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Offline Laadna  
#121 Envoyé le : mercredi 21 octobre 2020 10:56:48(UTC)
Laadna
Rang : Habitué
Inscrit le : 31/01/2012(UTC)
Messages : 155
En se redressant, Theomark remarque une femme derrière le petit groupe penché ou agenouillé sur lui. Elle est vêtue de la même armure que les autres soldats ankiliens, mais son surpoids et sa transpiration rendent le port assez grotesque. Il est sûr de ne pas l'avoir vue hier parmi la troupe. La femme l'observe attentivement et note quelque chose dans un livre fin posé sur son avant-bras. Elle s'avance d'un pas.

« Sergent, allez aider vos hommes à maitriser cette chèvre. » L'ironie est glaçante, le ton est celui d'un ordre qui ne se discute pas. Le visage du sus-nommé se ferme brusquement tandis qu'il se redresse et se dirige vers Machetout. « Et si le jeune homme vit effectivement encore, donnez-lui ceci ». Elle lui tend deux fioles de verre sorties de sa besace en bandoulière. Puis s'avance vers Traian. « Vous comptez lui laisser cette flèche dans le torse ? Jeune homme, vous allez avoir mal, prépa... » Le médecin militaire, tout à fait habitué à cette ruse, pousse la flèche en avant pendant qu'un autre la tire dès que la pointe dépasse. Le hochement de tête, c'était pour ça, se dit Traian. « ...rez-vous. Voila, c'est fini. »

« Vous pouvez marcher ? » Un soldat lui tend son bras pour l'aider à se relever. Une fois debout, il manque de trébucher sur sa cuirasse. Il n'a pas le souvenir de se l'être faite ôter.

« Je m'appelle Ingrid. Racontez-moi dans le détail, depuis votre départ de Hautevue hier. » Elle s'est considérablement radoucie par-rapport à la manière dont elle s'est exprimée auprès de l'officier : la demande sonne presque comme une faveur qu'elle demande au justicar. Elle l'entraine d'un pas lent. Ses traits sont calastiens, sans l'ombre d'un doute, mais son accent sonne ankilien.

Psychologie DD 10

DD 15


Theomark se fait manipuler, retourner sur le dos. Plusieurs jurons et commentaires un brin déplacé sur son état général. « Putain elle m'a mis un coup d'corne ! » On lui ouvre la bouche sans aucune délicatesse, un liquide poisseux inonde sa gorge. Visiblement plus habitué aux soins animaux, les mains qui le prennent en charge lui pincent le nez et massent la gorge pour le forcer à déglutir. L'opération se répète. On soulève sa chemise, constate l'ampleur des dégâts.

« Je sais pas s'il va s'en sortir, Sergent. Il respire, mais les plaies sont impressionnantes. » Le sergent grogne, manifestement indifférent. « Aïe, mais putain ! Attention ! » Mâchetout bêle et s'approche de Theomark, lui lèche le visage d'un air inquiet.

Tu reprends 5 pv. Tu peux parler, bouger lentement la tête et les bras. Pas question de marcher ou même de t'asseoir. Si tu veux faire semblant de rester inconscient, jet de bluff.

Modifié par un utilisateur mercredi 21 octobre 2020 10:59:59(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Dermenore  
#122 Envoyé le : mercredi 21 octobre 2020 12:51:51(UTC)
Dermenore
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Traian

CA18 (C13/D15)
Chat: 1/1
Réf+3 Vig+6 Vol+6

06 / 15


- Par le Marte… !

Je n’ai pas le temps de finir de jurer que la flèche m’est retiré. Au moins c’est efficace.
Mon visage est resté sur Machetout. Elle n’est plus calme maintenant. Pas de doute, Théomark est vivant.

Mon regard se reporte sur la calastienne. Je ne sais pas comment, mais mon entrainement reprend le dessus et je parviens à percer les faux semblant. Je suis bien interrogé en bonne et dû forme, et de manière très pragmatique, par ce qui doit être la responsable ici. Très calastien. Et dire que pendant une demi-seconde, j’ai failli me poser des questions sur ma haine envers eux…

- Rosaline…la halfelin avec nous…est-ce qu’elle est vivante ? demandais-je.

J’attend qu’on me le confirme ou qu’on envoie quelqu’un vérifier. Cela me laisse quelques secondes pour réfléchir à mon récit. A comment le présentez surtout.

Une fois qu’on m’informe que Rosaline est vivante, je n’ai pas besoin de feindre un soupir de soulagement. Tout comme je n’ai pas besoin d’encouragement pour débuter mon récit.

- Nous avons suivi les traces de ce que nous supposions être les voleurs pendant toute la journée et même un peu au-delà, repris-je, une fois informé de l’état de Rosaline. Nous avions réussi à localiser un de leur campement sur le chemin, ce qui nous avais rendu quasiment certain de traquer le bon groupe. Mais à un moment, nous fûmes trop fatigués pour continuer. Nous nous sommes arrêtés pour nous reposer. Après quelques heures, des bruits de bataille se sont fait entendre. Une unité calastienne s’est fait repousser par les voleurs, un groupe de nain. Nous sommes entrés en contact avec eux. Il n’en restait alors plus que deux naines, mais très redoutable. Théomark s’est fait prendre en otage et nous avons tenté de le libérer, en vain. Dans mon dernier souvenir, je me prenais une dague dans la cuisse, avant de sentir une douleur dans le dos.

Que de faits véridiques, avec juste une omission. Je commence à comprendre comment pense les justicar itinérant, qui officient dans les terres sauvages entre les lointaines cités-états, sans l’appui d’un état et d’une loi équitable et qui doive tordre la loi pour obtenir justice.
Et de réaliser que je suis comme eux. J’ai toujours été comme eux. Et maintenant est ma première épreuve.

Alors que je fini mon discours, je lève la tête, tentant de repérer le soleil est d’estimer l’heure.

- Notre confrontation s’est déroulé vers la fin de la nuit, continuais-je vers la calastienne. Ces naines n’ont que quelques heures d’avances sur vous. Elles sont blessées et doivent porter le coffre volé. Vous pourriez sans doute les rattraper en partant rapidement. Si juste avant vous pouviez ranimez Rosaline et Théomark, ainsi que vérifiez que Blanche n’est pas bien là. S’il vous plaît…

Au titans ces naines ! Si elles voulaient de l'aide, elles n'avaient que demander poliment ! Que les calastiens et elles s'entretuent, tant que ça nous permet de nous échapper. Quand à Blanche...non, d'abord je dois me concentrer sur moi et les deux autres. Ensuite je verrais si l'on peut aider Blanche.

Modifié par un utilisateur mercredi 21 octobre 2020 13:35:04(UTC)  | Raison: Correction d'une erreur dans les paroles.

Offline Laadna  
#123 Envoyé le : mercredi 21 octobre 2020 13:37:43(UTC)
Laadna
Rang : Habitué
Inscrit le : 31/01/2012(UTC)
Messages : 155
« Vous avez trouvé une halfelin non calastienne ? Non ? Continuez de chercher », fait-elle doucement aux soldats restés près d'Ilie. « Et prenez ceci. » Elle leur tend encore deux fioles, et marche avec Traian.

« Ha oui... très bien... mh, d'accord. Ha bon ? » Elle accompagne le récit du justicar, l'invitant à préciser des détails, à lever des zones d'ombre. « Qu'avez-vous vu en arrivant sur les lieux, et qu'avez-vous fait ? Précisément. Menez-moi là où vous les avez aperçus, pour commencer. » Elle hoche la tête en direction d'un groupe de soldats tenant des chiens en laisse, probablement pour leur signaler de garder un oeil sur le justicar et elle-même, de loin. Traian estime qu'une trentaine de soldats au moins sont là, plus une douzaine de chiens. Aucun cheval, à part Ilie. Tous ont l'air fatigués, ils ont du marcher toute la nuit pour arriver maintenant. D'ailleurs son interlocutrice fait bonne figure mais elle baigne dans sa transpiration.

De longs bâtons croisés, plantés dans le sol, signalent les corps que les soldats et leurs chiens ont repéré.Traian comprend que tous les corps sur lesquels il est tombé la nuit dernière ont été repérés, y compris celui dont il est à l'origine. Ainsi que beaucoup d'autres. L'obscurité leur a masqué l'étendue du carnage. Une odeur de charogne baigne dans l'air, plus forte ou plus discrète au gré des coups de vents.

