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Offline Uktar  
#121 Envoyé le : jeudi 3 octobre 2019 16:12:35(UTC)
Uktar
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CA : 15

En d'autre circonstance, il aurait volontiers participer à ce genre de jeu, ou était le temps ou l'amusement était de rigueur? Pendant un court instant il se rappela leur première vadrouille, le binôme qu'il formait avec son compagnon Keldrim lui manquait!!
Mais l'heure n'était plus à l'amusement et voir s'effondrer le pauvre Fredrigo l’attrista. Tout en soupirant il chuchota à Florentia « J'espère que tu as ce qu'il faut pour que demain matin il n'ai pas l'esprit embrumé? »

La disparition de la dame, ne plaisait pas au druide. Il chercha du regard dans les endroits les plus sombres.
Il chercha également s'il n'y avait pas quelques rongeurs qu'il aurait pu imiter pour plus de liberté.


CA:15


Offline nauron  
#122 Envoyé le : jeudi 3 octobre 2019 17:51:27(UTC)
nauron
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Florentia
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«  Oui, j'ai ce qu'il faut, mais je ne sais pas si il le mérite... Qu'est ce que tu en dis? »

Répondit la jeune sylphe un sourire taquin aux lèvres.
Elle savait exactement qu'il lui restait plusieurs bontés de l'alchimiste pour remonter les héros du drakkarys en cas de besoin.
Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline mdadd  
#123 Envoyé le : dimanche 6 octobre 2019 19:42:04(UTC)
mdadd
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a soirée s’étendit tard dans la nuit pour ceux qui avaient le cœur bien accroché. Pour d’autres, comme le Sieur Tampoli, elle fut de plus courte durée. Pourtant le Charmeur de ces Dames de Magnimar, rempli d’anecdotes de conquêtes fortuites de femmes adultères aux maris revanchards et jaloux, les premières cornes accompagnèrent son récit, mais le breuvage ressemblant à un vin au fort gout fruité, lourdement alcoolisé et laissant un goût amer dans tout le circuit digestif, tout en piquant le palais et la langue afin de réveiller les papilles, finit par avoir raison de sa résistance qui n’était pourtant pas si légère que cela. Frédrigo devait sans doute apprécier des vins plus légers et raffinés comme ceux du Taldor ou de l’Andoran ou encore plus exotiques que ceux du lointain Qadira. Ce Drakkarys était aussi fort et rude que l’étaient les Ulfes et il allait bien avec le folklore local. Oradin quant à lui n’avait aucune peine à rester digne après plusieurs cornes. Il put allègrement discuter avec les riches marchands qui occupaient la tablée, car le groupe ne prenait pas toutes les places à la table d’honneur, sans compter que L’Pêchou ne pouvant se résoudre à occuper une telle position, avait libéré une place supplémentaire, préférant la fosse et ses banquettes plus simples et à son niveau. C’était le moment pour le serviteur d’Abadar, de prendre des nouvelles du commerce dans ces contrées, tout comme l’un d’eux lui demanda en retour de leur parler du commerce en Varisie et quelles nouvelles il rapportait de maître Hakeen, leur compatriote. Ce dernier avait bonne réputation, un commerce solide et était un guerrier redoutable. D’après qu’il fut un de ces nobles ulfes qui aurait pu devenir Jarl d’une petite contrée ou d’un fief, tout comme le seigneur Asvig, mais l’appel de la route avait été plus fort que celui des guerres incessantes, des razzias et des grands voyages vers des Terres Inconnues à piller.

