne semble vous prêter une attention particulière, vos déguisements, pour peu qu’ils soient nécessaires, suffisent à vous fondre dans la masse.

Traversant ledit marché, dont les étals sont moins nombreux et surtout moins fournis que d’ordinaire, vous remarquez que la fréquentation, elle, ne semble pas avoir baissé. Les gens vont et viennent à leurs affaires comme si le monde était toujours le même. Au-delà du marché, une ancienne grange réaménagée en échoppe de fortune affiche « La Botte de Foin ». De l’extérieur, le lieu semble davantage être une sorte d’entrepôt ou de pied-à-terre pour le camelot qu’un véritable magasin. Mais à l’intérieur, ce qui pourrait passer pour un bric-à-brac pour certains pourrait avoir un air de caverne aux merveilles pour d’autres. Des bibelots brillants foisonnent dans la pièce, tantôt disposés en rangées ordonnées, tantôt empilés d’une bien étrange manière. Un parfum d’absinthe et de cire se dégage délicatement des lieux.

A peine arrivés sur place, vous êtes accostées par un demi-orc massif, pesant bien ses cent-trente kilos pour deux mètres de haut. Le rustre pose d’abord son regard sur Joanna, puis sur Cyrielle, avant de s’exclamer d’une voix rauque et puissante :

« Ouais ? C’est pour quoi m’dames ? Qu’est-ce que j’peux faire pour vous ? »

Modifié par un utilisateur jeudi 28 mai 2020 21:54:55(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Duck Gauthier  
#11 Envoyé le : jeudi 28 mai 2020 23:01:44(UTC)
Duck_Gauthier
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Au matin, Joanna avait opté pour une écharpe fine dissimulant le bas de son visage ainsi que des vêtements neutres, banals.

Un petit quelque chose pour caller l'estomac -elle détestait marchander à jeun- et on était bon ! Elle se tourna vers Cyrielle.

« Et maintenant l'instant de vérité ! Petit maquillage façon Joanna. À quoi souhaitez vous ressembler, chère cliente ? Au salon de beauté arcanique, tous les rêves sont réalités ! »

De son côté Joanna expérimenta son nouveau sort. Le vœu d'anonimat. En quelques lignes de pouvoir, sa voix se fit un brin plus grave et son apparence globale changea subtilement. Avec l'écharpe, cela devenait complexe de la reconnaître.



Au marché cepandant, elle avait abandonné son vœu. Plus simple.

Arrivée chez le marchand, elle commence par regarder les merveilles qui l'entoure. Que de fatra varié ! Mais il faut bien arrêter de fureter, un colosse vient d'arriver.

« Bonjour c'est vous Paulin ? On a ouï dire que vous saviez nous aider. On a un peu de mal à porter xes quelques breloques et on se disait qu'un gars costaud pourrait trouver une solution, non ? On peut entrer ? »
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Offline Hikari  
#12 Envoyé le : samedi 30 mai 2020 12:48:15(UTC)
Hikari
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Le colosse vert se gratte le menton, l’air décontenancé.

« Ah. Euh, non, c’est pas moi. Entrez donc, laissez-moi vous aider à porter vot’ bazar. S’cusez le désordre ma p’tite dame, c’est un peu la panique en c’moment. C’qui s’passe en ville, tout ça…  »

Puis il se retourne et beugle d’une voix forte à faire trembler les murs :
« Maître Paulin ! Des clients vous d’mandent !  »


Quelques instants plus tard, un petit homme rondouillard à l'air prétentieux se manifeste au fond de la pièce, les bras chargés de rouleaux de parchemins, et se dirige hâtivement vers vous. Conformément à la description de Martella, il est muni d’une longue tunique vert foncé garnie de motifs dorés et exhibe plusieurs bijoux de qualité sur sa personne.

« Oh, deux charmantes jeunes demoiselles… Je vous préviens, je n’ai plus de collier en citrine, la haute classe se les arrache ces temps-ci, mais nous devrions en recevoir d’autres très prochainement… Enfin, si les caravanes marchandes restent en libre circulation…
Mais passons, Paulin, pour vous servir. Que puis-je pour vous ? Êtes-vous là pour vendre, ou pour acheter ?  »
demande-t-il, un immense sourire illuminant son visage.
Offline Anadethio  
#13 Envoyé le : samedi 30 mai 2020 15:16:02(UTC)
Anadethio
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E : 2/2 ✵ L : 2/2
✵ N1 : 5/5 ✵

Nous allions donc devoir faire une petite sortie commerciale... J'avais hésité quand à ma coiffure mais avais finalement opté pour un bandeau rassemblant mes cheveux en arrière tout en modifiant sensiblement la forme de mon visage. Ajouter à cela une robe simple, coupée pour permettre la monte et un seul bijou (une bague simple et sans fioriture) et j'aurais mis au défis quiconque ne me connaissance pas bien par avance de deviner qu'il avait devant les yeux une Lotheed...

Lorsque nous sommes sur le point de partir j'hésite un instant : le résultat ne doit ressembler ni a moi ni a Martella. Il y a d'autres possibilités bien sur mais a part le plaisir de jouer le jeu du chaos maîtrisé, elle n'apportent pas grand chose... Et pour l'instant ma situation est trop instable pour que je joue sur ce plan là. Aussi, je me prête au jeu repassant au vouvoiement l'espace d'un instant.