Rosaline est rapidement retrouvée. Les commentaires à son endroit sont lourds et méprisants. Un soldat propose sérieusement de lui passer un poignard dans la gorge plutôt que de gâcher la magie des fioles. Son comparse, plus discipliné ou plus craintif, le pourrit à voix basse et vérifie si elle vit encore. Puis la retourne sur le dos sans aucune délicatesse, la faisant sursauter de douleur et vaguement reprendre conscience.

« On a trouvé la halfelin ! Elle vit ! »

Peu importe ce qu'elle pourrait vouloir articuler à ce moment, c'est littéralement noyé dans le liquide qui lui est déversé dans la bouche. La plaie se réchauffe et la douleur reflue d'un coup. Rosaline se sent beaucoup mieux, pas au point de bondir mais pour un peu elle arriverait presque à tenir debout, enfin elle pense, avec de l'aide.

L'odeur des soldats penchée sur elle est... militaire. De la crasse, de la sueur, de l'urine et du métal. Et ils ont mangé du poisson il y a peu.

« T'es sérieux, tu veux lui filer la deuxième ? J'ai une vieille mère qui en aurait plus besoin que cette sale race... »

Tu reprends 9 pv. Idem que Theomark, si tu veux feindre l'inconscience c'est un jet de bluff

Modifié par un utilisateur mercredi 21 octobre 2020 14:18:41(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Rhajzad  
#124 Envoyé le : mercredi 21 octobre 2020 15:51:29(UTC)
Rhajzad
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Messages : 1,211

Blanche
CA17 (C13/D12)
Niv0:4.Niv1:2/2
Réf+5 Vig+3 Vol+5

10 / 11
La marche dans la nuit à trimballer ce fichu coffre me fait penser à une vieille légende de héros puni pour sa vantardise à prétendre qu'aucun rocher ne saurait l'arrêter et qui le pousse aux enfers pour le rejeter en haut de colline éternelle. Ne manquant jamais de trébucher avant la fin, libérant sa malédiction qui roule en bas jusqu'à la vallée, et l'empêche de s'en libérer.
Pour l'éternité. Comme y ressemble cette nuit. Interminable.
A chaque fois que je trébuche sur un obstacle invisible -apparemment, elles... voient dans l'obscurité ?- je dois me re-concentrer sur chaque pas, même si cela ne suffit pas à me faire oublier la souffrance de mon dos, de mes bras porteurs... la punition n'a pas de fin.
J'ai perdu les miens.
La solitude ne me fait pas peur.
Mais il y a le chagrin.
Même si sèches sont mes pleurs.
J'ai bien assez pleuré.
Et beaucoup trop sué.
Quand c'est la vieille à l'arrière qui pose sa charge, je n'hésite pas à lâcher la mienne.
Epuisée, je m'adosse à mon rocher/coffre satané, et le long de sa paroi me laisse lentement glisser jusqu'au sol.
Une simple pensée... pour survivre. J'attrape ma gourde et je bois. À petites gorgées. Évitons un malaise. Je dois me réhydrater... me reposer...
L'apparition des ankhiliens (rebelles ?) m'amène juste un soupir et une moue désabusée.
Les naines ont leurs renforts...
Et plus besoin de moi.
À dire vrai, je suis bien trop épuisée pour envisager de lutter...
ou même de m'échapper...
Mais il y a un jeune homme...

Yeux mi-clos, adossée contre le coffre maudit, j'entonne doucement un couplet (triste mais plein d'espérance) d'une libre interprétation personnelle de la chanson de Beren, en elfique, et y incorpore un sort de Charme dirigé vers lui quand il arrive à portée :
« (chantonne, en middleelven)
Là Beren vint des froides et hautes collines,
Et perdu il erra sous les branches serpentines,
Et là où la rivière elfique coulait,
Triste et seul, il avançait.
Il regarda entre les feuilles de cigüe
Une merveille de fleurs d'or aperçue
Sur son manteau et ses manches,
Et ses cheveux comme ombre blanche... »

Modifié par un utilisateur samedi 24 octobre 2020 12:48:26(UTC)  | Raison: Non indiquée

thanks 1 utilisateur a remercié Rhajzad pour l'utilité de ce message.
Offline Laadna  
#125 Envoyé le : mercredi 21 octobre 2020 18:09:57(UTC)
Laadna
Rang : Habitué
Inscrit le : 31/01/2012(UTC)
Messages : 155
La femme plus âgée échange quelques mots tendus dans la langue des naines. Même concernant Blanche, qui est l'objet de plusieurs questions, les réponses sont laconiques, voire purement gestuelles. Des haussements d'épaules. Des signes de la main signifiant le peu d'importance, soit de la question soit de son objet. Blanche a l'impression que les humain-e-s savent très bien ce que les naines sont parti chercher, pour quelle raison, et qu'elles devinent l'essentiel de ce qui s'est passé. Sauf la concernant.

Les deux plus jeunes sont nerveux-se. La femme guette la piste qu'ont suivi Blanche et les naines. L'homme lui demande prudemment ce qui lui est arrivé et comment elle s'est retrouvée là. Et en premier lieu, si elle a besoin de soins. Il semble comprendre que Blanche a souffert et ne veut ni la blesser, ni l'acculer. Le charme opère sans que personne ne le remarque.

Modifié par un utilisateur mercredi 21 octobre 2020 18:13:18(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Magicturtle  
#126 Envoyé le : jeudi 22 octobre 2020 03:21:57(UTC)
Magicturtle
Rang : Membre
Inscrit le : 22/02/2016(UTC)
Messages : 20

THEOMARK
CA 12 (C12/D10)
Sorts Niv0:3 | Niv1:3/3
Réf+2 | Vig+3 | Vol+6

10 / 10


Je reprends difficilement mes esprits. La douleur est intense et m'empêche de bouger.
Aaaaïe. Quoi?

Mâchetout sautille autour de moi.
Oh Mâchetout! Aïe. Oui. Je suis là !... enfin je crois.
Je bouge tout doucement ma main puis mon bras vers ma fidèle chèvre.
Doucement, je découvre l'ampleur des dégâts et j'inspecte ce que je peux voir de mon corps tout en restant couché.

A défaut d'interlocuteur humanoïde, je m'adresse à ma compagne à cornes.
Tu as vu les autres? Les naines sont parties? Qui sont ces gens?
Je prends ensuite le temps de regarder tout autour de moi pour essayer de comprendre la situation et de repérer mes compagnons... et mes effets personnels.
Offline blurpy  
#127 Envoyé le : jeudi 22 octobre 2020 11:14:57(UTC)
blurpy
Rang : Habitué
Inscrit le : 30/08/2014(UTC)
Messages : 1,636
Localisation : charente inférieure

Rosaline
Réf 8 | Vig 3 | Vol 4
CA:18| C:15 | D:13
Inspirations 3/3
Chance : 3/3

10 / 10


La douleur, intense, me tiraille le ventre.

Puis je sens mes muscles se détendre, mes jambes ne me portent plus, je m’affaisse, regardant une ultime fois ce regard dur, celui d’une guerrière. Je m’aperçois une fois de plus que je n’en suis pas une.

Des images de ma famille, de mes amis me reviennent à l’esprit alors que je poursuis ma chute, inexorable.

D’un bruit sourd, ma rapière tombe la première, mes genoux rencontrent le sol, légèrement mousseux.

Mes mains se joignent sur mon ventre, je les redressent et vois le sang qui les immaculent. Mon corps, oscille un moment puis semble avoir choisis une direction, vers l’avant.

Ma tête, à son tour, se pose enfin sur le sol. J’entends des cris lointains d’un combat. Une odeur de mucus monte à mes narines. Ma dernière sensation. Je ferme les yeux.

L’obscurité envahi mes sens.

Je ne suis plus.


Du poisson. L’odeur de poisson assaille mes narines.

Un liquide coule dans ma bouche. Je me noie. Ces salauds m’ont jeté dans une rivière.

Par reflexe, je me redresse et bat des bras. Pourtant, ils ne réagissent pas. Pas encore.

Une voix. Peu amicale, on y ressent de la haine et de l’indignation. J’ai l’habitude. Ce doit être une grandes guiboles. Un pécheur ?