Quant au rôle des femmes ulfes dans leur société, Florentia obtint quelques éclaircissements qui n’étaient sans doute pas pour plaire à la liberté des femmes. En quelque sorte, les femmes n’avaient pas les mêmes rôles, devoirs, droits et privilèges selon leur statut social. Le plus bas était l’Ambátt, la femme esclave, issues de terres lointaines et rapportées des razzias, raids et guerres, elles étaient chargées des tâches lourdes et les plus ingrates comme les labours, le travail du sel, du grain, les élevages et parfois les plus chanceuses et les plus serviables s’occupaient des très jeunes enfants en tant que fóstra, la nourrice. Puis venaient les femmes de classe moyenne, une majorité des femmes ulfes, leur rôle se limitant au foyer dont elles s’occupaient et où elles règnaient de plein droit et en pleine autorité en l’absence de leur époux parti à la guerre. Elles devaient se marier, faire des enfants, les élever, prendre soin des personnes plus âgées et s’occuper de la maisonnée, c'est-à-dire de la plupart des tâches ménagères. Au retour de leur mari, elles étaient entièrement dévouées à celui-ci, car il est celui qui peut apporter la fortune, protéger le foyer et défendre la famille. Enfin la dernière catégorie appartenait à la noblesse. Ces femmes avaient de hautes responsabilités. Elles étaient régentes en l’absence de leur mari, intendantes, supervisaient les travaux importants pour renforcer ou agrandir le foyer ou le fief de leur époux, elles étaient les gardiennes des traditions familiales, responsables de l’éducation des enfants, elles protégeaient l’honneur de la famille et du clan, incitant parfois les hommes à exercer leur droit de vengeance et à partir en guerre pour cela, elle devenaient la húsfreyja, la maîtresse de maison, qui gagnait ainsi en autorité comme en indépendance et jouissait en retour d'un profond respect. En effet, l'épouse ulfe participait de la sorte à la position et à la fortune de son mari. Elle n'était jamais tenue pour un objet de plaisir, on la respectait et ses avis étaient toujours écoutés car elle était la gardienne des Lois, de la Sagesse, du Trésor et de la Famille dans le foyer.

Il existait d’autres catégories de femmes qui avaient un statut social particulier. Celles qu’on appelait les skjaldmö, les femmes-guerrières qu’on appelait aussi les Vierges du Bouclier. Elles étaient de redoutables guerrières et participaient activement au combat sur les champs de bataille jusqu’à ce que vienne le temps d’avoir un époux. Elles perdaient alors toute combativité, identité et indépendance pour devenir une femme ulfe dépendante de son époux. Puis viennaient les Völvur, des femmes élues des Dieux, des prophétesses, des sorcières, des devins. Très souvent c'étaient des femmes âgées et seules ayant coupé toutes attaches familiales. Quel que soit leur statut social ou leur rôle, les femmes ulfes ne partageaient pas une tablée avec des invités en présence de leur mari. L’époux devait garder pleine autorité devant ses hommes mais il acceptait sans problème les conseils de son épouse. Celle-ci restait toujours en retrait et s’occupait de la bonne marche du service, elle ne partageait la table de son époux que lorsqu’ils étaient uniquement en famille avec leurs enfants. Bien-sûr cela ne s’appliquait pas aux invitées qui n’avaient pas les mêmes mœurs, origines, coutumes, comme c’était le cas de Florentia.

Les conversations durèrent aussi une bonne partie de la nuit pour ceux qui voulaient veiller. Rien ne forçait les gens à rester le plus tard possible. Lorsqu’on était fatigué, on allait tout bonnement trouver une place sur les larges banquettes qui bordaient les murs latéraux et on dormait du sommeil du juste, au chaud et sous la protection des soldats ulfes qui se relayaient toute la nuit. Le Jarl quitta la table vers minuit, après avoir salué et remercié tous les invités pour avoir fait de cette soirée une bonne soirée riche en événements et histoires. Il promit aux jeunes héros de leur faire escorte dès l’aube jusqu’à la lisière de ce qu’on appelait la Svartskov, quelque chose qui pouvait se traduire comme « la forêt noire » en langue commune, c’était quelque part là-dedans qu’Asger vivait en ermite, au milieu des bêtes sauvages. Il ne pouvait guère apporter plus d’aide, personne ne savait exactement où il se terrait et la forêt était bien trop dangereuse surtout en cette période où les meutes de loups se rassemblaient car ils commençaient à être affamés et les monstres finissaient de faire leurs réserves pour l’hiver, car... « winter is coming » !
Tu sais ce que c'est, être réduit à l'état de pulpe ?
Offline nauron  
#124 Envoyé le : dimanche 6 octobre 2019 20:58:37(UTC)
nauron
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Florentia
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La soirée se poursuivait, les informations que recueillait la jeune sylphe ne lui plaisait pas spécialement mais bon ce n'était pas son problème principal...

Elle tira sa révérence peu après le chef de maison puis se trouva un coin pour se reposer, elle prépara le nécessire pour réaliser une bonté de l'alchimiste pour Frédigo afin d'optimiser son efficacité.

A son réveil, elle prépara des extraits de résistance aux énergies destructrices pour tout ceux qui en avait besoin, elle vérifia méticuleusement ses composants, ses ingrédients pour les bombes et commença à lire.En attendant que les autres se lèvent.