« Et bien... n'auriez vous pas une une image d'aventurière demis-elfe en tête ? Quelque chose d'un peu exotique... Mais surtout pas sudiste. Assez richement vêtue pour qu'on ne s'étonne pas de me voir sortir d'ici... Mais pas assez pour qu'on me remarque dans une demis heure... »

Le déguisement de Joanna est plus subtil... Mais aussi incontestablement moins coûteux en terme de magie. Et dans tous les cas il évitera a merveille qu'on la reconnaisse... Avec un sourire un peu amusé je lui glisse :

« Rien a faire... Je saurais pas dire exactement ce qui as changé mais ton toi habituel te vas mieux. »

Et sur ce nous récupérons ce qu'il vas nous falloir transporter... Tout ça ? Bon sang... Nous aurions peut-être du demander a quelqu'un de nous accompagner pour faire le porteur ? Non... Bon... C'est lourd mais a deux ça reste supportable.



A un moment, pendant le trajet alors que la magie de Joana a laissé place au déguisement plus physique que j'avais préparé en amont, je demande à ma compagne :

« Tu as pu faire passer un message a Hercule ? Histoire de lui confirmer que tu vas bien... Avec l'ambiance des derniers jours ça doit pas être joyeux de son côté... »



L'arrivée au marché nous plonge dans une ambiance plus agréable que le reste de la ville... Même si les étals semblent un peu vides les changements me semblent moins sensibles ici. Lorsque nous arrivons enfin, je sent mes épaules qui grincent en protestant contre le mauvais traitement que je leur ai infligé... Et j'accepte avec soulagement quand l'imposant commerçant vert propose de nous décharger...

Le propriétaire des lieux fait rapidement son entrée... Je le salue de la tête avec un sourire :

« Pas d'inquiétude pour les colliers en citrine. Nous serions plutôt ici pour vendre dans un premier temps... Mais qui sait ? Puisque vous parlez de collier... Que dites vous de celui-ci ? »

Je sort le collier récupéré sur le rat géant. Inutile pour le coup de préciser les détails de sa provenance qui ne rendent pas justice a la finesse du travail effectué.
thanks 1 utilisateur a remercié Anadethio pour l'utilité de ce message.
Offline Duck Gauthier  
#14 Envoyé le : lundi 1 juin 2020 00:51:59(UTC)
Duck_Gauthier
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Joanna
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« Une aventurière vendant le butin, ça se tient. On va voir ça... »

Joanna visualisa l'image d'une demi-elfe sortant de l'adolescence, brune à la peau blanche et au port altier. Une fine chemise de maille soignée, des vêtements de soie. Pas trop de bijoux, juste une parvenue, pas une riche à millions. Aux épaules une cape qui cache presque la totalité du fourreau d'une épée longue. Et à la main droite, un gant de cuir, idéal pour protéger sa main des blessures des duels.
Petit rajout esthétique... Une fine cicatrice au coin de la lèvre. Ça attirera le regard des yeux, ce petit doute qu'elle avait sur les proportions pouvait coûter.

Elle sortit une petite flasque et prononça quelques mots en faisant couler les gouttes sur ses doigts.

« Par les anciens,
Qui est l'homme qui s'en vient ?
D'un geste ou d'un pas,
Le voyou se fait roi,
Le marchant se fait mendiant,
Oh subterfuge vivifiant ! »


Sa main brilla d'une lueur bleutée tandis qu'elle l'approchait du visage. « On ne bouge plus... »

Au contact de la main, Curielle partit et la demi elfe prit place. Joanna recula et sourit.

« Ah Qifaen, comparse d'infortune. Que diriez vous que nous allions nous défaire de ce butin prit aux mains de ces sales hobgoblins ? »




À la question, le visage de Joanna s'assombrit. Elle en avait oublié Herculr.

« Non j'ai eu la tête tellement prise que je n'y ais pas pensé. Merci de me le rappeler Cyrielle. Je le ferais aussi vite se peut. Et toi tes proches ? »



De la citrine ? Pourquoi donc ?

« On fera sans les colliers donc. Mais... Il y a une raison pour que cette pierre en particulier se vende ou c'est juste la mode du moment ? »
Duck Gauthier, émissaire du peuple des canards de l'espace envoyé sur terre pour guider les canards de la planète à prendre le pouvoir et à maitriser le theorycrafting et la préparation de sauce au jambon.
thanks 1 utilisateur a remercié Duck_Gauthier pour l'utilité de ce message.
Offline Hikari  
#15 Envoyé le : lundi 1 juin 2020 01:59:15(UTC)
Hikari
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Le dénommé Paulin s’avance, retroussant ses manches, et rend son sourire à Cyrielle.
« Merci Drög, tu peux disposer. »

Il sort un énorme livre d’un meuble voisin et le dépose devant vous. Sans doute un livre de compte, un inventaire de sa réserve ou bien une liste d’estimation de prix pour chaque objet. N’en déplaise que le bougre ne daigne pas l’ouvrir dans un premier temps.