L’odeur est insupportable. Ils ne se lavent donc jamais ? Je fronce les narines. Je ressens le sol sous ma tête. Je suis hors de l’eau.

Le liquide poursuit sa route dans ma gorge, sans ménagement. Je ne dois pas respirer. Surtout pas.

Je reprends petit à petit le contrôle de mon corps. J’en profite pour redresser mon buste, amène mes bras pour stopper l’intrusion buccale. La cascade stoppe aussitôt.

J’ouvre les yeux. Deux visages sales me regardent avec mépris. Une habitude. Je suis vivante.

Je respire un grand coup l’air qui emplit mes poumons. Comme l’odeur boisée, même viciée par la présence des deux militaires, est agréable.

Je regarde autour de moi, d’autres soldats s’affairent, j’aperçois même quelques chiens de guerre.

Le Justicar s’entretient avec une grosse femme ridicule dans son armure mais tellement imposante.

Théomark ? Sa chèvre est au-dessus de lui. Je suis rassurée, il bouge. Lui non plus n’a pas succombé.

Blanche ? Je ne la vois pas. Que lui est-elle arrivée ?

Je prends une respiration et prononce difficilement.
« Blanche, la guérisseuse, notre guide. Où est-elle ? »

Modifié par un utilisateur jeudi 22 octobre 2020 11:18:51(UTC)  | Raison: Non indiquée

Humains : I168 Alchimiste 3 / BW116 Bretteur 4/ CC161 scalde 10/14
Tieffelin : V180 Investigatrice 6 /AJ197 Paladin 2
Homme rat : CO231 Pistolier 2
Elfe : W169 Tueur 4
Offline Rhajzad  
#128 Envoyé le : jeudi 22 octobre 2020 17:13:07(UTC)
Rhajzad
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Messages : 1,211

Blanche
CA17 (C13/D12)
Niv0:4.Niv1:1/2
Réf+5 Vig+3 Vol+5
Etat:Fatiguée

10 / 11
Je rouvre les yeux à l'approche du jeune homme, adossée au coffre contre lequel je me suis effondrée et m'essuie les joues d'un geste las, avant de répondre à ses questions :
« Je ne suis pas blessée, simplement épuisée; ce sang n'est pas le mien, mais celui de mes compagnons. Je me nomme Edelle, l'apprentie de maître Gâtine, le druide... Vous êtes de la Résistance, alors ne me donnez pas vos noms. Je n'ai pas non plus ceux des peaux de vaches aussi larges que hautes qui parlent pas un mot de lédéen ou de calastéen, ce qui a amené à ce carnage inutile.
Je servais de guide aux enquêteurs de Hautevue quand nous avons repéré l'affrontement des nains contre une unité calastéenne avec des officiers halfelins. Ces sagouins nous ont pris pour cible -les envahisseurs, d'abord- puis, quand on les a fait fuir, on est retourné pour comprendre ce qui s'était passé avec la folle idée de négocier, en pleine lumière et en appel à pourparlers, mais ces deux empaffées nous sont tombées dessus et nous ont mis le couteau sous la gorge... enfin sous le bide hmmm ? elles ne voient pas beaucoup plus haut...
Et elles ne comprenaient rien : elles ne parlent que le nain ? Choix délétère pour une infiltration en pays occupé. Elles ont massacré mes compagnons et m'empêchaient d'aller leur porter secours, voulant que je trimballe leur maudit coffre... faudra leur expliquer que c'est pas en coupant en deux les gens qu'on obtient des porteurs. Et qu'il faut s'occuper de ses blessés, avant que ce ne soit trop tard : je n'ai rien pu faire pour les trois autres nains tombés au combat.
Je me suis rendue pour qu'elles me laissent prodiguer soins à mes compagnons... mais s'ils ne reçoivent pas de secours, ils ne passeront pas la journée. Quel gâchis ! Théomark avait mon âge. Je ne vois pas comment un fichu coffre pourrait justifier autant de morts, fut-il empli d'or... enfin... faut dire que jusqu'à hier, je ne connaissais pas de nains... »

Modifié par un utilisateur jeudi 22 octobre 2020 22:39:20(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Dermenore  
#129 Envoyé le : jeudi 22 octobre 2020 21:58:20(UTC)
Dermenore
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Traian

CA18 (C13/D15)
Chat: 1/1
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06 / 15


Autant que mon corps le permet, je suis « Ingrid » dans sa marche.

- Madame, lui répondis-je. Je crains de ne pouvoir donner des réponses précises quand aux localisations. Il faisait nuit, j’étais fatigué et je ne suis pas formé à me repérer en forêt. Enfin…ehm…

En me basant sur la location de Théomark, je tente d’estimer l’endroit où je me trouvais quand les naines se sont révélées. Puis, je l’indique à « Ingrid ».

- Je devais être par-là, près de cette fougère, lorsque les naines nous sont tombées dessus.

Puis, je me retourne vers elle. Il faut mettre fin à cet interrogatoire avant qu’il ne me mette dans une position impossible.

- Madame, sauf votre respect, vous paraissez épuisé. Et c’est la même chose pour vos soldats. Vous ne devriez pas perdre de temps plus de temps avec moi et mes compagnons, alors que des ennemis de l’Hégémonie sont encore en fuite. Je vous jure sur le marteau d’Hedrada que ces naines ont décimé l’unité militaire dont vous voyez encore les traces, avant de nous faire subir le même sort, exceptez pour une des nôtres, probablement enlevée.

Il m’est facile d’être parfaitement authentique tandis que je poursuis. Ma colère envers ces stupides, brutales et arrogantes naines est toujours forte.

- Je voudrais être sûr que la justice vienne pour ces criminelles. Qu’elle paye pour ce qu’elles ont fait ici, ainsi que pour l’assassinat de mon confrère Polan. Cette mission était au-dessus de moi et de ces volontaires, aussi brave et compétents soient-ils. Mais vous pouvez encore la réussir. Pour que tout cela n’est pas été fait en vain.

Offline Laadna  
#130 Envoyé le : vendredi 23 octobre 2020 01:36:26(UTC)
Laadna
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A peine conscient, le champ de vision de Theomark est envahi par la sale tronche du sergent de la veille au matin. Il n'a pas l'air aimable et encore moins disposé à faire semblant de l'être.

« Bon, maintenant que t'es en état de parler, parle ! Il s'est passé quoi ici ? »

Theomark remarque Rosaline à une dizaine de mètres, encadrée par deux soldats ankiliens. Traian et Blanche ne sont pas visibles.



Rosaline va pour se redresser mais se fait arrêter par une main de fer.

« Bouge pas, mi-portion. SERGENT ? LA SCHLAG EST EN ÉTAT D'PARLER ! »

Puis il se retourne vers elle, sourire enjoué : « tu vas voir, le sergent va t'faire parler. C'est à toi c'cure-dent ? », fait-il en tenant la rapière de Rosaline entre deux doigts.



Le jeune homme écoute avec attention. Il se mord la lèvre, comprend ce qui s'est passé. Il regarde les naines, l'air sombre.