Quand elle estima qu'il fut l'heure pour le perdant du Drakkarys, elle alla le voir le secoua et posa la bonté de l'alchimiste près de lui puis parla:

«  Allez debout, on boit la potion pour faire plaisir à la femme du marchand et on se remet »

Heureusement que notre séducteur n'ai pas eu le temps de se lancer le défi de séduire la dame du Jarl...
Et sur le rêve de Kali construire leur vie
Offline poulosis  
#125 Envoyé le : mercredi 9 octobre 2019 19:53:01(UTC)
poulosis
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Oradin
Sorts Ora niv1 : 4/4
Sorts Pal : 2/1
Châtiment : 3/3
Impo. 3d6 : 8/8
Pacte +1 : 1/1
CA 23/11/22

90 / 90

Oradin avait passé une bien bonne soirée parmi tous ces marchands réunis chez le jarl. Fort de ses nouvelles connaissances dans le commerce local, il s’était focalisé sur la qualité des mets servis. Son estomac était trop passionné pour qu’il puisse l’ignorer et snober tous ces plats. Aussi, chaque corne enfilée était accompagnée de son plat. Il ne se souvenait pas d’un aliment présent sur la table qu’il n’avait pas goûté. Toujours sur la route, le nain savait combien il était important de profiter de la moindre abondance de nourriture. Ses réserves étaient ainsi assurées !

À un moment donné, il s’aperçut que Frédrigo s’était assoupi. Il sourit. Visiblement, le tombeur de ses dames, qui s’était tant vanté de ses conquêtes féminines, était moins expert en boissons. Un éclat malicieux éclaira soudain son regard. Il repéra dans le foyer un morceau de bois pas encore entièrement consumé et transformé en charbon. Il le réserva et lorsqu’il fut refroidi, se pencha sur le barde avachi sur la table, le morceau noirâtre dans sa pogne. Il s’activa brièvement et se recula, contemplant son œuvre. Voilà que son compagnon ressemblait davantage au portrait du nobliau superficiel dressé dans ses histoires. Une belle moustache était dessinée sur son visage, pour lors figé dans l'inexpressivité du sommeil, partant au-dessus des lèvres pour venir s’enrouler avec emphase sur les joues.

Sifflotant, il jeta le charbon dans le feu, sortit se laver les mains dans la neige et soulager sa vessie et ses tripes bien pleines. Heureux de cette chaleureuse soirée, il salua les quelques quidams encore debout à son retour et s’allongea sur une fourrure disponible, non sans avoir ôté son armure et rangé le tout contre le mur, avec ses armes et son paquetage. Les ronflements du nain ne tardèrent pas à retentir dans la pièce par ailleurs plus calme.

Au réveil, il s’étira et s’occupa aussitôt de nettoyer son équipement. Il se plongea ensuite dans ses prières à Abadar, comme chaque matin, et renouvela la magie qui le protégeait des écarts de température. Il sortit alors devant, se déshabilla entièrement, et se frictionna le corps avec la neige tout en sifflotant un air de marche entraînant. Bien ravigoté et décrassé, il put profiter de nouveau du confort de la maison. Là, il s’harnacha pour se sentir comme un petit peton dans une pantoufle, avant de rejoindre ses compagnons déjà levés.

« Veinard ! Tu vas pouvoir remercier vivement Florentia pour te remettre la caboche à l’endroit, mon ami. Un bon bain dans la glace, rien de tel pour t’ouvrir l’appétit et profiter de ce petit-déjeuner royal ! » Fidèle à sa pholosophie de se remplir l'estomac à chaque occasion accordée par Abadar, lui-même s’attela à la tâche avec son entrain usuel. « Je n'ai pas rêvé hier soir. Le Jarl nous a proposé une escorte pour nous amener au plus près d'une certaine forêt. J'espère que nous n'allons pas tarder à décamper. Cette maison est une bénédiction pour les voyageurs, mais la tentation croît à chaque bouchée de prolonger encore quelques temps notre séjour, ce que nous ne pouvons hélas nous permettre. Rôôôô, ce pain à peine sorti du four ! Une pure extase ! »
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Modifié par un utilisateur dimanche 13 octobre 2019 14:20:37(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Silenttimo  
#126 Envoyé le : dimanche 20 octobre 2019 12:24:20(UTC)
Silenttimo
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Localisation : 92 (Hts de Seine)

66 / 66

rayon acide : 9/9
Sorts niv 1 : 8/8
Sorts niv 2: 8/8
Sorts niv 3: 6/6
Sorts niv 4: 4/4
CA:15 / cont 14 / surp 12





Fredrigo s'était réveillé dans la salle principale, la tête à l'envers.