« Oh, la mode de la haute ma chère dame, simplement la convenance du moment… A Oppara, ce genre de frivolité est monnaie courante vous savez…  »

Puis, tendant la main vers votre collier :
« Puis-je ? Oh, quel beau collier vous avez là. D’or et de grenats à ce que je vois. Les finitions sont particulièrement bien travaillées, c’est du très bel ouvrage. Les motifs m’intriguent, on dirait un collier d’un ancien âge. On n’utilise plus ce genre d’enjolivures depuis un bon moment par ici, ce n’est plus dans les fantaisies actuelles. Il reste très beau, attention, loin de moi l’idée de le critiquer ! La gemme centrale est un peu usée, c’est dommage, ça diminue sa valeur. Ici, vous voyez ?  » ajoute-t-il, vous montrant une très légère éraflure sur le grenat en question.

Puis, il reste silencieux un moment, avant de vous dévisager de nouveau.
« Combien en demandez-vous ? Peut-être souhaiteriez-vous faire un prix de lot avec le reste ?  »


Estimons ce collier : 1d20+8+1d6 donne [17] + 8 + [6] = 31
Selon tes estimations, ce bijou doit pouvoir se vendre dans les 200 pièces d’or auprès d’un camelot « de luxe » tel que lui. L’éraflure n’est qu’un problème mineur, et un noble de petite taille devrait être heureux de pouvoir parader avec ce collier, et de s’en servir d’une autre manière.

Offline Anadethio  
#16 Envoyé le : mercredi 3 juin 2020 15:25:11(UTC)
Anadethio
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Cyrielle

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Inspiration : 3/4
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E : 2/2 ✵ L : 2/2
✵ N1 : 5/5 ✵

Là ou ma question avait apporté un peu d'inquiétude sur le visage de Joana, celle qui m'est renvoyée fait naître un sourire pour le moins mitigé sur mes lèvres...

« Mes proches ? Si tu parle de ma famille proche... Ils vont bien. Père as trop de ressource mourir aussi facilement... »

Même si je m'efforce de présenter ça sur un ton plutôt optimiste, je ne peux empêcher de laisser poindre un peu de déception quand je parle... Père... J'ai du me faire à la raison depuis un bon bout de temps maintenant en ce qui le concerne. Par contre... Avec une petite grimace, j’enchaîne :

« Oncle Ervihon m'inquiète un peu plus : il y a un risque qu'il ai été ciblé de manière plus active que père. Oh. Et j'espère que j'aurais toujours cinq frères quand les choses se calmeront... Mais bon. »

Oui... Ce n'est pas comme si je pouvais faire quoi que ce soit si Marcus ou Père se mettaient en tête de clarifier l'ordre de succession. Mais rapidement je change de sujet :

« Et pour ce qui est des amis... On verra bien lesquels en sont encore. Mais j'ai bon espoir d'en trouver quelques uns à l’académie... Je ne suis même pas certaine que Sir Brystandas Haufroid se soit rendu compte de ce qui s'était passé depuis son atelier. »

Je suis probablement un peu mauvaise langue... Brystandas n'est pas si détaché du monde. C'est juste que pour lui une bonne partie du monde se résume à la magie et a ses applications. Il faudra d'ailleurs que je lui montre les badges du sénat quand l'occasion se présentera...



La fissure. Bien sur. C'aurait été trop espérer qu'il ne la remarque pas. Avec un sourire carnassier, je me lance dans les négociations...

« Vous l'avez remarqué : c'est une pièce ancienne et finement ouvragée. Non seulement il ferra le bonheur de bien des jeunes femmes de bonnes familles... Mais il pourrait aussi toucher le cœur d'un collectionneur. Oui... Bien sur... Il y a le problème de l'usure. Mais y remédier risquerait d'en réduire la valeur historique non ? »

Ah... Quel dommage que je ne puisse pas m'étendre sur le sujet de la mode... Pas que le sujet me passionne particulièrement mais j'ai bien assez badiné sur le sujet pour pouvoir argumenter avec le plus tatillons des marchands sur ce plan... Mais ça serrait mauvais pour la suite...

« Mais je voyais quelque chose comme... deux-cent soixante pour le collier ? Eut égard à sa patine... Mais je reste ouverte à la négociation... Et puis... vous avez raison : nous pouvons vous faire un prix de gros. »

Viens donc le moment de sortir la suite. Rien de magique pour l'instant... Six dagues (trois de petite taille et trois plus grandes), une serpe et un arc court.

« Ce sont des armes d'excellente facture... Pour l'ensemble je parlerais de mille six-cent pièces d'or. Que diriez vous de mille huit-cent avec le collier ? »

  • Auriez-vous l'obligeance d'accepter mon offre ? : 1d20+17 donne [20] + 17 = 37

Modifié par un utilisateur vendredi 5 juin 2020 17:19:21(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Anadethio  
#17 Envoyé le : mardi 30 juin 2020 14:09:54(UTC)
Anadethio
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Paulin se penche en avant, contemplant de nouveau la gemme abîmée. Il manipule le collier avec soin, ce qui pourrait être une preuve de professionnalisme, mais qui vous fait davantage penser à un intérêt pour l’objet.

« Hum… Oui, j’imagine que vous avez raison, on parle ici davantage d’une beauté historique que d’un quelconque bijou de parade…  »

Ses yeux s’écarquillent de manière théâtrale lorsque Cyrielle lui annonce le prix qu’elle aimerait en tirer. Le marchand se fend d’un léger rictus.