« Quelle bande de connes. Il y a plus que de l'or dans ce coffre. D'ailleurs s'il y avait eu de l'or, vous n'auriez jamais pu le porter. Je suis désolé pour vos ami-e-s, vraiment. Nemorga a eu du travail cette nuit. Et Belsameth doit se régaler ». La remarque vient sans aucune ironie. « Je regrette pour vos ami-e-s mais nous ne pouvons pas revenir en arrière. Les calastiens n'ont sûrement pas lâché la piste, et si nous revenons sur nos pas, tout ça n'aura servi à rien. A votre place je ne reviendrais pas en arrière : les calastiens vont vous cueillir, ils vous feront parler, et alors vous serez la parfaite coupable à exhiber pour gagner du temps. » Il la regarde en coin, manifestement très gêné de lui annoncer que ses ennuis ne sont pas terminés alors qu'elle n'a rien demandé à personne pour se retrouver là. Et pour se défendre, il ajoute : « vous ne leur apprendrez rien de neuf. Rien d'essentiel en tout cas. Je ne vous retiens pas. Mais je vous conjure de ne pas vous jeter dans la gueule du loup. »

« Si cela peut vous consoler, les calastiens qui vont tomber sur vos ami-e-s vont les sauver, si cela est possible. Ils voudront savoir ce qui s'est passé, et ça leur prendra moins longtemps d'interroger des vivants que des morts. S'ils sont convaincus que vous n'avez pas attaqué le commando, il ne leur arrivera rien. Ils marchent sur des œufs ici : les calastiens n'ont aucun droit à opérer en territoire ankilien, ils le savent, et je ne pense pas qu'ils soient prêts à risquer un incident diplomatique avec l'ordre des cités blanches. Même pour le contenu de ce coffre. »

L'humaine et les naines finissent leur conversation. Les naines tiennent à peine debout. La cheffe tourne la tête vers Blanche, l'air grave : « pour ce que cela vaut, je suis désolée de ce qui est arrivé à vos ami-e-s. Tout ça est une succession d'erreurs et de bêtises dont les responsables rendent déjà des comptes à Goran. Vous pouvez nous quitter là, auquel cas je vous souhaite bonne route et que Drendari vous accompagne. Ne revenez pas sur vos pas, les calastiens vont vous retrouver et ils vous tortureront sans hésitation. » Elle soupire. « Vous pouvez nous accompagner. Je vous promet plusieurs jours de marche au même rythme, avant de pouvoir vous reposer dans un lieu sûr. » Son regard durcit. « Mais ce choix implique des conséquences : vous resterez avec nous jusqu'à ce que le camp soit démonté, sans contact superflus afin de ne pas vous donner malgré vous d'information compromettante. Ensuite vous déciderez de ce que vous ferez. »



Ingrid s'arrête subitement et affiche un sourire froid.

« Jeune homme, les plus capables de cette unité sont toujours sur leurs traces. Retrouver ce coffre n'est plus à l'ordre du jour : c'est en cours, et j'attends le sus-nommé et la tête de ces voleuses dans les heures à venir. Ma préoccupation présente est ailleurs, et c'est pour cela que j'ai besoin de vous. »

Elle l’entraîne, toujours à pas lents, vers les corps des archères brûlées, et la fin de la piste que Traian et ses compagnes ont remonté.

« Je cherche à comprendre les circonstances qui ont amené les forces spéciales calastiennes à se casser les dents sur... Cinq nains. Ils étaient cinq, c'est bien cela ? Nous avons trouvé trois corps, vous dites en avoir vu deux vivantes. Je suppose que si vous en aviez tué un, nous aurions trouvé son corps à vos côtés. »

Arrivé à proximité du lieu où Traian a compris ce qui se jouait la veille au soir, deux corps. Un gravement brûlé et impossible à identifier, l'autre est celui d'une des archères, reconnaissable en dépit des dégâts du feu.

« Si j'en crois les traces que nous avons remonté, les vôtres donc, tandis que vous-même suiviez les voleurs, vous avez du passer à proximité de ceux-là. » Elle indique les deux cadavres du menton. « Les avez-vous remarqué hier ? Étaient-ils déjà morts ? »

Modifié par un utilisateur vendredi 23 octobre 2020 17:01:31(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Dermenore  
#131 Envoyé le : vendredi 23 octobre 2020 18:16:19(UTC)
Dermenore
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Traian

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06 / 15


Je regarde le corps des deux archères pendant quelques secondes, l'air profondément pensif, tandis que ma main se porte instinctivement à mon médaillon. Il me reste encore une carte à jouer.

- Oui...je me souviens les avoir…entendu d'abord, dis-je. Maintenant que j'y pense, je suppose que ces soldats avaient reçu une autorisation de mon ordre pour opérer ici, n'est-ce pas ?

- Sans aucun doute, répond Ingrid. Mais ce n'est pas le sujet.

- Et vous-même devez en possédez une, poursuis-je avec un peu plus de courage. Sinon vous ne seriez pas en train de m'interroger ainsi.

- Vous jouez un jeu dangereux, jeune justicar, me dit mon interlocutrice, alors que son sourire disparait. Cet interrogatoire va avoir lieu, d'une manière ou d'une autre. Vous pouvez vaquer à vos occupations dans quelques heures, ou m'accompagner à Hedronie et y séjourner plusieurs semaines le temps que toutes les vérifications d'usage soient faites. Quel est votre choix ?

Tout en parlant, elle fouille dans sa besace et en sort un document cacheté. Je tressailli lorsque je reconnais le sceau de l’Ordre des Cités Blanches et ma main crispe fortement mon médaillon. Une autorisation pour enquêter sur des troubles à la sécurité publique, avec un rang largement supérieur au mien. Le tout ayant l’air parfaitement authentique.
Je ne peux pas résister contre un tel document. Les lois d’Hedrada veulent qu’on s’y soumette. J’aurais espéré…

La voix davantage marquée par la peur, je demande, par réflexe

- Qui êtes-vous ? Qui êtes-vous vraiment ?

- C'est indiqué sur ce document que vous allez déchirer à vous crisper ainsi dessus, me répond-t-elle. Un mince sourire aux lèvres. Maintenant, j'attends des réponses jeune homme.

Je desserre brutalement mon emprise de mon médaillon. Ma tête regarde brusquement le sol, tandis que je prends un vissage inexpressif qui cache mal mon désarroi et ma honte.
Je savais que je devrais peut-être mentir. J’avais préparé les arguments théologiques et juridiques. Le pays est en guerre, le gouvernement en place est un agent de l’ennemi. Je n’ai aucune obligation de respecter leurs lois ou leurs agents. Mentir dans ses conditions n’est pas un péché. Une interprétation radicale de certains textes mais loin d’être isolé.
Alors pourquoi ne me suis-je jamais entrainé à le faire ? Pourquoi ai-je tellement honte maintenant ?
Parce que je me suis crue tellement malin que ça ne m’arriverait jamais. Voilà pourquoi. Maintenant il faut assumer.

- Ces femmes étaient déjà mortes quand je les ai vues, déclarais-je.

- Très bien, dit Ingrid en resortant son carnet. Qu'avez-vous fait ensuite, vous et vos compagnons ? Vous avez parlé de contact avec les survivantes de l'assaut. Comment cela s'est-il déroulé ?

J’ai la désagréable impression que cette femme ne me croirait jamais, même si je lui donnais mon nom et ma date de naissance. Elle respire la suspicion. S’en est malaisant.

- Elles ont pris en otage Théomark, énonçais-je. Nous avons tenté de leur parler. Elles nous ont fait signe de porter le coffre volé. Nous avons alors attaqué. J'ai vu Théomark se faire poignarder alors qu'il tentait de...se dégager je suppose. Rosaline s'est fait abattre d'un coup d'épée. Moi, d'une dague dans la cuisse, suivit d'une flèche dans le dos.

Cela devient plus facile. Le caractère de mon interlocutrice aide autant que le fait de revenir à la vérité.

- Theomark, le jeune homme que nous avons trouvé à votre côté ? Il ne s'est rien passé entre le moment où vous avez vu ces deux corps et la prise d'otage ? Vous n'avez rien entendu ? Comment avez-vous identifié que ces voleurs étaient attaqués par des calastiens dans ce cas ?

- Oui. Nous avons juste fait mouvement. Non. J'ai entendu les ordres de replis, en calastien.

- En calastien ? Jeune homme, pardonnez ma naïveté mais... en quelle langue conversons-nous, en ce moment ?

Je retiens un mordillement de lèvre. Tout cela pourrait représenter une faille dans ce témoignage.

- En calastien.

- Donc ce n'est pas cela qui vous a indiqué l'origine de ces soldats. Quoi, alors ?

- Rosaline disait avoir aperçu des halfelins.

Et je n’ai pas précisé qu’elle est partie en éclaireur devant. J’espère qu’elle le fera.

- Ha, je comprends mieux votre déduction ! me dit-elle avec un petit sourire, qui parait sincère, pour autant que ce fut possible avec elle.

Je n’ajoute rien. Autant mentir le moins possible.

- Le cheval que nous avons trouvé à votre côté est bien le vôtre ?

Oh, je n’aime pas où cela risque de nous mener.

- Oui.

- Avant votre attaque par ces voleuses, vous étiez monté ? Ou vous meniez votre cheval à pieds ?

- Monté.

- Je vois. Vous avez eu l'occasion de blesser l'une de ces voleuses avant de succomber ?