Sa morphologie adaptable lui avait permis de remettre son cerveau en partie à l'endroit, mais la potion de Florentia, qu'il accepta avec gratitude, marmonnant un vague remerciement, lui permit de retrouver ses sens et sa raison, en partie.

« Bonne petite soirée hier !
Quoique pas mal de détails m'ont échappé.
De quoi avons nous parlé ?

Une escorte, une forêt ?
Ne fait-il pas un peu froid pour sortir aussi rapidement... ? »
JE SUIS CHARLIE
Fan de Greyhawk, paladin de Mayaheine
- Paladin/marshal niv 19 (PF) dans "savage tide".
Fan de cinéma muet
"Lubitsch trône au firmament de mon panthéon du cinéma"
Une partie de ma collection Ici
Offline mdadd  
#127 Envoyé le : dimanche 20 octobre 2019 19:33:26(UTC)
mdadd
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L’aube ne pointait pas encore que les premiers mouvements réveillèrent les aventuriers. Déjà les soldats et le Jarl s’affairaient à préparer leur voyage. Oradin, Ferrèol, Frédrigo, Florentia et L’Pêchou auraient sans doute préféré rester sous les peaux et couvertures, bien au chaud tandis que les servantes ranimaient les braises de la fosse à feu centrale et faisaient cuir du pain en attendant que les marmitons remplis de ragouts mijotent. On se sentait vraiment à l’abri et en sécurité ici. Cependant, chacun sortit de son sommeil et s’affaira à ses propres préparatifs. Des recueillements, méditations, concentrations, prières, etc., une courte sortie extérieure pour certains qui permit de constater que la météo ne semblait guère plaisante. Il neigeait abondamment et les quelques rafales de vent ne semblaient guère de bon augure. Réunis dans la grande salle, le groupe ne tarda pas à être prêts et à se retrouver devant plusieurs plats et boissons que les servantes leur proposaient. Le repas du matin était au moins aussi important que celui du soir et il fallait prendre des forces et accumuler de l’énergie pour oser sortir, voyager et affronter une météo peu clémente dans ces contrées nordiques.

Le Jarl de tarda pas à les rejoindre avec quelques ulfes. Ils étaient tous recouverts de plusieurs couches de peaux, attachés aux bras, aux jambes, sur le torse et même que la tête, formant un épais manteau de fourrure qui ne laissait paraître qu’une petite fente pour les yeux. De loin on aurait pu croire que c’étaient des ours, mais non, il y avait bel et bien un homme dessous toutes ces fourrures et un tel accoutrement ne devait guère permettre beaucoup de souplesse tout en protégeant au mieux des froids polaires. Les soldats prirent place pour eux aussi se restaurer après s’être débarrassé de quelques couches de vêtements. Asvig Longthews, le maître des lieux, ne fit pas exception et s’adressa à eux avec un sourire et un calme impérial – La mauvaise nouvelle, c’est que le vent s’est levé et ce qui était déjà des bonnes chutes de neige se transforme en blizzard glacial. La bonne nouvelle, c’est que par ce temps, les monstres préfèrent rester au chaud dans leur tanière plutôt que de tenter l’impossible contre les voyageurs. Nous sommes prêts, dès que vous l’êtes, nous partirons. Couvrez-vous bien si vous ne voulez pas geler en quelques instants. Si vous voulez des fourrures, nous en avons et vous en donnerons.

Une fois tout le monde copieusement restauré et équipé, on fournit aussi à chacun une sorte d’équipement qu’il fallait fixer aux pieds. Il était constitué d’un tour en bois formant un cadre vaguement ovale pourvu d’un revêtement réalisé par un enchevêtrement de cordes et de liens. L’ensemble permettait d’augmenter la surface d’appui au sol et par là même de ne pas s’enfoncer dans la couche neigeuse molle et poudreuse. Une large bande de cuir vers l’avant permettait de glisser le pied dessous tandis que des cordes vers l’arrière permettaient de sécuriser autour du talon et de la cheville. Les ulfes appelaient cet équipement « snöskor björninn», ce qui dans la langue commune pouvait s’apparenter à quelque chose comme « patte d’ours », qui finalement s’articulaient comme des claquettes et qu’on appellera plus tard dans les régions civilisées « raquette à neige ». Puis le départ fut donné. Le Jarl, six de ses meilleurs guerriers et les aventuriers quittèrent la demeure sans se retourner et peu de temps après Turvik.