« Eh bien, c’est une sacrée somme dites-moi ! Puis-je ?  » demande-t-il en montrant les armes.

Il s’affaire ensuite à contempler chaque arme sous chaque angle, commentant chaque pièce qu’il lui ait donné de prendre entre ses mains. Le moindre petit centimètre est observé et analysé. L’évolution prend longtemps… très longtemps. Pendant ce temps, le demi-orc revient vous proposer une boisson et vérifier que les clients de son maître sont à leur aise.

« De la belle marchandise en effet. Pour un prix de lot, je pense que… hum… d’où tenez-vous ce splendide collier et ce matériel de première qualité ? J’imagine mal deux charmantes jeunes filles telles que vous êtes amatrices d’armes, me tromperais-je ? »



Joanna remercia le demi-orc en lui demandant un simple verre d'eau citronné. Evitons de se faire remarquer.

Elle eut un sourire et s'avança d'un pas, prenant la parole.

« Nous, amoureuses des lames ? Pas le moins du monde ! Non, mon bon, on laisse ça à nos compagnons. Ceci n'est pas non plus le fruit de nos talents comme forgeronnes, sinon ce n'est pas vers vous qu'on se tournerais. Nous sommes... Comment ça se dit ? Baroudeuses au grand cœur ? Bref, vous imaginez bien que ces objets sont le fruit de travail digne à inspirer les bardes. Les lames nous viennent d'un convois attaqué par des gobelins. Un marchand qui montait vendre dans le nord. Avec d'autres comparses, nous vadrouillons quand nous sommes tombés sur le chariot fumant. Deux gardes faisaient l'escorte mais vu la distance qu'il y avait entre la tête et les épaules... »

Elle eut une mine de dégout amusée.

« Bref, tous en pièces. On a remonté la piste jusqu'à un campement. Il y en avait un sacré nombre, pas assez pour alarmer les autorités mais largement trop pour deux soldats. Et trop pour notre équipe. Alors la question... Comment avons nous fait ? Et c'est là le génie de l'histoire. »

Elle eut un mouvement théâtral.

« On a pas chargé.

On a fait demi-tour et on a fouillé les bois voisins. C'est là qu'on a trouvé une arme de destruction massive : un ours-hibou. C'est des bêtes terribles, à la force terrifiante, immenses.
Mais... Il y a un défaut en haut, vous voyez ? La lumière est pas à tous les étages... On a surveillé l'animal et on découvert son secret : c'était une maman ! On a attiré la mère dans un sens en la faisant courir derrière nous tandis que le plus vif et discret s'est saisit du petit qui restait dans la grotte. Il a ensuite couru à corps perdu vers le village et profitant d'un brouillard magique que j'avais formé, s'est approché suffisamment pour pouvoir lancer le petit par dessus la palissade.

On a ensuite filé à l'Ustalavienne. La mère est revenu, a vu que le petit avait été enlevé. Elle a pisté et suivit le chemin vers le village. Oh ce fût un carnage quand elle a trouvé son petit. Quand elle est rentrée, elle étaity dans un sale état mais le camps était désert. Le marchand était vengé et les environs sont devenus plus sûr. »




« Hum… Oui, j’imagine que vous avez raison, on parle ici davantage d’une beauté historique que d’un quelconque bijou de parade…  »Le demi-orc s’empressa d’apporter à Joanna ce qu’elle avait souhaité, et se tourna vers Cyrielle, soucieux de bien s’occuper des clients de Paulin.

Ce dernier hausse un sourcil quant à l’explication de Joanna. Il est difficile de savoir s’il remet en question le récit de cette dernière ou s’il est tout simplement impressionné par ce qu’il entend. Quoiqu’il en soit, sa réponse est sans appel.

« C’est un récit très… intriguant. Impressionnant même. Vous versez donc dans l’aventure toute les deux ? Et ce sont donc les affaires de ce malheureux marchand que nous avons là ?  » répond-il en souriant, dévoilant une fossette sur l’une de ses joues.

« Mais passons… Tant que ce n’est pas du matériel volé, je veux bien vous débarrasser de ceci, peu importe la provenance, je trouverais bien quelqu’un à qui le revendre… La taille des armes est cependant quelque peu problématique, il me sera plus difficile de trouver preneur.
Mais votre offre est tout à fait convenable pour ce que vous avez à me proposer, ne vous inquiétez pas ! Cependant… c’est une sacrée somme à sortir, vous comprenez… Surtout en ces temps de trouble… Mais dites-moi, que désireriez-vous faire avec cet argent ? Peut-être seriez-vous tentés par un achat, auquel cas nous pourrions envisager un troc ? Cela nous arrangerait tous les trois, j’en suis certain.  »
vous demande-t-il tout sourire.



Il faut bien admettre que je n'avais initialement pas envisagé de présenter les choses ainsi... Mais puisqu'il en était ainsi... J'écoute ma compagne d'aventure conter nos exploits avec un certain amusement... Et quand le marchand pose une question somme toute assez pertinente, je lui répond avec un sourire « Les armes d'une taille moins inhabituelles viennent de brigands... Mais ils ne méritent franchement pas qu'on raconte comment leur histoire s'est terminée... Non. Mais il fallait bien ménager notre effet... Voyez il reste encore quelques petites choses que nous ne vous avons pas montré... nous viendrons au troc juste après si vous le voulez bien... »

Un petit geste en direction de Joanna pour l'inviter a révéler la suite...