Occasion facile de justifier le sang sur mon épée. De toute façon je nierais avoir tué le chardouni. Pas à une inconnue.

- Oui.

- Sévèrement ?

- Je ne saurais dire. Ces naines semblaient faites de granites.

- Oui je comprends. Venez avec moi je vous prie.

Nous nous approchons de l’endroit où j’ai décapité le chardouni, marqué par trois branches. Je m’en doutais. Hedrada, pardonne-moi, il va me falloir encore mentir.

- Vous avez remarqué ces traces de chevaux que nous suivons ?

- Non.

De fait, j’ai le regard fixé sur le cadavre. Etrangement, revoir ce corps me détend un peu. Un rappel de mon unique exploit.

- Vraiment ? Regardez bien.

D’un geste, Ingrid me montre les traces d’Ilie, inratables et juste à côté. Je plante mon regard dedans.

- Oui, je les vois maintenant.

- Nous n'avons trouvé aucune autre trace de cavalier. Vous n'en avez pas mentionné non plus. Ces traces ont-elles été laissées par votre cheval ?

- Non.

Mauvais mensonges. Mais je n’avouerai pas ce combat à une inconnue. J’ai vu mon compte de prêtre corrompu à Port Ségoura. Et puis, ça pourrait être une agente calastienne, avec un faux document.

- Ha, très bien, répond-elle, avec son perpétuel petit sourire, cet fois empli de cruauté. Suivons-les, nous verrons bien où elles nous mènent

Nous savons déjà tous deux où elles vont mener. Pourtant, la comédie continue et nous revenons à notre point de départ, après avoir passé là où j’ai failli tuer l’officier halfelin.

Je remarque Theomark et Rosaline allongés, pris en charge et bien vivant. Une vision rassurante.
Et bien entendu, les traces ramènent à Ilie. Je le caresse doucement, prenant un peu de confort là où je peux.

Ingrid soupire

- Jeune homme, me dit-elle. J'ai tiré des vers de nez autrement plus profonds et étroits que les vôtres. Me faire perdre mon temps n'est vraiment pas une bonne stratégie, surtout si c'est la seule dont vous disposez.

Elle se retourne brusquement.

- Sergent ? Emmenez ce jeune homme qui semble avoir grand besoin de soins et de calme un peu plus loin, demande-t-elle en désignant Théomark. Faites-lui un brancard.

Son visage se retourne vers moi. A regret, je m’écarte d’Ilie.

- Hum, je pourrai revenir sur l'autorisation dont disposait soi-disant ces soldats pour opérer ici, déclarais-je. Est-ce que cela vous conviendrait mieux ?

Je ne suis pas confiant du tout, c'est une fuite en avant désespéré. Cela se voit que je n'ai plus rien à perdre

- Je vous demande pardon ? Sergent, expliquez au jeune justicar en vertu de quelle autorité vous vous trouvez ici

Le sergent éclate de rire et ne répond même pas. Il aide Theomark à se lever avec deux autres soldats et s'éloigne.

- Ces soldats, précisais-je.

Je montre les cadavres des archères du menton

- Comment voulez-vous que je le sache ? Vous m'avez prise pour leur supérieure ?

Avant que je puisse répondre, elle ajoute :

- Ne jouez pas un rôle que personne ne vous demande ni ne vous autorise à endosser : pour l'heure, vous êtes au cœur d'un massacre et vous prenez un soin assez négligé à mentir concernant vos actions. Ceci ne vous aidera pas plus que la vérité à éclater. Vous n'êtes pas un diplomate ankilien occupé à négocier avec la Calastie. Avec une si vilaine tache sur un début de carrière aussi prometteuse, il est probable que vous ne le serez d'ailleurs jamais.

Pris d’émotions, je tape du poing contre un arbre proche. Le rappel de mes mensonges, de mon échec, est de trop.

- Prouvez moi que vous êtes des Cités Blanches, lui dis-je. Plus qu'un bout de papier qui aurait pu être trafiquer.

La tentation d’avouer est forte. Mais il faut que ce soit à une véritable consœur. A quelqu’un en qui je peux avoir confiance.
Mais cette tentation de me décharger de mon fardeau disparait dans une douche classée alors qu’Ingrid se met à rigoler.

- Je n'ai rien à prouver, déclare-t-elle. Et certainement pas à un suspect, poursuit-elle en me toisant avec dédain. Belle fin de carrière, justicar. SOLDATS ? Mettez cet homme aux arrêts. Désarmez-le, ne lui adressez pas la parole : il est suspecté de meurtre et d'espionnage

Elle ne te lâche pas du regard, attendant, espérant que je craque.
Je reste silencieux pendant plusieurs secondes, sans rien dire. Alors…c’est ça son plan ? Me menacer sur ma carrière en espérant que cela me fasse avouer ? Elle croit que j’en ai encore quelque chose à foutre ? Moi qui étais prêt à m’enfuir avec ces naines ! Et qui n’attend qu’une occasion de me rendre à Shelzar pour rallier Vesh ou Darakeené.

Petit à petit, je réalise que je ne risque pas grand-chose. Quoi ? J’ai tué un chardouni qui opérait ici sans autorisation, puis refusé de parler à une femme suspecte qui utilise un faux nom et ne suis aucune de nos procédures.
Oh, elle devait penser que ma peur et honte venait du risque sur ma carrière. Ma carrière ! Un rire nerveux me prend, tandis que je laisse les soldats m’arrêter.

Modifié par un utilisateur vendredi 23 octobre 2020 18:26:55(UTC)  | Raison: Modification d'un adjectif d'Ingrid à la demande de Laadna.

Offline Rhajzad  
#132 Envoyé le : vendredi 23 octobre 2020 18:49:24(UTC)
Rhajzad
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Mécène: Merci de ton soutien !
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Blanche
CA17 (C13/D12)
Niv0:4.Niv1:1/2
Réf+5 Vig+3 Vol+5
Etat:Fatiguée

10 / 11
Devant l'arrivée de l'ancienne, je fais l'effort de me lever -sans trop grimacer- même si le coffre continue de me donner un appui nécessaire. J'acquiesce aux condoléances, et aux conseils aussi :
« Je comprends... je ne fais pas plus confiance aux servants de Virdouk que vous-même. Et je n'ai aucune envie d'aller discuter avec leurs potes nécromants, vive ou non.
Je n'avais pas les ressources nécessaires à soigner mes compagnons, il fallait des cures ou des potions dont je ne dispose pas, et pour chacun d'eux, encore ! Que Denev leur accorde sa vitalité malgré gravité de leurs blessures, en attendant qu'ils reçoivent les soins nécessaires. Je sais bien que je ne peux rien faire de plus pour eux. Même si cela passe par les calastéens, ce que vous me dites est néanmoins une bonne nouvelle, qui éclaire cette nouvelle journée succédant à si sinistre nuit.
Je suis d'accord pour vous suivre, mais comprenez-bien que je serai incapable de faire un pas de plus avec ce maudit coffre, tant que je n'aurai pas pris de repos.
Le commando calastéen a été décimé, cela m'étonnerait qu'il reprenne la poursuite tant qu'ils n'auront pas reçu de renforts; je suppose que vous le savez. Donc, vous supposez que les renforts arrivent dans la matinée ? Hmmm... c'est que ces salopiots sont efficaces. Enfin, vous savez mieux que moi à qui nous avons affaire; mais ce qui est assez inexplicable, c'est comment leur escouade spéciale a pu retrouver les naines et leur coffre... plus vite que nous, qui leur avons couru après, toute la journée en ligne droite ? N'auraient-elles pas été trahies ? »

Modifié par un utilisateur vendredi 23 octobre 2020 22:59:24(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Laadna  
#133 Envoyé le : samedi 24 octobre 2020 12:42:08(UTC)
Laadna
Rang : Habitué
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Messages : 155
La rebelle écarquille les yeux : « non bien sûr, nous allons nous occuper du coffre. Portez vos pieds, ce sera déjà bien assez éprouvant je pense ». Machoire crispée, elle précise : « je ne sais pas comment, d'où et quand, mais les calastiens ne lâcheront pas la piste. Il y a ce coffre, et il y a ce à quoi il les mènerai. Si les calastiens qui ont attaqué cette nuit ont pu fuir, ils peuvent déjà être de retour avec des renforts. Dans quelques heures ils seront ici. D'ailleurs, en parlant de piste et de coffre... » Elle plonge la main dans son sac et en sort une figurine de bois allongée. Une représentation d'Enkili, sur laquelle elle se concentre quelques secondes. Blanche sent une magie l'habiter, qui se répand sur l'ensemble du petit groupe. Puis elle tire trois parchemins, dont elle déclame le contenu à haute voix avec des gestes malhabiles de l'autre main. Le premier referme les blessures de la naine la plus salement blessée, les deux autres, identiques, vont aux deux jeunes rebelles.