Le Jarl Asvig n’avait pas menti. A l’aube, le blizzard s’était levé et à présent il rendait la progression difficile. La neige tombait abondamment poussée parfois à l’horizontale par des fortes rafales de vents et venait cingler les visages ou la moindre parcelle de peau exposée. La température était polaire, très vite ce qui n’était pas protégé par d’épaisses couches de fourrure ou par une puissante magie, gelait presque en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire. La respiration elle-même était rendue difficile, Un air très froid s’engouffrait à chaque inspiration et gelait à chaque expiration, venant générer une couche de glace dans les masques et cagoules que portaient les ulfes et probablement les aventuriers qui avaient pris de quoi de protéger du grand froid. C’était une véritable tempête. On marchait courbé vers l’avant pour lutter contre le vent, le coude levé et le bras devant les yeux pour les protéger des cinglements de neige ; Tout paraissait blanc-gris, le sol, le ciel, le vent soulevait des nuages de poudreuse et on avait l’impression d’être dans un épais brouillard. On y voyait à peine à 3 pas et ceux de derrière ne distinguaient pas ceux de devant, si bien que le Jarl avait ordonné que tout le monde s’encorde afin de ne pas se perdre.

Grâce aux fameuses « pattes d’ours », il était possible de marcher mais la progression était vraiment lente. Ce qui était d’un côté rassurant, c’était que si les conditions météorologiques étaient exécrables pour eux, elles l’étaient aussi probablement pour les créatures et le Prédateur des Ombres qui était peut-être aussi dans la tourmente. En plus d’une visibilité extrêmement faible, le bruit du vent masquait toute tentative de perception auditive aussi un monstre embusqué avait toutes ses chances de surprendre le groupe ou de passer à côté sans le voir. Pourtant pas à pas, ils progressaient et il serait bien difficile de dire dans quelle direction. Mais visiblement, le jarl semblait savoir où il allait et comment se diriger, ce qui paraissait plutôt impossible étant donné qu’on n’y voyait rien et donc rien pour se repérer. Il avait questionné L’Pêchou avant de partir quant à la destination où il devait vous escorter. Il allait donc vous laisser à la lisière de la Svartskov sur la berge d’une rivière qu’on appelait la rivière gelée de Vyalldehun. Lorsque Luke avait prononcé ce nom, le Jarl avait levé un sourcil de surprise et avait longuement regardé son interlocuteur avant de faire un signe de tête affirmatif puis de se mettre en route. A présent tout le monde s’affairait à lutter contre les éléments et à suivre le pas régulier du Jarl.

Il fallut presque 5 heures au groupe pour atteindre sa destination, un voyage lent et fastidieux ponctué de pauses pour reprendre son souffle et des forces lorsque les Ulfes trouvaient un endroit approprié comme une congère un peu haute qui abritait du vent, un bosquet d’arbres qui rendait le blizzard moins virulent ou encore une caverne semi-ouverte et inoccupée. Chaque pause était une libération pour les muscles endoloris sous l’effort continu mais aussi pour les personnes qui en profitaient pour manger quelque chose et boire parfois un alcool qui ne devait pas être très éloigné du fameux Drakkarys que certains avaient eu loisir de goûter à plusieurs reprise la veille. A chaque fois, le Jarl Asvig faisait le point avec ses hommes et ceux-ci se relayaient pour monter la garde, partager les provisions et entretenir les équipements durement sollicités par les assauts du climat. Armes, armures, fourrures, pattes d’ours, tout était passé en revue avant de repartir à l’assaut des éléments pour une longue marche jusqu’à la prochaine halte.