« De suite ? Bon très bien »

Elle sortit dans un premier temps l'armure.

« Enchantée pour la protection. Si vous savez repérer la magie, vous n'aurez aucun mal à voir la netteté du sort. Certes elle est de petite taille mais vous pouvez en faire une force : il est certe difficile de vendre une armure magique de petite taille mais c'est encore plus difficile d'en trouver une quand on a pas le temps de commander.
Et avec les temps qui cours, se protéger rapidement risque d'intéresser du monde, peut importe les dimensions...

Mais ce n'est pas tout. »


Elle sort la poche de dissimulation.

« Elle semble ne pas valoir grand chose mais c'est le genre de petit outil qui sert. Tout objet magique rangé dans cette poche voit son aura magique étouffée. Par ailleurs, notez les deux runes, là à l'intérieur. Un petit tour de passe passe très rusé. Ce sont des runes d'Asvan, le même type de rune que celles qui couvrent l'intérieur des sacs sans fond. Avec ces deux runes, les objets de la poches sont en grande partie absorbée dans un espace extra-dimentionel. Donc bien moins visible dans le monde réel. Je suis certaine que vous connaissez quelqu'un qui serait enchanté de pouvoir mettre à l'abris ses..."clefs", non ? »

Et enfin, le grimoire.

« Et pour finir, un petit grimoire. On en a pas utilité donc autant vous le passer que le brûler, non ? Les sorts qu'il contient feront plaisir aux grands comme aux petits. En cadeau, j'ai mis au fond une note aidant à le lire, les quelques trucs à savoir pour le décoder. »

Elle prit un instant puis montrant le groupe d'objet, termina.

« Disons 740 pour l'armure, 650 pour la poche et 70 pour le livre ? Total 1460 ? »


« Ce qui nous ferrait un total de 3360 pièces d'or... arrondissons à 3350. Mais nous avons bien conscience qu'il serrait préférable de passer par du troc au moins en partie... Auriez-vous quelques menus objets pouvant servir en partie ? Peut-être des pierres iouns... »



Le marchand contemple le reste de votre attirail avec contemplation. Il n’est pas difficile d’imaginer que ce genre de scène ne doit pas lui arriver tous les jours.

« Quelques petites choses vous dites ? J’ose à peine imaginer ce que vous trouvez impressionnant alors, haha !
Laissez-moi voir ça… Hum… Oui, il y a de la qualité, je le reconnais volontiers. L’armure est en bon état, le maillage m’a toujours l’air solide, je devrais pouvoir trouver preneur, avec un peu d’huile de coude…
La poche… Hum, pas très grande, c’est dommage, j’aurais connu un intéressé autrement… Mais ça reste un produit magique de qualité. Quant au grimoire… un ouvrage intéressant. Pour ceux qui n’ont pas accès à la bibliothèque des Lotheed, ça peut valoir son petit pesant d’or…  »


Il regarde de nouveau l’ensemble de ce qui lui ait proposé, puis s’éclaircit la gorge.
« Je ne vais pas vous raconter de salades, le troc est profitable pour nous trois. De votre côté vous économisez en achetant vos désirs à un prix convenable -ce quartier est rempli d’escrocs- et du mien j’écoule ma marchandise. Tout le monde est gagnant. Voyons… que pourrais-je vous proposer pour trois mille pièces d’or et des poussières… Vous êtes… Comment dites-vous déjà ? Peu importe... Des baroudeuses ! Oui voilà, c’est ça. Pour vos amis, j’ai sans doute de l’équipement de première qualité en stock. Peut-être cela vous intéresserait-il de jeter un coup d’œil ?  » demanda-t-il, souriant.

La question des pierres iouns semble enjouer Paulin, lequel se frotte les mains avec énergie, trépignant presque sur place.

« Des pierres iouns ? Bien sûr que j’en ai ! De l’excellente qualité ! Un vieux barbu m’en a refilé une douzaine pas plus tard que la semaine dernière, attendez, je vais vous chercher ça.  »

Il s’éloigne un instant, fouille en haut d’une étagère et revient au petit trot vers l’entrée de son échoppe. C’est avec une immense fierté sur son visage qu’il vous présente une bonne dans laquelle sont rangées une quinzaine de pierres iouns, toutes ébréchées.

« Regardez-moi ça, ne sont-elles pas magnifiques ? Elles ont certes quelques petits défauts avec l’âge, mais rien de bien méchant.  »



Quelques minutes passent pendant lesquelles Joana et moi-même observons et analysons les différentes pierres ioun a mesure que le marchand nous les présente... Deux d'entre elles en particulier attirent mon attention... Et une autre qui pourrait parfaitement convenir à notre nouveau compagnon.

« La rose, la rubis et la magenta... elles pourraient m'intéresser... Et toi ? Certaines il y en a une qui t'inspire ? »

Des fois que quelque chose lui fasse envie...

« Auriez-vous des torches crées a l'aide de pierres ioun ayant perdu leurs pouvoirs ? Deux seraient parfaites. Autrement pour ce qui est des armes que nous cherchons... Un cimeterre et un estoc. »



« Hum… Oui, j’imagine que vous avez raison, on parle ici davantage d’une beauté historique que d’un quelconque bijou de parade…  »
« Prenez votre temps, dites-moi si quelque chose vous plaît.