Art de la magie DD 17

Art de la magie DD 16


Elle range l'objet et lance « allons-y », en calastien puis dans la langue des naines. Les deux naines se lèvent sans aucun enthousiasme, et les deux jeunes gens attrapent le coffre. Puis le groupe disparait dans la forêt.



Clap de fin pour Blanche et Traian. Smile L'épilogue, puis une discussion sur une éventuelle suite, dès qu'on aura conclu également pour Rosaline et Theomark.
thanks 1 utilisateur a remercié Laadna pour l'utilité de ce message.
Offline Magicturtle  
#134 Envoyé le : dimanche 25 octobre 2020 00:16:02(UTC)
Magicturtle
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THEOMARK
CA 12 (C12/D10)
Sorts Niv0:3 | Niv1:3/3
Réf+2 | Vig+3 | Vol+6

10 / 10


Je n'arrive pas à me redresser tant la douleur est encore forte. J'ai l'esprit embué.
Personne ne semble vouloir venir m'aider.
J'essaie donc d'attraper une potion de soin dans mon sac... puis une deuxième.

Modifié par un utilisateur dimanche 25 octobre 2020 00:21:41(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline Laadna  
#135 Envoyé le : dimanche 1 novembre 2020 11:56:31(UTC)
Laadna
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Messages : 155
Theomark remarque, depuis son brancard, la femme en surpoids finir une discussion avec Traian. Elle appelle deux soldats qui viennent l'encadrer. Traian leur remet son épée et les suit. Puis la femme s'approche de Theomark.

Elle consulte son carnet et relève la tête. « Theomark, c'est bien ça ? Etes-vous en état de répondre à quelques questions ? » Le ton est formel sans etre désagréable.

Pour lui, la douleur reste intense, mais les potions font leur effet. Il acquiesce à l'appel de son nom : « Oui... bonjour. Euh... merci pour votre intervention. On s'en est tous sorti ? »

Un sourire sans chaleur. « C'est ce que je cherche à comprendre. Racontez-moi ce qui s'est passé ici cette nuit. Entrez dans les détails, s'il vous plait. Votre compagnon a évoqué une quatrième personne... Blanche... Dont nous ne trouvons pas de trace. »

« Blanche! Une jeune femme blonde. Vous ne l'avez pas retrouvée ? Les naines faisaient des signes pour qu'on porte le coffre. Peut-être qu'elles l'ont gardée avec elles ? »

« Elle aurait suivi les nains survivants ? De son plein gré, en vous abandonnant ici ? »

« De son plein gré certainement pas. Elles étaient menaçantes envers nous. Vous avez vu comment l'une d'elle m'a ouvert ! » Il montre sa cicatrice toute fraîche.

Elle le toise sévèrement. « Comment ont-elles pu forcer votre amie à les suivre après vous avoir laissé pour morts. Ca n'a pas de sens. »

« Avant de perdre connaissance, une naine me tenait et me menaçait avec son couteau. Elles faisaient des gestes et discutaient entre elles mais on ne comprenait pas ce qu'elles voulaient. J'ai cru qu'elles voulaient qu'on porte le coffre. Vous savez, je suis herboriste pas soldat. Du coup, si j'étais obligé de porter un coffre pour rester en vie je l'aurais fait. »

« Tout s'est passé si vite. »

Elle grogne d'un air mécontent. « Vous ne m'aidez pas à comprendre cette situation. Une des naines vous a menacé, puis éventré ? Et Blanche les aurait suivi ensuite pour quelle raison ? Vous étiez leur levier d'action, n'est-ce pas ? »

« Oui désolé. Excusez-moi, je n'ai pas l'habitude. Bon au départ nous avons suivi des traces de personnes qui portaient quelque chose de lourd. On pensait suivre les traces du coffre et apparemment on avait raison. Nous avons beaucoup marché et nous avons décidé de nous reposer. Mes compagnons : Traian, Rosaline et Blanche m'ont réveillé. Il y avait une bataille plus loin, ils ont entendu du bruit. Nous avons été voir de quoi il s'agissait. Les flèches sifflaient de partout. On entendait des gens crier des ordres et on a vu des corps brûler sous l'effet de boules de feu. Je me suis caché. J'ai trébuché sur un corps sans vie. Puis quand tout c'est calmé j'ai retrouvé mes compagnons. Ils restaient ces deux ou trois naines je ne sais plus trop mais j'ai été attrapé par derrière par l'une d'elles. Puis j'ai vu une autre naine qui parlait dans une langue que je ne connais pas faire des gestes. J'ai cru qu'elle voulait qu'on porte le coffre pour elle. Elles nous menaçaient de leurs armes. J'ai ensuite perdu conscience. »

La femme écoute attentivement, prend quelques notes. « A quel moment êtes-vous intervenus dans la bataille, vous et vos compagnons ? »

« On n'avait pas l'intention d'intervenir. On était séparés. Mais je crois qu'on a été repérés et pris pour cible. A ce moment là j'étais caché. J'ai entendu que la bataille se poursuivait mais on y voit rien dans ce bois. »

« Par qui ? »

« Il faisait noir. Mais j'ai entendu qu'on nous appelait les bouseux de Hautevue. Les soldats qui étaient là ont commencé à tirer dans notre direction. Et on s'est séparés. »

« En calastien, donc ? Je vois... Savez-vous combien d'entre eux le justicar a-t-il tué ? »

« Traian ? Non, je ne sais pas. Il était sur Ilie. J'étais loin derrière à la traine... puis je me suis écarté quand on a commencé à recevoir des flèches. »

Elle prend note d'un air satisfait. « Je vous remercie pour votre coopération. Reposez-vous maintenant, les soldats vont vous porter jusqu'à ... » Elle consulte son carnet. « Jusqu'à Hautevue. »

« Et pour Blanche ? Il faut la retrouver. »

Elle lui tourne le dos et se dirige vers Rosaline encadrée par trois soldats. « Vingt soldats et des chiens sont toujours aux trousses de ces voleuses assassines. Nous les retrouverons. »

Angoissé par l'interrogatoire, Theomark regarde la femme s'éloigner, espérant avoir correctement répondu à ses questions. Et se recouche, exténué.

Modifié par un utilisateur dimanche 1 novembre 2020 14:02:55(UTC)  | Raison: Non indiquée

Offline blurpy  
#136 Envoyé le : dimanche 1 novembre 2020 13:28:23(UTC)
blurpy
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Localisation : charente inférieure

Rosaline
Réf 8 | Vig 3 | Vol 4
CA:18| C:15 | D:13
Inspirations 3/3
Chance : 3/3

10 / 10

Isolée de mes compagnons, encadrée par des soldats mals dégrossis, je me prépare au pire comme d'habitude avec ces gens là, le mieux est de rester en retrait, surtout pas de vague je reste donc allongée, attendant qu'ils me permettent d'agir ou de parler. Une grande guibole, certainement leur chef vient m'interroger à mon tour.
«  Soldats, merci pour votre vigilance. Restez à proximité.  » Elle attend qu'ils s'éloignent hors de portée d'écoute, s'accroupit à ma hauteur et m'envoie un sourire sans chaleur «  Vous ont-ils bien traité ? »
«  Oui merci madame ! Ils m'ont soigné et m'ont surveillé afin que je ne me blesse pas de nouveau.
savez-vous si notre mission est arrivée à son terme ?
Avons-nous récupéré le coffre et châtiées les naines ? »


« Que vous ne vous blessiez pas, hein ? Ne le prenez pas mal, mais votre numéro d'inoffensive créature gardez-le pour la troupe. Je sais ce dont les vôtres sont capables. Pour vous, je crois que c'est fini en effet. Le coffre et les meurtrières courent toujours, mais des soldats et des chiens sont à leurs trousses ça ne devrait plus être long. Elle feuillette son carnet. Vous êtes venue avec la caravane halfelin stationnée à Hautevue, c'est bien ça ?  »
«  Oui madame. Euh comment dois-je vous appeler ?  »
« Ingrid » Ce n'est pas son nom, à la façon dont elle le dit. «  Mais pour qu'on gagne du temps, vous allez arrêter de poser des questions et répondre aux miennes. Racontez-moi la nuit. Dans les détails s'il vous plait.  »

La grande guibole ne donne pas l'impression de plaisanter, même si, contrairement aux autres, je ne ressens pas trop de haine envers moi et mon peuple.