Jarl Asvig
Longthews

Force était de constater que le blizzard n’avait en rien faible de toute cette partie de la journée et qu’il ne semblait pas montrer de signes de fatigue, sans doute allait-il continuer encore pendant des heures. Le Jarl Asvig avait dit qu’il pouvait parfois durer jusqu’à trois jours sans s’arrêter, ce qui n’annonçait pas la facilité pour la suite de leur voyage. Les ulfs avaient accompli leur mission et ne s’attardaient pas sur place. La route était longe pour rentrer dans leurs foyers et il ferait sans doute nuit lorsque ce sera le cas. Asvig Longthews serra vigoureusement la main de chacun, leur souhaita bon voyage et leur promis bon accueil s’ils venaient à revenir à Turvik, puis avant de s’en retourner – « Si jamais nous croisons la route de votre Prédateur des Ombres… Nous ferons tout ce que nous pourrons pour le retarder le plus possible et qui sait… Peut-être même que nous l’arrêterons ! Bonne chance les amis, qu’Érastil éclaire votre chemin ! »
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Offline nauron  
#128 Envoyé le : dimanche 20 octobre 2019 21:30:19(UTC)
nauron
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Florentia
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Avant le départ, la jeune femme tendit les extraits de résistance aux énergies destructrices à ceux qui en avait besoin et bu le sien.
La marche dans le froid et avec les pattes d'ours était très difficile et elle se sentait lourde, voir maladroite. Elle avait l'impression de peser une tonne et devait extirper ses raquettes de la neige à chaque pas ce qui changeait de ses habitudes,où elle donnait l'impression d'à peine effleurer la surface du solà chaque pas.

En plus, c'est vraiment moche.

Après quelques temps elle réussit finalement à adopter une foulée plus efficace avec tout ce matériel et ne se sentait plus tractée par la corde, mais les pauses étaient toujours les bienvenues...

Après le départ des Ulfes, elle regarda dans la direction de Luke et lui demanda :
«  Et maintenant? Où va-t'on? Tu as la moindre idée de quoi faire pour retrouver Asger? Ou c'est lui qui nous trouve? »
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Offline poulosis  
#129 Envoyé le : mardi 22 octobre 2019 19:50:54(UTC)
poulosis
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Oradin
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Autant sa magie le protégeait du froid extrême, autant elle ne pouvait empêcher la neige glacée soulevée par le vent cingler son visage. Certes, la pilosité faciale naine était abondante. Mais elle ne suffisait guère. Son front rougit sous le picotement de milliers d’aiguilles, comme une armée de tatoueurs s’en donnant à cœur joie sur sa caboche. Pour couper court à tant d’animosité, il enfila son heaume. L’effet fut immédiat. Comme si on fermait une porte pour couper un courant d’air. Ses oreilles brûlantes, son nez insensible comme une pierre et ses paupières meurtries le remercièrent à l’unisson. Au moins n’avait-il plus qu’à protéger la mince fente de la visière de sa main gantée de fer.

Un pas après l’autre, Oradin avançait avec le stoïcisme proverbial des nains. Courage et détermination face à l’adversité étaient des valeurs traditionnelles de sa race. Sans parler de sa profession. Finalement, il n’était pas si malheureux, dans son armure complète. Les raquettes des ulfes étaient ingénieuses e efficaces. Il observa les autres pour savoir comment ils s’en sortaient. Sans doute moins bien. Encore qu’avec l’homme-tourbillon ou Luc... Ces gars-là était hors normes. Lui bénéficiaient tout de même d'une taille plus réduite et d’un centre de gravité bien plus bas pour résister à la force du vent. Hélas, la visibilité était telle qu’il ne pouvait les apercevoir. Heureusement que les ulfes les avaient accompagnés, au final. Ils ne se seraient pas aventurés sans eux dans un tel blizzard.

Seul dans sa bulle, relié au monde extérieur uniquement par la corde, le paladin décida de chanter pour couvrir le hurlement du vent. « ÉTOILE DES NEIGES, MON CŒUR AMOUREUEUEUEUX, S’EST PRIS AU PIÈGE, DE TES BEAUX YEUX ! » Entre le bruit du vent et son casque qui couvrait la tête, il devait être son seul public. Une chance. Il leva brusquement la tête lorsqu’il aperçut le cordage traîné au sol. Ils étaient enfin parvenus à destination.

« On peut traverser la rivière, là ? Sinon, soyez prudent, Jarl Asvig. Ne prenez pas de risque inutile avec ce démon. Protégez votre peuple et mettez-vous plutôt à l’abri. Votre courage n'est plus à démontrer. Mais face à un être surnaturel d'une telle puissance, même vote épouse risque gros, très gros, trop gros. » Il lui serra fermement la pogne. « Vous nous avez déjà bien aidé en nous accueillant formidablement bien dans votre maison et en nous conduisant ici à bon port. Bon retour chez vous, continuez à recevoir avec autant d'égard les voyageurs et amitiés à votre dame, Jarl ! »

Lorsqu’ils furent partis, il écouta les précisions de Luc sur la suite du trajet. « J’espère que nous allons poursuivre en forêt, où nous serons plus à l’abri. »

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