Des torches ? Oh, vous voulez parlez des torches à base de flammes éternelles ? Oui il me semble que nous en avons encore en inventaire… Elles doivent toujours fonctionner j’imagine. DRÖG ! Tu veux bien aller me les chercher pour ces demoiselles ? Ramène aussi l’estoc du Père Jacob tant que tu es derrière !  »


Il se retourne vers vous, l’air euphorique.
« J’ai justement reçu un splendide estoc la semaine dernière, d’un prêtre d’Abadar. Une merveille ! Nous avons également de superbes armes en fer froid, si cela conviendrait à vos amis. Vous recherchez une arme d’une qualité particulière ?  »



« Je ne sais pas pour le fer froid... Mais un cimeterre et un bouclier de bonne qualité, ce serait bien non ?

J'admet cependant qu'une torche ioun pourrait m'être utile aussi... »


Parler de bouclier n'est pas une mauvaise idée... Ce sera un facteur de plus sur lequel jouer. Maintenant commence donc la deuxième partie de la négociation. Celle qui sera réellement décisive. Je prend un air chagrin...

« Cimeterre, Estoc, Bouclier, ces trois pierres ioun et trois torches donc ? C'est peut-être un peu beaucoup... Nous avons d'autres courses à faire après... les ingrédients pour tes potions déjà... A combien nous en tirerions-nous avec tout ça ? »



L’énorme demi-orc revient avec un estoc brillant, une arme resplendissante. Si l’on pourrait penser à une arme d’apparat au premier abord, le marchand assure qu’il s’agit d’une arme de grande qualité. Le tranchant de l’arme semble presque inoffensif, mais la pointe est aiguisée et lustrée. Le poids semble tout à fait correct, seule l’apparence de l’arme, notamment la garde en argent, laissent planer le doute sur son authenticité.

DD 20 d’Estimation pour vérifier que l’arme est véritable. Il est possible de tenter un jet de Psychologie pour savoir si le marchand ment.


« Un bouclier ? Bien sûr, j’en ai tout en stock, d’une solidité à toute épreuve et parsemés d’élégants motifs. Aussi fonctionnels pour se battre que pour parader.

Pour l’ensemble… Voyons… Les armes tout d’abord… Les pierres et les torches… sans oublier la poche… ah oui et le grimoire… Voyons…
Si l’on part sur un échange, je vous fais une offre à huit cent soixante-cinq pièces d’or pour vos biens, arrondis à neuf cent pour de bons clients.
Qu’en dites-vous mesdemoiselles ?  »




Joanna écoutait le marchand présenter ses divers produits et surtout, portait son attention sur la manière dont le marchand présentait l'arme.

Ce regard... Cet air faussement détaché... Et ce geste de la main, bien large... Et si...?

« C'est une belle arme en effet... Vous permettez ? »

Elle ferma le poing et le passa devant son nez en soufflant quelques mots arcaniques. Un parfum de tanins la prit un instant, confirmant que son maléfice avait été réussi. Elle observa la lame... Puis leva les yeux vers le marchand.

« C'est diffus... Mais vous ne nous avez pas parlé de cette aura magique, je me trompe ?
Est ce que tu peux y jeter un oeil toi aussi ? J'ai un petit doute quand à ce que je crois avoir sentit...

Vous êtes sûr de nous avoir tout dit ? »




Les soupçons de Joana me poussent à revoir à la hausse ma prudence... Je me concentre un instant sur la lame et remarque l'aura magique... Une lame de maître ne devrait en aucun cas présenter pareille particularité. De ce que je comprend de l'aura ce n'est probablement pas quelque chose de très nuisible mais... pas non plus quelque chose de franchement voulu. Et qu'on n'ai pas songé a nous en parler confirme de toute manière la chose. Je relève la tête et ouvre mon esprit aux pensées environnantes... Puis d'un ton parfaitement neutre, je m'adresse au marchand :

« Cette lame a été enchantée pour produire de la lumière. Mais l'enchantement présente un défaut. Si vous aviez pensé que ça augmentait sa valeur vous nous en auriez parlé avec enthousiasme n'es-ce pas ?

Si vous nous racontiez tout ? Mettez-vous à l'aise et expliquez-nous tout ça... Ce serrait dommage de perdre des clientes qui auraient pu devenir fidèles non ? »




Le marchand semble à présent mal à l’aise, se frottant frénétiquement les mains. Lorsqu’il entend parler du défaut, il se penche pour tenter de le constater à son tour, mais force est de constater qu’il a l’étoffe d’un camelot, pas d’un mage. Il est possible que le bougre n’ait pas prêté attention à l’enchantement, du moment qu’il pouvait se faire une marge sur le produit.