«  Cette nuit ? Nous dormions après une poursuite fatigante, établissant un tour de garde. Lorsqu'au petit matin, nous entendîmes des bruits de combat. je suis parti en éclaireur et entendit plus précisément ces combats. j'avais trop peur pour m'avancer plus , j'ai juste reconnu des gens de mon peuple répondre à des ordres. je suis vite revenue au campement. Le justicar, que vous avez nommé, a voulu aller voir. Dendradi ne m'avait pas préparé à ça. Je craignais de devoir aller me battre mais il le fallait bien. Des gens étaient attaqués par les naines que nous poursuivions.je stoppais quelques secondes essayant d'analyser la portée de mes dires En fait, je n'ai rein compris, alors qu'on venait les aider, ce groupe nous a tiré des flèches et là tout a basculé. Mes compagnons sont parti dans toutes les directions. Moi je me suis cach..., eux, je suis monté dans un arbre pour voir la situation, mais dans une forêt c'est pas très intelligent, j'ai rien vu. Quand les bruits ont cessés, je suis redescendue et j'ai vu des cadavres d'archers brulés. Mes compagnons étaient en vie. Alors on est allez voir si on pouvait récupérer le coffre. pas suffisamment discrètement. tanil doit se moquer de nous, de chasseurs, nous sommes devenus proies. nous sommes tombés dans leurs filets. Elles n'étaient que deux mais elles ont éventré théomark, celle que j'ai essayé de surprendre m'a mise hors de combat ... et puis le noir est tombé  »
« Mh... je vois... Vos compagnons ont évoqué une quatrième personne avec vous. Blanche. Que lui est-il arrivé ?  »
«  Elle était avec nous avant que je ne tombe. je ne sais où elle se trouve. Peut-être morte dans un bosquet. Vous ne l'avez pas trouvée ?  »

« Aucune trace. » Elle consulte son carnet. « Vous n'avez pas idée de ce qu'elle a pu faire ? »

«  Blanche est une guérisseuse et une pisteuse. Peut-être les piste-t-elle. mais j'en doute, elle nous aurait soigné avant. Du moins je l'espère. »

«  Vous avez en effet reçu, tous, des soins de fortune. »

«  Blanche aurait survécu ! je suis soulagée. Mais où est-elle alors ?
Elle n'aurait pas été assez folle pour les poursuivre.  »


« Donc vous êtes attaqués par ces voleuses. Vous tombez. Blanche vous soigne et se lance à leur poursuite ? Il y a une chose qui ne colle pas : pourquoi les voleuses la laisseraient-elle vous porter secours, et ensuite pourquoi est-ce qu'elles ne s'inquièteraient pas d'être suivies. »

« Peut-être a -t-elle fait semblant de mourir. En tout cas moi j'aurais fait la morte. Vous savez que certains animaux ...  »
Je stoppe avant qu'elle ne le fasse.

Le regard d’ingrid n'est vraiment pas convaincu.
« Combien de calastiens avez-vous tué, vous ou vos compagnons ?  »

«  Moi aucun, je n'avais même pas tiré ma petite lame de son fourreau. Et mes compagnons ne sont pas des assassins, s'ils ont tué c'est certainement pour se défendre. moi j'ai rien vu. A part les corps calcinés, mais ça c'était pas nous.  »

Le regard se durcit
« Je ne vous demande pas de les défendre. Je cherche à comprendre, pas à accuser. Ces soldats étaient entrainés, manifestement, et ils étaient à trois contre un. C'est bien votre arme ? » Elle attrape la rapière. « Trouvée à votre coté... Hors de son fourreau.  »

«  Vous m'avez demandé si j'avais tué des Calastiens. pas des naines.
J'ai dégainé seulement pour blesser la naine voleuse
Mon oncle m'a appris à dégainer rapidement pour surprendre l'adversaire. mais ça n'a pas suffit.
J'ai porté un coup, sans toucher et puis je n'ai plus eu l'occasion de m'en servir.
Pourquoi j'aurais tué un calastien ?
On est du bon côté. Non ?  »


Mon visage doit refléter l'inquiétude qui me hante désormais, alors qu’elle me toise méchamment, semble réfléchir.
« Très bien vous avez décidé de me prendre pour une conne, voyons où cela va nous mener. Cette caravane stationnée à Hautevue, c'est votre famille n'est-ce pas ? Vous n'aimeriez pas qu'un incendie se déclare en pleine nuit, ou qu'un puits sur votre route soit empoisonné. »

Je sens que l'interrogatoire a brutalement changé de ton, et qu'elle a probablement les moyens de mettre de telles menaces à exécution.
«  Mais, mais pas du tout.
Pitié je voulais justement que notre communauté ne souffre pas. c'est pour ça que je me suis engagée dans cette affaire
Qu'est ce que vous voulez ?
je suis de votre coté.
je peux mentir si vous voulez. »


«  Racontez-moi ce que vous vous échinez à me cacher. Ou est Blanche et que fait-elle ? Comment êtes-vous intervenus contre les calastiens ? »

«  je ne sait pas. Si ? vous voulez qu'elle soit où ?  »
Je panique à l'idée qu'elle puise s'attaquer à mon peuple.

« Je connais les halfelins. Votre numéro d'innocence et de nonchalance marche sans doute très bien avec le peuple, mais je sais de quoi vous êtes capables. »

« Si vous voulez j'ai tout vu. j'ai fait semblant de mourir et je l'ai vu ...  »

Alors qu’elle attend la suite, je l’interroge du regard afin de savoir ce qu’elle désire entendre.
«  Elle elle ....
Arrêtez de me torturer. Dites-moi ce que vous voulez qu'elle ait fait. Pitié.
Je ne joue pas, je vous jure. »


« Torturer ? En voilà une idée...  »
j'essaie attraper ses mains pour les baiser en pleurant. Ingrid se gratte le menton, un sourire sans joie sur les lèvres, puis elle retire vivement ses mains, dégoutée.

« Bien sûr ça demandera un peu de logistique... Le justicar m'a servi la même soupe d'innocence et de rien-à-faire-ici. Nous avons suivi les traces de l'unique cheval qu'il a monté, il a nié l'évidence le nez dans les preuves. S'il persiste il sera jugé et exécuté pour trahison. Voulez-vous subir le même sort ? »

Je ne vais pas mourir dans ces bois, une nouvelle fois.
« Non non. Pitié. . le justicar ? Oui c'est lui le coupable. il nous a entrainé dans ce piège. »

Ingrid serre les dents, agacée.
« Vraiment je ne comprends pas votre acharnement au mensonge. Personne ne va vous jeter en prison pour avoir tué des calastiens en territoire ankilien. C'est comme si vous vous étiez devenus leurs alliés, alors même que vous me dites tous les trois qu'ils vous ont agressé à vue. »

« Je sais pas comment il savait où nous amener puisque c'est Blanche qui a pisté les naines. Ou alors ils étaient de mèche. »
Je délire complètement prête à tout pour sauver ma peau.

« Je vous demande pardon ? Qui savait quoi ? Qui était de mèche avec qui ? »

« Je sais pas. Ils nous ont amenés dans un piège pour nous achever et que l'enquête soit sabotée  »

« Qui ? »

« Je sais pas. Le justicar, Blanche, la chèvre, tout le monde. Ils voulaient tuer du halfling. Tout le monde veut nous tuer d'ailleurs. J'ai été poursuivis par des villageois à Hautevue  »

« Vous venez de dire "ils étaient de mèche". De qui parliez-vous ? »

« Le justicar et Blanche. Puisque l'un voulait nous tuer et l'autre nous a mené au piège.
Je sais pas. Laissez-moi. »

J’éclate en sanglots.