« Oh, eh bien… pour être tout à fait honnête avec vous, je n’avais pas connaissance de ce défaut… Comme je vous le disais, cet estoc me vient du Père Jacob, un clerc d’Abadar. Un bon bougre un peu rustre, mais pas une fripouille, ça non. Il m’en a proposé un très bon prix, aussi ai-je sauté sur l’occasion, vous comprenez ?
Mais avec le recul… j’ai trouvé ça un peu surprenant… Je pensais plutôt à un problème d’ordre éthique, ou d’ordre personnel… Il avait besoin d’argent. Je me suis assuré que la lame n’avait pas été volée… Mais si vous en voulez un autre, pas de problème, nous en avons quelques-uns en réserve qui répondront à vos attentes, j’en suis sûr !  »




dit=green]Visiblement... Cette arme vous encombre.
Je vais être franche. L'arme est capable de générer de la lumière. Pratique mais vous vous doutez qu'on a déjà des méthodes, sans parler des torches iouns qu'on vous demande.
Qui plus est, vous voudriez qu'on prenne un objet visiblement défectueux, sans savoir ce qui nous attend quand on le déballera ?[/dit]

Elle regarde autour d'elle.

« Bon d'un autre côté, ça vous arrange de lui dire adieu et vu les sommes dont on parle... Disons que pour 100 pièces d'or en plus sur le liquide qui reste, on vous en débarrasse ? Ne pas savoir la nature du défaut ça n'aide pas. Si ça se trouve, elle porte malchance au propriétaire en baissant ses revenus ? Une arme qui fait perdre de l'argent, c'est une malédiction qui colle avec la foi de son ancien propriétaire et qui justifie le prix faible...

Sinon... Du côté des potions magiques... Vous avez un truc en stock pour aider la production ? Catalyseur, alambic ou juste quelques composants ? »


Une centaine de pièce ? Vu le prix de l'objet il vas accepter sans l'ombre d'une hésitation... Et nous serons peut-être bonnes pour racheter une arme moins... particulière dans quelques jours.

« Le prix que vous nous avez annoncé prend en compte le bouclier n'es-ce pas ? Avant de conclure l'affaire... J'aimerais voir quelqu'un faire une ou deux passes avec. Même contre un mannequin par quelqu'un qui ne sais pas bien manier l'arme... Au cas où... »



Agitant les mains, le marchand semble soucieux de son image à vos yeux. Après tout, perdre un client est une chose, dégrader son image en est une autre.

« Oh mais je n’essaie pas de vous vendre du matériel défectueux, loin de moi cette idée ! Ce serait mauvais pour les affaires si je jouais ce jeu-là.... De la malchance, vous pensez que c’est possible ? … Remarque, le Père Jacob est un sacré poissard… Si cette arme est vraiment défectueuse comme vous dites… j’irai la faire analyser par un ami sorcier, c’est plus prudent. »

Perdu dans ses pensées, il ne semble pas vraiment faire attention au bouclier, lequel n’était pas compté dans le calcul.
« Hum ? Oui, oui, le bouclier est bien compris. Et j’ai bien un ou deux alambics de bonne qualité, mais l’alchimie et l’herbologie ne sont pas vraiment mes domaines de prédilections, vous aurez plus de succès chez Gontos, de l’autre côté de la place marchande…  »

Puis, reprenant ses esprits, il ajoute, l’air indécis :

« Hum… Si vos craintes sont fondées… L’essayer ne serait pas très prudent… S’il se passe quoi que ce soit, je pourrais être tenu responsable…
Mais j’ai du mal à comprendre… Si vous affirmez que cet estoc est défectueux, voire dangereux pour celui qui le manie, pourquoi le voudriez-vous ? Pourquoi ne pas en vouloir un autre ?
Ne préfèreriez-vous pas tester une autre arme, sur laquelle je vous ferai un prix pour m’excuser de cet incident ? »




« Hmm... Non, laissez tombez les alambics, j'irais en effet voir chez ce Gontos, je vous remercie.

Pour l'arme... Disons qu'il y a plusieurs possibilitées. Soit l'arme est juste defecteuse et on arrivera à contourner le problème. Soit elle est plus que juste defectueuse mais nous pourrons trouver un moyen d'exploiter cela mieux qu'en la vendant. Et au pire, c'est un sujet d'étude qui m'interessera surement. On peut apprendre beacoup des erreurs d'autruis quand on sait les analyser.

Quand à l'essayer... Ma chère, tu en dis quoi ? De toute façon, si on la prend, il faudra bien la tester tôt ou tard. »




L'intérêt théorique... Je comprend mieux. Et effectivement je connais bien quelqu'un qui pourrait se passionner pour une bizarrerie du genre...

« Le défaut d'enchantement peut transformer l'arme en un sujet d'étude... Ou la rendre utilisable d'une autre manière c'est vrais.

Mais ça ne signifie pas qu'elle peut servir a un combattant... Et nous avons besoin d'une arme de bonne facture. Pas d'une curiosité arcanique... Ton amour des arcanes t'égare. »


Puis me tournant vers le commerçant, je lui adresse un sourire...

« La magie employée est... instable à sa manière. Mais je n'irais pas la qualifier de dangereuse. Un test peut vous éviter d'avoir a payer les services d'un expert... Et nous... Si l'effet que nous constatons peut présenter un intérêt nous pouvons y trouver notre compte. Quittes à prendre un estoc plus... traditionnel. »



Paulin semble soudain soulagé, beaucoup plus chaleureux. Ces gestes se font plus ordonnés, accompagnant son propos plutôt que trahissant ses émotions.

« Oh, je vois ! Oui j’imagine que pour des connaisseuses telles que vous, ça peut avoir un intérêt en effet… J’admire votre optimisme ! Peut-être même que le Père Jacob savait que l’arme pouvait contenir un grand secret… qui sait ?