« Le justicar voulait vous tuer ? »
Ingrid me donne une taloche sur la tête, aucune compassion

« Je n'ai pas terminé mes questions.  »

Le coup sur la tête me surprends. les larmes coulent toujours mais j'essaie de me ressaisir.
Entre deux hoquets, je reprends
« Posez les. »

Un peu plus loin j’entends les deux rustres qui me surveillaient se marrer, à mes dépends sans aucun doute.

« Qu'est-ce qui vous fait dire que le justicar est un traitre ? »

« Vous. Vous dites qu'il ment. »
Mon nez coule, je l'essuie d'un revers de manche.

« Ça n'a rien à voir avec vos accusations. Il ment vis à vis des calastiens. »

« Moi j'ai pas tué de Calastiens. Jamais. »

Manifestement elle ne me croit pas, mais n'y accorde pas grande importance.
« Qu'est-ce qui vous fait dire que le justicar était de mèche avec les nains ? »

J'ai dit ça moi ? je me sens perdue.

« Avec les nains ? J'en sait rien. je veux rentrer chez moi. je ne comprends pas ce que vous voulez.
Si ça vous arrange je peux le dénoncer.
Oui, non ? »


Je renifle une nouvelle fois
« Je veux la vérité. Vos jeux cérébraux me font perdre mon temps. vous avez dit qu'ils étaient de meche. Ils, le justicar et les nains. Pourquoi ? »

« LA VERITE C EST QUE JE NE SAIS RIEN. je n'ai rien vu. J'étais caché lors du combat et je suis tombée au début du combat après théomark. Pas le même combat hein. »

« Vous n'avez rien discuté, rien échangé avec vos compagnons entre ces deux moments ? »

« Qu'il fallait retrouver le coffre. »

« Rien d'autre ? »

« Le justicar voulait savoir si on voulez l'accompagner ou retourner chez nous. »

« Comment Blanche a-t-elle réagi à cette question ? »

« Euh ! Comme nous tous, on avait peur des représailles des calastiens, alors fallait finir le travail et récupérer le coffre. »

« Finir le travail ? vous voulez dire, les traquer ? »

« Trouver le coffre et le ramener, oui. Quoi d'autres ? C'était notre mission. »

« Et Blanche ?  »

« Blanche aussi »

« Vous vous souvenez de son état d'esprit à ce moment ? Joyeuse, apeurée, méfiante... ? »

« Je dirais exaltée, après la fuite de nos adversaires. Et prudente, au vu des capacités des naines à faire parler le feu. Elle a proposée de pourparler avec elles.
Mais elles parlaient pas notre langue.
Blanche a essayé plusieurs dialectes mais rien à faire, on ne se comprenait pas. »


« Ha, intéressant. » Elle reprend des notes. « Vous voyez, vous pouvez dire des choses utiles lorsque vous le voulez vraiment.
Très bien, j'en ai fini. On va vous raccompagner chez les votres. »


Surprise, de cette fin d'interrogatoire, j'ouvre de grands yeux
« Vraiment, c'est fini, je peux rentrer chez moi ? »

« Absolument. Belle journée à vous. » Elle me dit ça comme elle aurait pu dire « va te faire en***ler », se relève et me confie à nouveau à la garde des soldats.

Je me relève et ramasse ma rapière. je regarde avec amertume mes anciens compagnons. Et dire que j'étais prête à les lâcher pour survivre.

Je me dégoute.

Modifié par un modérateur dimanche 1 novembre 2020 14:26:56(UTC)  | Raison: Non indiquée

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Offline Laadna  
#137 Envoyé le : dimanche 1 novembre 2020 15:43:02(UTC)
Laadna
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Hedronie, le vendi 16 corot 136 AV
Rapport final sur l'assassinat de Polan de Hautevue et les incidents liés

Tout porte à croire qu'un groupe de cinq nains de Bourok Torn est venu à Hautevue dans l'intention délibérée d'assassiner l'administrateur et dérober les lingots de mithril. Leur piste se perd près de la frontière zatiské. Impossible de dire si l'aide dont ils ont nécessairement bénéficié provient des extrémistes ankiliens ou bien de sympathisants ou agitateurs zatiskés.

Je suggère une enquête interne pour déterminer l'origine de la fuite concernant la défection de Polan. Les nains l'ont appris trop vite pour qu'il s'agisse d'une maladresse, et encore moins pour que l'information ait transité par Bourok Torn. Il y a un agent double dans nos rangs, qui pourra sans doute nous mener à l'appui logistique dont a bénéficié ce commando. Et peut-être à la mine.

L'officier militaire en station temporaire à Hautevue a commis l'erreur de confier cette enquête, en apparence banale, à des inconnus, comprenant bien que l'assistant du défunt était incapable d'en assumer la charge. Je suggère de ne pas être trop rude et même de récompenser cet homme qui a agi de bonne foi et m'a porté assistance sans regarder de trop près la qualité et la nature de ma fausse accréditation, par patriotisme.

Un jeune justicar nationaliste, Traian Ioan, a participé à cette enquête. Son dossier se trouve en annexe. Il n'a pas été dupe de ma couverture et s'est employé à brouiller les pistes durant son interrogatoire. Tout porte à croire qu'il a contribué à la défaite de nos forces spéciales dépêchées à la poursuite du commando terroriste, ce qu'il a nié avec beaucoup d'acharnement. Le contact a eu lieu en pleine nuit, et Zak ne s'attendait pas à tomber sur des cibles capables de voir dans le noir complet. Dans l'attente d'une enquête pouvant déterminer les relations et appuis de ce justicar, et dans la mesure où il risque de dévoiler mon identité et mon rôle, je suggère de le garder à l'isolement. L'assassiner risquerait d'attirer une inutile attention, le relâcher maintenant compromettrait notre réseau à Hedronie. Il ne sera pas coopératif et la menace de briser sa carrière n'a pas eu l'effet attendu. Nous allons identifier sa famille et changer le levier d'action, si sa coopération est de nouveau requise.

Une autre de ces "enquêtrices" est soupçonnée d'avoir porté assistance aux terroristes. En annexe vous trouverez une description détaillée de cette "Blanche", dont le signalement a été diffusé auprès des réseaux officiels ankiliens sous le motif documenté d'assistance à une organisation terroriste (vous savez comment ces gens sont procéduriers). Par ailleurs nos agents vont également s'employer à la rechercher en Zatiské et dans les monts charniers. Son maitre, un ermite, demeure temporairement à Hautevue. Il s'agit d'un adorateur de Denev doué et il est possible que les agents chargés de sa surveillance perdent sa trace s'il décide de reprendre la route. Là aussi, l'enlever ou l'assassiner semble inapproprié dans la mesure où la fugitive pourrait chercher à reprendre contact avec lui et inversement.

Concernant les deux autres enquêteurs, il s'agit de demeurés sans danger tant pour notre réseau que pour la recherche du mithril : une halfelin nomade et un herboriste local. Au besoin, nous avons identifié leurs proches et saurons les retrouver.

L'existence de ces lingots de mithril est resté secrète des habitants de Hautevue et du contingent militaire, aussi est-il inutile de déclencher le plan "Cheurn", contrairement à ce que j'évoquais dans le rapport d'étape précédent. J'espère que les chevaliers du ciel matinal n'ont pas encore été contactés. Le cas échéant, l'agent ayant donné l'alerte doit être sacrifié et la piste orientée ailleurs pour ne pas compromettre l'ensemble du plan.

Voici les ressources dépensées lors de cette affaire, à approvisionner dès qu'il en sera matériellement possible.
- dix-sept parchemins arcaniques de localisation d'objet avec extension de portée
- dix rangers des forces spéciales
- deux arcanistes des forces spéciales
- un prêtre des forces spéciales

Je suggère également la mise en veille temporaire et l'analyse fine du réseau dont j'avais la charge et mon remplacement sous quinzaine, avant que le jeune justicar ne soit relâché. Nous aurons alors le loisir d'examiner quels éléments actuels doivent être rapatriés ou mis définitivement en veille, et lesquels peuvent intégrer ce nouveau réseau.


Pour la Calastie, la cheffe de station à Hedronie,
Savana Lilaché


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