Hum… Que dites-vous de ceci : je vous laisse l’essayer sur l’un de mes mannequins, à votre responsabilité, et si l’arme présente un effet indésirable visible mais que vous désirez tout de même l’acheter, je vous la fais à prix normal et vous offre un autre estoc de votre choix, pour votre ami. Cela me semble honnête, qu’en dites-vous ?  »




Je prend quelques instants pour évaluer l'offre qu'il nous fait... Puis hoche la tête.

« Ca me semble honnête. Voyons donc ce que ça donne... Quelqu'un veux essayer de la manier contre le mannequin ? »

Si personne ne se propose je m'y collerais... Mais bon : je manque cruellement de force et d'expérience pour faire quoi que ce soit de valable avec une lame... Et c'est sans parler de ma deuxième main gauche.



« Ça doit pas être si difficile que ça... Du moment que personne se moque, je veux bien faire le cobaye. Passez moi l'arme. »

Joanna prit l'arme à deux mains et la tourna dans tous les sens pour vérifier si il n'y avait pas de rune à effleurer ou d'indice sur comment activer l'arme. Puis si rien ne montre la manière d'activer l'arme, Joanna se rendra sur le lieu de sa ridiculisation...

« Faites attention…  »

Contre toute attente, l’arme ne semble pas réagir d’une manière différente d’une arme classique. La garde est un peu lourde, mais s’équilibre parfaitement avec la lame. Les quelques taillades et moulinets de Joanna ne semblent pas avoir d’impact sur sa personne, pas plus que sur le mannequin. L’arme n’émet aucune lumière non plus, contrairement à ce qui aurait pu être prévu. Pourtant, l’analyse de Cyrielle était très claire : l’enchantement de l’arme présente un défaut majeur.

« …Eh bien vous voyez ! Rien de bien méchant ! Je vous l’avais bien dit que ce clerc ne me ferait pas un vilain coup.  »



Pas d'effet notable donc ? C'est a la fois rassurant et inquiétant. Le plus probable est donc que l'activation ai besoin d'une source d'énergie... Que ce soit un enchantement, des énergies destructives ou de la vitalité.

« J'ai bien quelques idées pour trouver comment activer l'effet mais je préfèrerais une analyse plus poussée avant de s'y essayer. »

Je me tourne vers Joana...

« Du coup... Tu veux vraiment l'étudier ? »



Presque déçu, elle fit la moue.

« J'ai bien une ou deux idée de comment ça pourrait marcher mais...

Prenons l'arme et le cadeau puis
passons à la bibliothèque. Là je récupèrerais ce qu'il faut pour en apprendre plus, ok ? »




La mage semblant avoir mal saisit l'offre qui nous était faite, j'interviens rapidement pour éviter que le marchand ne soit vexé...

« Il semble qu'elle soit tellement intéressée par l'étude qu'elle en oublie ce qui se dit autour. Bien. Il est hors de question de prendre seulement cette arme : nous avons besoin de quelque chose de fiable. Nous en étions a 900 si nous prenions un cimeterre en fer froid, un bouclier et celle-ci... Donc la même chose pour un autre estoc... Enfin a une cinquantaine de pièce près selon s'il est aussi en fer froid ou non.

Combien demandez-vous pour celui-ci ? »




Paulin se gratte le menton, jette un dernier coup d’œil à l’arme avant de confirmer ce « cadeau commercial », avant de faire un signe de main à son employé.

« Entendu. Oui, nous en avons un autre en fer froid, c’est un stock qui nous reste d’un anciens chasseur de saloperies en tout genre. Tenez, regardez.  » vous demande-t-il, montrant le demi-orc revenir avec d’autres armes.

« Je vous fais une réduction sur celui-ci, en gage de bonne foi. Donc…. Et si nous disons… 670 pièces d’or en votre faveur, en échange de l’ensemble, et des deux estocs.. Cela vous conviendrait-il ? »



Deux-cent trente pour l'estoc donc ? Cher pour le seul plaisir de l'étude. Pendant quelques instants mon cœur balance : faudrait-il essayer de plus marchander ? Non. Il se montre tout à fait correcte avec nous. Mieux vaut mettre en place une relation durable... Et les évènements avec la lame permettront de le rencontrer une nouvelle fois sans se déguiser et de malgré tout se faire reconnaitre. Parfait.

« Bon... Malheureusement je pense que nous allons nous contenter d'un estoc normal... Et qui sait : si nous repassons, que vous l'avez encore et que vous avez réussi a savoir ce qu'il fait nous serrons peut-être intéressées. »



L’air déçu dans un premier temps, puis rassuré et satisfait dans un second, Paulin vous décoche un autre de ses sourires de commerçant.

« Topez-là ! Je peux même vous le mettre de côté si vous le souhaitez ?  » vous demande-t-il, plein de bonnes intentions.

« Pour fêter cette vente, je vous offre une délicieuse bouteille de Domaine Centimus. Il a un goût particulièrement fruité. Je vous en prie, c’est moi qui vous l’offre. J’ai hâte de faire de nouveau affaire avec vous. A l’avenir, si vous recherchez quelque chose en particulier, n’hésitez pas à prendre commande auprès de mon assistant, et nous nous efforcerons de trouver de quoi satisfaire à vos besoins.  » ajoute-t-il, l’air ravi.
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